Bilan de mes lectures : AOÛT 2017 ~ Lectures à venir : SEPTEMBRE 2017

Je tarde à publier mon bilan du mois. Et pour cause! J’ai passé plusieurs semaines à préparer mon déménagement puis à m’installer. J’ai maintenant un vrai bureau où me poser pour écrire mais aussi et surtout pour lire. Quel bonheur! Malgré le temps consacré à remplir des cartons puis à les déballer, j’ai pu lire convenablement. J’ai passé plusieurs années auprès de Charlotte Brontë et de son univers, j’ai suivi les coulisses des assassinats de deux frères, j’ai découvert toute la lumière que peut apporter une chevelure grise, j’ai suivi l’enquête d’un triple meurtre sordide à la serpe, j’ai participé à la résolution d’un mystère en compagnie des petites cellules grises d’Hercule Poirot et j’ai suivi l’histoire d’une famille nombreuse afro-américaine.

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2528


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Lettres choisies de la famille Brontë (1821-1855), éd. Quai Voltaire, 624 p.

Quel livre magnifique! Je me suis passionnée pour cette correspondance de la famille Brontë. La force de caractère de Charlotte est particulièrement impressionnante. J’ai adoré suivre le quotidien d’un foyer en plein milieu XIXe siècle et d’autant plus lorsqu’on connait le destin exceptionnel mais aussi bien triste de cette famille.

5/5

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain, éd. Gallimard, 400 p.

Marc Dugain nous propose un ouvrage hybride entre enquête (sur les meurtres de John Fitzgerald Kennedy puis de son frère Robert) et fiction (la quête d’un homme à propos de la mort mystérieuse de ses parents) par alternance de chapitres. J’ai ressenti une nette préférence pour l’enquête qui m’a davantage passionnée.

3,5/5

Une apparition de Sophie Fontanel, éd. Robert Laffont, 252 p.

Sophie Fontanel est un sacré personnage et ce livre le prouve à nouveau. Fini les teintures, nous l’accompagnons lors de la repousse de ses cheveux gris. J’ai apprécié suivre cette démarche personnelle mais aussi féministe sans préjugé ni jugement. Le côté mondain est ce qui m’a le moins plu. Sophie Fontanel offre une impulsion à suivre!
3,5/5

La serpe de Philippe Jaenada, éd. Robert Laffont, 648 p.

Il m’était impossible de passer à côté du nouveau livre de Philippe Jaenada. Ce dernier rouvre le dossier d’un triple meurtre sordide à la serpe en parcourant toutes les archives de cette affaire et en se rendant sur le lieu des crimes. Quel régal et quel sens de la déduction et du recoupement! Chaque digression est délicieuse. Les derniers chapitres (et notamment le 20e) m’ont donné des frissons et m’ont beaucoup émue.
5/5

Les quatre de Agatha Christie, éd. Le Masque, 252 p.

Dans ce nouvel opus des aventures d’Hercule Poirot, Agatha Christie lance son héros sur les traces d’un gang formé par quatre personnes et voulant prendre le pouvoir sur le monde. C’est parfois tiré par les cheveux mais tellement divertissant! Hercule Poirot est toujours au meilleur de sa forme et fait délicieusement enrager son entourage.
4/5

La maison des Turner de Angela Flournoy, éd. Les Escales, 352 p.

Je ne note pas encore ce livre car je ne l’ai pas terminé. Je vous explique. Je l’ai commencé pendant mon déménagement. Une fois arrivée dans mon nouveau logement, impossible de le reprendre. Il n’est pas particulièrement passionnant ni vraiment prenant à mon sens. Du coup, j’ai préféré passer à autre chose. J’espère tout de même le reprendre pour le finir même si je ne promets rien…
-/5

LECTURE EN COURS

LECTURES PRÉVUES EN SEPTEMBRE

         

j’espère que votre rentrée s’est bien déroulée. A bientôt!

Fanny

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Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée. Après La malédiction d’Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.

