Zelda de Jacques Tournier

Depuis ma lecture de Z, Le roman de Zelda de Therese Anne Fowler et Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald, j’ai envie d’en savoir plus sur ce couple mythique de la première moitié du XXe siècle. Leur histoire romanesque faite d’amour, d’insouciance puis d’une relation parfois malsaine m’a tout de suite intéressé. Ce condensé écrit par le traducteur de Gatsby le Magnifique entre autres retrace les dix dernières années de la vie de Zelda passées en sanatorium et autres hôpitaux psychiatriques. Je vais donc vous faire une petite chronique pour un petit livre (178 p.).

Cette histoire a été pour moi poignante et émouvante. Nous suivons les allers-retours de cette femme entre un domicile (qui change sans arrêt) et les hôpitaux. Elle a du mal à se réadapter à une vie normale. Elle semble toujours lointaine et enfermée dans le passé et ses souvenirs. A peine Zelda reprend pied qu’une nouvelle rechute survient à cause d’évènements comme la mort de son père, l’écriture de Tendre est la nuit où Scott retranscrit mot pour mot leurs lettres ou encore la mort de Scott lui-même. Les symptômes sont assez impressionnants. Elle entend des voix d’abord celle de Scott puis de Dieu et de Jésus-Christ. Elle fait également et régulièrement des crises d’eczéma.

Je vais maintenant vous parler de la forme. L’auteur s’appuie sur la correspondance entre F. Scott Fitzgerald et Zelda. Jacques Tournier retranscrit également sa rencontre avec leur fille Frances Scott Fitzgerald (1921 – 1986) dite Scottie. J’ai vraiment aimé ces parties où nous découvrons carrément leurs pensées et ce qu’ils se confient. D’ailleurs, la franchise brutale de Scott envers Zelda m’a beaucoup marqué. Il est parfois à la limite de la manipulation et de la méchanceté. Mais la tendresse qui transparait de ces écrits reste indéniable. Ils semblent s’aimer sans se comprendre. Zelda a toujours rêvé d’obtenir une reconnaissance pour ces multiples talents (écriture, peinture et danse) mais c’était sans compter par les multiples entraves que Scott lui imposait. Deux égo qui se sont rencontrés pour finalement se détruire : Zelda en sombrant dans la folie et Scott en se noyant dans le gin. Ce couple représente le reflet d’une époque désenchantée. Jacques Tournier fait de nombreux rapprochements entre la vie du couple et les romans qu’écrit Scott ou celui qu’a écrit Zelda. Un gros bémol est venu ternir ma lecture. L’auteur nous expose des faits sans apporter d’explication. Pourquoi Zelda sombre-t-elle dans cette folie? J’aurais apprécié qu’il aille plus loin.

Une petite lecture vraiment enrichissante et intéressante qui ne fait qu’attiser ma curiosité. L’auteur a su m’émouvoir. Mais il ne s’agit pas d’un coup de cœur car il manque une partie explicative sur le pourquoi de la chute vertigineuse de Zelda vers la folie.

« Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé. » (Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald)

Francis, Zelda et Frances Scott Fitzgerald dans leur appartement parisien en 1925

Fanny

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Une journée aux Imaginales, Epinal (88), le 25 mai 2013

Ce salon littéraire a été pour moi une grande première. En effet, je n’avais jamais assisté à ce genre d’évènement ni rencontrer d’auteur ni même eu de dédicaces de toute ma vie. Autant vous dire que j’ai vraiment profité de cette opportunité. Quelle belle journée j’ai passé aux Imaginales! Le temps a été de la partie. Nous avons eu de la chance.

J’ai été impressionnée par la gentillesse des auteurs et des maisons d’édition présents. Je me suis surtout rendue compte qu’ils ne mordent pas. Malgré ma timidité qui a pointé le bout de son nez j’ai pris mon courage à deux mains pour rencontrer les écrivains que je voulais voir. Mais j’avoue avoir été plus d’une fois troublée devant eux. J’ai aussi discuté un peu avec Méli du blog Bazar de la Littérature. Je tiens à remercier chacune des personnes rencontrées pour leurs mots gentils et leurs attentions. Malheureusement ce sont toujours des moments qui passent trop vite. On aimerait que les heures s’étirent davantage.

Les auteurs rencontrés

Cécilia Correia, Les Aventures d’Aliette Renoir, Tome 1 : La Secte d’Abaddon. Une auteure toute rigolote et très sympa. J’espère passer un super moment avec Aliette, son héroïne, au caractère apparemment bien trempé.

