Miss Charity de Marie-Aude Murail

Résumé de l’éditeur : Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur. Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites soeurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Il était grand temps que je découvre Marie-Aude Murail, devenue classique dans le paysage de la littérature jeunesse française. Inspiré de la vie de l’écrivaine pour la jeunesse Beatrix Potter, ce roman fut une bulle de plaisir au milieu de mes lectures habituelles. Charity grandit durant l’ère victorienne faite de carcans  et de convenances étouffantes, et d’autant plus lorsqu’on est une femme. Cependant, notre héroïne est une enfant singulière et différente, c’est en cela qu’il est difficile de la contenir pour la conformer à un modèle de jeune fille accomplie. L’existence de Charity n’est donc pas toute rose, loin de là, mais Marie-Aude Murail possède un don pour faire de l’adversité une force.

J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Charity et à la voir grandir puisque nous partageons son existence sur une période assez longue. Sa passion pour le dessin, les champignons et les animaux est d’une fraicheur épatante. La place de la femme est clairement au cœur du récit. Toute jeune fille est conditionnée pour un rôle prédéfini. Marie-Aude Murail signe donc un roman presque engagé. Le glissement du destin de notre jeune héroïne vers l’écriture et la publication est passionnant et plein de rebondissement. Les dernières pages laissent une Miss Charity épanouie, indépendante et ayant trouvée sa voix au grand dam de certains de ces contemporains.

Miss Charity m’a souvent été conseillé et je comprends maintenant pourquoi. Une héroïne attachante, une thématique forte encore d’actualité aujourd’hui, un contexte bien rendu et une fantaisie aussi drôle que poignante font de ce roman une perle parmi la littérature jeunesse. Mention spéciale aux illustrations de Philippe Dumas qui réhaussent encore un peu plus l’ensemble. Je suis en train de découvrir un autre ouvrage de Marie-Aude Murail : le premier tome de Sauveur & fils, un régal!

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant 
  • Je suis un dragon de Martin Page
  • L’extraordinaire voyage de Sabrina de P. L. Travers 

Fanny

Publicités

La saga des marquises de Marie-Pierre Farkas et Muriel Bloch

Résumé de l’éditeur : 1862. La jeune Éléonore a une oreille exceptionnelle. Son père devient fou de rage lorsqu’il découvre qu’elle joue de la musique en cachette. Pour lui faire passer l’envie de devenir musicienne, il l’envoie à Paris chez son oncle et sa tante, qui tiennent une blanchisserie. Mais l’adolescente trouve le moyen de se faire embaucher dans l’atelier de fabrication d’instruments du génial Adolphe Sax. La destinée hors du commun d’une famille de musiciennes aux temps de la Commune et des premières Expositions universelles! Au travers d’une saga historique aux personnages féminins inoubliables et au rythme frénétique, voici l’histoire des premiers cuivres et des débuts du jazz qui se déploie sur deux continents.

Ce titre jeunesse d’abord publié en deux tomes m’était totalement inconnu avant de le découvrir sur le forum Whoopsy Daisy. Marie-Pierre Farkas et Muriel Bloch nous entraine dans un tourbillon et une fresque historique aux côtés de plusieurs générations d’une même famille. Le récit débute au milieu du XIXe siècle pour se terminer dans les premières années du XXe siècle entre la France et les États-Unis. La musique et son évolution sont clairement le fil rouge de ce roman. C’est d’ailleurs l’occasion de croiser Adolphe Sax, George Gershwin, Charles Conn, Louis Armstrong, Joséphine Baker et j’en passe. En un peu moins de 300 pages, il est impossible de détailler chaque rencontre ou chaque fait historique mais pour un jeune lectorat, ce livre apporte une bonne vue d’ensemble.

