Le Seigneur des anneaux, Tome 1 : La fraternité de l’anneau de J. R. R. Tolkien [livre audio]

Résumé de l’éditeur : C’est un dangereux héritage que Bilbo Bessac cède à son neveu avant de disparaître : l’anneau de pouvoir forgé par Sauron et dérobé jadis à Gollum. Le mage noir n’aspire qu’à retrouver son arme et sa puissance, et déjà ses cavaliers font route vers le Comté… Pour leur échapper et détruire la menace que représente cet anneau, le jeune hobbit, Frodo, et ses compagnons commencent la périlleuse traversée de la Terre du Milieu, dans l’espoir d’atteindre la Faille du Destin, au cœur du Mordor.

Connaissant très très bien les adaptations, je souhaitais depuis longtemps découvrir l’œuvre originale du Seigneur des anneaux. L’opportunité s’est présentée grâce à la proposition d’Audiolib de me faire découvrir la lecture audio. Je me suis donc embarquée pour une aventure dont le retour est loin d’être une certitude. L’univers que J. R. R. Tolkien a imaginé est foisonnant de détails et d’anecdotes. Nous rencontrons d’abord les hobbits. Découvrir leur façon de vivre et leur Histoire dans les moindres détails est un vrai régal. Le récit s’assombrit ensuite petit à petit avec les effets de l’anneau maléfique, la traversée de terres hostiles et les premiers affrontements avec les orques.

J’ai particulièrement apprécié revivre la rencontre à Fondcombe de tous les personnages qui vont former la Fraternité de l’anneau. Ils sont tous si différents mais vont savoir s’unir pour une même cause et un intérêt commun. C’est ainsi que nous découvrons la culture et la langue enchanteresse des elfes, le savoir-faire et la loyauté des nains, la bonhomie et le courage des hobbits, la clairvoyance et la bravoure des hommes ainsi que l’intuition et le talent de Gandalf. Le moindre élément des us et coutumes des différents peuples est détaillé à l’extrême. Thierry Janssen réussit très bien à nous faire ressentir toute l’étendue du monde de Tolkien mais aussi et surtout de son style si poétique et finement ciselé.

J’ai adoré ma première expérience de lecture audio. Thierry Janssen a su m’emporter dans l’univers incroyable de J. R. R. Tolkien et dans une aventure palpitante. Les personnages sont comme je m’y attendais : charismatiques et hautement attachants. N’hésitez pas à profiter de l’offre d’un livre audio offert pour tester!

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Anges d’Apocalypse, Tome 1 : Le Tourment des aurores de Stéphane Soutoul
  • Cavalier vert, Tome 1 de Kristen Britain
  • La femme d’argile et l’homme de feu de Helene Wecker

Fanny

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Une poignée de cendres d’Evelyn Waugh

Résumé de l’éditeur : Une lady saisie par la débauche, son nobliau de mari perdu dans la jungle amazonienne et condamné à lire à voix haute les œuvres de Dickens pour ne pas mourir de faim… D’une cruauté indicible, en même temps que d’une folle drôlerie, Une poignée de cendres propose un voyage sans complaisance dans l’âme humaine. Jamais sans doute l’impertinence de l’auteur du Cher disparu et de Retour à Brideshead à l’égard de l’aristocratie de son pays ne s’était exercée avec autant de virulence. Et la critique vaudrait aussi bien aujourd’hui, envers telle ou telle figure de nos sociétés contemporaines. Pour nombre des fidèles du « clan » des admirateurs de Waugh, ce roman iconoclaste, classique de l’humour anglais, reste son plus grand chef-d’œuvre.

Depuis ma très belle lecture de Retour à Brideshead d’Evelyn Waugh, je souhaitais découvrir d’autres ouvrages de cet auteur britannique. J’ai sauté sur la sortie toute récente d’Une poignée de cendre pour retenter l’expérience. L’une des thématiques fétiches de l’auteur est le déclin de l’aristocratie britannique. Elle est donc tout naturellement et sans surprise présente ici. Evelyn Waugh prend un malin plaisir à égratigner cette catégorie sociale. Derrière le vernis des apparences, le délitement de l’aristocratie a de réelles conséquences sur ses plus jeunes membres vite perdus et sans repères que nous suivons entre l’Angleterre et l’Amazonie.