Alexandre Dainche et Magali Villeneuve, La Dernière Terre, Tome 1 : L’Enfant Merehdian et Tome 2 : Des certitudes. Un couple très sympa également. J’ai même eu le droit à un joli dessin sur le 2nd tome de la part d’Alexandre. Mille mercis!

Alexandre Dainche (en pleine création pour la dédicace de mon livre) et Magali Villeneuve.

    

Estelle Faye, La Dernière lame. Je garderais un souvenir très fort de cette rencontre. En lui disant tout le bien que j’avais pensé de son roman, je l’ai senti très émue, sensible et à fleur de peau. Je crois que c’est l’auteur avec qui j’ai le plus discuté.

Samantha Bailly, Ce qui nous lie. J’ai un peu halluciné car elle a tout de suite fait le lien avec une photo de son livre en librairie que je lui avais envoyé il y a quelques semaines. Nous avons surtout discuté de la fin de son roman qui, pour elle et moi, est parfaite.

Gail Carriger, Le protectorat de l’ombrelle Tome 1 : Sans âme et Tome 2 : sans forme. La barrière de la langue m’a un peu fait perdre mes moyens. Je n’ai malheureusement pas beaucoup discuté avec elle. Mais je garderais tout de même un super souvenir de cette dédicace. Elle est vraiment très souriante et avenante. Son look est au top!

    

Stéphane Soutoul, Anges d’Apocalypse, Tome 1 : Le Tourment des Aurores. Un homme calme, posé et d’une gentillesse touchante qui m’a parlé de son roman et des échéances pour les prochains tomes de cette série.

Sophie Jomain, Les Etoiles de Noss Head, Tome 1 : Vertige et Les Anges mordent aussi. Malgré le monde au stand Rebelle Editions, elle a pris le temps de discuter avec moi de ses romans. Une femme très souriante qui nourrit et transmet une véritable passion pour ses personnages et ses romans.

    

Acquisitions

J’ai été sage car je n’ai fait que 4 achats. Je m’étonne moi-même! Le 4e, le tome 2 de La Dernière terre, m’a été offert par le chéri!

Services presses retirés sur le stand Rebelle éditions

Les marque-pages

Café littéraire – Entretien avec Gail Carriger

J’ai eu la chance de pouvoir assister à un entretien d’une heure avec Gail Carriger, l’auteure de la fameuse saga du Protectorat de l’ombrelle. J’ai découvert une femme indépendante, pleine d’humour et accro aux vêtements. Nous en avons découvert davantage sur elle,  son héroïne Alexia, ses projets futurs et sa façon de travailler. Un super moment!

    

J’espère que ce compte-rendu vous aura plu et donné envie de lire ces livres. En tout cas, cette journée restera graver à jamais dans ma mémoire. Je vais garder pour longtemps un souvenir très fort de ces auteurs si avenants et gentils chacun à leur manière. Merci à vous de m’avoir fait passer un moment inoubliable et à l’année prochaine!

Fanny

Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann (2013)

Quelques années après sa rencontre avec Jay Gatsby, nous retrouvons Nick Carraway dans un sanatorium. Le thérapeute qui le suit lui conseille de mettre par écrit son histoire lié à ce mystèrieux personnage afin de pouvoir extériorisé tous les sentiments qui l’ont marqué durant cette période. C’est comme ceci que débute le film. Ce long métrage est très fidèle au roman de F. Scott Fitzgerald (sauf le sanatorium). Nick est d’ailleurs le narrateur. Il nous raconte son histoire et donc celle de Gatsby.

Comme dans le roman, pendant plusieurs dizaines de minutes Gatsby n’est qu’une ombre. Mais ma première rencontre avec lui va rester inoubliable. Ce visage d’ange avec ce regard franc me marquera pour longtemps. Jusqu’ici je n’étais pas particulièrement admirative de Léonardo DiCaprio.  Mais dans ce rôle, il est magistral à la fois mystérieux, torturé par son passé et l’amour qu’il porte à Daisy mais aussi plein d’extravagance. Il m’a fait découvrir un Gatsby touchant que j’ai réussi à comprendre. Je ne parle même pas des autres acteurs qui sont juste excellents.

Malgré le fait que je connaisse déjà la fin, elle a réussi à m’émouvoir et à me tirer les larmes jusque dans la voiture pour repartir du cinéma. Je pense en garder un fort souvenir. Comme dans le roman, les soirées incroyables données par Gatsby m’ont embarqué dans ces années folles et m’ont marqué.