Je suis toujours curieuse de découvrir un peu plus les États-Unis par le biais de la littérature. Les assassinats successifs de John Fitzgerald Kennedy en 1963 puis de son frère Robert en 1968 représentent un véritable tournant dans l’histoire contemporaine de ce pays. Marc Dugain nous propose un ouvrage hybride entre enquête et fiction par alternance de chapitres. Une partie de ce livre est donc consacrée à l’exposé et les conclusions des investigations de l’auteur concernant les deux meurtres. Marc Dugain nous donne à voir la réalité des faits tout en nous apportant son intime conviction. La seconde partie est une fiction où le lecteur suit un personnage en quête de vérité sur la mort mystérieuse de ses parents.

L’auteur apporte un éclairage intéressant sur Bobby Kennedy, troisième garçon de la famille et souvent dans l’ombre. C’est un personnage névrosé mais aussi très humain dont l’assassinat n’est en aucun cas une surprise. L’histoire des Kennedy en général est franchement passionnante. Nous naviguons entre complots, combats politiques, assassinats, luttes de pouvoir et héritage familial. J’avoue avoir préféré l’enquête à la fiction. Cette dernière, sans être totalement dénuée d’intérêt, m’a paru plus poussive. Le personnage porte le nom de Marc O’Dugain. Ce choix m’a beaucoup questionnée. Par contre, les explications autour de l’utilisation de l’hypnose à des fins plus que troubles m’ont passionnée.

Marc Dugain signe un livre hybride où l’enquête historique fait face à la fiction. J’ai ressenti une préférence pour l’histoire des Kennedy ainsi qu’un attachement pour Bobby. Le récit de Marc O’Dugain m’a davantage laissée de marbre même si sa quête est intéressante et ses découvertes parfois glaçantes.

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  • Black-out de John Lawton
  • L’œuf de Lennon de Kevin Barry
  • Stasi child de David Young
Fanny

Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop

Résumé de l’éditeur : Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d’une simple initiale : A. Ces cartes ne lui sont pourtant pas destinées. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l’expéditeur ? Mystère. Portant l’éclat du ciel grec et l’eau cristalline de la mer, ces missives sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, elles cessent cependant d’arriver. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d’oxygène qui la faisait rêver et voyager. Elle prend alors une décision : découvrir ce pays par elle-même. Le matin de son départ, Ellie reçoit un carnet par la poste. L’odyssée d’un homme, le fameux A, y est racontée. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, leurs coutumes, et ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses savoureuses anecdotes se dessine le portrait d’un homme blessé. Pourrait-il encore croire en l’amour ?

J’ai souvent entendu parler des romans de Victoria Hislop sans avoir l’occasion de tester. Voilà qui est chose faite avec son nouveau-né paru en mai. Commençons par parler de l’objet-livre. Il est superbe et d’autant plus que je ne m’y attendais pas. L’ouvrage est agrémenté de cartes postales en couleur toutes plus représentatives de la Grèce les unes que les autres. En comparaison, il est facile de se rendre compte que les descriptions de l’autrice sont précises et proches de la réalité. C’est un régal pour les yeux mais aussi pour l’imagination. J’ai plusieurs fois eu l’impression d’être directement téléportée en Grèce alors que je ne connais que très peu ce pays. Ce genre de romans vous donne clairement des envies de voyage!

Nous suivons le destin de deux personnages en quête d’un changement suite à diverses déceptions. L’histoire d’Ellie prend peu de place au sein du récit. Je n’ai d’ailleurs pas forcémment eu le temps de m’attacher à elle. A contrario, l’aventure d’Anthony occupe la majorité de l’espace. Nous lisons en réalité son carnet envoyé à l’adresse d’Ellie. J’ai suivi cet homme les yeux fermés dans son périple à travers la Grèce. Ses descriptions et les anecdotes qu’ils content sous forme de nouvelles nous plongent complétement dans l’atmosphère hellénique. Nous découvrons une nation entre tradition et modernité, entre crise économique et richesse culturelle, entre repli sur soi (dans certaine région) et ouverture sur le monde. C’est donc un pays tout en contraste qui nous est donné à voir.