Nous suivons principalement une toute jeune mère, Éléonore, accompagnée de sa fille, Carmel. Ce sont des personnages entiers et clairvoyants. Leur liberté est sans concession et va outre les convenances de l’époque. Marie-Pierre Farkas et Muriel Bloch ont réussi à retranscrire les atmosphères, sans éviter les difficultés, bien différentes de chaque ville traversée par nos deux héroïnes : Paris, la Nouvelle-Orléans, Chicago ou encore New-York. Elles font la connaissance de personnages déterminants et hauts en couleur. La place de la femme dans la société, le racisme et la ségrégation sont quelques-unes des thématiques abordées. Ces dernières sont servies par une plume imagée et expressive très agréable à parcourir.

Ce récit vif au rythme soutenu m’a beaucoup plu. Il y a peut-être un peu trop de rencontres de personnages historiques ou en tout cas célèbres pour faire de cet ouvrage un roman totalement crédible. J’avoue lui pardonner cette maladresse car elle permet d’apprendre plein d’éléments.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Hélium.

babelio

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant de Malika Ferdjoukh
  • Miss Dashwood, nurse certifiée, Tome 1 : De si charmants bambins de Gwenaële Barussaud
  • Vango, Tome 1 : Entre ciel et terre de Timothée de Fombelle

Fanny

Un assassin de première classe de Robin Stevens

Résumé de l’éditeur : Hazel et Daisy partent en vacances à bord de l’Orient-Express avec M. Wong. Une seule interdiction : jouer les détectives. Alors qu’un espion se cache dans le train, une riche héritière est assassinée dans une cabine verrouillée de l’intérieur. Le club de détectives est obligé de reprendre du service ! Attention, elles ne sont pas les seules sur l’affaire…

J’aime beaucoup lire un roman jeunesse une fois de temps en temps. Ce type de littérature regorge de petite pépite qu’il est très agréable à parcourir. Un assassin de première classe fait partie d’une série (il s’agit du troisième tome) mais peut très bien se lire indépendamment, c’est d’ailleurs ce que j’ai fait. J’ai fait la connaissance de deux jeunes filles de 14 ans complétement inconscientes mais tellement courageuses et perspicaces. Elles se sont découvertes des talents de fin limier et ont donc créé le club de détectives Wells & Wong. Entre moments de tension, d’émotion mais aussi d’humour, je les ai suivies avec beaucoup d’intérêt.

Comme le titre et l’enquête le laissent deviner, il s’agit d’un hommage à Agatha Christie et à son célèbre roman Le meurtre de l’Orient-Express. A l’image de ce dernier, ce train mythique est ici plus vraie que nature. Il y a également quelques références à Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle. Je ne me suis jamais ennuyée. Sous la plume d’Hazel, nous sommes entrainés au cœur d’une double enquête dont le dénouement est pour le moins incertain. J’ai beaucoup aimé les descriptions des différents protagonistes et notamment des suspects. Ces derniers ont tous une caractéristique ou un signe distinctif particuliers qui brouillent les pistes.

Un assassin de première classe est un bon petit roman jeunesse mais aussi policier. Je me suis beaucoup amusée à suivre Hazel et Daisy. Les autres personnages ne sont pas en reste et sont très bien croqués. Et puis, il faut le dire, le cadre de l’Orient-Express provoque un certain émerveillement. J’espère avoir l’occasion de lire une autre enquête du club de détectives Wells & Wong.

logo-litVous aimerez aussi découvrir :

  • L’extraordinaire voyage de Sabrina de P. L. Travers
  • Miss Dashwood, nurse certifiée, Tome 1 : De si charmants bambins de Gwenaële Barussaud
  • The making of Mollie d’Anna Carey

Fanny

The making of Mollie de Anna Carey

Résumé de l’éditeur : Mollie Carberry’s life seems pretty dull until she discovers her older sister Phyllis is a suffragette! When she and her friend Nora get involved they must face the question of how far a girl should go for her beliefs. / La vie de Mollie Carberry semble assez ennuyeuse jusqu’à ce qu’elle découvre que sa grand sœur Phyllis est une suffragette!  Lorsque Mollie et son amie Nora s’implique, elles doivent faire face à la question de jusqu’où une fille devrait aller pour ses convictions.