Les personnages ne sont pas épargnés par l’esprit caustique de leur créateur. En effet, Evelyn Waugh ne les ménage pas et fait preuve d’une cruauté assez effrayante envers eux. Malheureusement, cela les rend assez insaisissables. Quand je repense au pauvre Toni malmené et manipulé, j’en ai des sueurs froides. Les dialogues sont, quand à eux, aussi délicieux qu’effarants. On assiste à des situations dramatiques sans pouvoir rien y faire. Le tout est servi par une plume simple et efficace. L’auteur nous propose non pas une mais bien deux fins.

Une poignée de cendre est un roman assez particulier entre la satire, un certain réalisme et une cruauté envers des personnages assez insaisissables. Je suis heureuse d’avoir lu ce roman et d’avoir constaté le peu de limite que s’impose Evelyn Waugh. J’imagine que dans les années 30, une certaine catégorie sociale a dû regarder d’un assez mauvais œil la sortie de ce roman.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • La poursuite de l’amour de Nancy Mitford
  • Mr Ashenden, agent secret de Somerset Maugham
  • Retour à Brideshead d’Evelyn Waugh

Fanny

Une vie de lectrice #3 : relecture et mangas

Relire

En ce moment, je suis en pleine relecture du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Ce roman revêt un caractère particulier pour moi puisqu’il fait partie des livres m’ayant remis le pied à l’étrier de la lecture. Pendant mon adolescence, je lisais intensément pendant une courte durée puis plus rien pendant plusieurs mois. Je me souviens avoir dévorée la série Millenium de Stieg Larson et plusieurs Paul Auster pendant cette période. C’est pendant mes études supérieures que j’ai repris la lecture à un rythme vraiment plus soutenu. Les manuels scolaires furent mes livres de chevet pendant mes années d’étudiante en Histoire mais les romans furent également présents principalement pendant les longues vacances d’été. Je suis tombée par hasard sur ce titre dans un supermarché (je crois que je n’y ai plus jamais acheté de livres ensuite) sans savoir qu’il venait de sortir et qu’il s’agissait déjà d’un bestseller. Et là, le coup de cœurs surprise! Ce roman épistolaire, hommage à la lecture et à l’écriture, m’a fait découvrir qu’un horizon sans borne s’ouvrait devant moi et n’attendait que moi. C’est là aussi qu’à commencer mon amour pour la culture britannique que je n’ai eu de cesse de nourrir ensuite.

Les mangas

Depuis quelques semaines, je me remets à lire quelques mangas et même à commencer de nouvelle séries. J’ai toujours apprécié ce genre graphique mais l’ai souvent délaissé par peur des longues séries, par méconnaissance des genres et des mangakas. J’ai commencé à en lire vers l’âge de 12/13 ans. Des amies me prêtaient leur exemplaire de Fruits Basket et de Naruto. J’en ai lu quelques autres depuis mais sans vraiment accrocher. Puis, j’ai découvert il y a quelques années les œuvres de Jirô Taniguchi (Quartier lointain et les années douces) et de Kaoru Mori (Emma et Bride stories). Ces derniers m’ont permis de cerner mes goûts. Je sais donc maintenant vers quoi me tourner, vers les mangas historiques ou ayant un contexte particulier en toile de fond. J’ai donc lu tout récemment le premier tome d’Isabella Bird de Taiga Sassa, du nom d’une exploratrice britannique ayant traversé le Japon encore très fermé du XIXe siècle. Le second et le troisième tomes m’attendent déjà dans ma pile à lire. Je lis également Arte de Kei Ohkubo. Changement de décors puisque l’histoire se déroule dans le Florence artistique du XVIe siècle. Nous suivons une jeune fille qui souhaite devenir peintre dans un univers exclusivement masculin. Un manga hautement féministe! Je vais également découvrir Le maître des livres de Umiharu Shinohara, un manga contemporain se déroulant dans l’univers du livre. Je ne pouvais pas passer à côté!