Ce roman a beaucoup de charme, c’est certain. Les descriptions sont bien écrites et font voyager le lecteur à travers la Grèce. L’autrice nous donne à voir un pays tout en contraste parfois éloigné de l’image que l’on s’en fait. J’ai beaucoup appris à propos des coutumes, de la société et de la culture grecques.

big-logoVous aimerez aussi découvrir :

  • Etta et Otto (et Russell et James)  de Emma Hooper
  • La maison des hautes falaises de Karen Viggers
  • Soudain, seuls de Isabelle Autissier

Fanny

 

Miss you de Kate Eberlen

Résumé de l’éditeur : Et si votre âme soeur était un visage caché dans la foule ? «Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie. » Cette phrase, Tess l’a vue des centaines de fois sur une assiette chez elle, dans le sud de l’Angleterre. En cet été 1997, la jeune fille ne peut s’empêcher d’y songer tandis qu’elle savoure la fin de ses vacances idylliques à Florence avec sa meilleure amie. Car sa vie est bel et bien sur le point de changer : elle s’apprête à entrer à l’université. À son retour pourtant, une terrible nouvelle va bouleverser son existence à jamais. Gus est aussi en vacances à Florence, avec ses parents. La vie de sa famille a déjà changé de manière soudaine et tragique depuis que son frère a disparu, et Gus ne pense qu’à une chose : voler de ses propres ailes. À la rentrée, lui doit entamer des études de médecine. Ce jour-là, ces deux inconnus admirent côte à côte la basilique San Miniato al Monte… Au cours des seize prochaines années, leurs chemins vont se croiser et se recroiser, quelques secondes à peine, sans que l’un ou l’autre ne s’en aperçoive. Séparés par la distance et leurs destins respectifs, auront-ils un jour l’occasion de se découvrir ?

Quoi de mieux qu’une romance comme lecture d’été pour lâcher prise? Kate Eberlen ne s’enferme pas dans ce genre littéraire et nous propose bien plus qu’une simple histoire d’amour. Cette dernière ne se développe d’ailleurs que tard dans le récit. Nous suivons donc deux personnages qui ne font que se croiser sans jamais (ou presque) prendre conscience l’un de l’autre. L’autrice déroule la vie de chacun d’entre eux dans une alternance de chapitres. L’un est consacré à Tess, le suivant à Gus et ainsi de suite. C’est bien écrit et c’est subtile. Je me suis très facilement laissée prendre par la main. J’ai ri, j’ai pesté, j’ai été déçue parfois.

A mon sens, la grande réussite de Kate Eberlen est d’avoir réussi à croquer des personnages hautement attachants. Dès les premières pages, une subtile intimité s’installe entre le lecteurs et les protagonistes. L’autrice nous les fait découvrir dans leurs moindres détails. Nous suivons leurs parcours, leurs joies, leurs peines et leurs choix de jeune adulte puis d’adulte. Tous les évènements mis bout à bout les forgent et font ce qu’ils sont lorsqu’ils se rencontrent enfin. Les thématiques fortes abordées peuvent toutes nous concerner : le syndrome d’Asperger, le cancer et sa potentiel hérédité, des obstacles à franchir et des décisions difficiles à prendre.

Ce premier roman est franchement réussi. A peine le livre posé, je n’avais de cesse de vouloir le retrouver. C’est un signe qui ne trompe pas!  Kate Eberlen nous fait rencontrer deux protagonistes très attachants auxquels le lecteur s’identifie et se reconnait facilement. Le tout est raconté avec subtilité, ce qui ne gâche rien.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le théorème du homard de Graeme Simsion
  • Mémoire d’elles de Tammy Greenwood
  • Retour à Cedar Cove, Tome 1 : La Maison d’hôtes de Debbie Macomber
Fanny

 

Summer de Monica Sabolo / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ? Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ? Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

J’ai lu ce roman d’une traite lors d’un voyage en train et je crois que c’était le meilleur moyen pour m’immerger dans ce récit. Le présent et le passé se mélangent dans chaque chapitre. Nous sommes parfois un peu perdus dans la chronologie. Mais pour le coup, j’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans les rouages psychologiques et brumeux de Benjamin. Ce dernier perd pied suite à la disparition soudaine et inexplicable de sa sœur, Summer. S’en suit une descente aux enfers entre interrogations, culpabilité et secrets de famille. Les souvenirs du jeune homme se greffent à des songes. Ils refont surface à la manière de visions révélatrices. Malgré tout, la réalité et la vérité n’ont de cesse de se dérober jusqu’à la chute de cette histoire.