La mise en scène est originale et très personnelle de la part du réalisateur. Elle nous donne à voir cette histoire d’une façon différente tout en restant proche de l’œuvre originelle. J’ai vraiment retrouver la patte et le savoir-faire de Baz Luhrmann. Ça fait du bien de voir qu’encore aujourd’hui avec le tas de films qui sort chaque semaine certains savent faire preuve de modernité et savent nous donner leur vision d’une œuvre littéraire.

A propos des costumes et des décors il n’y rien à redire. La mode de l’époque est bien respectée malgré quelques modernités. Mais comme je le disais ceci fait partie de la personnalité du réalisateur donc tout ceci reste cohérent avec l’ensemble. D’ailleurs, la photographie est pleine de couleurs que ce soit par les costumes, les décors, les voitures, les soirées de Gatsby. On en prend vraiment plein les yeux. La musique contemporaine (Jai-Z, Beyonce, Lana del Rey, etc.) mêlée aux jazz et à la musique classique m’a vraiment impressionné. C’est encore une fois cohérent avec l’univers de Baz Luhrmann donc j’adhère totalement. J’ai eu l’impression d’un véritable dépoussiérage.

 Mon avis est dithyrambique mais, au risque de me répéter, j’ai trouvé les choix du réalisateur très bons et cohérents. Tout ce à quoi je m’attendais était présent : des acteurs à la hauteur, de la couleur, de la musique, une mise en scène très personnelle. J’ai été servie puisque j’en ais pris plein les yeux et les oreilles. C’est très rare que cela m’arrive mais vraiment je me suis pris une claque. J’ai eu sous les yeux une nouvelle vision de ce classique. Je pense que ce film me suivra pour longtemps. D’ailleurs, je le reverrais avec grand plaisir à sa sortie en DVD. Depuis ma lecture du roman, la vue de ce film et la lecture de la biographie romancée de Zelda, j’ai très envie d’en découvrir plus sur l’œuvre et la vie du couple Fitzgerald. Je relirais également le roman mais dans une autre traduction puisque le style m’avait gêné.

Mon avis sur le roman :

L’équipe au 66e Festival de Cannes (2013)

 

 

 

Fanny

Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier

Julie vie depuis sa naissance dans le même quartier. Elle est banquière mais déteste son métier. Cependant, un évènement va venir rompre son quotidien et sa vie sentimentale désastreuse. En effet, un nouveau voisin au nom de famille peu commun vient s’installer dans son immeuble. Sans le connaitre ni l’avoir vu elle se sent irrémédiablement attirer vers lui quitte à faire des choses complétement idiotes et délirantes. Mais ce qu’elle ne sait pas encore c’est que cet homme lui permettra vraiment de changer sa vie dans laquelle elle se sent étriquer.

Commençons par parler un peu de l’héroïne qui est extrêmement attachante. Elle est à la fois franche, drôle, pétillante et pleine de vie. Mais l’auteur nous laisse entrevoir ses faiblesses qui la rendent très humaines. Elle ressemble à chacune d’entre nous. D’ailleurs, je pense m’être beaucoup attachée à elle car je me suis reconnue dans certains de ses traits de caractère : pleine de contradictions, indécise et déterminée, confiante et complexée.

Gilles Legardinier nous montre les absurdités que l’amour peut nous pousser à faire. Il a mis en place une psychologie féminine à la fois très fine mais aussi caricaturale. Nous avons sous les yeux une jeune femme entière qui est prête à tout donner par amour au risque de parfois se faire du mal. Il y a également tout un suspens autour du mystérieux voisin. Nous attendons avec autant d’impatience que Julie de le rencontrer enfin. On se prend rapidement à ce jeu de piste. Julie s’enflamme et devient paranoïaque et s’imagine des histoires pas possibles et farfelues à propos de ce jeune homme. Les personnages secondaires sont aussi très intéressants voire même touchants pour certains.

Le style franc et fluide de l’auteur est efficace. Il ne tourne pas autour du pot mais va droit au but notamment par le vocabulaire utilisé. Le lecteur n’a pas qu’un rôle passif puisqu’il est régulièrement pris à partie par Julie. Ce roman est bourré d’humour parfois un peu cynique. L’auteur use également du comique de situation. Notre héroïne a le don de se mettre dans des situations intenables et réellement cocasses.

J’ai passé un excellent moment en compagnie de ce roman, de cette héroïne et de la plume de Gilles Legardinier. J’ai beaucoup ri et j’ai été touchée par ces personnages à la fois forts, pudiques et parfois complétement fêlés. Ce livre est arrivé à point nommé puisque j’avais besoin d’une lecture facile, fraiche, romantique et drôle. Si vous avez l’occasion : foncez!

