Sacrée souris de Raphaële Moussafir et Caroline Ayrault (illustrations)

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Résumé de l’éditeur : Comment Léonore, une souris supra-minus, est devenue LA petite souris. À l’origine, Léonore n’était pas la plus travailleuse des souris : elle était même super douée dans l’art de faire semblant de débarrasser la table. Elle vivait dans le Grand Grenier du Château Grandiose, comme tout son peuple… mais quand la Reine des souris est morte, les laissant toutes à la merci des rats, il a fallu trouver une solution : un palais. Un palais bâti… avec des dents de lait.

Je lis finalement peu de romans jeunesses. Pourtant, c’est un genre avec lequel je suis plutôt à l’aise et qui me permet une jolie évasion. Cette histoire n’a pas fait exception. Les auteurs imaginent et nous dévoilent les origines du mythe de la Petite Souris. Le récit est rythmé par de nombreux dessins. Ils apportent un charme supplémentaire à l’objet-livre ainsi qu’une aération du texte. Un bel atout pour les plus jeunes que ce roman ravira.

Sacrée-souris-p34-35Comme souvent avec ce genre littéraire une morale est présente. L’auteure va même plus loin ici en interrompant son récit avec des interludes pédagogiques sur, par exemple, le brossage de dents ou encore le rangement de sa chambre. Cependant, le tout est traité avec beaucoup d’humour. Il m’est arrivé de rigoler à plusieurs reprises. Léonore est très drôle par son caractère de flemmarde et d’impertinente. Mais il s’agit également d’une aventure presque épique pour sauver tout un peuple de la menace des rats. Il y a donc de l’action qui cadence le tout.

J’avoue avoir passé un très bon moment avec ce roman jeunesse. En effet, j’ai pris plaisir à le lire le soir avant de m’endormir. Un retour en enfance ne fait jamais de mal ! Pour information, cette histoire est adaptée aux enfants à partir de 8 ans mais je suis certaine que les adultes peuvent y trouver leur compte comme cela a été le cas pour moi.

Lu dans le cadre du challenge Le mélange des genres dans la catégorie roman jeunesse.

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Fanny

La mort s’habille en crinoline de Jean-Christophe Duchon-Doris

9782260021483Résumé de l’éditeur : En 1856, la comtesse de Castiglione fait une entrée spectaculaire au grand bal des Tuileries, vêtue de la plus audacieuse robe à crinoline qu’on n’ait jamais vue. Devenue la maîtresse de Napoléon III, l’intrigante Florentine va, pendant trois ans, faire et défaire la mode féminine au gré de ses caprices. Quelques années plus tard, le jeune officier de police Dragan Vladeski découvre sur un chantier le corps d’une femme égorgée ressemblant à la Castiglione, puis un autre, portant une robe identique à celle de la comtesse le soir de son triomphe. Une robe, aussi mythique soit-elle, peut-elle être la cause de meurtres en série ?

La magnifique plume de l’auteur est la première chose qui m’a frappée à l’ouverture de ce roman. Rien que pour sa façon d’écrire je suis heureuse d’avoir découvert Jean-Christophe Duchon-Doris. Plusieurs mots me viennent à l’esprit pour la qualifier : élégante, maitrisée, recherchée, riche et parfois sensuelle. En effet, il sait nous plonger dans le monde de la mode et nous offre de belles descriptions de tenues sophistiquées où la crinoline est reine. Je me suis délectée de chaque mot et de chaque tournure de phrase. A mon sens, l’ambiance générale est rehaussée par ce style bien particulier.

« Un peu de soleil surgit du milieu des nuages, traverse la vitre, ricoche sur la table et l’éclabousse en pluie. » (p.45)

« Elle parait le voir pour la première fois, remarquer enfin son regard en demi-teinte, ce vert d’absinthe baigné d’une transparence d’eau, caché sous de longs cils. » (p.95)

L’auteur met en place une intrigue autour d’un personnage historique : la comtesse de Castiglione. Je la connaissais de nom mais sans plus. Ce roman a donc été l’occasion d’en savoir un peu plus sur elle. Je salue d’ailleurs le beau travail de recherche pour rendre l’ambiance, le contexte et les décors de l’époque et plus précisément du Paris en plein remaniement par les travaux haussmanniens. Les personnages sont assez attachants. Mais face à ce contexte, cette comtesse Castiglione et à la plume de l’auteur, les deux héros (Dragan Vladeski et Eglantine) manquent peut-être un peu piquants. Mais dans l’ensemble je les ai appréciés.

Voilà un roman policier bien mené et bien écrit qui nous plonge dans le Paris de la seconde moitié du XIXe siècle. Un beau voyage dans le temps qui m’a notamment fait découvrir la Comtesse de Castiglione et m’a permis d’entrer dans des boutiques de haute-couture.

