British month. Les period-dramas – Mon top ten

Comme vous le savez peut-être (ou pas), je suis une passionnée de period-dramas, c’est à dire de films ou de séries d’époque et en costumes. Les anglais sont très bons dans la production de ce genre de divertissement. La BBC sort du lot avec toute une panoplie d’idées originales et d’adaptations à son compteur. Le charme de ces œuvres réside bien souvent dans la reconstitution d’un contexte historique, les costumes, les personnages, les intrigues, les romances, les décors et une très belle photographie. Nous avons régulièrement affaire avec des adaptations d’œuvres littéraires bien souvent d’auteurs classiques comme Jane Austen, Charles Dickens, Daphné du Maurier, Elizabeth Gaskell, les soeurs Brontë, E. M. Forster et bien d’autres encore. J’ai vu tellement de period-dramas qu’il est difficile de n’en choisir que 10. J’ai donc essayé de sélectionner ceux qui ont su me surprendre et m’emporter dans une autre époque. Beaucoup de mes favoris sont des incontournables mais j’espère vous faire découvrir quelques pépites. Arrêtons ici le blabla et passons à mon top ten qui n’en est pas vraiment un puisque les cinq premières séries sont à égalité…

1. Emma, BBC, 2009

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Cette mini-série est pleine de fraicheur et de rebondissements. Elle est à mon sens largement à la hauteur du roman de Jane Austen que j’aime aussi beaucoup. Emma est un personnages particulier pour moi. J’aime son évolution et ses prises de conscience.

2. Downton Abbey, ITV, 2010

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L’incontournable Downton Abbey ne pouvait pas ne pas apparaitre dans ce top ten. J’aime absolument tout dans cette série malgré quelques facilités. Les personnages, les costumes, le contexte historiques, les décors, les intrigues. Vivement la saison 5 en septembre!

3. North and South, BBC, 2004

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Ici, c’est l’Angleterre industrielle qui nous est présentée et plus particulièrement les filatures de coton. Comme d’habitude avec la BBC, le tout est de qualité et passionnant. La chocolate voice (et tout le reste) de Richard Armitage n’enlève rien au charme de cette série.

4. Pride and prejudice, BBC, 1995

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Cette adaptation d’Orgueil et préjugés est fabuleuse. Les acteurs sont les personnages. J’apprécie particulièrement les détails et le respect de l’époque. Le scenario reste proche du livre. Une petite merveille!

5. Jane Eyre, BBC, 2006

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Si vous aimez les personnages torturés ainsi que les ambiances romantiques et gothiques cette série est faite pour vous!

6. Victoria : les jeunes années d’une reine, 2009

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La production et le réalisateur ne sont pas anglais mais les personnages historiques sont tellement attrayant. Une belle histoire d’amour entre la reine Victoria et le prince Albert doublée d’une fresque historique. Il est important de noter les costumes à couper le souffle.

7. Made in dagenham, 2010

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Ce film se déroule en 1969. Nous suivons le soulèvement d’une puis de plusieurs femmes d’une entreprise Ford afin de dénoncer la différence de salaire entre les hommes et les femmes. Un bon souvenir.

 8. The impressionists, 2006

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Cette mini-série est trop peu connue à mon goût et pourtant elle vaut son pesant d’or. Un Claude Monet vieillissant raconte sa vie à un journaliste. A l’aide de flashbacks, nous sommes introduits dans la vie de ce maitre de l’impressionnisme et de ses camarades. Richard Armitage joue un très bon Monet jeune. A voir absolument si ce n’est pas déjà fait.

9. Under the greenwood tree, BBC, 2005

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J’ai mis cette mini-série dans ce top ten car il s’agit d’une belle histoire qui met du baume au cœur en toute simplicité.

 10. The Awakening, 2011

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Un film que j’ai beaucoup aimé où nous suivons une chasseuse de fantôme qui est appelé pour enquêter dans un pensionnat. La fin est surprenante et nous laisse avec beaucoup de questions.

D’autres period-dramas que j’ai vu et apprécié

Les period-dramas que j’aimerais découvrir très prochainement

Et vous, quels sont vos incontournables? N’hésitez pas à reprendre ce top ten!

Billet publié dans le cadre du mois anglais.

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Fanny

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The Crimson Field (Saison 1, BBC, 2014)

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Cette série britannique se déroule en France durant la Première Guerre mondiale dans un hôpital de campagne anglais près du front. Nous faisons d’abord la rencontre de trois jeunes filles venant prêter main forte : Kitty, Rosalie et Flora. Nous allons suivre leur acclimatation dans leur nouvel environnement, leur multiple rencontres et aventures dans un contexte qui va les malmener à bien des égards.

