Bilan de mes lectures : novembre 2014 ~ Lectures à venir : décembre 2014

Dans l’ensemble, j’ai fait de belles découvertes durant ce mois de novembre.  Un coup de cœur s’est même glissé dans la sélection. Même si le nombre de livres lus n’est pas très élevé, je suis tout de même ravie de la qualité de l’ensemble. Maintenant place à un mois que j’aime tout particulièrement : décembre. Les lectures bien au chaud chez soi, les vacances, la mise en place du sapin de Noël, la préparation des fêtes de fin d’années, la famille, la joie englobant cette période vont me remonter à bloc!

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2178

(Pour lire les chroniques disponibles, il faut cliquer sur les images)

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Je voulais te dire de Louisa Young, éd. Le livre de poche, 456 p.

Il s’agit d’une lecture en demi-teinte qui m’a laissé comme un goût d’inachevé une fois le livre refermé. La première partie est décevante, déroutante et décousue. La seconde m’a davantage convaincue. Les explications à propos de l’évolution balbutiante de la chirurgie faciale m’a passionnée.

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Si proche de lui de Stéphane Soutoul, éd. Rebelle, 306 p.

Ce roman fut une bulle de fraicheur pendant ce mois de novembre. Malgré un manque de détails sur certains points et une couverture pas à mon goût, j’ai passé un bon moment à Salem en compagnie de Sonia et Benjamin.C’est une histoire divertissante, drôle, touchante, rythmée et saupoudrée d’une pointe de magie.

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Sans honte de Gail Carriger et REM, éd. Robert Laffont, 216 p.

Cette adaptation en manga du Protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger n’en finit pas de me surprendre. Le tout est drôle, bien mené et bien dessiné. On prend plaisir à redécouvrir toute cette panoplie de personnages. Vivement la suite!

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Le roi disait que j’étais diable de Clara Dupont-Monod, éd. Grasset, 240 p.

Ce roman historique est fait d’alternances entre le point de vue d’Aliénor d’Aquitaine et celui de son époux le roi Louis VII. L’auteure se base sur des faits réels grâce à des recherches poussées. C’est une manière intéressante voire même pédagogique de découvrir ces personnages de l’histoire de France. Il y a aussi quelque chose de très touchant et émouvant dans le récit de chacun des protagonistes. A découvrir!

The Diviners hi-res

The Diviners de Libba Bray, éd. Atom, 578 p.

Un énorme coup de cœur que ce roman où les genres sont mélangés avec brio : thriller, fantastique, historique et roman d’apprentissage. Les personnages sont attachants, le rythme haletant et les thèmes abordés intelligents (racisme, ravage de la Grande Guerre). Aucune traduction n’est prévue en France pour l’instant malheureusement.

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Southampton Row de Anne Perry, éd. 10/18, 382 p.

Après La conspiration de Whitechapel qui fut un tome excellent, j’ai eu quelques craintes pour la suite. Finalement j’ai eu tort puisque cette opus, sans être à la hauteur du précédent, m’a tout de même bien plu. Une fois de plus, Pitt et sa famille se retrouvent dans de beaux draps. Le contexte des élections à la chambre des Lords et les intentions machiavéliques de certains m’ont beaucoup intéressée.

LECTURES EN COURS

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LECTURES PRÉVUES EN DECEMBRE

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Je vais avoir plusieurs jours de vacances en fin de mois. Je verrais d’ici là les romans que je vais lire. Je vous souhaite dès à présent un bon mois de décembre et que les fêtes de fin d’année vous apportent tout le bonheur possible.