Fanny

Les Menteuses, Tome 3 : Rumeurs de Sara Shepard

    

Résumé de l’éditeur : Salut les filles… eh oui, me revoilà, fidèle au poste ! Vous savez ce qu’on dit, les apparences sont parfois trompeuses. Vos ennemis ne sont pas forcément ceux que vous croyez. Vous vous demandez certainement à qui faire confiance alors. Question épineuse à laquelle je répondrais… personne ! Surtout après ce qui est arrivé à la pauvre Alison. D’ailleurs le coupable n’a toujours pas été retrouvé, me semble-t-il… Mais moi je vous connais mieux que personne, ça fait longtemps que je vous ai percées à jour et je sais que l’une de vous a des choses à se reprocher.
Méfiez-vous, les rumeurs vont vite, et je ne vais pas pouvoir tenir ma langue très longtemps…Tant de secrets et de mensonges, c’en est trop pour moi ! Oh, bien entendu, inutile de prévenir la police, ça risque de me contrarier… et dans ces cas-là je n’arrive plus à me contrôler ! Je n’aimerais pas qu’il arrive malheur à de si jolies petites menteuses… Allez, sans rancune !
– A

Nous retrouvons les quatre adolescentes toujours dans la tourmente et harcelées par le mystérieux « A » qui souhaite se venger de tout ce qu’elles lui ont fait subir par le passé. Les secrets de chacune d’entre elles finissent par sortir au grand jour grâce aux manigances de leur maitre-chanteur. Ceci les met dans des situations parfois intenables. D’ailleurs un des grands thèmes abordés dans cet opus est l’homosexualité ainsi que la réaction de l’entourage face à cette annonce. C’est le personnage d’Emily qui en fait les frais puisqu’elle entretient une relation avec une autre fille de son lycée. Ses parents en font la découverte par le biais de « A » et la pousse à partir dans un camp de redressement pour « la guérir de cette maladie »…

Dans ce tome, les relations deviennent de plus en plus complexes entre ces jeunes filles, leurs parents et leurs amis. On est très loin de la caricature de la famille américaine unie et parfaite. Ici les parents semblent ne pas essayer de comprendre leurs enfants ni être très proche d’eux. Entre ceux d’Emily qui veulent l’envoyer loin de chez elle et ceux de Spencer pour qui seul la réussite et l’argent compte… C’est gratiné!

La plume de l’auteur est toujours aussi fluide. Mais l’énumération de marques à foison gène la lecture à mon avis. Franchement on a pas besoin de connaitre le fabriquant de tous les téléphones portables, vaisselles, voitures, vêtements, sac à main qui apparaissent dans le roman.

Un bon troisième tome mais j’attends toujours des rebondissements. En fait, ce roman passe plutôt bien du fait de sa brièveté (à peine 200 pages). Je pense que quelques pages de plus aurait été une erreur et nous ferais vite tourner en rond. L’auteure nous donne des informations au compte-goutte. Les nombreux flashbacks sont très intéressants et nous montrent une Alyson (la jeune fille assassinée qui est à l’origine de tout ceci) pleine de secrets et de mauvaise conscience. Elle n’a vraiment pas été tendre avec ses soi-disant meilleurs amies.

L’avis de Jess qui le lit en VO :

Fanny

Insaisissable, Tome 2 : Ne m’échappe pas de Tahereh Mafi

Dans ce second tome, nous retrouvons Juliette au Point Omega où elle tente tant bien que mal de s’intégrer. Elle fait la connaissance de ses congénères qui ont, eux aussi, un don qu’ils apprennent à gérer et à maitriser. Mais la menace du gouvernement du Rétablissement qui régit l’extérieur plane toujours. Les populations se trouvent sous leur joug et sont soumises à la main de fer du Commandant Suprême qui n’est autre que le père de Warner. Comment Juliette va-t-elle prendre toute les révélations qui lui sont faites? Une guerre est-t-elle inévitable? Pour qui bat son cœur?

J’ai d’abord été très heureuse de retrouver l’univers créé par Tahereh Mafi. Il s’agit d’une dystopie jeunesse. C’est un genre que je ne lis pas souvent donc les ressemblances qui peuvent exister avec d’autres sagas du même type n’ont en rien gâché ma lecture. C’est vrai qu’au fond, il n’y a pas beaucoup de nouveauté ni d’innovation puisque beaucoup de thèmes comme les dons, le triangle amoureux sont déjà connus et utilisés en littérature comme au cinéma. Mais l’originalité et la grande force de cette saga et de ce tome réside vraiment dans l’écriture de l’auteure. Sa plume est à la fois haletante, juste, fluide et tranchante en fonction du ton que prend le récit. Nous avons sous les yeux des phrases courtes et très métaphoriques qui permettent de donner du rythme au récit. Cette plume fait vraiment oublier les petits défauts.