Très bonne fin de semaine et a bientôt!

Fanny

Mr Ashenden, agent secret de Somerset Maugham

Résumé de l’éditeur : « Ce recueil s’inspire de mon expérience d’agent secret pendant la guerre, mais remaniée au service de la fiction. Car la réalité est un piètre conteur. Elle entame ses récits au petit bonheur, en général bien avant le début de l’action, marche à l’aventure et décroche avant d’avoir dénoué les fils de l’intrigue… » Somerset Maugham a démontré, avant Ian Fleming et John Le Carré, que littérature et espionnage pouvaient faire excellent ménage. Somptueusement écrites, riches de descriptions et de poésie, ces nouvelles nous emmènent d’un pays à l’autre de l’Europe en guerre, brossant au passage des portraits corrosifs et drôles des personnages qu’Ashenden croise au gré de ses aventures, et qui tous – ou presque – se révèlent être des espions.

En tant que passionnée de culture britannique, j’essaye de découvrir régulièrement de nouveaux auteurs anglais. C’est le cas avec Somerset Maugham grâce à ce recueil de nouvelles. Ces dernières s’inspirent de son expérience d’agent secret lors de la Première Guerre mondiale. Mr Ashenden reste un personnage fictif mais renferme tout de même une part autobiographique. Nous voyageons en compagnie de notre héros entre la Suisse, la France, la Russie et l’Écosse. Chaque nouvelle comporte son lot de rencontres et de stratégies du renseignement (espionnage, aide financière, surveillance et mise à profit de personne, filature, etc.).

Les différents protagonistes que nous rencontrons sont bien décrits et immédiatement saisissables. La plupart sont hauts en couleur et terriblement attachants. L’humour très britannique rehausse encore un peu plus l’ensemble. En effet, c’est drôle et notamment grâce à la plume de l’auteur. Celle-ci laisse apparaitre un esprit vif et mordant. Malgré un contexte tendu de conflit, certaines situations sont tournées en ridicule et c’est un régal à lire. Il est possible de déceler en filigrane une certaine émotion ainsi qu’une nostalgie. Le dernier texte se déroulant dans un sanatorium m’a particulièrement touchée. C’est un beau point final pour cet ouvrage.

J’ai regretté de tourner la dernière page de ce recueil de nouvelles tellement il m’a plu et enthousiasmé. Grâce à une belle plume non dénuée d’humour, Somerset Maugham nous livre de courts textes aux personnages hauts en couleur et attachants. Le contexte est bien retranscrit et une certaine émotion s’invite régulièrement. J’espère mettre la main sur deux autres recueils de l’auteur, Les trois grosses dames d’Antibes et Madame la Colonelle.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • Black-out de John Lawton
  • Stasi child de David Young
  • Un mirage finlandais de Kjell Westö

Fanny

Bilan de mes lectures : MARS 2018 ~ Lectures à venir : AVRIL 2018

J’ai beaucoup lu ce mois-ci grâce à une petite semaine de vacances bien reposante. J’ai aussi intensifié la lecture d’ouvrages graphiques avec de la bande dessinée et du manga. Dans l’ensemble, il s’agit d’une bonne pioche à part peut-être deux romans qui m’ont laissée perplexe et indécise quant à mon ressenti à leur propos. En mars, j’ai vécu sous les bombardements allemands dans un petit village anglais, j’ai assisté à la naissance d’une magnifique histoire d’amour sous le soleil de l’Italie, j’ai mis des images sur les mots de Malika Ferdjoukh, j’ai vécu la vie d’un agent secret pendant la Première Guerre mondiale, j’ai observé la cruelle déchéance de l’aristocratie britannique, j’ai participé à diverses stratégies diplomatiques en compagnie du très drôle Lawrence Durrell, j’ai suivi de jeunes filles dans leur quête de justice, j’ai retrouvé les truculents Tuppence et Tommy Bereford, j’ai suivi la difficile reconstruction d’une femme ayant perdue toute sa famille dans lors de la Shoah et j’ai fait une incursion dans le monde des vampires…

Nombre de livres lus : 12

Nombre de pages lues : 3568


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

La chorale des dames de Chilbury de Jennifer Ryan, éd. Albin Michel, 464 p.