Fanny

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The Diviners de Libba Bray

The Diviners hi-resRésumé de l’éditeur (traduction par mes soins) : Evie O’Neill a été exilée de sa vieille et ennuyeuse ville natale et envoyée dans les rues animées de New-York. Nous sommes en 1926 et New York est remplie de bars clandestins, de filles de chez Ziegfeld et de canailles pickpockets. Le seul problème est qu’elle doit vivre avec son oncle Will et son obsession maladive pour l’occulte. Evie n’a qu’une crainte : qu’il découvre son noir secret : son pouvoir surnaturel qui ne lui a apporté que des problèmes jusqu’ici. Mais quand la police trouve le cadavre d’une femme marquée d’un symbole énigmatique et que Will est appelé sur la scène de crime, Evie réalise que son don peut aider à attraper le serial killer. Pendant qu’Evie se lance tête la première dans une chasse au meurtrier, d’autres histoires se déploient dans la ville qui ne dort jamais.

Ce roman est très complet par son mélange des genres maitrisé. De l’historique grâce à une plongée dans le New York des années 20 que Libba Bray connait parfaitement. Nous nous baladons dans la ville et les hauts lieux de rendez-vous. Nous avons du thriller assez noir avec une enquête passionnante qui nous tient en haleine jusqu’au bout. J’ai parfois frissonné de peur car le tout est mystérieux parfois glauque et empreint de spiritisme. L’histoire est prenante à tel point qu’il est difficile de reposer ce livre. Il y a une bonne dose de fantastique. Et pour couronner le tout, l’auteure nous entraine dans un roman d’apprentissage où l’héroïne va tenter de se chercher et de comprendre qui elle est vraiment.

L’héroïne, Evie, est vraiment attachante malgré quelques traits de caractère qui peuvent être agaçants. Elle évolue tout le long du roman jusqu’à devenir une jeune femme plus mature. Elle apprend de ses erreurs. Les personnages secondaires sont très travaillés et ont même droit à des chapitres entiers rien que pour eux. Mon petit préféré reste Jericho. Il se dévoile petit à petit et se révèle plein de ressources. Mais Libba Bray n’est pas seulement une conteuse talentueuse, elle sait aussi apporter une profondeur supplémentaire à son roman en développant des thèmes plus durs comme le racisme, les ravages de la Première Guerre mondiale pour ne vous donnez que ces exemples.

Un immense comme de coup de cœur pour ce roman où tout est réuni. C’est prenant, haletant, intéressant et intelligent. Libba Bray laisse plein d’indices pour la suite de cette série. J’ai d’ailleurs hâte de la lire mais elle ne sort qu’en avril 2015 (le temps de me remettre de mes émotions) sous le nom de Lair of Dreams.

Fanny

Si proche de lui de Stéphane Soutoul

siprochedeluiRésumé de l’éditeur : Parfois, il vaudrait mieux réfléchir à deux fois avant d’agir à la légère… Moi c’est Sonia Moonstar, apprentie sorcière et adepte des galères en tout genre. Suite à une rupture douloureuse, j’ai utilisé la magie pour me transformer en chat. Jolie boulette : une heure sous forme féline aura suffi à faire de moi la victime des pires infortunes ! La bonne nouvelle, c’est qu’un jeune homme est venu m’arracher aux griffes de la rue. La mauvaise, c’est que mon preux chevalier en baskets ne fait qu’un avec le garçon infréquentable que j’ai éconduit au lycée. Coincée dans la peau d’un chat durant ma convalescence, me voilà contrainte de partager le quotidien de mon hôte qui ignore l’identité réelle de sa nouvelle et malicieuse pensionnaire. Manque de bol, je découvre par la même occasion les dangers qui le guettent… Et si l’ange gardien de Benjamin avait troqué ses plumes contre une fourrure angora ?

Je suis une grande adepte des romans de Stéphane Soutoul et en particulier de sa série d’urban fantasy Anges d’Apocalypse pour laquelle j’ai une grande affection. Avec ce nouveau roman, l’auteur se lance dans le young-adult fantastique. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre au départ. En effet malgré une petite pointe de scepticisme, Stéphane Soutoul m’a agréablement surprise et a su m’embarquer dans ce nouvel univers. Il a su éviter tous les écueils du genre qui font que je vais rarement vers ce type de roman. Ici pas de niaiseries ni de triangle amoureux. L’intrigue est intéressante, parfois drôle parfois dramatique. Malgré les évènements tragiques que peuvent traverser les deux héros, cette histoire reste attendrissante.

