Bilan de mes lectures : JANVIER 2016 ~ Lectures à venir : FÉVRIER 2016

J’ai ouvert cette année 2016 sur les chapeaux de roue avec une dizaine de lectures! Je le dois en partie à mon inscription dans la médiathèque de ma ville qui m’a permis de découvrir plusieurs bandes dessinées et un roman. Je suis impatiente d’y retourner afin de faire de nouveaux emprunts. Encore une fois, il y en a pour tous les goûts : de la jeunesse, de l’espionnage, du contemporain, du classique anglais.

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Nombre de livres lus : 10

Nombre de pages lues : 2197

(Pour lire les chroniques disponibles, il faut cliquer sur les images)

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A la croisée des mondes, Tome 1 : Les royaumes du Nord de Philip Pullman, éd. Folio Junior, 512 p.

C’est l’amour de Coquelicote pour cette série jeunesse qui m’a donné envie de la découvrir. Philip Pullman nous entraine dans un monde magique où de terribles dangers menacent l’humanité. Lyra et ses compagnons sont attachants. Avec son âme d’enfant, elle arrive à faire des choix et à se sortir de situations difficiles.

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Violette Nozière : vilaine chérie de Camille Benyamina et Eddy Simon, éd. Casterman, 96 p.

J’ai découvert cette bande dessinée sur le forum Whoopsy Daisy. L’histoire de cette empoisonneuse fait froid dans le dos. L’inconscience et la légèreté de Violette sont à peine croyable. Les dessins sont superbes et l’ambiance du Paris de 1933 est très bien retranscrite.

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Adam Clarks de Regis Hautière et Antonio Lapone, éd. Glénat, 64 p.

J’ai reçu cette bande dessinée dans le cadre du prix SNCF du polar par le biais de Babelio. Le cadre spatio-temporel m’a plu ainsi que le mélange maitrisé de modernité et de rétro. Cependant, l’intrigue s’essouffle trop vite à mon goût. C’est donc une découverte sympathique sans plus.

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Les indociles de Murielle Magellan, éd. Julliard, 230 p.

Murielle Magellan signe ici un roman plein de sens. Elle traite de thèmes pas forcément très courants en littérature. J’ai parfois eu quelques difficultés à comprendre Olympe. Elle a des réactions assez troublantes que l’on finit par apprivoiser. L’auteur confirme donc son talent auprès de moi.

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Tess d’Urberville de Thomas Hardy, éd. Le livre de poche, 474 p.

Après avoir adoré Loin de la foule déchainée, j’ai souhaité continuer à découvrir Thomas Hardy. Il s’agit d’un roman tragique, mélancolique et rude mais tellement beau. Tess est très attachante et les différents thèmes abordés intéressants. Il y a un vrai engagement féministe de la part de l’auteur.

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Tu mourras moins bête, Tome 1 : La science, c’est pas du cinéma! de Marion Montaigne, éd. Ankama, 255 p.

J’ai enfin lu le premier titre de cette série à succès. Marion Montaigne prend certains passages de films et de séries et démonte scientifiquement tout ce qui est improbable. C’est un bon exemple de vulgarisation scientifique. On apprend tout en s’amusant. Le concept m’a paru s’essouffler un peu lors de la dernière partie.

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Virginia Woolf de Michèle Gazier, éd. Naïve, 120 p.

Cette biographie dessinée propose une vue d’ensemble de la vue de Virginia Woolf. Elle permet d’apprendre à la connaitre ainsi que ses états d’âme facilement. Les dessins sont particuliers mais donnent une ambiance peu commune à l’ensemble. Une bonne première incursion dans la vie de cette femme de lettres anglaise.

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Tolstoï, oncle Gricha et moi de Lena Gorelik, éd. Les escales, 342 p.

J’avais croisé ce roman à maintes reprises sur la blogosphère. C’est une histoire touchante qui traite de thèmes difficiles comme la fin de vie, la maladie d’un enfant ou encore la dureté du régime soviétique. L’auteur veut trop suggérer les choses quitte à rendre les révélations poussives. Heureusement toutes les pièces du puzzle viennent s’imbriquer à la fin.