Avec ce roman, nous voilà directement transportés au cœur d’un petit village anglais malmené par la Seconde Guerre mondiale. Jennifer Ryan navigue entre un ton badin et un ton plus grave. Le style assez passe-partout de l’auteur n’est pas forcément ce que je retiendrais mais javoue ne pas avoir boudé mon plaisir. Plusieurs personnages interviennent par le biais de leur journal intime ou de lettres, ce qui est très vivant.

3,5/5

Call me by your name d’André Aciman, éd. Folio jeunesse, 248 p.

Ce roman est un magnifique coup de cœur relatant une histoire d’amour comme on en lit trop peu. Aussi subtiles qu’entreprenants, Oliver et Elio m’ont partagé leurs sentiments avec une rare force. La touffeur si particulière de l’Italie en été enveloppe un peu plus ce roman dans une atmosphère ardente et voluptueuse. Et quel final!

5/5

Quatre soeurs, Tome 1 : Enid de Malika Ferdjoukh et Cati Baur, éd. Rue de Sèvres, 151 p.

Quel plaisir de retrouver les soeurs Verdelaine et la Vill’Hervé! Cati Baur signe une très belle adaptation du roman phare de Malika Ferdjoukh. On y retrouve l’ambiance, la fantaisie, les dialogues si savoureux du roman original. Les personnages sont tels que je me les représentais. Un délice, un régal!
5/5

Mr Ashenden, agent secret de Somerset Maugham, éd. Robert Laffont, 448 p.

J’ai adoré ce recueil de nouvelles, fruit de l’expérience d’agent secret pendant la Première Guerre mondiale de l’auteur. Nous voyageons avec Mr Ashenden entre la Suisse, la France, la Russie et l’Écosse tout en croisant des personnages hauts en couleur et terriblement attachants. L’humour britannique rehausse encore l’ensemble.

5/5

Une poignée de cendres d’Evelyn Waugh, éd. Robert Laffont, 416 p.

Ce roman d’Evelyn Waugh est d’une cruauté assez effrayante. Les personnages ne sont pas épargnés par l’esprit caustique de leur créateur. On retrouve des thématiques chers à l’auteur et notamment le déclin de l’aristocratie britannique. Malheureusement, les personnages restent assez insaisissables jusqu’à la dernière page.

3,5/5

Affaires urgentes de Lawrence Durrell, éd. Robert Laffont, 336 p.

Ce livre réunit trois ouvrages de nouvelles inspirées de l’expérience d’attaché de presse à l’ambassade anglaise de Belgrade de Lawrence Durrell. Ce dernier nous donne à voir des stratégies diplomatiques franchement absurdes et ridicules. C’est drôle, c’est bien écrit et c’est piquant par moment.

5/5

Un assassin de première classe de Robin Stevens, éd. Flammarion jeunesse, 352 p.

Un assassin de première classe est un bon petit roman jeunesse mais aussi policier. Je me suis beaucoup amusée à suivre Hazel et Daisy. Les autres personnages ne sont pas en reste et sont très bien croqués. Et puis, il faut le dire, le cadre de l’Orient-Express provoque un certain émerveillement.

4/5

Associés contre le crime d’Agatha Christie, éd. Le livre de poche, 124 p.

J’ai adoré retrouver Tuppence et Tommy toujours aussi drôles, ironiques, facétieux mais aussi courageux et opiniâtres. Une enquête principale se joue dans l’intégralité du livre et plusieurs petites affaires sont à résoudre pour nos deux héros sous forme de nouvelles. Ces dernières comportent plus ou moins d’enjeux et quelques chutes sont bien vues.

4/5

Le goût sucré des souvenirs de Beate Teresa Hanika, éd. Les Escales, 272 p.