J’ai particulièrement apprécié de retrouver le style bien propre à l’auteur. Il est bien affirmé, franc et très drôle. Les deux héros, Sonia et Benjamin, sont attachants. Ils font parties des impopulaires de leur lycée par leur différence ou les rumeurs qui courent sur leur compte. Le fantastique est bien présent par petites touches. Le seul hic pour ma part est que j’aurais aimé que le contexte de la ville de Salem mais aussi les pouvoirs et les membres de la famille de Sonia soient davantage exploités même si ces derniers sont bien présents par de nombreux clins d’œil.

Avec son nouveau roman Stéphane Soutoul a réussi son challenge. Malgré un petit manque de détails sur certains points [j’aime les détails et les longueurs que voulez-vous on ne se refait pas…], j’ai beaucoup aimé cette lecture divertissante, drôle, touchante, rythmée et saupoudrée d’une pointe de magie. Cette histoire m’a vidé la tête pour un moment de détente. J’ai donc bien fait de ne pas m’arrêter sur la couverture qui ne me plaisait pas trop.

La page facebook de l’auteur :

Le site internet des éditions Rebelle :

Fanny

Je voulais te dire de Louisa Young

9782253174004-TRésumé de l’éditeur : Londoniens issus de milieux très différents, Nadine et Riley sont amis depuis l’enfance. Au moment où leur complicité prend un tour plus intime, des considérations de classe leur font brusquement obstacle. La Grande Guerre éclate. Ils n’ont que 18 ans. Riley passe trois ans dans les tranchées des Flandres et de la Somme tandis que Nadine s’engage comme infirmière. À son retour, le jeune homme n’est plus le même. L’horreur des champs de bataille l’a changé à jamais. Il ne peut imaginer que Nadine puisse encore vouloir de lui et fait tout pour la repousser. Seulement, le destin ne va pas lui faciliter la tâche… Tout en décrivant avec éloquence la fin d’un monde, les dévastations morales engendrées par le premier conflit mondial, Louisa Young plonge le lecteur dans l’histoire d’un amour fusionnel que tout contrarie et dépeint avec subtilité les relations sociales dans une Angleterre en pleine métamorphose.

Cette lecture s’est déroulée en deux temps. En effet, mon ressenti à évoluer du tout au tout au milieu du roman. Pour commencer, le début m’a franchement dérouté par le style décousu et haché de l’auteure. Les personnages arrivent comme un cheveu sur la soupe. Le lecteur est un peu perdu, se demande qui est qui et les liens qui unissent chacun. Pendant plus de 200 pages je suis restée à l’extérieur du récit. Mais vers le milieu de son roman, Louisa Young nous détaille l’évolution balbutiante de la chirurgie faciale lors de la Grande Guerre. Les médecins et infirmières essayent, souvent en vain, de redonner un visage correct à des soldats malmenés par la guerre. Cela peut paraitre bizarre mais c’est à partir de ce moment que ma lecture est enfin devenue fluide et intéressante.

Ce n’est donc que pendant la seconde partie du roman que j’ai réussi à m’attacher aux personnages. Chaque histoire est intéressante que ce soit par l’horreur de la guerre, des hôpitaux de l’arrière ou encore de l’inactivité qui devient insupportable à certain pendant cette période. Malgré un récit écrit à la troisième personne, l’auteure a su insérer en italique les pensées à la première personne de ses personnages. Ces derniers se rapprochent encore un peu plus de nous par ce biais. La chute aigre-douce m’a plutôt plu car nous savons que la fin de la guerre est loin de signifier que tout est bien qui finit bien. J’ai apprécié le fait que les femmes et leur rôle pendant le premier conflit mondial soientici bien mis en avant.