La disparue, pauvre petite fille riche un brin capricieuse, n’est pas un personnage des plus attachants mais j’avoue ne pas m’y être attardée. Les héros sont bien ceux qui restent et qui subissent la perte. Monica Sabolo dresse un roman assez intéressant et immersif. Elle entretien un relatif suspens en donnant des informations au compte-gouttes. La chute n’est pas des plus foudroyantes mais a le mérite de mettre en avant un phénomène souvent méconnu et tabou mais qui concerne des milliers de personnes. Le contexte du bord du lac Léman et de son eau à la fois scintillante et insondable m’a beaucoup plu et d’autant plus que j’y ai passé un weekend il y a peu. Les descriptions ont fait ressurgir mes souvenirs et mes impressions concernant ce superbe lieu.

Dans l’ensemble, j’ai adhéré à ce roman. Le personnage de Summer, la disparue, n’est pas le plus réussi. Cependant, j’ai apprécié suivre la descente psychologique de Benjamin comme sa remontée. Le contexte du lac Léman se prête très bien à cette histoire. J’ai particulièrement apprécié ce mélange de souvenirs, de songes et de visions révélatrices.Vous aimerez aussi découvrir :

  • Aide-moi si tu peux de Jérôme Attal
  • L’œuf de Lennon de Kevin Barry 
  • Un destin d’exception de Richard Yates
Fanny

 

Bilan de mes lectures : JUILLET 2017 ~ Lectures à venir : AOUT 2017

Je n’ai pas été très présente le mois dernier que ce soit sur le blog ou sur les réseaux sociaux. Mais le mois de juillet m’a apporté beaucoup plus de lectures que le mois de juin et pourtant il n’a pas été de tout repos! Deux séjours en Normandie et des déplacements en train m’ont permis d’avancer. J’ai d’abord suivi l’emprisonnement psychologique de deux jeunes sœurs australiennes, j’ai parcouru une réécriture moderne du célèbre Cyrano de Bergerac, j’ai suivi le parcours de deux jeunes gens qui ne font que se croiser sans jamais prendre conscience l’un de l’autre, j’ai participé à la résolution du meurtre de Roger Ackroyd grâce aux petites cellules grises de M. Poirot, j’ai assisté aux ravages que Summer a laissé après sa disparition, j’ai suivi l’incroyable et durable histoire d’amour entre Salvador et Gala Dali et, enfin, je suis partie pour un périple atour de la Grèce.

Nombre de livres lus : 7

Nombre de pages lues : 2511

 


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Deux sœurs de Elizabeth Harrower, éd. Rivages, 334 p.

Mon sentiment face à ce roman est en demi-teinte. Le contexte des années 40 en Australie, le glissement progressif vers un supplice psychologique pour deux sœurs se retrouvant sous le joug d’un homme sont des éléments intéressants. Malheureusement, on ne s’attache pas suffisamment aux deux jeunes femmes pour suffisamment se plonger dans l’histoire.

2,5/5

Tu seras ma beauté de Gwenaële Robert, éd. Robert Laffont, 228 p.

Il s’agit du premier roman adulte de Gwenaële Robert. Cette dernière nous propose une réécriture moderne du célèbre Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Et c’est plutôt réussi! C’est un bel hommage à un classique du théâtre mais aussi à la littérature et à l’écriture en général. A mon sens, il ne manque plus que davantage de subtilités dans les descriptions de certains personnages.

4/5

Miss you de Kate Eberlen, éd. NiL, 528 p.

Quel joli roman! Les deux héros ne font que se croiser sans jamais prendre conscience l’un de l’autre. Nous suivons, à tour de rôle, Tess et Gus dans leur vie chacun de leur côté. Ils m’ont franchement émues. Grâce à leurs choix, leurs joies ou encore leurs peines, il est très facile de s’identifier à eux.  Kate Eberlen déroule un roman plein de détails et de subtilité.
4,5/5

Le meurtre de Roger Ackroyd de Agatha Christie, éd. Le livre de poche, 317 p.