Certains objets fixent les souvenirs, ici ce sont les confitures d’abricot. Elle rappelle l’enfance heureuse mais aussi ce moment de chaos où tout bascule. Les voyages dans le temps entre les différents chapitres tout comme les thématiques principales (la solitude par exemple) sont intéressants. Cependant, à force de vouloir trop suggérer, l’effet désiré se délite un peu au fur et à mesure de la lecture. Je suis restée sur ma faim, dommage!

3,5/5

         

Le mémoires de Vanitas, Tome 2, 3 et 4 de Jun Mochizuki, éd. Ki-oon, 757 p.

J’ai continué cette série grâce au prêt d’une amie. De nouveaux personnages et de nouvelles aventures sont au rendez-vous. J’aime l’humour mélangé au drame, et le réel (le vrai Paris du XIXe siècle et les humains) mélangé à l’imaginaire (l’Altus et les vampires). J’espère simplement que la suite ne va pas partir dans tous les sens.

4/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN AVRIL

         

         

Je vous souhaite un très bon mois d’avril!

Fanny

3 romans, 3 avis, 1 billet [spécial Agatha Christie]

Je continue mon challenge de lire un ouvrage d’Agatha Christie par mois dans l’ordre chronologique de parution. Je vous propose aujourd’hui mes avis concernant les trois ouvrages lus en ce début d’année.

Le train bleu

Résumé de l’éditeur : À bord du luxueux Train bleu qui emmène ses élégants passagers de Londres à la Riviera, la fille gâtée d’un millionnaire est sauvagement assassinée et ses bijoux volés. La piste du Marquis, un célèbre voleur de joyaux est aussitôt privilégiée. Mais cela ne satisfait pas Hercule Poirot qui, se trouvant à bord par le plus grand des hasards, va examiner de près l’entourage de la jeune femme.

Ce roman est la sixième enquête du très célèbre Hercule Poirot. C’est un mystère de plus à résoudre pour notre fin limier à bord d’un superbe train. Les allées et venues de chacun sont décortiquées, les paroles analysées et les comportements observés. L’enquête est intéressante et bien ficelée. Elle est notamment rythmée grâce à un saut dans le temps qui fait avancer les investigations. Comme à son habitude, Hercule Poirot est en grande forme et nous fait mariner dans diverses fausses pistes avant de nous annoncer son verdict. Cette enquête se déroule majoritairement en France. Agatha Christie n’hésite pas à se moquer ouvertement de nous autres, mangeurs de grenouilles! Certains personnages nous font lever les yeux au ciel par leur mentalité et leur stupidité. La Reine du crime possède un vrai don pour croquer des personnages plein de faiblesse et de travers.

Les sept cadrans

Résumé de l’éditeur : Une bande d’amis passe le week-end à la campagne. L’un d’eux a les plus grandes difficultés à se réveiller le matin et ses compagnons décident de lui jouer un tour. Ils placent huit réveils autour de sa chambre. Mais le lendemain le jeune homme n’apparaît toujours pas au petit déjeuner : il est retrouvé mort dans son lit et des huit réveils, il n’en reste que sept… Les enquêteurs feront bientôt un lien avec le célèbre night club de la région, « Les sept cadrans », et découvriront qu’il est le quartier général d’une bien étrange société secrète. 

Que feriez-vous si une inquiétante société secrète semait la terreur dans votre entourage? Eileen Brent (ou Bundle) ne réfléchit pas longtemps avant de se lancer sur les traces de personnages bien mystérieux. J’ai beaucoup aimé cette héroïne moderne, forte et fonceuse. J’espère la retrouver dans une nouvelle histoire car elle m’a fait forte impression. A noter également, le retour du superintendant Battle, un brin nonchalant, qui apparait déjà dans Le Secret de Chimneys. L’ironie, l’humour et le sens aigu pour brouiller les pistes d’Agatha Christie m’ont amusée. Les romans de cette dernière sont parfois sympathiques sur le moment mais plutôt oubliables à long terme. Les sept cadrans me laisse un ressenti bien plus enthousiaste grâce à une idée de départ assez originale.