Ce livre me laisse comme un goût d’inachevé pour les 200 premières pages. Ce fut un peu comme les montagnes russes : un début décevant qui s’améliore nettement ensuite. J’aimerais beaucoup lire la suite, Ravages, pour connaitre le destin et la reconstruction (ou non) des personnages pendant l’après-guerre.

Lu en lecture commune avec avec Claire, Fanny et Bianca.

Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale.

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Fanny

Au bonheur des dames : petit imagier des vêtements de Anne-Sophie Tilly et Amélie Videlo

97074Résumé de l’éditeur : Mon premier Zola! Parapluie, costumes, chapeaux… Un imagier des vêtements inspiré du célèbre roman d’Émile Zola. Entrez au Bonheur des dames et découvrez les trésors des rayons des grands magasins. Où trouver des boutons, un manteau et des chaussures ? Au bonheur des dames bien sûr ! Entrez donc et laissez-vous guider dans les rayons du grand magasin. « Litté Merveilles » : une collection d’imagiers pour les tout-petits en hommage aux classiques de la littérature !

Cet album pour bébé met à l’honneur un grand classique de la littérature française du XIXe siècle : Au bonheur des dames d’Emile Zola. La présentation des deux héros du roman, Denise Baudu et Octave Mouret, mais aussi des employés du grand magasin et des clients n’est que visuel. Cet album nécessite donc les explications d’un adulte pour remettre le contenu dans le contexte du roman originel. Cette absence de texte à proprement parler permet une certaine liberté mais aussi une imagination de la part du conteur. Il peut ainsi se détourner de l’œuvre de Zola s’il le souhaite.

20141116_105936Les couleurs vives tiendront à coup sur vos bambins en éveil. Ils seront ainsi attentifs aux détails qui composent chaque illustrations. Les dessins sont mignons comme tout. La couverture et les pages en carton très épais en font un objet solide prêt à subir toutes les manipulations pas toujours très douces des plus petits. C’est une bonne façon de faire des découvertes à propos d’une autre manière de s’habiller mais aussi des éléments qui composent une tenue.

Ce joli petit livre permet de découvrir l’univers du roman d’Emile Zola et la mode tout en douceur et d’une manière originale. C’est aussi l’occasion d’un partage entre les parents et l’enfant à qui sera racontée l’histoire de Denise et d’Octave ou une tout autre.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Marmaille et compagnie.

N’hésitez pas à aller visiter le site d’Anne-Sophie Tilly :

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Fanny

Le Best-seller de la rentrée littéraire de Olivier Larizza / Rentrée littéraire 2014

le-best-seller-de-la-rentree-litteraire-couv.inddRésumé de l’éditeur : Quel est l’hurluberlu qui a inventé la rentrée littéraire ? Si l’argent ne fait pas le bonheur, pourquoi les éditeurs n’en donnent-ils pas plus ? Comment un auteur traversant une période de vaches maigres peut-il faire un bœuf en librairie ? Et le grand Shakespeare, il chaussait du combien ? Ces questions fondamentales tenaillent Octave Carezza, écrivain de 37 ans qui rêve d’écrire un best-seller et de trouver l’amour. Il lui arrive moult aventures rocambolesques avec ses lectrices, ses éditeurs, ses confrères croisés dans les salons du livre, cette drôle de dame qui s’appelle Inspiration ou encore l’e-book, invention fabuleuse qui va révolutionner nos vies avant de nous pousser à faire la révolution… Avec un sens de l’humour irrésistible, Olivier Larizza brosse une satire épatante de nos mœurs littéraires.

