Concours surprise!

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Deux maisons d’édition me proposent de vous faire remporter les deux ouvrages présentés ci-dessus. Quand il s’agit de vous faire plaisir, je ne peux refuser! Ce sont deux livres que j’ai aimé et chroniqué. Pour attiser votre curiosité ou vous inciter à les découvrir, suivez les liens suivant afin de lire ce que j’en ai pensé :

  • Peyton Place de Grace Metalious aux éditions 10/18
  • Lady Scarface de Diane Ducret aux éditions Perrin et Plon :

Quelques règles avant de participer

  • Une seule participation par foyer
  • Le concours se déroule du 28 mai au 11 juin 2016
  • Aimer les pages facebook du blog Dans le manoir aux livres ; des éditions 10/18 et des éditions Plon
  • Les adresses postales des gagnants seront utilisées uniquement pour envoyer les lots. Ensuite, elles seront effacées.
  • Peyton Place de Grace Metalious sera envoyé par mes soins et Lady Scarface de Diane Ducret par la maison d’édition. Dans les deux cas, nous ne serons pas tenues responsable d’éventuelle perte d’enveloppe.

Annonce des gagnants (prénom, initiale du nom de famille, département)

Pour Peyton Place de Grace Metalious : Léa G. du 57

Pour le 1er exemplaire de Lady Scarface de Diane Ducret : Laetitia E. du 63

Pour le 2nd exemplaire de Lady Scarface de Diane Ducret : Léna M. du 44

Bravo! Vous recevrez un mail d’ici peu.

Fanny

Table ronde : « Internet fait-il vivre la littérature? »

illustration-internet-fait-il-vivre-la-litterature_1-1463486504Jeudi 19 mai 2016 à 17h30, était organisée par des étudiants en master lettres une table ronde sur la question : « Internet fait-il vivre la littérature? ». Elle s’est déroulée dans une librairie où j’aime flâner et réaliser mes emplettes littéraires : le Hall du livre à Nancy. La discussion a été menée par deux étudiants. Ces derniers ont fait intervenir un youtuber (Le rouquin bouquine), un écrivain et journaliste du Figaro (Mohammed Aïssaoui) ainsi qu’un second auteur (Irène Frain).

 Les trois invités ont pu discuter de leur rapport à internet, de la façon dont ils l’utilisent dans leur métier et leurs activités littéraires, de leur point de vue sur les blogueur écrits ainsi que les youtubers et de l’attention portée à ces derniers par les maisons d’édition. C’est un débat sain, intéressant et positif que j’ai suivi. Ils étaient tous d’accord pour dire que le lien internet/littérature n’en est encore qu’à ses balbutiements et que le mouvement va prendre une nouvelle ampleur prochainement. Mohammed Assaoui souhaiterait voir des vidéos youtube dans un nouveau format plus long. Irène Frain volubile et pleine d’anecdotes intéressantes, nous a donné une vraie leçon de vie en disant qu’il faut être généreux, respectueux mais aussi qu’il est important de vivre avec les changements technologiques tout en essayant d’en sortir le meilleur.

20160519_174003_resized[Le rouquin bouquine, les étudiants modérateurs, Mohammed Aïssaoui et Irène Frain]

Le sujet est tellement vaste qu’il n’y a donc pas eu une seul seconde de silence. Ceci à tel point qu’en 1h30 les étudiants n’ont pas pu faire le tour des questions qu’ils avaient préparés. Peu importe, différents points de vus ont été apportés de la part de gens dont la critique littéraire est le métier, dont les romans sont présents sur la toile et dont les vidéos mettent la littérature en avant. D’entendre ces personnes louer notre implication (je parle de celle des blogueurs car c’est ce qui me concerne) presque quotidienne fait chaud au cœur et donne envie de continuer l’aventure malgré un bémol émis sur les contenus parfois répétitifs et pas toujours pertinents de la part d’une partie des blogueurs ainsi que sur un communautarisme trop fort.

 Vous l’avez compris, ce fut une belle rencontre enrichissante et amicale. Les diverses discussions qui ont suivi la table ronde m’ont donné des idées pour l’avenir de mon blog. Je souhaitais partager avec vous tout le positif qui s’est dégagé du discours des intervenants. N’hésitez à exprimer en commentaire ce qui vous vient à l’esprit à l’idée de cette ample question.