Le scenario regroupe plusieurs genres : de la romance, du suspens, de petites intrigues. Il y en a pour tous les gouts. Chaque épisode possède son intrigue propre. Cette dernière trouve son dénouement au bout des 60 minutes. Mais d’autres s’étalent tout au long de la série et ne trouvent de chute que lors du dernier épisode. J’ai apprécié tous les personnages qu’ils soient sympathiques ou au contraire vils. Nous avons d’ailleurs un aperçu de ce que la guerre implique sur la vie des militaires comme des civils. Par contre, je reste quelque peu mitigé à propos du final. En effet, même si tous les mystères et toutes les intrigues sont résolus il n’a pas forcément été à la hauteur de mes espérances.

Comme d’habitude avec les séries de la BBC, la restitution historique est une réussite. Les costumes et les objets de l’époque y sont bien représentés et bien utilisés. Cependant une petite chose m’a franchement chiffonné. En effet, tout m’a paru trop organisé, trop simple, trop propre et trop lisse. Je doute sincèrement que les hôpitaux de campagne étaient si aseptisés et à chaque fois prévenus de l’arrivée d’une horde de blessés. Par contre, la médecine et notamment la chirurgie encore balbutiantes de l’époque m’ont intéressé. Cette série a le mérite de nous montrer la réalité et la barbarie de cette guerre.

Même si cette mi-série possède ses défauts j’ai apprécié regarder chaque semaine un épisode. La BBC est à la hauteur de sa réputation. C’est un bel hommage à tous ces médecins, ces religieuses et ces aides-soignantes qui se sont échinés à soigner ou alléger les souffrances des soldats.

Vu dans le cadre du challenge Première Guerre mondiale.

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Fanny

Sherlock : saisons 1, 2 et 3

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Je vous présente un billet un peu spécial puisque je vais vous parler d’une série chère à mon cœur (rien que ça!). J’ai regardé le premier épisode lors de sa première diffusion sur France 2. Je n’avais pas été plus convaincue que cela. J’avais trouvé cette série lente et longue. J’ai voulu retenter à la fin de l’année 2013. Et là j’ai eu comme une révélation. J’ai d’ailleurs fait durer le plaisir en ne regardant qu’un épisode par weekend.

Comme vous le savez surement, il s’agit d’une adaptation moderne du célèbre héros d’Arthur Conan Doyle. Les grands traits de caractère des personnages sont repris et sont adaptés à notre monde. Les personnages sont donc hauts en couleur. Nous voyons un Sherlock Holmes au meilleur de sa forme. John Watson est un personnage très touchant et attachant. J’avoue l’avoir adoré. Sherlock lui en fait d’ailleurs voir de toutes les couleurs pour notre plus grand bonheur. Je pense que je n’ai pas besoin de noter que les acteurs sont excellents et parfaits pour leur rôle respectif.

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J’ai particulièrement aimé l’ambiance so british. Des moyens ingénieux et originaux permettent un bel esthétisme. J’ai souvent ri grâce à l’humour et aux situations cocasses dans lesquelles se mettent nos héros. Mais j’ai aussi été très triste à certains moments au point d’en avoir les larmes aux yeux. Je me suis également délectées de chaque répliques et autres dialogues savoureux. Il y a certains épisodes qui sont sortis du lot à mon sens comme The hound of the baskervilles et The Sign of Three. Les fins de saisons sont prenantes et l’envie de connaitre la suite est bien présente.

Un coup de cœur donc pour cette série. C’est intelligent, drôle, intéressant et prenant. Je me suis attachée aux personnages comme rarement à tel point que je suis vraiment triste de les quitter et de devoir attendre longtemps avant de voir une éventuelle quatrième saison.

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Fanny

The Paradise (Saison 1, BBC, 2012)

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Je finis tout juste le visionnage de la première saison de cette série anglaise. Il s’agit d’une libre adaptation du roman de Emile Zola : Au Bonheur des Dames publié en 1883. Octave Mouret est ici remplacé par John Moray (joué par Emun Elliott) et Denise Baudu par Denise Lovett (jouée par Joanna Vanderham). L’action se déroule dans l’Angleterre des années 1870.

Denise est une jeune provinciale (pour ne pas dire une fille de la campagne) qui arrive dans une grand ville afin de travailler dans la petite boutique artisanale de son oncle. Seulement, arrivée sur place, ce dernier lui explique qu’il n’a pas de quoi faire travailler deux personnes. Elle se retrouve donc contrainte d’aller travailler dans le grand magasin qui est en face. On suit ses débuts difficiles sous les ordres de Miss Audrey. Elle doit s’adapter à de nouvelles personnes, un nouveau métier et des clientes de haut rang. Mais Denise a de nombreuses ressources et notamment un esprit d’entreprise grâce auquel elle sera vite remarquée et appréciée du directeur du Paradise. Mais c’est sans compté sur la jalousie d’une autre vendeuse et les querelles entre boutiquier dans le quartier. Quant à Moray, il est veuf depuis trois ans et semble vouloir se remarier avec Miss Katherine Glendenning. Mais le souvenir de sa femme est toujours présent et son travaille de directeur du Paradise le monopolise. La rencontre entre Denise et Moray sera une révélation aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel. Je ne vous en dis pas plus.