Associés contre le crime

Résumé de l’éditeur : Tommy et Tuppence s’ennuient. Quoi de mieux qu’une agence de déctectives pour rompre le train-train de la vie quotidienne? Et les voilà lancés dans quinze aventures exaltantes mais périlleuses, dont ils sauront se sortir avec humour.

Après Mr Brown, j’attendais particulièrement de revoir Tommy et Tuppence Beresford dans une nouvelle enquête car j’avais éprouvé une certaine affection pour eux. Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçue. J’ai adoré retrouver ce couple plein d’humour, d’ironie et de facétie. Ils sont drôles certes, mais aussi courageux et opiniâtres. Une enquête principale se joue dans l’intégralité du livre et plusieurs petites affaires sont à résoudre pour nos deux héros sous forme de nouvelles. Ces dernières comportent plus ou moins d’enjeux et quelques chutes sont bien vues. Elles n’ont rien d’exceptionnel mais restent vraiment plaisantes à lire. Les dialogues entre Tommy et Tuppence sont délicieux et toujours vifs. Il est aussi question de littérature policière, certains titres ou personnages célèbres sont cités.

Vous aimerez aussi découvrir ces autres romans d’Agatha Christie :

  • Dix petits nègres
  • La mystérieuse affaire de Styles
  • Mr Brown

Fanny

Un assassin de première classe de Robin Stevens

Résumé de l’éditeur : Hazel et Daisy partent en vacances à bord de l’Orient-Express avec M. Wong. Une seule interdiction : jouer les détectives. Alors qu’un espion se cache dans le train, une riche héritière est assassinée dans une cabine verrouillée de l’intérieur. Le club de détectives est obligé de reprendre du service ! Attention, elles ne sont pas les seules sur l’affaire…

J’aime beaucoup lire un roman jeunesse une fois de temps en temps. Ce type de littérature regorge de petite pépite qu’il est très agréable à parcourir. Un assassin de première classe fait partie d’une série (il s’agit du troisième tome) mais peut très bien se lire indépendamment, c’est d’ailleurs ce que j’ai fait. J’ai fait la connaissance de deux jeunes filles de 14 ans complétement inconscientes mais tellement courageuses et perspicaces. Elles se sont découvertes des talents de fin limier et ont donc créé le club de détectives Wells & Wong. Entre moments de tension, d’émotion mais aussi d’humour, je les ai suivies avec beaucoup d’intérêt.

Comme le titre et l’enquête le laissent deviner, il s’agit d’un hommage à Agatha Christie et à son célèbre roman Le meurtre de l’Orient-Express. A l’image de ce dernier, ce train mythique est ici plus vraie que nature. Il y a également quelques références à Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle. Je ne me suis jamais ennuyée. Sous la plume d’Hazel, nous sommes entrainés au cœur d’une double enquête dont le dénouement est pour le moins incertain. J’ai beaucoup aimé les descriptions des différents protagonistes et notamment des suspects. Ces derniers ont tous une caractéristique ou un signe distinctif particuliers qui brouillent les pistes.

Un assassin de première classe est un bon petit roman jeunesse mais aussi policier. Je me suis beaucoup amusée à suivre Hazel et Daisy. Les autres personnages ne sont pas en reste et sont très bien croqués. Et puis, il faut le dire, le cadre de l’Orient-Express provoque un certain émerveillement. J’espère avoir l’occasion de lire une autre enquête du club de détectives Wells & Wong.

logo-litVous aimerez aussi découvrir :

  • L’extraordinaire voyage de Sabrina de P. L. Travers
  • Miss Dashwood, nurse certifiée, Tome 1 : De si charmants bambins de Gwenaële Barussaud
  • The making of Mollie d’Anna Carey

Fanny

La chorale des dames de Chilbury de Jennifer Ryan

Résumé de l’éditeur : 1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de Miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide ; Venetia, la « tombeuse » du village ; Silvie, une jeune réfugiée juive; Edwina, une sage-femme qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes… Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s’inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde les âmes de ce chœur que vous n’êtes pas près d’oublier.