Fanny

Lady Scarface de Diane Ducret

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Résumé de l’éditeur : Chicago. Début des années folles. Le Syndicat du crime n’est pas qu’une affaire d’hommes, il se conjugue aussi au féminin. Elles sont fugueuses, frondeuses, parfois meurtrières, mais toujours rebelles. Elles s’appellent Mary Josephine Capone alias Mae, Ada et Minna Everleigh, les Impératrices du vice, Margaret Collins, la Fille au baiser mortel, Louise Rolfe, l’Alibi blond, Bonnie Parker, laJuliette au revolver, ou encore Virginia Hill, leFlamant rose : elles sont les compagnes d’infortune comme de gloire d’Al Capone, Clyde Barrow ou Bugsy Siegel, barons noirs des années de plomb qui ont fait trembler l’Amérique. Traquées par le légendaire patron du FBI John Edgar Hoover, muses de la prohibition et de ses fêtes décadentes, elles n’ont rien à envier aux gangsters, l’intelligence et les talons hauts en prime.

Très enthousiaste par cette nouvelle sortie, je n’ai pas boudé mon plaisir de vite la commencer. Ayant vu maintes fois sur le net et en librairie Femmes de dictateur, je connaissais donc Diane Ducret de nom. Ici, elle met en avant les fiancées de la poudre entre Chicago, New-York et Los Angeles durant la première moitié du XXe siècle. Le fil conducteur de cette histoire de la mafia est Al Capone dit Scarface. Le livre commence lorsqu’il n’est pas encore connu pour se terminer le jour de sa mort en 1947. Diane Ducret nous présente chronologiquement et à tour de rôle une sélection de femmes ayant eu des relations avec des bandits notoires. Cet ouvrage se lit comme un roman car la vie de ces gens n’est rien moins que romanesque avec au rendez-vous : enfance malheureuse et milieu peu satisfaisant, séduction, vie de famille, code d’honneur parfois douteux, violence, règlement de compte, fuite, argent à gogo et jeu du chat et de la souris avec un FBI complétement dérouté qui doit mettre en place de nouvelles stratégies.

Il s’agit d’un vrai reportage. Il y a beaucoup de détails et d’anecdotes que l’auteur a glané au fil de ses lectures et de ses recherches. En fin d’ouvrage, elle nous propose d’ailleurs une bibliographie très développée. Elle met aussi bien en avant des femmes connues (Mae Capone, Billie Frechette ou encore Bonnie Parker) que des demoiselles moins médiatiques (Edna Murray, Margaret Collins ou Helen Julia Godman). Deux profils de femmes se détachent : celles qui ferment les yeux, ne participent pas et miment une vie de famille ordinaire et celles dont les mains se salissent sans difficulté. Cependant dans chaque situation nous retrouvons un amour pour l’argent, le luxe, les beaux vêtements, les fêtes, les résidences, les voitures et les armes. Les revers se font d’autant plus dur et violent avec à la clé assassinat ou emprisonnement. Les passages concernant l’enfermement d’Al Capone dans la prison la plus sécurisé et la plus dure du monde, Alcatraz, sont édifiants.

J’ai beaucoup aimé ce reportage qui est très agréable à lire à la manière d’un roman. J’ai suivi les péripéties de ces fiancées de la poudre avec beaucoup d’intérêt. Ce livre nous apprend pourquoi ces personnages féminins mais aussi masculins ont autant inspiré les journaux de l’époque, la littérature et le cinéma. En bonus, plusieurs photographies sont présentes au sein de l’ouvrage. C’est l’occasion de mettre un visage sur un nom et de plonger un peu plus dans l’ambiance de cette période.

Lu en lecture commune avec Jostein : .

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • La femme de l’aviateur de Mélanie Benjamin
  • The Diviners de Libba Bray
  • Vice et vertu : Mon amie Odalie de Suzanne Rindell

Fanny

Le mois anglais, c’est reparti! [Saison 5]

11694975_1578774289054555_2528089989659185866_nLe mois de juin est anglais ou n’est pas! Alors une fois encore je participe à ce grand rendez-vous célébrant la culture anglaise que j’affectionne tant.