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Alienor Mandragore, Tome 1 : Merlin est mort vive Merlin! de Séverine Gauthier et Thomas Labourot, éd. Rue de Sèvres, 64 p.

Cette bande dessinée jeunesse est une belle surprise. Je n’y trouve aucun défaut. Elle ravira les plus jeunes comme les moins jeunes. Les rebondissements s’enchainent. Les dessins sont un régal à regarder tout comme les couleurs. J’espère que le second tome ne tardera pas à sortir.

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Astrid Bromure, Tome 1 : Comment dézinguer la petite souris de Fabrice Parme, éd. Rue de Sèvres, 40 p.

Encore une découverte faite grâce à Whoopsy Daisy. Le moins que l’on puisse dire est qu’Astrid n’a pas sa langue dans sa poche. Elle nous entraine dans une chasse à la petite souris très rigolote. L’ambiance rétro est excellente. Le références littéraires sont également une belle surprise.

LECTURES EN COURS

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LECTURES PRÉVUES EN FÉVRIER

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Je vous souhaite un très beau mois de février ainsi que de belles lectures!

Fanny

Aliénor Mandragore, Tome 1 : Merlin est mort, vive Merlin! de Séverine Gauthier et Thomas Labourot

Alienor-Mandragore-couvertureRésumé de l’éditeur : Dans la paisible forêt de Brocéliande, la jeune Aliénor suit l’enseignement druidique de son père l’enchanteur Merlin… jusqu’au jour où le grand magicien est tué, terrassé par le terrible cri d’une racine de Mandragore. Mais le fantôme de Merlin n’entend pas rester mort bien longtemps et ce sera à sa fille de le tirer d’affaire. Voici la première aventure décapante d’Aliénor Mandragore : une plongée pleine d’humour dans la forêt de Brocéliande.

J’ai découvert cette bande dessinée totalement par hasard sur la chaine youtube Fairy Neverland. J’ai aussitôt été attirée par le résumé qui promet une ambiance celtique à souhait. Je n’ai pas été déçue puisque dès les premières pages nous faisons la rencontre de Merlin et de sa fille Aliénor. Les rebondissements vont ensuite s’enchainer pour nous entrainer dans une intrigue au rythme soutenu. J’ai beaucoup aimé les dernières pages qui forment une sorte d’annexe sous le titre de « L’écho de Brocéliande », journal des nouvelles de cette contrée.

Cases-Alienor-Mandragore-page-52Les dessins sont un régal à regarder. Sans être trop enfantin, ils nous transportent dans un monde de magie et de croyances. Les couleurs ne sont pas en reste. En effet, elles sont vives et s’adaptent en fonction des situations. L’ensemble est donc un vrai plaisir pour les yeux et nous plonge dans une ambiance maitrisée. Nous suivons la petite Aliénor dans ses pérégrinations. Elle va vite apprendre de ses erreurs mais sait également utiliser la ruse pour arriver à ses fins. L’humour n’est jamais loin entre comique de situation, de geste ou de langage.

Cette bande dessinée jeunesse est donc une belle surprise. Je n’y trouve aucun défaut. Elle ravira les plus jeunes comme les moins jeunes. J’espère que le second tome ne tardera pas à sortir car je suis curieuse de retrouver toute cette panoplie de personnages et cet univers.

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

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Fanny

Tess d’Urberville de Thomas Hardy

613fDEM65JLRésumé de l’éditeur : Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant. Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Après avoir découvert et beaucoup aimé Loin de la foule déchainée, je ne pouvais passer à côté de la lecture de Tess d’Urberville. C’est un très beau roman porté davantage sur le dramatique et le tragique. En effet, l’ensemble est empreint de mélancolie, de tristesse, d’espoirs déçus et de choix difficiles. Tess est un personnage auquel on s’attache forcement. Le lecteur compatit face à ses aventures malheureuses. On aimerait souvent pouvoir l’aider et la sortir de l’enchevêtrement de situations où elle se trouve. Cette histoire est embellie par la très belle écriture de l’auteur. Elle est précise, détaillée voire poétique parfois.