La promesse d’un roman so british est toujours très attirante. Avec La chorale des dames de Chilbury, nous voilà directement transportés au cœur d’un petit village anglais. L’image bucolique de ce dernier est vite ternie par les troubles de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements allemands et les rumeurs d’invasion. Sauf exception, les hommes sont au front, les femmes se retrouvent donc maître à bord et vont devoir faire preuve de solidarité afin de continuer à faire vivre leur communauté. Jennifer Ryan navigue entre un ton badin (potins du village ou encore amourettes) et un ton plus grave (bombardements, décès d’habitants du village, mensonges, etc.).

Le style de l’auteur n’est pas ce que je retiendrais. Il est assez passe-partout. Le sujet est également assez classique et le contenu attendu. Ce roman reprend par exemple les mêmes ingrédients que la série Home fires, la chorale en plus. Cependant, j’avoue ne pas avoir boudé mon plaisir en lisant ce livre. Plusieurs personnages interviennent par le biais de leur journal intime ou de lettres. C’est assez vivant et permet de s’approcher au plus près des protagonistes et des évènements. L’auteur suggère bien que les cartes sont redistribuées et les vieilles traditions obsolètes. Certaines personnes vont bien devoir s’y faire et revoir leur copie.

J’ai passé un bon moment avec cette lecture détente même si elle ne ne révolutionne clairement pas le genre. La musique, par le biais de la chorale des dames de Chilbury, comme moyen d’adoucir les mœurs est au cœur du roman. Les petits et grands drames de cette époque troublée sont également bien présents.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux Albin Michel.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • L’été avant la guerre de Helen Simonson
  • Les jonquilles de Green Park de Jérôme Attal
  • Lettres à Stella de Iona Grey

Fanny

Call me by your name d’André Aciman

Résumé de l’éditeur : Andre Aciman’s Call Me by Your Name is the story of a sudden and powerful romance that blossoms between an adolescent boy and a summer guest at his parents’ cliffside mansion on the Italian Riviera. Each is unprepared for the consequences of their attraction, when, during the restless summer weeks, unrelenting currents of obsession, fascination, and desire intensify their passion and test the charged ground between them. Recklessly, the two verge toward the one thing both fear they may never truly find again: total intimacy. It is an instant classic and one of the great love stories of our time. / Résumé en français des éditions Grasset : Elio Perlman se souvient de l’été de ses 17 ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les ans, ses parents accueillent dans leur maison sur la côte italienne un jeune universitaire censé assister le père d’Elio, éminent professeur de littérature. Cette année l’invité sera Oliver, dont le charme et l’intelligence sautent aux yeux de tous. Au fil des jours qui passent au bord de la piscine, sur le court de tennis et à table où l’on se laisse aller à des joutes verbales enflammées, Elio se sent de plus en plus attiré par Oliver, tout en séduisant Marzia, la voisine.

Ce livre d’abord publié en 2007 a connu un retour fulgurant grâce à l’adaptation cinématographique sortie il y a peu. Suite aux avis de copinautes à qui je me fie les yeux fermés, je me suis plongée à mon tour entre les pages de cette histoire d’amour hors du commun. Elio nous raconte des années plus tard sa puissante rencontre avec Oliver, mais l’ensemble reste tout de même bien ancré dans le présent des années 80. La touffeur si particulière de l’Italie en été enveloppe un peu plus ce roman  dans une atmosphère ardente et voluptueuse. André Aciman décrit des scènes et des dialogues qui se gravent à jamais dans l’esprit du lecteur (le tête à tête entre Elio et son père est tellement beau et saisissant). Le ton est tantôt mélancolique, tantôt nostalgique et parfois impérieux. La chute m’a beaucoup plu à la fois douce et amère.

« The light of my eyes, I said, light of my eyes, light of the world, that’s what you are, light of my life. » (p. 85)

Une certaine tension sexuelle se dégage de plusieurs passages. Elle est clairement explicite mais toujours bien amenée par la description du désir, de l’attente, de l’impatience et de l’imagination de notre jeune héros (passionné de littérature et de musique classique). Même si on devine facilement qu’il ne s’agit pas d’une première aventure pour Oliver mais aussi pour Elio, c’est le caractère fulgurant, unique et indélébile de cette relation qui en fait l’histoire d’amour d’une vie, vous hantant pour toujours. Elio vit de véritables montagnes russes de sentiments. On le suit dans ses cheminements de pensée et dans ses états d’âme. Tout est très  riche, détaillé, réaliste et crédible. A noter également de belles références notamment à Claude Monet, Vincent Van Gogh ou encore Emily Brontë.