J’ai vraiment adoré l’ambiance de sous terrains avec toutes ces personnes ayant des dons et s’entrainant ainsi que les recherches entreprises pour découvrir d’où ces phénomènes proviennent. C’est très bien construit et prenant. On s’y croit!

Le personnage principal reste attachant. Mais je l’ai parfois trouvé immature et irresponsable surtout en ce qui concerne ces choix de taire des informations pouvant retourner la situation en faveur du bien. Je peux comprendre qu’après toutes les révélations et les situations qu’elle a subit elle puisse ne pas avoir les idées claires mais je pense justement que tout ceci aurait du la rendre plus forte et clairvoyante. Par contre j’ai aimé avoir l’impression d’être dans sa tête et dans ses pensées grâce à ce récit à la première personne mais aussi grâce à la dissection et aux détails de tous les sentiments par lesquels elle passe. Un roman plein d’émotion et de réflexions intérieures.

La romance prend une grande place. Pareil, ici je n’ai pas compris les choix amoureux de Juliette. Elle ressent beaucoup de doute et a beaucoup d’états d’âme. Parfois on a l’impression qu’après un pas fait en avant elle va en faire deux en arrière. Mais la toute fin augure un troisième tome avec une héroïne plus forte et qui va s’assumer davantage. Pour finir, j’ai adoré les personnages secondaires qui sont très intéressants et pleins de mystères surtout Kenji et Castle.

Un bon second tome pour ma part malgré une héroïne parfois incompréhensible. Mais la fin nous présage qu’elle va prendre du caractère et de la maturité. Je serais donc au rendez-vous pour la sortie du troisième et dernier opus.

Fanny

Tag Liebster Award

J’ai mis le temps mais voici mes réponses au Liebster Award. J’ai été taguée quatre fois. Je remercie donc ces personnes.

Le principe est le suivant:

– Dire 11 7 choses sur nous

-Répondre aux 11 questions que le blogueur nous a posé

-Taguer 11 blogs et les en informer

-Poser de nouveau 11 questions

11 7 choses sur moi

1- Je suis normande et je n’aime ni le camembert, ni le cidre…

2- La scène où Emma et Mr Knightley danse ensemble dans l’adaptation 2009 d’Emma de Jane Austen me fait toujours pleurer… Ça ne loupe jamais!

3- J’ai tendance à laisser en plan les emballages de nourritures sur la table du salon ou dans la cuisine plutôt que de les mettre directement dans la poubelle. Ça énerve un peu chéri mais je sais qu’il me pardonne!

4- J’adore manger une cracotte beurrée avec des frosties de Kellogg’s par dessus… Trop bon!

5- J’ai beaucoup de mal à emprunter des livres. J’aime quand ceux ci m’appartiennent!

6- J’aime beaucoup pâtisser. Mes spécialités : tiramisu à la framboises ou aux pommes, financier, crumble.

7- Mon compagnon trouve que je mets trop de beurre sur mes tartines ou dans les plats que je concocte mais en tant que Normande de naissance je trouve ça tout à fait normal. Je ne conçois pas un repas sans pain et sans beurre!

Les 11 questions posées

Les questions de Michaela

1-Quelle est ta plus grande peur? Les araignées. Je suis carrément phobique de ces petites bêtes.

2-Quel est ton plus grand rêve? Pour l’instant, mon plus grand rêve serait de voir mon mi-temps transformé en temps plein et ainsi pouvoir partir en Écosse.

3-Quel est ton plus gros complexe? Physiquement, j’ai toujours l’impression de ne pas être assez ceci, de toujours être trop cela…

4-Quel est le métier de tes rêves? Editrice. Travailler dans ce domaine serait une grande chance. Mais mon travail actuel d’archiviste me convient parfaitement. Il s’agit d’un métier très enrichissant.

5- De quel objet ne pourrais-tu pas te passer? Mon smartphone… Je m’en sers beaucoup. Ça fait un peu geek mais bon…

6- Quel est ton aliment préféré? Le melon. 

7- Quel est l’aliment que tu détestes le plus? Le fromage…

8- Quelle personnalité célèbre est l’homme/la femme de tes rêves? Daniel Craig! J’ai été très impressionnée par son rôle dans Skyfall.

9-  Quel est le défaut que tu supportes le moins chez les autres? L’égoïsme

10- Quel est ton plus grand regret dans la vie? Je n’ai pas vraiment de regret pour l’instant.