Plusieurs grands thèmes se démarquent clairement de cette œuvre. D’abord, le cadre spatial de la campagne anglaise est un vrai plaisir à découvrir. Nous sommes introduits dans la vie des fermes et des travaux des champs souvent difficiles. Cette société fonctionne en fonction des saisons ainsi qu’au rythme de diverses fêtes. La condition de la femme au XIXe siècle est également au cœur du récit. Entre mariage, situation matérielle précaire, ignorance des choses des relations intimes, Tess n’est pas au bout de ses peines. L’auteur prend parti et montre un réel engagement.

Thomas Hardy a signé ici un roman tragique, mélancolique et rude mais tellement beau. Tess est très attachante et les différents thèmes abordés intéressants. Cette nouvelle plongée au coeur du XIXe siècle anglais est encore une fois une vraie réussite. J’espère voir prochainement deux adaptations : celle de Polansky et celle par la BBC de 2008.

Lu en lecture commune avec Holly Goli.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Participation au challenge A year in England de Titine.

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  • La dame du manoir de Wildfell Hall de Anne Brontë
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Fanny

Les indociles de Murielle Magellan

9782260024118Résumé de l’éditeur : «Ce n’est pas une romance, pense Olympe. On ne voit rien d’elle que ses mains, et pourtant on a la sensation de son emprise sur lui. Pas de l’amour ; du pouvoir. Olympe scrute. Sonde. Dans sa chambre ronde, assise en tailleur sur son lit, l’ordinateur entre ses cuisses, Jean-Sébastien Bach dans le casque, elle agrandit l’image. Une main, un dos. C’est le sujet du peintre. À l’arrière-plan, c’est de l’aquarelle noire. Elle aime cette main de femme. Elle aime ce dos rose d’homme. Musclé mais rose bonbon. Elle voudrait être avec eux. Dans le tableau. Surtout dans ce qu’on ne voit pas du tableau. »

J’avais découvert Murielle Magellan avec son précédent roman N’oublie pas les oiseaux. Il m’avait beaucoup plu, c’est donc tout naturellement que j’ai voulu retenter l’expérience avec ce nouvel ouvrage. Nous découvrons une jeune femme, Olympe, qui ne vit que pour son travail de galeriste en plein essor. L’auteur nous dépeint le portrait grinçant du milieu de l’art et du fonctionnement des galeries où il faut absolument miser sur le bon cheval qui rapportera gros. On voyage entre Paris et Montpellier où on découvre en même temps que les protagonistes un peintre âgé aux abords bougons qui, sans y paraitre, va finalement donner un vrai sens à la vie d’Olympe. Le contexte général m’a donc plu.

Olympe est un personnage intéressant qui se perd parfois dans ses multiples parties de jambes en l’air ainsi que dans son travail. On a l’impression qu’elle essaye de remplir une faille qu’elle a depuis toute jeune. C’est surement sa manière de panser un traumatisme important. C’est d’ailleurs ce qui permet de s’attacher à elle car par moment elle peut être assez exaspérante dans sa manière d’interagir avec autrui. Mais lorsqu’elle tombe réellement amoureuse, que se passe-t-il ? Comment réagit-elle ? C’est toute la question que pose ce roman. Certains ne sont peut-être juste pas faits pour les relations classiques et longues et se sentent à l’étroit dans un engagement trop important.

Murielle Magellan signe ici un roman plein de sens. Elle traite de thèmes pas forcément très courants en littérature. J’ai parfois eu quelques difficultés à comprendre Olympe. Elle a des réactions assez troublantes que l’on finit par apprivoiser. L’auteur confirme donc son talent auprès de moi.

logo_julliard_carr_Vous aimerez aussi découvrir :

  • Fanny de Charlotte Bousquet
  • N’oublie pas les oiseaux de Murielle Magellan
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Fanny

Adam Clarks de Régis Hautière et Antonio Lapone

1579_couvRésumé de l’éditeur : Dans un XXIe siècle fantasmé où la guerre froide sévit toujours et où la conquête de Mars est en marche, c’est lors d’une soirée mondaine où les « grands » de ce monde ont l’habitude de se retrouver que l’énigmatique Adam Clarks montre son vrai visage. On pourrait le croire trop occupé à faire des courbettes aux puissants et à séduire des beautés fatales. Mais il ne perd pas de vue son véritable objectif : un rubis de 100 carats d’une valeur inestimable, exposé à la vue de tous : le Long Star. La nuit, Adam fait montre de ses talents de monte-en-l’air pour subtiliser le bijou. Personne n’a rien vu, rien entendu. Personne ? Pas si sûr… Devenu à la fois la cible du KGB et de la CIA, Adam va devoir jouer sur les deux tableaux s’il veut s’en sortir.