Et voilà, un nouveau Poirot à mon compteur! J’ai plutôt aimé cette enquête. De l’humour, du suspens et le charme tout britannique sont toujours au rendez-vous. Nous changeons de narrateur. Ce dernier est plein de surprise et intéressant à suivre. La chute est réussie même si elle est assez longue à arriver.
4/5

Summer de Monica Sabolo, éd. J.-C. Lattès, 320 p.

J’ai lu ce roman d’une traite. Avec le recul, je pense que c’était l’idéal. J’ai l’impression d’avoir plongé dans les rouages psychologiques de Benjamin. Ce dernier est détruit par la disparition incompréhensible de sa sœur, Summer, plusieurs décennies plus tôt. Entre présent et flashback, Monica Sabolo nous permet de comprendre la situation petit à petit jusqu’à nous dévoiler la vérité.
4/5

Gala et Dali, de l’autre côté du miroir de Dominique de Gasquet et Paquita Llorens Vergés, éd. Robert Laffont, 272 p.

Je connaissais très peu d’éléments de la vie personnelle de Salvador Dalí et encore moins de Gala. Ce livre regroupe les témoignages et les souvenirs de personnes les ayant côtoyés de près. Nous découvrons une histoire d’amour atypique mais d’une belle longévité. Les descriptions très réussies nous font sentir l’air et le soleil de Cadaqués.
4/5

Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop, éd. Les Escales, 512 p.

Il s’agit du premier roman de Victoria Hislop pour moi. Ce fut une belle surprise. Il permet de découvrir une Grèce entre modernité et tradition. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses bien loin des cartes postales justement grâce aux nouvelles que nous racontent « A ». L’objet-livre contient de superbes cartes postales en couleur. Un bon roman d’été et de vacances!
5/5

LECTURES EN COURS

LECTURES PRÉVUES EN AOUT

         

        

Je vous souhaite un TRÈS BEAU MOIS D’aout ET un bel ÉtÉ!

Fanny

Tu seras ma beauté de Gwenaële Robert / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : Lisa, une professeure de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours. C’est une femme directe. Mais lorsqu’elle rencontre, lors d’un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressent que sa seule beauté ne suffira pas. Elle demande à Irène, une collègue de français à l’apparence ordinaire, éprise de littérature, d’écrire à sa place quelques lettres destinées à le charmer. Irène accepte, se prend au jeu, et voilà que ses jours monotones, un peu tristes – un mari notaire, un enfant qu’elle n’arrive pas à avoir –, s’en trouvent profondément bouleversés. La correspondance s’intensifie, devient intime, se prolonge. Jusqu’à ce que Lisa, perdant patience, décide de retrouver l’écrivain pour une nuit… Irène sombre dans le désarroi. Peut-elle continuer à vivre comme avant ?

Pour son premier roman adulte, Gwenaële Robert ne s’attaque pas à l’exercice le plus simple. En effet, avec Tu seras ma beauté, elle nous propose une réécriture moderne du célèbre Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. N’ayant jamais eu l’occasion de lire le roman original, j’ai parcouru un résumé détaillé avant de commencer ma lecture afin de me remémorer l’histoire. L’autrice nous propose ici un véritable hommage à la littérature ainsi qu’à l’écriture. Au fil des pages, on ressent une certaine nostalgie envers les relations amoureuses épistolaires. Gwenaële Robert signe une romance contemporaine joliment menée.

L’autrice reprend les éléments principaux de la pièce d’Edmond Rostand. Cependant et à première vue, cette réécriture me semble plus gentillette et surement moins tragique que la pièce d’origine. Malgré tout, je lui ai trouvé un charme certain et notamment grâce au personnage d’Irène et de ses pensées. On retrouve bien entendu des références à quelques dialogues de Cyrano de Bergerac. Le titre du roman fait d’ailleurs parti d’une strophe pleine de sens et qui regroupe tout l’enjeu de l’histoire originale mais aussi de ce roman-ci. Le seul bémol à mon sens réside dans la description du personnage de Lisa qui est beaucoup trop stéréotypé à mon gout.