11- Quel âge as-tu? 22 ans

Les question des lectures d’Alice
– Dans quels pays avez-vous déjà voyagé ? Je suis allée en Espagne (Andalousie) et c’est tout. J’aimerais beaucoup voyager alors j’économise doucement mais surement!
– Collectionnez-vous quelque chose ? Si oui, quoi ? A part les livres je ne collectionne rien. Par contre, il faut qu’ils soient impeccables quand je les achète (à part les occasions)
– Comment êtes-vous habillés aujourd’hui ? A l’heure où je reponds à ces questions je porte un jean slim et un t-shirt.
– Quel est le dernier livre que vous avez lu ? Insaisissable, Tome 2 : Ne m’échappe pas de Tahereh Mafi. Une bonne suite mais une héroïne qui tergiverse trop.
– Thé, café, ou chocolat chaud ? Chocolat chaud sans hésité au petit-déjeuner et en terrasse.
– Quel est votre genre littéraire de prédilection ?  J’aime beaucoup les classiques anglais du XIXe siècle. Sinon j’essaye d’avoir des gouts très éclectiques pour varier les plaisirs.
– Décrivez-moi votre soirée idéale: ambiance, seul(e) ou avec des amis, activités, etc. Une bonne soirée en famille autour d’un bon repas puis direction la piste de danse!
– Quel est le site que vous visitez le plus souvent ? Facebook. Entre mon compte perso et la page du blog j’y suis souvent.
– Quelle est la dernière chose que vous avez acheté ? Deux livres : Zelda de Jacques Tournier et Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier.
– Avez-vous des animaux ? Si oui, quoi et comment s’appellent-ils ? Non je n’ai pas d’animal. Mais avec mon compagnon nous avons eu un chat qui s’appelait Clyde et mes parents ont un chien qui s’appelle Upso.
– Votre couleur préférée ? Le vert!
Les questions de George

1. Au volant, tu es calme ou te transformes-tu en Cruella ? Cruella sans hésité… Les gens m’énervent!!!!

2. Un grand moment de solitude ! tu racontes ? Au collège, j’ai fait un exposé en classe. A la sortie je me suis rendue compte que j’avais mis mon pantalon à l’envers… Personne n’a rien dit alors j’espère être passée inaperçu.

3. Ta prochaine lecture ? Chocolat de Joanne Harris

4. Quand tu tiens la porte et qu’on passe devant toi sans rien te dire, tu réagis ? ça t’énerve ou tu laisses courir ? Je ne dis rien mais je lance quand même mon petit regard.

5. Ta chanson préférée ? Pourquoi ? En ce moment j’écoute en boucle Skyfall d’Adèle. C’est une très belle chanson d’amour doublée d’une tension à la James Bond!

6. Le film qui te fait immanquablement pleurer. Ce n’est pas un film mais une adapation d’un roman de Jane Austen : Emma version 2009!

7. Jusqu’à présent quelle période de ta vie as-tu préférée ? et pourquoi ? Mes années lycées ont été pleines de rire, d’amis, de jeux. C’est une période qui reste graver. Ma situation actuelle me convient tout aussi bien puisque je suis maintenant indépendante et que je vis avec mon compagnon. Il ne manque plus qu’un boulot à temps-plein.

8. Ton blog c’est : à la vie à la mort ? mon meilleur ennemi ? ou autre chose ! Je le considère plus comme mon journal qui me permet de discuter librement de ma passion et de mon ressenti.

9. Ton dessert préféré? Le tiramisu à la pomme maison.

10. Ton livre ou ton film doudou ? celui que tu relis ou te repasses encore et encore. Mon livre doudou : Le château de Cassandra de Dodie Smith. Et mon film chouchou : Emma 2009.

11. Si on te dit George, tu réponds quoi ? Anne-Claire!

Les questions d’Anna

1. Quel est votre pêché mignon? Le tiramisu à la pomme!

2. Je vous offre 200 euros, vous en faites quoi? Je m’achète pleins de livres!

3. Un artiste que vous admirez tout particulièrement ? Claude Monet : j’aime les couleurs, les formes, les sujets de ses tableaux.

4. Quel est votre dernier coup de cœur littéraire ? Les Etoiles de Noss Head, Tome 1 : Vertige de Sophie Jomain. Les personnages m’ont vraiment marqué.

5. Quelle est la ville de votre naissance? Avranches en Basse-Normandie

6. Votre boisson préférée? Le coca-cola. Je pourrais en boire des litres mais il faut se raisonner!

7. Quel est votre mois de l’année préféré et pourquoi ? En fait j’ai deux mois favori : juillet car l’été s’installe et septembre car c’est là que je pars en vacances.

