La mort s’habille en crinoline de Jean-Christophe Duchon-Doris

9782260021483Résumé de l’éditeur : En 1856, la comtesse de Castiglione fait une entrée spectaculaire au grand bal des Tuileries, vêtue de la plus audacieuse robe à crinoline qu’on n’ait jamais vue. Devenue la maîtresse de Napoléon III, l’intrigante Florentine va, pendant trois ans, faire et défaire la mode féminine au gré de ses caprices. Quelques années plus tard, le jeune officier de police Dragan Vladeski découvre sur un chantier le corps d’une femme égorgée ressemblant à la Castiglione, puis un autre, portant une robe identique à celle de la comtesse le soir de son triomphe. Une robe, aussi mythique soit-elle, peut-elle être la cause de meurtres en série ?

La magnifique plume de l’auteur est la première chose qui m’a frappée à l’ouverture de ce roman. Rien que pour sa façon d’écrire je suis heureuse d’avoir découvert Jean-Christophe Duchon-Doris. Plusieurs mots me viennent à l’esprit pour la qualifier : élégante, maitrisée, recherchée, riche et parfois sensuelle. En effet, il sait nous plonger dans le monde de la mode et nous offre de belles descriptions de tenues sophistiquées où la crinoline est reine. Je me suis délectée de chaque mot et de chaque tournure de phrase. A mon sens, l’ambiance générale est rehaussée par ce style bien particulier.

« Un peu de soleil surgit du milieu des nuages, traverse la vitre, ricoche sur la table et l’éclabousse en pluie. » (p.45)

« Elle parait le voir pour la première fois, remarquer enfin son regard en demi-teinte, ce vert d’absinthe baigné d’une transparence d’eau, caché sous de longs cils. » (p.95)

L’auteur met en place une intrigue autour d’un personnage historique : la comtesse de Castiglione. Je la connaissais de nom mais sans plus. Ce roman a donc été l’occasion d’en savoir un peu plus sur elle. Je salue d’ailleurs le beau travail de recherche pour rendre l’ambiance, le contexte et les décors de l’époque et plus précisément du Paris en plein remaniement par les travaux haussmanniens. Les personnages sont assez attachants. Mais face à ce contexte, cette comtesse Castiglione et à la plume de l’auteur, les deux héros (Dragan Vladeski et Eglantine) manquent peut-être un peu piquants. Mais dans l’ensemble je les ai appréciés.

Voilà un roman policier bien mené et bien écrit qui nous plonge dans le Paris de la seconde moitié du XIXe siècle. Un beau voyage dans le temps qui m’a notamment fait découvrir la Comtesse de Castiglione et m’a permis d’entrer dans des boutiques de haute-couture.

Lu en lecture commune avec Bianca et Syl.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

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Fanny

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28 commentaires sur « La mort s’habille en crinoline de Jean-Christophe Duchon-Doris »

  1. Je ne connais pas ce roman, mais j’adore les robes à crinoline et les meurtres ! (Hum, ça paraît étrange, dit de cette façon.) Merci à toi pour cette belle chronique qui va encore alimenter ma PAL 😉

  2. On m’a dit que c’était une lecture qui me plairait et je comprends pourquoi ! J’ai justement commencé une monographie de Haussmann que je suis obligée d’interrompre mais ça m’a l’air passionnant rien que pour le contexte que j’adore !

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