Aujourd’hui je vous parle d’un livre dont mon ressenti est en demi-teinte. Certains points m’ont plu d’autres beaucoup moins. La première partie de ce livre est celle qui m’a le plus convaincue. C’est la plus romancée et la plus drôle à mon sens. Olivier Larizza nous présente son personnage et ses réflexions d’auteur qui cherche à percer. Le tout est cocasse, pertinent et bien exprimé. La deuxième partie beaucoup plus critique m’a en revanche moins séduite. En effet, l’humour se teinte de cynisme et d’ironie. Le ton change complétement.

Ce que j’ai finalement le plus apprécié dans ce livre c’est le regard acéré de l’auteur sur les maisons d’édition et leur business, sur la rentrée littéraire, sur les auteurs désespérés d’être reconnus un jour mais aussi sur les lecteurs. Je n’ai pas été toujours d’accord avec Olivier Larizza et notamment à propos des liseuses. Cependant la forme de ce passage est drôle car le héros fait tout pour déconseiller à une personne d’acheter une Kobo. Vous imaginez donc les subterfuges et les manœuvre pour l’en empêcher !

Ce livre est surement à part dans cette rentrée littéraire. Il en prend le contre-pied comme un pied de nez à cet évènement. Ce sont plutôt des divergences de point de vue avec l’auteure qui m’ont empêché d’apprécier complétement son œuvre. Cependant je salue la prise de risque mais aussi la plume acérée.

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La vie sans mode d’emploi : Putain d’années 80! de Désirée et Alain Frappier

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Résumé de l’éditeur : « Rien ne se passe comme je l’imagine. Sans doute parce que ma première erreur fut une erreur de parcours. A 18 ans, “ je suis montée à Paris » et Paris n’est pas Hollywood. » La vie sans mode d’emploi-Putain d’années 80 !, c’est la vie d’une fille qui se trompe de parcours, persuadée qu’une pluie de roses va tomber du ciel le soir de l’élection de François Mitterrand. Une fille qui, devenue mère, met de côté ses rêves pour créer une entreprise. Une fille dont les espoirs se heurtent à la réalité du « tournant de rigueur » imposé par la gauche dès 1983.
La vie sans mode d’emploi, c’est un clin d’œil à Georges Perec, pour une décennie qui s’écoule dans un immeuble parisien où chacun cherche son futur et se désole de son passé.
Dans cette histoire faussement légère dont les véritables héroïnes sont ces putains d’années 80, porteuses de tant de promesses qui finiront par se vendre au plus offrant, les auteurs ont puisé dans les archives des années 80.

Ce roman graphique est une superbe découverte. Lors du salon Le livre sur la place en septembre 2014, je me suis arrêtée par hasard sur le stand de Désirée et Alain Frappier. J’ai feuilleté ce livre. La sympathie des auteurs a fini de me convaincre et je l’ai finalement acheté. L’histoire est largement autobiographique. Nous suivons Désirée qui tente sa chance à Paris en essayant de faire de la confection de vêtements son métier. C’est le témoignage de toute une époque. Mais toute personne de toute génération confondue peut se reconnaitre car certains thèmes sont universels comme la difficulté de se loger, de trouver du travail, d’être une jeune mère, de la vie de couple, de croire en nos gouvernants. Les auteurs nous donnent à voir les années 80 d’une façon très intéressante grâce au contexte culturel, aux désillusions politiques, au soulèvement de quelques protestataires qui ont du mal à faire entendre leur voix.

Maintenant parlons esthétisme. Les dessins d’Alain Frappier sont précis. Il a su insérer tout plein de détails à déceler qui nous permettent une plongée totale dans ces années 80. Le tout est en noir, blanc et gris. La mise en page est soignée et originale. Chaque page est unique. En effet, les vignettes s’adaptent au récit. Elles changent de forme et de place. Ceci apporte une bonne dynamique à l’ensemble. Il y a beaucoup de textes que ce soit sous forme de dialogues, de monologues ou de narration. Ce roman graphique met du temps à être lu. Il se déguste et se découvre. La couverture rigide et solide en fait un bien bel objet à avoir dans sa bibliothèque. Cette bande dessinée a définitivement du style et une vraie personnalité.