Je me joindrais aux lectures communes autour des thèmes suivants :

  • Campagne anglaise le 9 avec L’été avant la guerre de Helen Simonson
  • Victoriens anglais le 15 avec Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier
  • Rois et Reines d’Angleterre le 19 avec Les Tudors de Liliane Crété
  • Un écrivain contemporain au choix le 20 avec Freddie Friday d’Eva Rice

Je crois que toutes ces lectures vont me régaler et me faire passer un mois so british. Je suis impatiente de découvrir les billets des autres participants à propos de livres, de films, de séries, de sorties, de recettes, de récits de voyage, etc.

Pour vous inscrire, c’est ici : et ici :

Le groupe facebook de l’évènement :

Fanny

L’extraordinaire voyage de Sabrina de P. L. Travers

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Résumé de l’éditeur : Voici l’histoire de Sabrina Lind, 11 ans. Lorsque la Seconde Guerre mondiale atteint son petit village paisible du Sussex, Sabrina et son jeune frère sont envoyés par leurs parents chez leur tante en Amérique. Débute alors une longue traversée en bateau. En écrivant son journal, Sabrina va la vivre comme une grande aventure. L’imaginaire de l’enfance l’emportera-t-il sur les épreuves imposées par les adultes ?

P. L. Travers n’est pas seulement l’auteur de la série de romans Mary Poppins devenue un classique de la littérature mais aussi du cinéma. Elle a également écrit ce roman paru en 1941 beaucoup moins connu, en tout cas en France. Ce livre est en fait le journal intime que Sabrina, 11 ans, essaie de rédiger chaque soir. Il se compose de deux parties. La première où nous faisons la connaissance de Sabrina et de son frère James prêts à embarquer sur un bateau direction les États-Unis afin de fuir les bombardements allemands sur l’Angleterre. Cette partie se déroule ensuite majoritairement sur ledit bateau. La seconde transcrit leur arrivée et leur vie en Amérique. Très vite, le mal du pays suit nos deux héros tout comme le manque de leur entourage proche.

De prime abord, on pourrait penser qu’il s’agit d’une histoire jeunesse assez légère. Et bien non. Certes le voyage en mer semble drôle et la découverte de l’Amérique pour le moins enthousiasmante mais certains passages sont tristes et emprunts d’une certaine nostalgie. Malgré son jeune âge, Sabrina possède déjà une clairvoyance et un sens de l’observation aiguisés. Ce voyage la fait donc grandir plus vite qu’un enfant lambda. En effet, elle se voit grimper doucement vers l’adolescence. Les sentiments se font davantage sentir. Plus rien ne sera comme avant cette guerre qui bouscule un quotidien bien rythmé, un bonheur qui semble acquis et une sécurité dont on n’a même plus conscience.

J’ai fait une belle découverte avec ce roman. C’est touchant, tendre, drôle et plein d’anecdotes délicieuses. Autant d’arguments qui donnent envie de découvrir au moins le premier tome de Mary Poppins.

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

massecritiqueLOGO_ZETHEL_BDVous aimerez aussi découvrir :

  • Aristotle and Dante discover the secrets of the universe de Benjamin Alire Saenz
  • Le monde de Charlie de Stephen Chbosky
  • Les filles au chocolat, Tome 1 : Coeur cerise de Cathy Cassidy

Fanny

Comme un poison entre nous de Monica Rattazzi

61bSQAhIcrLRésumé de l’éditeur : Julie a la quarantaine. Elle est mariée à Pierre. Ensemble ils ont deux filles et vivent dans un ravissant petit pavillon de banlieue.Mais cette rentrée s’annonce différente des précédentes. Dans la maison en face de chez eux, Hadrien, 14 ans, vient d’emménager avec sa mère et semble se prendre d’une étrange affection pour Pierre. Une affection dérangeante pour Julie bientôt convaincue que ce gamin a décidé de faire de Pierre le père qu’il n’a pas. Intuition légitime? Délire d’une imagination trop fertile? Jalousie déplacée de la part de Julie? Plus il lui semble que la réalité vient confirmer son intuition, plus Pierre la nie. Mais Hadrien devient menaçant, dangereux même, violent… N’est-ce qu’une illusion?