Lu en lecture commune avec Bianca et Syl.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

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Fanny

Les Quatre de Baker Street, Tome 1 : L’affaire du rideau bleu de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien

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Tous les 19 de chaque mois, Lou nous propose dans le cadre de son challenge British Mysteries un thème commun. Ce mois-ci, ce sont les bandes dessinées qui sont à l’honneur. Pour ma part, j’ai choisi le premier tome d’une série qui a son petit succès. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de trois jeunes garçons livrés à eux-mêmes dans un Londres victorien occupé par de nombreux malfaiteurs.

Billy, Black Tom et Charlie vont vite devoir regrouper leur courage afin de retrouver Betty, victime d’un rapt. C’est ainsi que commence une enquête vraiment bien menée et intéressante. Il y a du rythme et de l’action. Les personnages ont chacun un caractère bien marqué. D’ailleurs, en ce qui concerne Tom, son impulsivité et son côté sanguin lui joueront des tours. J’ai beaucoup aimé la rencontre de ces trois garnements avec Sherlock Holmes en personne. En effet, les garçons l’aident dans certaines de ses enquêtes.

L’ambiance générale est une réussite. Il en va de même pour les dessins. En effet, les traits sont fins. Ils permettent de nous proposer des planches pleines de détails. Le contexte historique du Londres de la fin du XIXe siècle est bien retranscrit. J’ai apprécié le parti pris des auteurs de nous proposer une bande dessinée colorée qui va à l’encontre des codes habituellement utilisés pour représenter cette période : de la brume, des couleurs sombres, un univers peu rassurant finalement.

Voici donc une BD avec laquelle j’ai passé un bon petit moment. On a envie d’en savoir plus et vite. J’espère pouvoir me procurer le second opus.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Le monde de Charlie de Stephen Chbosky

1964924_783797511648942_1617508911_nCharlie est un adolescent qui a du mal à s’intégrer. Il entre au lycée dans ce qui est l’équivalent de la seconde chez nous. Assez vite il va faire la rencontre de Sam et de son demi-frère Patrick qui ont deux ans de plus que lui et possèdent deux personnalités bien marquées. C’est ainsi que nous allons les suivre pendant une année scolaire. Ils vont vivre des moments de plénitude et de sérénité entrecoupés d’épisodes difficiles.

Dans ce roman épistolaire, Charlie raconte sa vie au jour le jour dans des lettres qu’il adresse à une personne anonyme. Cependant, il prend régulièrement le destinataire à partie en utilisant le pronom personnel « tu ». C’est ainsi qu’il semble s’adresser au lecteur. Charlie en est donc que plus attachant. Il est différent et il le sait. Mais grâce à ses rencontres, Charlie vit ses premières expériences et ses premiers émois.

Ici, nous sommes loin de l’image idyllique des États-Unis. L’auteur nous donne à voir l’envers du décor qui est loin d’être reluisant. Plusieurs thèmes sont développés comme l’homosexualité, la pression sociale, le rôle des parents, le passage de l’adolescence à l’âge adulte mais aussi des expériences beaucoup plus sordides (drogues, alcools, abus) qui malmène cet apprentissage de la vie.

L’auteur a su s’adapter à la pensée d’un adolescent. En effet, au début du roman, Charlie n’est pas à l’aise avec l’écrit mais très vite il s’améliore. On sent même chez lui un côté précoce. Il a vécu des moments terribles étant enfant mais ceci n’est que suggéré et ajoute encore à l’émotion que nous pouvons ressentir à son égard. Grâce à l’amitié, il va réussir à s’extérioriser et à lâcher prise. Stephen Chbosky a mis en place une ambiance particulière sur fond de références littéraires (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee, L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger entre autres) et musicales (The Smiths, Simon & Garfunkel, The Beatles, etc.). Un roman que je souhaitais lire depuis longtemps et dont je ne souhaite pas vous en dire trop afin de garder toute sa substance lorsque vous le lirez.

J’ai pris une vraie claque avec cette histoire d’autant plus que je l’ai lu d’une traite. Je ne pourrais pas dire s’il s’agit d’un coup de cœur ou non tellement les sujets traités sont difficiles mais tellement réels. Toujours est-il que je ne suis pas prête d’oublier Charlie, Sam et Patrick. Je vais d’ailleurs essayer de revoir le film que j’ai vu il y a maintenant un an. Les trois acteurs (Emma Watson, Logan Lerman et Ezra Miller) y sont parfaits.

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SuperZelda de Daniele Marotta et Tiziana Lo Porto

couv-superzelda-ok_11-620x829SuperZelda est un roman graphique retraçant la vie de la célèbre épouse de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald. Leur relation mouvementée et devenue au fil du temps mythique et légendaire. Ils ont inspiré bon nombre d’auteurs pour des biographies pointues mais aussi romancées.