Je ne regrette en rien cette découverte due au pur hasard. Je ne peux que vous conseillez très vivement la lecture de ce roman graphique qui est une petit pépite. Les auteurs ont déjà publié Dans l’ombre de Charonne en 2012 et Le choix est à venir en janvier 2015.

Fanny

La conspiration de Whitechapel de Anne Perry

896631841Résumé de l’éditeur : Printemps 1892. John Adinett, un membre respecté de la haute société londonienne, est jugé pour le meurtre d’un de ses meilleurs amis. Le commissaire Thomas Pitt, chargé de l’enquête, est appelé à témoigner. Mais à l’issue de ce bien étrange procès, le voilà traîné dans la boue, démis de ses fonctions et exilé dans un des quartiers les plus sordides de Londres. Seule sa femme, l’intrépide Charlotte, sera capable de reprendre l’enquête de son cher mari afin de sauver sa carrière et sa vie des griffes du mystérieux et puissant Cercle Intérieur… Des somptueux salons de l’aristocratie aux taudis de l’East End, Anne Perry n’a pas son pareil pour faire le portrait d’une société victorienne gangrenée par l’injustice sociale et au bord du chaos.

Je peux d’ors et déjà vous le dire, ce 21e opus est un très très bon cru. Tout d’abord l’enquête est passionnante. En effet, Thomas se retrouve en mauvaise posture. Il est envoyé de force dans les bas-fonds de Londres afin de surveiller ce qui s’y passe. Mais en réalité, c’est une véritable mise à pied. Des membres d’un groupuscule, le cercle intérieur, ne veulent plus le voir à son poste de commissaire. Tout l’entourage de Thomas va tenter de le sortir de là. C’est ainsi que nous retrouvons Charlotte, Tellman, Gracie et Vespasia. Ils vont faire front et se souder pour mieux contrer les détracteurs de Pitt.

La peine de Charlotte au départ de Thomas m’a ému. Dommage qu’Emily n’ait fait qu’une très courte apparition car j’estime qu’elle aurait pu aider sa sœur et son beau-frère surtout qu’elle fréquente un cercle de personnes haut placées. Dans ce tome, nous rencontrons toute une panoplie de personnages secondaires vivant dans l’East End. Les conditions de vie exécrables, la xénophobie et la haine ambiante sont bien retranscrites. L’intrigue est rythmée puisque nous suivons les principaux protagonistes dans leurs multiples pérégrinations à la recherche de preuve.

Cette nouvelle enquête victorienne est une très grande réussite. Nous avons frissonné pour notre commissaire préféré. J’ai apprécié les descriptions de l’Est End. Par contre Emily m’a franchement déçue…

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Bilan de mes lectures : OCTOBRE 2014 ~ Lectures à venir : NOVEMBRE 2014

Le mois d’octobre a été beaucoup plus fructueux que septembre. Aucune comparaison n’est possible. Je suis très heureuse car j’ai pu sortir 3 romans qui dormaient dans ma PAL depuis une année et que je souhaitais vraiment lire. Malgré quelques petits bémols presque toutes mes lectures m’ont plu. J’ai même eu un sacré coup de cœur. Je vous laisse donc découvrir tout ceci.

Nombre de livres lus : 11

Nombre de pages lues : 3195

(Pour lire les chroniques disponibles, il faut cliquer sur les images)

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Le best-seller de la rentrée littéraire de Olivier Larizza, éd. Andersen, 228 p.

Il s’agit du roman qui m’a le moins plu. Je pense que les divergences de points de vue avec l’auteur m’ont empêché d’apprécier ce livre à sa juste valeur. Cependant je salue la prise de risque car Olivier Larizza prend le contre-pied de la rentrée littéraire et tourne en dérision le monde du livre en général.

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Persuasion de Jane Austen, éd. 10/18, 316 p.