L’Irlande est un pays qui m’intéresse beaucoup de par sa culture, son histoire houleuse et ses croyances. C’est pourtant le premier roman irlandais que je chronique sur le blog et j’en suis la première surprise. Cet ouvrage jeunesse m’a été conseillé sur le forum Whoopsy Daisy (encore et toujours ce lieu de tentations!). Anna Carey nous fait découvrir dans son roman épistolaire le Dublin du tout début du XXe siècle. Nous nous promenons dans les rues de cette ville avec beaucoup d’intérêt. Très vite, on se rend compte que les inégalités sociales mais aussi entre les deux sexes sont la norme. La société irlandaise ne semble pas prête à bouger de ses lignes. Cependant, le mouvement des suffragettes enfle de plus en plus.

Nous faisons la connaissance de Mollie, 14 ans, toute jeune dublinoise vivant dans une famille aisée. Mollie cherche d’abord un amusement et à casser la monotonie de son quotidien assez rigide. Cependant et au fil de ce roman d’apprentissage, elle va se découvrir une conscience politique. Elle ne comprend pas pourquoi son frère semble pouvoir faire ce que bon lui semble sans carcan. Son âme de féministe va ainsi se former. Suivant le modèle de sa sœur, elle va se découvrir une passion pour la lutte pour le droit de vote des femmes. Elle va s’engager auprès des suffragettes de Dublin sans s’imaginer les folles aventures qui l’attendent. Avec humour et clarté, Anna Carey passe un message fort aux plus jeunes mais aussi aux plus grands.

Ce roman est très utile pour ne pas oublier les engagements mais aussi les sacrifices de certaines femmes (mais aussi certains hommes) afin que tous acquièrent les mêmes droits civiques. Même si Mollie se laisse parfois emporter par son enthousiasme (très contagieux!), elle reste une jeune fille vive, ouverte et drôle. A lire! Le tome 2 est prévue pour le début du mois de mars sous le titre Mollie on the march.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Ces extravagantes sœurs Mitford d’Annick Le Floc’hmoan
  • Les filles de Brick Lane, Tome 1 : Ambre de Siobhan Curham
  • Suffragette avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter et Ben Wishaw  (2015)

    Fanny

Fais-moi peur de Malika Ferdjoukh

Résumé de l’éditeur : Monsieur N. n’avait pas été un criminel toute sa vie. La preuve, il avait déjà neuf ans quand il tua pour la première fois. Bien entendu, à cette époque, il n’était pas encore monsieur N..Il était Léo, petit garçon qui passait ses vacances chez Mémé et Pépé…. Et puis, vingt ans plus tard, le voici, rôdant autour de la maison de la famille Mintz. Les parents sont sortis, les enfants font du pop-corn, Odette voudrait aller chercher un sapin au cimetière, elle craint que le Père Noël ne les oublie. Monsieur N. ne les oublie pas, lui. Il a déjà tué son chien Thor, il a mis un manteau rouge, il se prépare. Un roman haletant, tendu, mais plein d’humour aussi. Un thriller de Noël, qui ne vous lâche pas.

C’est toujours une immense joie de retrouver la plume de Malika Ferdjoukh. C’est son cinquième roman que je lis. Il est assez différent de ceux qui ont précédé puisqu’il s’agit d’un thriller jeunesse. Elle fait le choix de présenter le criminel dès les premières pages. Il est animé d’une haine et d’un antisémitisme implacables. Nous le suivons régulièrement dans son parcours destructeur. Dans le même temps, le lecteur est introduit dans la chaleureuse maison des Mintz. Alors que les parents sont de sortie, l’espiègle fratrie en profite pour laisser libre cours à un joyeux bazar. Mais monsieur N. se rapproche tout doucement de la maison de cette famille juive pour la recouvrir de ténèbre, de peur et abolir toute forme d’insouciance.