Le parti pris des auteurs de proposer une bande dessinée en bichromie en noir et bleu-ciel est une réussite. C’est ce qui fait son originalité. Il y a beaucoup de textes. Ils permettent de bien s’imprégner du caractère des personnages et de l’atmosphère de ce début du XXe siècle. C’est ainsi que nous découvrons les personnalités charismatiques et hautes en couleur de Zelda et Francis. Le tout est divisé en quinze grands chapitres et un épilogue. La division suit les grandes étapes de la vie de l’héroïne. Le bémol à mon sens sont les dessins de la physionomie des personnages. D’une planche à l’autre il est très difficile de les reconnaitre. Par contre, les décors et l’ambiance sont aboutis.

superzelda-p48-49C’est un bon condensé de 176 pages sur Zelda, Francis et leur fille Scottie. Nous rencontrons également de grandes figures de l’époque qui témoignent sous forme de petits encarts. Ces regards extérieurs sont vraiment intéressants et malins. Nous commençons le voyage dès la naissance de Zelda pour finir à sa mort dans des conditions bien dramatiques. Le travail de recherche est fin et rend ce livre enrichissant. Je connaissais déjà bien la vie de Zelda mais j’ai pris plaisir à la redécouvrir d’une manière différente.

Malgré les traits changeants des personnages qui laissent un peu à désirer j’ai aimé cette lecture. J’ai redécouvert Zelda et Francis Scott Fitzgerald d’une autre façon. La bichromie, le travail de recherche et l’ambiance ajoutent au charme de ce roman graphique.

Lu dans le cadre du challenge Le mélange des genres dans la catégorie BD et roman graphique.

melangedesgenres8Sans titre-1Fanny

La box de Pandore

Après un petit mois d’attente, j’ai pu enfin découvrir et ouvrir ma box de Pandore. Je me suis inscrite à la suite des avis et de la joie de Méli et Crouton via leurs vidéos. A mon tour, j’ai été agréablement surprise à la découverte de mon colis. Il faut tout de même le noter que le niveau est en dessous de celle du lancement. En effet, je suis plus réservée sur les deux petits livres pour enfant. Cependant, l’ensemble a été fait avec beaucoup de soins et un emballage solide.

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Le contenu

IMG_11171. Le jeu des Dames de François Ayroles. Je suis curieuse de découvrir cette BD au style et au sujet assez particuliers.

2. Une si petite flamme de Robert Bigot. J’avais précisé que j’avais un goût pour l’histoire. L’ombre de la seconde guerre mondiale plane apparemment sur ce roman.

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Il s’agit de deux petites histoires pour jeunes enfants. Les Plantalires, “Princesse Pissenlit” de Pyerrot Prest a l’air rigolo comme tout.

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Voici le reste des petites surprises. J’ai eu le plaisir de découvrir un agenda Oxford. Je n’en avais pas encore donc il va directement rejoindre mon sac à main. Il en va de même avec le paquet de mouchoirs Bob l’Éponge que je vais fièrement exhiber. Par contre, les étiquettes ne me serviront surement jamais. Ensuite, de petites gourmandises nous ont été offertes avec du thé et des bonbons. Je vais me régaler!

Un bon concept, une sensation très agréable à l’ouverture et de jolies surprises dans l’ensemble. Mais cette box mériterait d’être peut-être un peu plus étoffée par la suite. Je reste abonner pour le mois prochain.

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Fanny

Le coeur à bout de souffle de Saul Bellow

9782221133255Nous rencontrons Kenneth, un jeune homme se trouvant dans une situation amoureuse difficile et ayant une petite fille. Il entretient une relation particulière de confident avec son oncle, Benn Cradder. Ils ont tous les deux de grandes capacités intellectuelles. Le neveu est universitaire spécialiste de la littérature russe et l’oncle est botaniste. Cependant, ils ne sont pas du tout aptes aux relations sociales et amoureuses. Ceci provoque des situations à la fois cocasse et terribles.

Dès les premières pages nous sommes prévenus : la principale particularité du narrateur (Kenneth) est de divaguer sur divers sujets et de partir dans des digressions n’ayant rien à voir avec la conversation de départ. C’est ainsi qu’il nous parle de son oncle et ne peut s’empêcher de faire des parenthèses. Il est souvent dur à suivre sur le terrain de la littérature russe et de la psychanalyse qui sont parfois difficiles à appréhender. Ces égarements ne sont pas très accessibles car ils traitent de sujets bien ciblés. J’ai parfois eu l’impression de me perdre en chemin.

Ce roman de 600 pages est agréable à lire dans l’ensemble. Mais certains passages m’ont paru quelque peu longuet notamment à cause des égarements des deux personnages. Par contre, j’avoue avoir régulièrement souri devant leurs difficultés face aux relations amoureuses. Ils ne semblent pas vraiment doués pour cela. Les deux personnages principaux sont attachants par leur inaptitude à se conformer à la société.

Je suis très heureuse de découvrir un peu plus la littérature américaine que je lis finalement peu. Après Richard Yates, j’ai découvert avec Saul Bellow une autre façon de décrire les relations humaines. Par contre, les longueurs et les thèmes difficilement accessibles ont un peu gâché ma lecture. Heureusement, l’humour, la trame principale, les flashbacks et les personnages sont bien agréables.

Merci aux éditions Robert Laffont – Pavillons Poche, à Christelle pour l’envoi de ce livre.

Fanny