Je ne vous le cache pas plus longtemps, ce roman contemporain est une déception. Les premières pages m’ont plutôt enthousiasmées et promettaient une suite intéressante. Cependant, très vite une certaine lassitude s’est installée. Ceci est du à la présence de trop de redondance dans le corps du récit. En effet, le même schéma revient sans cesse sans que rien n’avance. L’histoire en elle même est assez banale. Une femme enfermée dans son mariage va devoir prendre une décision qui va influer sur sa vie et sur celle de son entourage. Cela est doublé de l’arrivée d’un adolescent sans repère dans le voisinage. Au contact de la famille, il sème sur son passage une ambiance un peu glauque et malsaine.

Je n’ai pas réussi à m’attacher à l’héroïne, Julie. Certes, elle est à la croisée des chemins et sa position n’est pas enviable mais je ne l’ai pas comprise ni même été intéressée par son histoire. Elle n’arrête pas de se répéter les mêmes paroles tout au long du roman et tente ainsi de se persuader que la situation va s’améliorer. C’est agaçant et ne m’a pas aidée à l’aimer davantage. Cependant, quelques éléments m’ont plus enthousiasmés comme certains thèmes abordés (la perte de repère et de limite pour un enfant par exemple), l’usure psychologique des personnages mais aussi la chute de l’histoire. Ce sont dans les dernières pages qu’il se passe le plus de chose.

Les quelques éléments ayant trouvé grâce à mes yeux n’ont pas suffi à me faire aimer ce roman et à provoquer de l’attachement ni pour son personnage central ni pour les protagonistes secondaires si ce n’est peut-être pour un Hadrien complétement abandonné et perdu. Je suis totalement passé à côté de l’histoire et n’ai pas réussi à m’y intéresser.

Lu dans le cadre du club des lecteurs Scrinéo pour l’année 2016.

La cuisinière de Mary Beth Keane

516tr+d3g1LRésumé de l’éditeur : Immigrée irlandaise arrivée seule à New York, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde et certains en meurent. Mary, de son côté, n’en présente aucun symptôme. Des médecins finissent par s’intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu’on l’observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse, décident de l’envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté…

Dans cette biographie romancée, c’est le destin tragique d’une femme qui nous est raconté. En effet, Mary Mallon est déclarée comme premier cas découvert de porteur sain de la typhoïde. C’est une véritable tare car elle ne développe aucun symptôme tout en transmettant la maladie à son entourage par le biais de son métier de cuisinière. Les tabloïds (qui passent également sa vie intime au peigne fin) la surnomme même « Mary Typhoïde », une célébrité dont elle se serait bien passée. S’ensuit le combat de toute une vie pour tenter d’avoir un semblant de vie normale. Le contexte historique de la toute fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle est comme souvent passionnant. La médecine fait de belles avancées même si les conditions de vie dans certains quartier de New-York sont une vraie calamité et viennent donc contrecarrer tous ces efforts.

J’ai pris plaisir à suivre Mary Mallon dans sa vie de tous les jours mais également lors de ses retraites forcées sur l’île de North Brother Island. C’est aussi sa vie intime qui est montrée du doigt car pour ne rien arranger, elle vit avec un homme hors des liens du mariage pendant plusieurs années. Son histoire est triste même si quelques rayons de soleil viennent l’éclairer ici et là. On se doute qu’une grande part de fiction compose ce livre mais le travail de recherche n’est pas à oublier car il semble énorme pour retracer aussi précisément la vie de Mary. On ne lit pas un livre comme celui-ci pour trouver de l’action et des rebondissement à foison. C’est autant la vie d’une femme qu’une fresque sociale que l’auteur souhaite nous montrer et donc une certaine époque, une mentalité, une société et un fonctionnement.

J’ai été très intéressée de découvrir la vie de Mary Mallon. Ce n’est pas un livre joyeux ni très rythmé. Mais j’y ai trouvé ce que je cherchais. J’ai donc passé un bon moment de lecture en ayant l’impression d’avoir appris quelque chose.

Lu en lecture commune dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Brooklyn de Colm Tóibín
  • Harriet d’Elizabeth Jenkins
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Fanny