Outre l’histoire d’amour entre Anne et Frederic, c’est bien de la société de son temps que se moque Jane Austen par de petites phrases acérées placées ici et là. Le capitaine est un très beau héros masculin. L’ensemble m’a plu même si ma préférence reste à Emma.

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La vie sans mode d’emploi : Putain d’années 80! de Désirée et Alain Frappier, éd. Mauconduit, 192 p.

J’ai découvert ce roman graphique au hasard en septembre en passant devant le stand des auteurs au Livre sur la place à Nancy. Une très belle surprise. Très autobiographique, l’histoire nous plonge dans les années 80 où être jeune adulte n’est pas sans embuche. Je le conseille fortement car les thèmes abordés sont universels.

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Lydie de Jordi Lafebre et Zidrou, éd. Dargaud, 60 p.

Cette bande dessinée est émouvante et touchante. Le thème est difficile mais traité avec soin et justesse. Les dessins et les couleurs apportent un charme supplémentaire. La chute est, elle aussi, une réussite.

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Régiment de femmes de Clemence Dane, éd. Belfond, 492 p.

Même si l’histoire est assez longue à démarrer car l’auteure nous décrit très précisément la psychologie de ses personnages, j’ai bien aimé ce roman. L’ensemble est assez descriptif mais des rebondissement viennent relancer le rythme.
L’ambiance, le charme surannée, les personnages féminins forts ou au contraire faibles en font une bonne histoire. Une belle lecture grâce à la plume précise de Clemence Dane.

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Le cabinet du docteur Black de E.B. Hudspeth, éd. Pré aux clercs, 191 p.

J’ai trouvé cette biographie fictive très intéressante. Nous sommes plongés dans un univers sombre voire glacial. Certains passages font froid dans le dos. L’objet-livre est superbe : couverture à rabat, mise en page soignée, dessins. Cependant il m’a manqué un petit quelque chose pour que cette lecture reste inoubliable.

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Le journal du capitaine Wentworth de Amanda Grange, éd. Milady, 333 p.

Ce journal est une grande réussite à mon sens. Nous prenons plaisir à suivre et à découvrir les pensées de ce héros masculin austénien. J’ai adoré assister à la première rencontre d’Anne et Frederic. L’auteure a su respecter l’univers de Jane Austen.

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Un petit goût de noisette de Vanyda, éd. Dargaud, 208 p.

J’ai découvert cette bande dessinée sur de multiples blogs. Vanyda nous raconte l’histoire de plusieurs personnages autour de l’amour, l’amitié, les sentiments, la vie. Même si certaines histoires n’ont pas su me toucher outre mesure je me suis laissée embarquer.

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L’appel du coucou de Robert Galbraith (aka J.K. Rowling), éd. Grasset, 576 p.

Je vous présente l’énorme coup de cœur du mois. C’est bien simple j’ai tout aimé : l’enquête, les descriptions, les personnages, la chute, la plume de l’auteure, la lenteur. Un régal!

51P93KR3FFLFruits basket de Natsuki Takaya, éd. Delcourt, 205 p.

J’ai découvert cette série de manga lorsque j’étais jeune adolescente. Je souhaite relire tous les tomes déjà lus mais aussi continuer jusqu’au dernier. Une belle histoire avec des messages qui me parlent. Les personnages sont attachants. C’est aussi parfois drôle.

896631841La conspiration de Whitechapel de Anne Perry, éd. 10/18, 394 p.

Cette enquête fait franchement remonter le niveau de la série. Thomas se trouve en mauvaise posture dans les bas fonds de Londres. Tout le monde met la main la patte pour l’en sortir. Je ne mets pas 5/5 à cette lecture car il manque toujours Emily qui n’a fait qu’une toute petite apparition.

LECTURE EN COURS

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LECTURES PRÉVUES EN NOVEMBRE

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Bon mois de novembre et de belles lectures à tous!

Fanny