8. Où comptez-vous partir cet été en vacances ? Dans le sud de la France près de Sainte-Maxime.

9. Pouvez-vous partager votre passion pour les livres avec d’autres personnes de votre entourage? Les personnes avec qui je partage vraiment cette passion sont mon chéri (je vis avec lui donc forcément…) et ma collègue de blog Kheira.

10. Votre magasin préféré ? Le Chapitre de ma ville. J’y vais très régulièrement.

11. Votre auteur préféré? Pendant mon adolescence, je vénérais Paul Auster. Maintenant je pense à Jane Austen. En fait cette question est un peu difficile car je n’ai souvent lu qu’un seul livre d’un auteur.

Ce tag a fait le tour donc je ne vais taguer personne. Mais j’espère vous en apprendre un peu plus sur moi!

Fanny

Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald

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Tout d’abord je vais faire mes remerciements à ma collègue de blog et à une autre amie qui m’ont offert ce livre pour mon anniversaire en octobre 2012. Oui je sais, c’est une honte de l’avoir laissé de côté tout ce temps…!

Nous sommes au début des années 20 aux États-Unis. Nick s’installe à Long Island. Un voisin mystérieux dont tout le monde parle est installée à coté de chez lui et organise d’énormes fêtes. Il va faire sa connaissance et va s’attacher à ce personnage complexes et aux multiples facettes qui semble cacher bien des secrets.

Ma lecture a mal débuté puisque les cinquante premières pages ne m’ont guère convaincu. Mais à partir du moment où notre héros fait la rencontre de Gatsby, ce roman devient tout de suite plus intéressant même si ce personnage ne m’a pas paru sympathique du tout. Il est froid et souvent distant comme la plupart des personnages secondaires. Par contre, ce qui est vraiment intéressant avec lui c’est tout ce mystère qui l’entoure. Qui est-il? D’où vient? Comment a-t-il accumulé toute cette richesse? La fin ne nous apporte pas beaucoup de réponse. Ce roman parle beaucoup d’argent et d’apparence. J’ai trouvé que les personnages manquaient cruellement d’humanité.

J’ai aimé le fond, l’histoire et ces destins tragiques et brisés. Le récit est assez lent mais des rebondissements viennent redonner du rythme. Ce que j’ai le plus apprécié et dégusté ce sont les descriptions des soirées folles et fastueuses organisées par Gatsby dans sa villa à Long Island. Toute cette profusion et cette richesse étalée aux yeux de tous comme pour prouver quelque chose. C’est là que j’ai pris le plus de plaisir dans ma lecture ou où j’ai été plongée dans cette époque.

Le style de l’auteur ne m’a pas emballé et m’a paru par moment décousu. J’ai souvent eu besoin de relire les phrases que je venais de lire chose qui ne m’arrive que très rarement. Ce n’est qu’à la fin lorsque les événements s’emballent que ma lecture est devenue fluide.

A la lecture de ce roman, j’ai souvent eu l’impression qu’ils se cachaient beaucoup de messages entre les lignes sans pouvoir les atteindre. Au final cette sensation m’a un peu frustré. Mais le fait d’avoir lu le livre Z, Le roman de Zelda, biographie romancée de Zelda Fitzgerald et par extension de F. Scott Fitzgerald, m’a permis d’un peu mieux comprendre les motivations de l’auteur d’écrire un tel livre.

Malgré une lecture en demi-teinte et des questions auxquelles je n’arrive pas à répondre, je suis très heureuse d’avoir découvert ce classique américain du début du XXe siècle. J’en retiendrais surtout le personnage de Gatsby très mystérieux et les descriptions qui m’auront entrainé dans le faste des soirée de Long Island. Par contre, j’ai vraiment hâte de découvrir l’adaptation de Baz Luhrmann qui m’enthousiasme de plus en plus.

Mon avis sur l’adaptation de Baz Luhrmann :

Voici l’avis D’une berge à l’autre qui a éclairé ma lanterne sur ce roman :

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Bianca et Claire.

Lu dans le cadre du Challenge « Les 100 livres à avoir lu » organisé par Bianca.

Fanny

A Royal Affair (2012)

Je ne fais pas souvent de chronique cinéma mais j’ai beaucoup aimé ce film et je pense qu’il pourrait intéresser pas mal de lecteurs de ce blog.