En 2015, j’ai lu très peu de bande dessinée. J’aimerais changer cela en 2016. Je commence donc bien l’année puisque je vous présente le premier ouvrage de ce genre que j’ai lu. Nous sommes ici face à une œuvre originale et hors du commun. Le cadre spatio-temporel y est pour beaucoup. En effet, le XXIe siècle que nous connaissons est ici complétement chamboulé. La guerre froide a toujours lieu, les voitures ne roulent plus mais volent et les tourne-disques sont quant à eux toujours d’actualité. Nous sommes donc face à un mélange de modernité et de rétro qui peut paraitre troublant au début mais qui nous plonge très vite dans une vraie atmosphère. Les références sont nombreuses et notamment à des styles tels que l’espionnage, le polar ou encore la science-fiction.

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Avec leur héros, les deux auteurs revisitent le mythe du gentleman cambrioleur. Adam Clarks est toujours en costume, bien coiffé, présent dans les soirées mondaines dont il déteste les membres. Son histoire nous est racontée par un narrateur qui fait son apparition de temps en temps sans prendre part à l’intrigue. C’est un personnage agréable à suivre. Le graphisme général est sympa. Les dessins sont toujours dans cette inspiration rétro dont j’ai parlé plus haut. Des détails accentuent cela comme la publicité pour des cigarettes qui vient interrompre le récit à la manière d’un entracte. Malgré toutes ces qualités je suis un peu restée sur ma faim une fois ce livre refermé. Le récit s’essouffle vite à mon goût et ne m’a donc pas permis de goûter ma lecture autant que je l’aurais souhaité.

Pour conclure, le cadre spatio-temporel m’a plu ainsi que le mélange maitrisé de modernité et de rétro. Cependant, l’intrigue s’essouffle trop vite à mon goût. C’est donc une découverte sympathique dans l’ensemble.

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

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  • Blacksad, Tome 1 : Quelque part entre les ombres de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido
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Fanny

Black-out de John Lawton

9782264064417Résumé de l’éditeur : Londres, 1944. Alors que la Luftwaffe fait son assaut final sur la capitale britannique déjà exsangue, les Londoniens se précipitent dans les rues, cherchant un abri souterrain au cœur de la ville obscure. Lorsque le calme revient, d’autres horreurs refont surface… Un bras coupé est découvert par un groupe d’enfants jouant sur un site bombardé de l’East End ; et lorsque le sergent détective Frederick Troy de Scotland Yard arrive sur les lieux, il devient évident que le corps démembré n’est pas l’œuvre d’une fusée. Troy parvient à relier le bras coupé à la disparition d’un scientifique réfugié de l’Allemagne nazie. Il déterre alors une chaîne de secrets menant tout droit au haut commandement des Alliés, et pénètre les mystères d’un monde corrompu, peuplé de réfugiés apatrides et d’agents secrets.

Aujourd’hui, je vous présente ce livre qui est devenu un coup de cœur alors que je ne m’y attendais pas du tout. Avec ce polar, j’ai fait la découverte d’un nouvel enquêteur anglais se prénommant Frederick Troy. Ce dernier ne manque pas de charme, de clairvoyance et de courage. Il va braver tous les obstacles qui vont régulièrement lui barrer la route lors de son enquête. En effet, le rythme est soutenu et les rebondissements très présents. On ne s’ennuie pas une seule seconde tout en prenant plaisir à découvrir indices, preuves et autres témoignages qui nous mènent vers la chute finale. L’espionnage ajoute encore un peu de piment à l’ensemble.

