L’appel de Portobello Road de Jérôme Attal

Résumé de l’éditeur : En pleine nuit, Ethan reçoit un appel téléphonique étrange. Au bout du fil, il reconnaît la voix de ses parents disparus depuis deux ans. Après avoir pris de ses nouvelles, sa mère raccroche sur ces mots : « Dis à ta soeur qu’on pense à elle tous les jours. » Le problème, c’est qu’Ethan est fils unique. C’est le début d’une folle aventure… Un secret de famille tombé du ciel. Un compositeur de chansons. Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route. Deux pom-pom girls originaires de Tchéquie. Une fête monstre sur la route de Mons. Une tarte au riz partagée avec le fantôme d’une star du rock. De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l’amour au tournant de chaque page.

Le précédent ouvrage de Jérôme Attal, Les jonquilles de Green Park, avait été un véritable coup de foudre. Le frisson et l’émotion ressenties en refermant ce livre m’avait complétement chamboulée. C’est assez rare pour être noté et répété. Vous voyez le tableau! Alors autant vous dire que passer après un roman qui vous a tant marqué est quelque peu difficile. Cette nouvelle histoire reprend les codes habituels de l’auteur à savoir une bonne dose de fantaisie, des références culturelles très marquées, des thématiques qui lui sont chers ainsi qu’une quête.

Le hic avec ce livre est que je ne me suis pas attachée au personnage principal, Ethan. C’est ce qui fait que je n’ai pas réussie à me plonger totalement dans ce roman. Son caractère n’a pas vraiment retenu mon attention ni son parcours à vrai dire. Cependant, sur le chemin de sa quête, Ethan va faire la connaissance de plusieurs protaginistes pour le moins loufoques. J’aime cette créativité et cette fantaisie. Jérôme Attal développe également au fil de son intrigue des thématiques comme l’importance de la famille et la vie avec la tristesse de proches disparus.

Ce roman n’est pas une réussite totale en ce qui me concerne. Après avoir eue un véritable coup de foudre pour son précédent roman, je n’ai pas réussi à entrer totalement dans le nouveau roman de Jérôme Attal. Je ne me suis pas plus attachée que cela au personnage principal que j’ai trouvé assez effacé. Par contre, j’ai apprécié retrouver toutes la fantaisie et les bons mots de l’auteur.

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Fanny
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Les jonquilles de Green Park de Jérôme Attal

9782221192191Résumé de l’éditeur : Septembre 1940. Tommy vit avec ses parents et sa grande soeur Jenny. C’est le début des bombardements allemands sur Londres. Ils se préparent tout de même à fêter Noël.
Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et… Winston Churchill. L’aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle. Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d’une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances.

J’ai découvert Jérôme Attal avec son roman Aide-moi si tu peux. Je me souviens qu’il m’avait un peu laissé sur ma faim. J’étais donc impatiente de retenter l’expérience afin de ne pas rester sur un ressenti mitigé. Avec Les jonquilles de Green Park c’est une véritable réussite. J’ai très vite senti le coup de cœur arrivé. Vous savez, cette sensation de passion, de frisson, d’émotion qui vous prend en lisant chaque phrase. Impossible pour moi de lâcher ce livre avant de l’avoir fini. C’est à la fois triste, tendre, bourré de fantaisie, plein de bons mots et d’espoir. On rit, on pleure, on s’inquiète et on rêve aussi. Tommy est un personnage très attachant. On le suit à travers Londres avec beaucoup d’intérêt.

« Et là-dessus ils se sont mis à rigoler en se tenant les côtes et en se frappant la tête sur la plat du bureau quand Blyton a raconté la blague de Churchill sur les socialistes. Churchill dit que le premier socialiste de l’histoire est Christophe Colomb parce qu’il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait, et il faisait tout ça aux frais des contribuables. » (p. 49)

On peut se dire que 212 pages, c’est court. Pas avec Jérôme Attal car il dit tout ce qu’il a à dire et n’a pas besoin de plus. C’est tout à fait perceptible car lorsqu’on referme ce livre on a comme une impression d’aboutissement. Le contexte historique du Blitz londonien de 1940 est bien présent et bien décrit. Mais c’est l’enfance et un certain état d’esprit qui est au cœur de cette histoire. On peut oublier pendant un moment le pire grâce au jeu, à l’imagination et à la créativité. Il n’y a que ça pour rivaliser avec l’obscurantisme et la violence. Vous comprenez donc que le contexte de ce roman est interchangeable et pourrait très bien prendre pied dans notre monde actuel.

J’ai été sous le charme de bout en bout. J’ai tout aimé : l’écriture vive, le cadre spatio-temporel, les personnages, l’histoire, les références culturels (notamment les comics book) et les messages transmis par l’auteur. Un petit joyau tout simple mais qui renferme beaucoup.

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Fanny

Aide-moi si tu peux de Jérôme Attal

9782221159170

Résumé de l’éditeur : Il est toujours prêt à dégainer un bon mot comme certains brandissent leur revolver. Stéphane Caglia n’est pas un flic comme les autres. Pour échapper à la violence urbaine qui est son quotidien, il se réfugie dans les années 80 – les années de son enfance. Traqué par un tueur à la solde d’une mystérieuse secte, il va devoir enquêter sur la disparition d’une jeune fille, liée à une série de crimes. Tamara, dix-sept ans, postait sur Internet des reprises de chansons des Beatles. Là est peut-être la clé de l’énigme… Jérôme Attal s’accapare les codes de l’intrigue policière pour signer un roman poétique, drôle, à la fois nostalgique et vivifiant, truffé de bons mots sur les relations amoureuses et de réflexions mordantes sur le monde d’aujourd’hui.

Dans son roman, Jérôme Attal mélange et se joue des genres littéraires. Nous sommes tantôt confrontés à du polar pur. En effet, l’intrigue m’a intéressée et m’a questionnée. Tantôt, nous sommes face un roman plein d’humour grâce à ce personnage principal à la personnalité pour le moins étonnante, aux répliques savoureuses et aux situations parfois cocasses. Mais c’est aussi une histoire qui met en avant la nostalgie d’une certaine époque. Celle des années 80 qui semblent avoir bercées Jérôme Attal. Il y a beaucoup de références à cette époque que ce soit niveau musique ou film. Les Beatles ont également une place assez importante.

Le glauque de l’intrigue policière est habilement mêlé à l’humour. L’auteur a su éviter l’incongru. Le dénouement de la disparition m’a plu. Par contre, je suis un peu restée sur ma faim en refermant ce roman. En effet malgré l’originalité assumée du récit, il m’a manquée un petit quelque chose. J’avoue avoir du mal à mettre le doigt sur cet élément. Toujours est-il que j’ai apprécié les personnages. Le héros, Stéphane, est excellent et bien barré comme j’aime. On ne sait jamais où l’attendre ni comment il va réagir face aux diverses situations. Mais il est toujours étonnant et nous surprend sans cesse. Les personnages secondaires apportent vraiment une valeur ajoutée à l’ensemble.

J’ai apprécié ce roman malgré que je sois restée un peu sur ma faim en passant la dernière page. Le héros haut en couleur et la nostalgie des années 80 sont les éléments centraux de ce récit et lui apportent une vraie singularité. J’ai découvert une nouvelle plume en Jérôme Attal dont je n’arrêterais pas mon expérience ici.

Fanny