C’est un beau coup de cœur pour cette histoire d’amour comme on en lit peu. Elio et Oliver vont me suivre encore longtemps. J’ai l’impression d’avoir vécu intensément cette histoire. C’est suffisamment rare pour chérir ces souvenirs de lecture. Par contre, un petit conseil, ne lisez pas le résumé français en entier (je l’ai volontairement écourté ci-dessus), il en dévoile beaucoup trop et ne rend pas du tout hommage au contenu du roman.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • 4 3 2 1 de Paul Auster
  • Le monde de Charlie de Stephen Chbosky
  • La lumière des étoiles mortes de John Banville

Fanny

Une vie de lectrice #2 : littérature britannique et réceptions

littérature britannique en vacances

Je nourris un attachement particulier pour la collection Pavillons poche des éditions Robert Laffont. Ils rééditent des classiques plus ou moins récents d’auteurs de diverses nationalités. Mon intérêt se porte bien souvent vers les écrivains britanniques. On ne se refait pas! Ma petite semaine de vacances tirent vers sa fin, un moment propice pour se plonger dans trois livres de cette collection. Hormis leur nationalité et leur caractère bien trempé, Somerset Maugham (1874-1965), Evelyn Waugh (1903-1966) et Lawrence Durrell (1912-1990) ont tous les trois un petit quelque chose qui me fait aller naturellement vers leurs ouvrages. Somerset Maugham a œuvré comme agent secret pendant la Première Guerre mondiale, Evelyn Waugh fut l’ami d’une vie de Nancy Mitford et Lawrence Durrell provient d’une famille hors du commun découverte dans la série The Durrells. J’ai déjà terminé Mr Ashenden, agent secret de Somerset Maugham. Ce recueil de nouvelles inspirées de l’expérience d’agent secret de l’auteur est excellent. Nous voyagons entre la Suisse, la France, la Russie et l’Écosse tout en croisant la route de personnages hauts en couleur et attachants. Le style à l’humour so british est un régal. Vous retrouverez prochainement mes avis complets à propos de ces trois livres sur le blog.

Des réceptions

En début de mois, j’achète souvent un ou deux ouvrages. En mars, les choses ont mal tourné… Le bilan s’élève au nombre de 5 livres ayant rejoint ma bibliothèque! D’abord, Associés contre le crime d’Agatha Christie. Je lis un livre de la Reine du crime par mois. Je suis impatiente de retrouver les truculents Tommy et Tuppence Beresford dans cet opus. On chesil beach (Sur la plage de Chesil) de Ian McEwan est un court roman sur le face à face difficile de deux tous jeunes époux lors de leur lune de miel au début des années 60. C’est l’adaptation à venir (avec Saoirse Ronan que j’aime beaucoup) qui m’a fait découvrir ce titre. J’ai déniché, dans la rubrique des bonnes affaires du site Book DepositoryJourneys through England in particuliar : Caosting de Sue Clifford et Angela King. Il s’agit d’un petit dictionnaire illustré à propos de toutes les spécificités du littoral britannique, à emmener dans un futur voyage. J’aime beaucoup la maison d’édition et librairie londonienne Persephone Books. Grâce à une réduction sur leurs classiques et bestsellers, j’ai commandé Good evening Mrs Craven de Mollie Panter-Downes qui regroupe plusieurs chroniques parues dans le New Yorker sur la vie quotidienne pendant la Seconde Guerre mondiale au Royaume-Uni. Enfin, Mollie on the march d’Anna Carey (qui n’est pas encore arrivé à la maison) n’est autre que la suite de The making of Mollie. Je suis curieuse de continuer à suivre la jeune Mollie dans son parcours de suffragette.

Très bon weekend à venir!

Fanny