Le style si particulier de Malika Ferdjoukh est toujours présent. Sa fantaisie est un régal à découvrir et redécouvrir. Les comiques de mot, de geste et de situation sont toujours présents. Ils viennent contrecarrer toute la noirceur que monsieur N. diffuse. La tension est tout de même bien présente mais bien dosée. J’ai beaucoup aimé découvrir chaque enfant de la fratrie Mintz. Ils ont tous un caractère bien propre et sont attachants. Leur réflexion ou observation sur la religion et l’envie d’avoir un sapin de Noël m’ont paru intéressantes et pertinentes. On aurait presque envie que les pages se tournent encore et encore pour passer plus de temps en leur compagnie dans ce cocon où la mixité à sa place peu importe les.

Malika Ferdjoukh a le don de faire passer des messages concernant des sujets importants et parfois difficiles à saisir tout en distillant un certain humour et une fantaisie si singulière. Je souhaite à tous les jeunes de pouvoir croiser la route d’un roman de cette auteure car je suis certaine qu’il en sortira grandi. La période de Noël approche à grand pas, cette histoire m’a donné des envies de revoir Maman, j’ai raté l’avion!

Vous aimerez aussi découvrir de la même auteure :

  • Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant 
  • Chaque soir à 11 heures
  • Quatre sœurs
  • Taille 42

Fanny

Les filles de Brick Lane, Tome 2 : Sky de Siobhan Curham

Résumé de l’éditeur : Premier jour de cours pour Sky. Entre les devoirs et la pression des examens, trouvera-t-elle du temps pour ses amies et pour exprimer ses envies de liberté ?

Souvenez-vous il y a un an, je vous parlais du premier tome de cette série pour adolescents. Je suis très heureuse d’avoir pu retrouver Sky, Rose, Maali et Ambre pour de nouvelles aventures. Nous déambulons également avec plaisir dans le quartier londonien de Brick Lane où évolue nos quatre héroïnes. Ces dernières sont très différentes les unes des autres mais elles arrivent toujours à trouver un compromis pour s’entendre. C’est donc le portrait d’une amitié comme il en existe peu. Leurs réunions régulières sous le patronat d’Oscar Wilde leur permettent de faire le point, de se motiver et de trouver conseils et écoute.

Si je devais comparer avec le premier tome, les thématiques sont plus profondes ici : l’orientation sexuelle, la maladie d’un proche, la religion, l’avenir, le harcèlement scolaire, la recherche d’un parent biologique et bien d’autres. Tout ces éléments viennent bouleverser leurs certitudes mais aussi les forger afin de devenir des personnes tolérantes et ouvertes aux autres. Leur identité profonde se dessine petit à petit. Elles s’affirment de plus en plus. On trouve chez chacune un petit quelque chose qui nous ressemble. Je crois aussi que beaucoup d’adolescentes mais aussi d’adolescents se reconnaitrons en elles.

Ce second tome est dans la lignée du premier. Il s’inscrit totalement dans l’air du temps. J’ai, une nouvelle fois, beaucoup aimé suivre ces quatre jeunes filles dans leur quotidien mais aussi à travers les rues de Londres. Elles portent des leçons de vie mais aussi des messages qu’il est bon de répandre.

logo-lit

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Chaque soir à 11 heures de Malika Ferdjoukh
  • L’amour comme par hasard de Eva Rice
  • Les filles de Brick Lane, Tome 1 : Ambre de Siobhan Curham
Fanny

1791, une princesse en fuite de Gwenaële Barussaud

Résumé de l’éditeur : 20 juin 1791 : Marie-Thérèse, fille aînée de Louis XVI, roi de France, reçoit de sa mère Marie-Antoinette la consigne de quitter sa chambre le soir-même pour rejoindre son frère et sa gouvernante… C’est le début d’une fuite effrénée au cours de laquelle Marie-Thérèse et sa famille voyageront incognito vers la frontière. Tandis qu’ils oscillent entre mouvements de panique et flambées d’espoir, Marie-Thérèse se rappelle son enfance fastueuse à Versailles et ses premières terreurs de jeune fille de 11 ans en 1789. Le voyage est long, rien ne s’y passe comme prévu, et l’on se prend à espérer comme l’héroïne un enchaînement moins tragique.