Le contexte principal est le grand magasin qui apparait au XIXe siècle dans les boulevards des grandes villes. Il s’agit d’une véritable révolution dans le domaine du commerce car c’est la première fois qu’autant d’objets ou de vêtements à acheter sont réunis en un même endroit. Ceci est favorisé par l’industrialisation et la mécanisation qui permettent de produire vite et en série. En France, ces grands magasins sont plus connus sous les noms de Printemps (1865), de Bon Marché (Aristide Boucicaut, 1852) ou encore des Galeries Lafayette (1896). Cependant, ces grands complexes font de l’ombre aux petites boutiques des ruelles qui connaissent à cette époque une grave crise. Prenons l’exemple de l’oncle de Denise qui n’arrive pas à obtenir de commande et vit très simplement.

Les décors, les tissus, les costumes sont époustouflants. On aimerait nous aussi flâner dans ce genre de magasin. Les personnages sont attachants et ont chacun leur caractère et leurs ambitions.

Une série qui me plait beaucoup mais qui manque peut-être d’un peu de rythme dans l’enchainement des évènements. Je serais tout de même ravie de retrouver Denise et Moray dans une seconde saison prévue pour 2013.

Fanny

North & South (BBC, 2004)

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un period drama en quatre épisodes que j’aime beaucoup. Comme vous l’aurez compris, il s’agit de Nord et Sud adapté du roman de Elizabeth Gaskell (1810-1865). Richard Armitage et Daniela Denby-Ashe joue respectivement John Thornton et Margaret Hale.

Dans le premier épisode, Margaret est une jeune fille qui vit avec ses parents dans le Hampshire à Helstone. Cependant, son père, qui est pasteur dans le village, se voit contraint de quitter sa fonction pour cause de conscience. Il décide d’emmener sa fille et sa femme dans une ville industrielle, Milton, pour démarrer une nouvelle vie. C’est là que Margaret va faire la rencontre du mystérieux Mr Thornton, patron d’une usine de coton. Elle va soutenir la cause des ouvriers quitte à déranger ce gentleman.

Cette série est basée sur plusieurs formes de dualité. Il y a d’abord l’opposition entre le Nord et le Sud. Le nord est représenté par John Thornton ainsi que par Milton qui est une cité industrialisée où la misère et la fumée des usines est le décor. Le sud est représenté par Margaret Hale et par Helstone, petite bourgade verdoyante et calme. Ensuite, nous avons le face à face entre les patrons des usines et leurs ouvriers. Ces derniers sont en pleine revendication de leurs droits : augmentation de salaire et meilleure condition de travail. Les patrons vivent aisément et dirigent les villes. Les ouvriers, quant à eux, sont les laissé pour compte et vivent dans la misère.

J’aime beaucoup cette série pour son côté historique. L’Angleterre est une des premières nation à avoir été industrialisée et à avoir le train durant la première moitié du XIXe siècle. Les enfants comme les parents travaillent dans les usines afin de gagner à peine de quoi se nourrir et se loger. On ne connait pas encore les limites d’heure de travail ni même les maladies qui y sont liées et encore moins les normes de sécurité. On peut le voir dans les différents épisodes, la santé des ouvriers n’est pas prises en compte à part Mr Thornton qui a fait installer des ventilations dans son usine. Des poussières de coton volent dans les locaux et s’infiltrent dans les poumons de tous. A cette époque beaucoup de maladie se propagent et notamment les maladies respiratoires. De plus, une discipline de fer est imposée aux ouvriers. On nous donne également à voir les intérieurs des habitations des ouvriers. Il s’agit souvent d’une ou deux pièces pour toute une famille. Il n’y a généralement qu’une unique fenêtre mais l’air des villes industrielles est souvent vicié.

Cependant, Nord et Sud ce n’est pas seulement l’industrie c’est aussi une magnifique histoire d’amour comme on les aime. Une romance à la Orgueil et Préjugés. John et Margaret ont tous les deux un caractère bien affirmé. Mais au fil des jours, ils se laissent aller à leurs sentiments malgré une retenue dans les deux premiers épisodes. Il est à noter que Richard Armitage est réellement impressionnant! Comment résister?

Un véritable coup de cœur que je prend plaisir à re-visionner dès que l’envie se fait ressentir! :)

Fanny