Le premier roman adulte de Gwenaële Robert est plutôt réussi. C’est un bel hommage à Cyrano de Bergerac mais aussi à la littérature et à l’écriture en général. A mon sens, il ne manque plus que davantage de subtilités dans les descriptions de certains personnages pour optimiser tout le potentiel de l’autrice. Je continuerais de suivre les parutions de cette dernière, c’est certain!

Merci Gwenaële de m’avoir fait parvenir votre dernier roman.

Sortie le 24 août 2017.

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  • Aide-moi si tu peux de Jérôme Attal
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Fanny

Deux sœurs de Elizabeth Harrower

Résumé de l’éditeur : Après Un certain monde, très remarqué par la presse et les libraires, Rivages poursuit la découverte de ce génie méconnu des lettres australiennes avec un nouvel inédit, Deux soeurs, roman psychologique qui plaira aux fans de Daphné du Maurier. Clare et Laura décident de fuir leur terrible famille grâce à Felix, un homme charmant qui se présente en bienfaiteur. Mais l’homme se révèle d’une grande cruauté au fil du temps, manipulateur et tyran. Best-seller en Australie, ce livre s’impose comme un classique instantané.

Petit à petit, je découvre de nouveaux titres et de nouveaux auteurs de la littérature australienne. Deux sœurs est un roman paru en 1966 mais traduit et édité seulement maintenant en France. Même s’il ne s’agit pas du cœur du roman, le contexte se devine par quelques détails distillés ici et là. Elizabeth Harrower nous entraine dans les années 40 où la guerre fait doucement son apparition loin des terrains d’actions armées. Après le départ de leur mère qui ne leur prête guère d’attention, Laura se marie par défaut à Felix. Elle entraine avec elle sa sœur, Clare. Elles se retrouvent donc vite embourbées dans une situation bien délicate.

En effet, les voilà soumises à un homme odieux et franchement pitoyable. Il se laisse berner en affaire et transfère ses frustrations sur les deux sœurs. Les visions de ces dernières s’affrontent. Laura se soumet, ne voit aucun avenir ailleurs et trouve des excuses à autrui ainsi qu’à elle-même. Tandis que Clare fait preuve d’une soif farouche de liberté et de changer sa vie. Malheureusement, ces personnages manquent de relief pour réellement s’attacher à eux et ressentir de l’empathie pour leur sort. Leur psychologie n’est pas assez poussée selon moi. Finalement on ressort de cette lecture en ayant l’impression de n’avoir fait que la survoler.

Ce fut une lecture en demi-teinte en ce qui me concerne. Pourtant elle partait bien avec un contexte intéressant, un glissement progressif vers un supplice psychologique et une tension palpable. Cependant, je ne me suis pas suffisamment attachée aux personnages pour totalement apprécier ce roman.

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  • La maison des hautes falaises de Karen Viggers
  • Le théorème du homard de Graeme Simsion
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Fanny

Si j’avais su que tu deviendrais si belle, je ne t’aurais jamais laissée partir de Judy Chicurel

Résumé de l’éditeur : Depuis sa rue de Comanche Street, à Long Island, Katie Hanson fait partie de cette jeunesse qui regarde de loin le rêve américain. Alors qu’en 1972 commence son dix-huitième été, que les soirées rallongent, que les rues et la plage s’animent, elle a le sentiment que sa vie reste en suspens. Ses pensées sont ailleurs, tournées vers sa mère qui l’a abandonnée, et vers Luke qu’elle aime secrètement et qui revient, transformé, de deux ans au Vietnam. Entre les confidences de ses meilleures amies et les soirées au bar de l’hôtel Starlight ou le jukebox entonne les classiques de l’époque, il y a pourtant de quoi la divertir. Mitch, vétéran à la jambe de bois qui noie son traumatisme dans l’alcool, y a élu domicile. Tous deux se lient d’amitié. Sous la chaleur écrasante et moite, le temps semble suspendu et propice à la réflexion sur la route à prendre, sur ceux qui nous entourent et que l’on va quitter. Avec toute sa fragilité et sa fantaisie, Katie porte à bout de bras ce roman poétique et émouvant qui évoque ces vieux Polaroïd aux couleurs défraîchies que l’on regarde avec nostalgie et tendresse.