J’ai découvert Gwenaële Barussaud avec le premier tome de la série des Miss Dashwood, nurse certifiée qui fut une bonne surprise. Ici, l’autrice nous propose un nouveau roman jeunesse d’une toute autre trempe. En effet, elle reprend le célèbre évènement de la Révolution qu’est la fuite de Varennes par la famille royale. Elle nous donne à voir  cet épisode historique à travers le regard de la toute jeune fille qu’est Marie-Thérèse surnommée Madame Royale, fille aînée de Louis XVI et Marie-Antoinette. Le contexte est très dur pour une enfant : les bouleversements de la Révolution, l’emprisonnement à peine voilée aux Tuileries, l’inévitable fuite, les quolibets envers ses parents, la violence et les trahisons de la cour.

Gwenaële Barussaud redonne vie à un personnage trop souvent oublié de cette période trouble. Marie-Thérèse sera pourtant la seule survivante de sa famille. Elle est l’aînée de la famille royale et a un rôle déjà bien défini. La reconstitution de son caractère et de ses réactions m’a paru crédible. Elle garde confiance en la maitrise de son père jusqu’au bout. L’autrice arrive habilement à insérer ici et là des notions concernant le règne de Louis XVI. Le récit oscille entre drame et espoir afin de ne pas plomber totalement l’ensemble. A la fin, quelques pages biographiques concernent l’héroïne que nous avons suivi pendant un peu plus de 100 pages. Le roman s’arrête alors que Marie-Thérèse ne se doute pas que malgré l’épreuve de Varennes un malheur indicible l’attend encore.

Il s’agit d’un bon roman historique pour la jeunesse permettant de découvrir un évènement important de l’Histoire de France à partir de 11 ans. Gwenaële Barussaud à travers les yeux de Marie-Thérèse nous montre l’intimité de la famille royale. Le lectorat s’attachera forcément à ce personnage au destin pour le moins atypique.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Scrineo.

logo_babelio_new

scrineoVous aimerez aussi découvrir :

  • La dernière reine : Victoria (1819-1901) de Philippe Alexandre, Béatrix de L’Aulnoit
  • Le serpent et la plume de Kate Quinn
  • Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd

Fanny

Les piqûres d’Abeille de Claire Castillon

Résumé de l’éditeur : Je l’ai repérée tout de suite, avec sa couronne dans les cheveux. J’ai compris que je pourrais lui faire confiance. A quoi bon avoir une meilleure amie et une amoureuse ? Abeille allait remplir les deux fonctions. Lou, mon ancienne amoureuse de CP, était bien trop gamine. En ce qui me concerne, je suis très mûr, assez marrant et plutôt intelligent, il me faut donc une fiancée qui dépote. D’emblée, j’ai senti qu’Abeille avait du tempérament. Avec Abeille, tout est possible.

Ce court roman jeunesse m’a agréablement surprise. En commençant ma lecture, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Claire Castillon tisse son histoire autour de thématiques fortes mâtinées de légèreté comme le premier coup de foudre, l’obésité chez les plus jeunes et le poids de l’avis parental. Ce sont celles qui m’ont marquée. Le mélange d’épistolaire et de narration à la première personne permettent un bon rythme et de suivre Jean, le héros, au plus près. En seulement 150 pages, l’autrice construit un roman qui, à la fois, tient la route et étonne. L’ensemble est servi par une écriture simple adaptée au public visé mais bien tournée et très agréable à lire.