Le cadre spatio-temporal n’est pas en reste. Le récit commence en 1944 pendant les bombardements allemands sur Londres pour se terminer en 1948 à Berlin. Tous les détails historiques sont un régal à lire et permettent une vraie plongée dans un temps ancien. Comme vous l’avez compris précédemment j’ai été séduite par Mr Troy dont j’ai aimé suivre les pérégrinations et le cheminement de pensées. Les personnages secondaires sont également excellents. Le lecteur se remet sans cesse en question car on ne sait à qui se fier ou non. Les faux semblants et les manipulations sont légion durant cette période troublée.

J’ai découvert un polar anglais très intéressant alors que je ne m’y attendais pas du tout. Je me suis très vite attachée à Frederick, à la plume de l’auteur ainsi qu’à sa façon maitrisée de construire son intrigue. J’ai aimé et j’ai hâte que 10/18 publie le second tome.

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

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Participation au challenge A year in England de Titine

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Vous aimerez aussi découvrir :

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Fanny

Des period dramas en pagaille! #3

Je vous présente aujourd’hui une nouvelle fournée de period dramas tout droit venus d’Angleterre. Des réussites dans l’ensemble mais aussi et surtout des ambiances très très différentes.

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Cider with Rosie avec Samantha Morton (BBC, 2015)

Ce très joli téléfilm est adapté du roman éponyme de Laurie Lee. Cette histoire semi-autobiographique nous conte l’enfance et l’adolescence d’un garçon dans la campagne anglaise du Cotswold. Entre la vie de famille et ses secrets, l’école, les moments entre copains, les divers évènements du village et les premiers émois, nous découvrons toute une société rurale du début du XXe siècle. Je n’ai pas vu le temps passé pendant mon visionnage. C’est mignon, tendre et prenant. Les décors et les costumes sont parfaits et donnent une vraie dimension bucolique à l’ensemble ainsi qu’un vrai charme à l’anglaise. La fin est elle aussi charmante. De quoi vous mettre du baume au cœur à la manière d’un bonbon acidulé pendant 1h30!

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And then there were none avec Maeve Dermody, Sam Neill, Charles Dance, Toby Stephens, Aidan Turner, Miranda Richardson, Anna Maxwell Martin entre autres (3 épisodes, BBC, 2015)

C’est une toute autre ambiance que je vous propose ici puisqu’il s’agit de l’adaptation de Dix petits nègres d’Agatha Christie. J’ai visionné cette mini-série tout en lisant le roman en parallèle. Dès les premières minutes j’ai été séduite par l’atmosphère lourde, sombre et tendue. Elle ne fait d’ailleurs que s’accentuer au fil des épisodes. La réalisation est soignée. Chaque détail compte. Le casting n’est pas en reste puisque chaque acteur campe parfaitement son personnage. Comme dans le roman, on se prend au jeu de deviner qui peut bien se trouver derrière ce travail machiavélique. Jusqu’au dernier moment le mystère reste entier. Les quelques changements opérés ne m’ont pas dérangée dans l’ensemble sauf peut-être la mise en avant trop insistante du sex appeal d’Aidan Turner. J’ai tout simplement dévoré ces 3 épisodes.

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Suffragette avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Ben Wishaw  (3 épisodes, BBC, 2015)

Je suis allée voir ce film en compagnie de Kheira dans notre cinéma préféré qui diffuse en version originale sous-titrés. Dans la forme, il s’agit d’un long-métrage assez classique. Il n’y a rien de vraiment d’original. Cependant sur le fond, c’est à dire le thème des suffragettes, c’est une vraie réussite. Il montre le combat (parfois sanglant) de ces femmes qu’un idéal maintient en vie. Elles sont déterminées à acquérir les droits qu’elles méritent. C’est à la fois bienveillant et violent. Le bandeau défilant de fin nous montre l’année d’acquisition du droit de vote des femmes de plusieurs pays. Il  fait froid dans le dos et démontre à quel point tout cela est fragile et précieux. Il s’agit donc d’un film à voir au moins une fois histoire de bousculer un peu nos pensées.

A venir dans de prochains numéros

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Fanny