J’aime les romans américains et plus particulièrement ceux empreints de mélancolie et d’un réalisme fort. Celui-ci en fait partie. Sous couvert d’une plume franche et dynamique, Judy Chicurel nous propose un instantané d’un certaine époque dans une petite bourgade de bord de mer de la côte Est des États-Unis. Nous sommes en 1972 et nous assistons aux dernières semaines de lycée de Katie mais aussi à l’été qui suit. Cette période est censée être synonyme de changement mais pour notre héroïne, les choses sont plus compliquées. Elle se cherche et voit les autres évoluer dans le bon sens comme dans le mauvais. Son abandon par sa mère est une vraie blessure qu’elle va devoir gérer.

Ne vous laissez pas duper par le paysage de carte postale de la couverture, le ton de ce roman est sans équivoque. C’est une jeunesse perdue et en proie à tous les extrêmes qui nous est donnée à voir. La guerre du Vietnam est toujours présente en filigrane. On comprend qu’elle est une grande cause de désillusion pour toute une génération. Une certaine jeunesse a été utilisée pour finalement être laissée pour compte une fois rentrée au pays. Certains choix politiques ne sont pas anodins et font de villes autrefois prisées, des ruines désertées où la misère s’accroit. C’est donc une Amérique en déclin qui nous est dépeinte loin du mythe du rêve américain où tout est possible.

Avec son premier roman Judy Chicurel prend le parti de faire un arrêt sur image d’une certaine époque des États-Unis. J’ai totalement adhéré à ce choix qui m’a semblé plein de sens. Elle décrit très bien une jeunesse entre désillusion et envie d’ailleurs. J’ai aimé ce roman notamment pour son réalisme. Une autrice à suivre, c’est certain!0_EvOVrnVous aimerez aussi découvrir :

  • L’attrape-coeurs de J. D. Salinger
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Fanny

Bilan de mes lectures : JUIN 2017 ~ Lectures à venir : JUILLET 2017

Le mois de juin est passé à une vitesse affolante! J’ai été bien occupée : passage d’un oral de concours de la fonction publique territoriale (que j’ai eu!), réflexion autour de notre futur déménagement, organisation pour quelques jours de repos en juillet, de bons moments en famille, de chouettes loisirs et beaucoup de choses à gérer au travail. Malgré ma participation au mois anglais, le bilan lecture reste assez mince avec seulement trois livres lus mais quels livres!

Nombre de livres lus : 3

Nombre de pages lues : 1615


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

La carrière du mal de Robert Galbraith, éd. Le livre de poche, 736 p.

Quel 3e tome pour Cormoran et Robin! Robert Galbraith (aka J. K. Rowling) a réussi un tour de force en surprenant son lecteur à plusieurs reprises lors de cet opus et notamment en intégrant des chapitres du point de vue d’un coupable particulièrement retors. L’intrigue touche personnellement nos deux héros que nous apprenons davantage à connaitre. Le lecteur est embarqué dans un bien sombre tourbillon.

5/5

Retour à Brideshead de Evelyn Waugh, éd. Robert Laffont, 624 p.

Je suis ravie d’avoir enfin découvert ce roman devenu un classique de la littérature britannique. Il s’agit d’une lecture douce-amère, moderne et audacieuse pour l’époque. Evelyn Waugh déploie plusieurs ambiances qui se succèdent et décrit une aristocratie anglaise en déclin. La galerie de personnages est excellente tout comme les grandes thématiques développées (l’homosexualité, la critique de la religion catholique).

5/5

Le secret de Chimneys de Agatha Christie, éd. Le Masque, 255 p.

Déjà le sixième Agatha Christie de l’année! Au programme de cette nouvelle enquête de la Reine du crime : un jeune héros épris d’aventure, des énigmes politiques, des disparitions louches et des faux-semblants. Des preuves devront être recoupées et examinées pour clore cette affaire. Le superintendant Battle qui est introduit discrètement dans ce roman n’est pas sans faire penser à un certain Hercule Poirot.
4/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN juillet

         

        

Je vous souhaite un TRÈS BEAU MOIS DE JUILLET ET DE TRÈS BELLES VACANCES!

Fanny