Jean est un personnage attachant. Nous suivons son premier émoi, son premier coup de foudre qu’il rencontre à un mariage. Il va entamer avec Abeille une correspondance mais le moins que l’on puisse dire est que cette inclination est loin d’être réciproque. Malgré la méchanceté de sa correspondante, Jeannot reste aveugle et est prêt à tout accepter. Heureusement sa grande sœur, Zoé, va jouer son rôle et lui ouvrir les yeux petit à petit. Cette dernière porte un surpoids. Elle subit d’ailleurs les réflexions franchement maladroites de ses propres parents. Il est clair que cette fratrie n’est pas franchement aidée par leurs proches…

Les piqûres d’Abeille est un roman jeunesse plutôt réussie. Mon intérêt a très vite été éveillé pour le jeune héros. Cette histoire est un mélange de légèreté et de dureté, de narration et d’épistolaire. Je serais curieuse de découvrir une autre œuvre de Claire Castillon car sans être à couper le souffle j’ai apprécié cette première expérience.

logo-litVous aimerez aussi découvrir :

  • Aristotle and Dante discover the secrets of the universe de Benjamin Alire Saenz
  • Le monde de Charlie de Stephen Chbosky
  • Ma grand-mère vous passe le bonjour de Fredrik Backman

Fanny

3 romans, 3 avis, 1 billet

Mr Brown de Agatha Christie

Je continue mon challenge en lisant un roman d’Agatha Christie par mois dans l’ordre chronologique de parution. J’ai donc lu Mr Brown en février. Il s’agit du second roman de la Reine du crime mais aussi de la première enquête du duo Tuppence Cowley et Thomas Beresford. Ces deux derniers se retrouvent démobiliser après la Première Guerre mondiale et vont créer les Jeunes Aventuriers Associés. L’intrigue est parfois rocambolesque et tirée par les cheveux mais cela ne m’a empêchée de me régaler. Les deux héros sont plein de bonne volonté et d’enthousiasme. Ceci va régulièrement leur jouer des tours surtout qu’ils n’ont pas à faire à un ennemi facile.  C’est parfois drôle, plein de rebondissements et très rythmé! On ne s’ennuie pas une seule seconde. J’avoue être impatiente de retrouver Tuppence et Tommy dans une future lecture.

Taille 42 de Malika Ferdjoukh

Ce récit et témoignage m’a donné l’occasion de découvrir Malika Ferdjoukh dans un tout autre style qu’habituellement. Sous la plume de l’autrice, c’est l’histoire vraie de Charles Pollak et de sa famille juive pendant la Seconde Guerre mondiale qui nous est conté. Nous suivons Charly entre Paris et sa fuite vers un petit village du Nord occupé par un commandement allemand. Là, sa famille et lui vont tenter la transparence et la dissimulation des signes de leur appartenance au judaïsme. Mais, on ne peut toujours tout maitriser. Ceci donne de vrais passages d’angoisse. Ce livre contient également de l’espoir grâce toutes ces personnes qui connaissaient leur vrai identité et n’ont jamais rien dit et les ont même aidés. Le petit Charly observe et se pose beaucoup de questions qui résonnent en nous. L’insouciance de l’enfance vient contrecarrer l’ambiance pesante de cette période pour le moins troublée. Un beau roman jeunesse saisissant et très beau.