Nous sommes en 1766 lorsque Caroline Mathilde de Hanovre (fille du Prince de Galles) quitte son Angleterre natale pour rejoindre le Danemark où elle est promise au roi Christian VII. Mais ce dernier est connu comme étant atteint de troubles mentaux qui font de lui un roi fantoche. C’est en réalité un conseil restreint qui gouverne. Lui ne fait que signer les décisions d’une poignée d’hommes. Comme vous le devinerez surement Caroline ne supporte pas son époux. Elle est la plupart du temps malheureuse. Elle consent à lui faire un héritier pour sauver les apparences. Puis Christian décide de faire un tour d’Europe durant un an. Mais ces troubles s’aggravent alors un médecin, Johann Friedrich Struensee, lui est attitré. Ce dernier sera ramené au Danemark et fera la rencontre de la reine. Leur deux esprits humanistes des Lumières vont s’unir et vont changer le sort de tout un pays.

Ce film est intéressant historiquement parlant. Nous découvrons une partie de l’histoire de ce pays trop méconnue. On découvre au départ une nation ravagée par les épidémies, la pauvreté, la saleté. Caroline et Johann vont faire avancer le Danemark vers la modernité. Les idées de Rousseau et de Voltaire ont bien voyagé et inspirent ces deux personnages. Même s’ils n’arriveront finalement pas à renverser la tendance conservatrice, ils auront au moins le mérite de transmettre à la génération suivante l’envie de mettre en place les préceptes des Lumières.

Cette facette politique est doublée d’une histoire d’amour tragique. Nous suivons la découverte de sentiments, une scène de bal magnifique, une relation tenue secrète tant bien que mal et une fin magnifique. Il y a de nombreux moments de tension, de joie, de tristesse, d’appréhension.

La photographie est une réussite. Des images sublimes défilent sous nos yeux : entre paysages, monuments et décors d’intérieurs. Je ne parle même pas des costumes et des superbes robes de Caroline. Les acteurs sont toujours justes. Mikkel Boe Folsgaard joue le rôle difficile à tenir du roi fou mais ne tombent jamais dans le pataud. Mads Mikkelsen (voir images ci-dessous) et son visage torturé nous tireraient presque des larmes. Il est magistral. Alicia Vikander, alias Caroline, joue parfaitement cette reine complétement bridée par les convenances et son mariage mais déterminée à changer les choses.

Pour moi, tous les ingrédients d’un bon period drama ou d’un bon film historique sont réunis. Ce film est aussi divertissant, instructif que beau. A voir!

    

      

   

   

Vu dans le cadre du challenge « Au service de… » de mon amie Claire du blog The Frenchbooklover.

Fanny

La Dernière Lame d’Estelle Faye

9782842284862

Dans une civilisation que nous imaginons du Moyen-âge, Marie des Cendres est la chef de l’Église des Cendres. Pendant que la Grande Crue immerge petit à petit et inexorablement chaque coin de terre, cette congrégation religieuse tente d’imposer son idéologie à chaque tribu. En effet, ils profitent du désespoir et de l’impuissance des gouvernements et de la population pour s’imposer et prêcher. Mais une solution à la montée des océans existe et c’est le médecin-apothicaire Joad qui aura la charge de permettre à la prophétie de se réaliser.

C’est dans ce contexte apocalyptique et sombre que prend place le récit. Cet univers créé par l’auteure de toute pièce est original, complexe et recherché. Sa construction est très intéressantes grâce notamment aux hiérarchies des différents groupes humains ou des groupuscules religieux et du phénomène de crue et des monstres et poissons qui peuplent les fonds marins. Les explications sur les origines des Cendres et de cette crue sont très bien expliquée et insérée dans le récit. J’ai été embarquée dans ce monde et dans cette aventure épique.

L’intrigue politique pour l’accès au pouvoir et à tête du monde est au cœur du récit. On assiste donc à des retournements de situation par des corruptions et autre coups bas. La dualité est un thème largement présent : la terre contre la mer, le bien contre le mal, l’hôpital contre l’Église des cendres, la science contre la religion.

Ce roman aurait mérité plus de simplicité dans le choix des mots utilisés qui parfois m’étaient inconnus. Ceci aurait surement facilité la fluidité de lecture. Par contre la plume de l’auteure est très imagée et visuelle notamment en ce qui concerne les nombreuses scènes de combats qui sont époustouflantes. Ce récit est vraiment d’une grande force. Dès le début on se pose des questions ou souhaite connaitre la suite grâce à une intrigue intéressante. J’ai littéralement dévoré ce livre.

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu de fantasy. Ce roman m’a permis de renouer avec ce genre que j’apprécie beaucoup. Je ne suis pas déçue loin de là. Je ressors de cette lecture avec l’envie d’aventure et de héros hors du commun!

Fanny