Au bonheur des ogres de Daniel Pennac

La série des Malaussène m’a été maintes fois recommandée par des collègues de travail ou des amis. Entre roman policier, cynisme envers la société de consommation et comique de situation et de langage, Daniel Pennac nous propose un premier opus pour le moins original. Les premières pages sont assez étonnantes. Il m’a donc fallu un temps d’adaptation concernant le style de l’auteur. Finalement, on se laisse facilement porter par la plume et la fantaisie de ce dernier. L’ensemble est assez délirant et rocambolesque. Mais il y a un quelque chose qui fait tenir chaque élément ensemble. Daniel Pennac pose la famille comme un élément essentiel. Il est vrai que la tribu des Malaussène ne peut laisser indifférente. J’ai trouvé le second tome, La fée carabine, dans une vente de livres d’occasion. Je ne devrais donc pas tarder à connaitre la suite des aventures de Benjamin et sa famille.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le Mystère de Listerdale de Agatha Christie
  • Le théorème du homard de Graeme Simsion
  • Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh

Fanny

3 romans, 3 avis, 1 billet

J’ai pris un petit peu de retard dans la rédaction de mes articles. Je regroupe donc trois chroniques dans un seul billet car j’aimerais tout de même vous écrire quelques mots sur trois belles lectures réalisées en janvier.

910-tschrhlLe ver à soie de Robert Galbraith

Il s’agit du second tome des enquêtes de Cormoran Strike. On retrouve ce dernier toujours aussi torturé que ce soit physiquement ou mentalement. Il est touchant et attachant à souhait. Nous découvrons également un peu plus sa comparse, Robin. Ce personnage s’étoffe et prend de l’importance. Elle n’hésite plus à imposer ses désirs à son entourage et devient une vraie graine de détective. Pour ceux qui ont déjà lu ce roman, j’ai adoré la scène de l’accident sur l’autoroute où elle se révèle complétement. La plume de Robert Galbraith (aka J. K. Rowling) est toujours aussi agréable à lire. Il/elle prend son temps grâce à une écriture détaillée et imagée. La plongée dans le monde cruel de l’édition londonienne est une réussite tout comme l’investigation autour d’un meurtre glauque et mis en scène. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette seconde enquête.

71ipmqopyplLa mystérieuse affaire de Styles de Agatha Christie

En janvier, j’ai lu un second roman policier et pas n’importe lequel. En effet La mystérieuse affaire de Styles est le tout premier roman écrit par la Reine du crime mais c’est aussi la toute première enquête du célèbre détective belge Hercule Poirot. Ce dernier se montre sous un jour pour le moins ambigu. Il agace autant qu’il intrigue. Il garde ses spéculations pour lui et nous fait languir jusqu’à la chute. Son caractère bien trempé est également à noter. Tous les protagonistes restent sans voix face à ce petit bonhomme fort perspicace. Comme je m’y attendais, l’ambiance so british est délicieuse. Le lecteur suit la résolution d’une enquête de meurtre au sein d’un petit village anglais. C’est aussi l’occasion de découvrir la machine judiciaire britannique. Tous les suspects sont détaillés et des cadavres sont sortis des placards. En février, je vais lire Mr Brown.

a54189A la croisée des mondes, Tome 2 : La tour des anges de Philip Pullman

Lu il y a un peu plus d’un an, le premier tome des aventures de Lyra m’avait beaucoup plu. Nous la retrouvons dans cette nouvelle histoire où elle est, cette fois, accompagné de Will.  Ce second tome est très différent du précédent. J’ai eu comme l’impression qu’une étape était franchie vers des sujets nombreux et plus matures voire plus difficiles à appréhender. L’ambiance est également plus sombre. Il plane un danger qu’on ne peut nommer. Les personnages secondaires sont très chouettes. J’ai hâte de les retrouver. On peut dire que Philip Pullman sait faire réfléchir son lecteur. Beaucoup de questions se posent. Certaines notions restent floues mais je pense que c’est tout à fait volontaire de la part de l’auteur. Il reste de quoi faire pour clôturer cette série. Le dernier tome promet d’être plein de révélations. Rendez-vous bientôt pour Le miroir d’ambre!

Participation au challenge A year in England de Titine.

11800031_10207543959508138_8537340896721806582_nVous aimerez aussi découvrir :

  • Agatha de Françoise Dargent
  • Dix petits nègres de Agatha Christie
  • The Diviners de Libba Bray

Fanny