The making of Mollie de Anna Carey

Résumé de l’éditeur : Mollie Carberry’s life seems pretty dull until she discovers her older sister Phyllis is a suffragette! When she and her friend Nora get involved they must face the question of how far a girl should go for her beliefs. / La vie de Mollie Carberry semble assez ennuyeuse jusqu’à ce qu’elle découvre que sa grand sœur Phyllis est une suffragette!  Lorsque Mollie et son amie Nora s’implique, elles doivent faire face à la question de jusqu’où une fille devrait aller pour ses convictions.

L’Irlande est un pays qui m’intéresse beaucoup de par sa culture, son histoire houleuse et ses croyances. C’est pourtant le premier roman irlandais que je chronique sur le blog et j’en suis la première surprise. Cet ouvrage jeunesse m’a été conseillé sur le forum Whoopsy Daisy (encore et toujours ce lieu de tentations!). Anna Carey nous fait découvrir dans son roman épistolaire le Dublin du tout début du XXe siècle. Nous nous promenons dans les rues de cette ville avec beaucoup d’intérêt. Très vite, on se rend compte que les inégalités sociales mais aussi entre les deux sexes sont la norme. La société irlandaise ne semble pas prête à bouger de ses lignes. Cependant, le mouvement des suffragettes enfle de plus en plus.

Nous faisons la connaissance de Mollie, 14 ans, toute jeune dublinoise vivant dans une famille aisée. Mollie cherche d’abord un amusement et à casser la monotonie de son quotidien assez rigide. Cependant et au fil de ce roman d’apprentissage, elle va se découvrir une conscience politique. Elle ne comprend pas pourquoi son frère semble pouvoir faire ce que bon lui semble sans carcan. Son âme de féministe va ainsi se former. Suivant le modèle de sa sœur, elle va se découvrir une passion pour la lutte pour le droit de vote des femmes. Elle va s’engager auprès des suffragettes de Dublin sans s’imaginer les folles aventures qui l’attendent. Avec humour et clarté, Anna Carey passe un message fort aux plus jeunes mais aussi aux plus grands.

Ce roman est très utile pour ne pas oublier les engagements mais aussi les sacrifices de certaines femmes (mais aussi certains hommes) afin que tous acquièrent les mêmes droits civiques. Même si Mollie se laisse parfois emporter par son enthousiasme (très contagieux!), elle reste une jeune fille vive, ouverte et drôle. A lire! Le tome 2 est prévue pour le début du mois de mars sous le titre Mollie on the march.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Ces extravagantes sœurs Mitford d’Annick Le Floc’hmoan
  • Les filles de Brick Lane, Tome 1 : Ambre de Siobhan Curham
  • Suffragette avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter et Ben Wishaw  (2015)

    Fanny

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Lady Rose and Mrs Memmary de Ruby Ferguson

Résumé de l’éditeur : Lady Rose Targenet, later created the Countess of Lochlule, marries Sir Hector, owner of the estate next to ‘Keepsfield’, the palatial Scottish mansion where she lives. But one day she meets someone on a park bench in Edinburgh… ‘It’s a little book about dreams and the hard world of money and position and their relations to one another. It’s also a love story and a love letter – to Scotland’ (Candia McWilliam). // Lady Rose Targenet, plus tard Comtesse de Lochlule, se marie à Sir Hector, propriétaire du domaine proche de Keepsfield, le magnifique hôtel particulier écossais où elle vit. Mais un jour, elle rencontre quelqu’un sur le banc d’un parc d’Édimbourg… « C’est un petit livre sur les rêves et sur le monde difficile fait d’argent et de position et les relations de l’un à l’autre. C’est aussi une histoire d’amour et une lettre d’amour à l’Écosse » (Candia McWilliam).

L’une de mes résolutions pour 2018 est de lire davantage en anglais. Cette première lecture de l’année est tout à fait dans cet optique et j’en suis ravie. Pour vous situer un peu, Lady Rose and Mrs Memmary est édité chez Persephone Books. Il s’agit d’une maison d’édition mais aussi d’une librairie londonienne qui met en avant des femmes écrivains parfois oubliées du XIXe et du XXe siècle. Ce roman est une très belle lecture. J’ai particulièrement apprécié la plume simple, douce et pleine de sensibilité de Ruby Ferguson. Cette dernière nous introduit d’abord dans la superbe demeure écossaise de Keepsfield où nous avons droit à une véritable visite guidée de celle-ci. Se déroule ensuite, sous forme de flashbacks, l’histoire d’une jeune fille, Lady Rose, qui a vécu ici il y a plusieurs décennies.

Nous apprenons à connaitre Rose au fil des étapes de sa longue vie. Un lien fort entre le lecteur et elle se noue. Nous découvrons notamment son éducation dans le plus propre respect des convenances et de l’histoire de l’Écosse (le souvenir de Mary Stuart est d’ailleurs religieusement entretenu). Un destin tout tracé lui est fortement suggéré qu’elle va d’abord suivre. Le roman débute sur un ton mondain et badin pour se terminer dans l’émotion. Le grand attachement de nos deux héroïnes à l’Écosse mais aussi à leur demeure est vraiment palpable et impressionnant. J’ai assez vite deviner le dénouement de l’histoire mais je n’ai pas pour autant boudé mon plaisir. J’ai refermé ce livre avec un sentiment de nostalgie et d’avoir vécu un moment hors du temps.

Je suis passée tout proche du coup de cœur avec cette lecture. Je n’oublierais surement pas Lady Rose and Mrs Memmary de sitôt. Le parcours de Rose est touchant et représentatif d’une certaine époque. Ce roman n’a malheureusement pas bénéficié d’une traduction à ce jour et c’est bien dommage. Cependant, le niveau d’anglais est très abordable.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Avec vue sur l’Arno d’E. M. Forster
  • La poursuite de l’amour de Nancy Mitford
  • Mrs Dalloway de Virginia Woolf

Fanny

Brooklyn Follies de Paul Auster

Résumé de l’éditeur : Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d’assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l’empêche pas d’aborder le dernier versant de son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il entreprend d’écrire un livre dans lequel seraient consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires mais aussi celles des gens qu’il a croisés, rencontrés ou aimés. Un matin de printemps de l’an 2000, dans une librairie, Nathan Glass retrouve son neveu Tom Wood, perdu de vue depuis longtemps. C’est ensemble qu’ils vont poursuivre leur chemin, partager leurs émotions, leurs faiblesses, leurs utopies mais aussi et surtout le rêve d’une vie meilleure à l’hôtel Existence…

Paul Auster est mon auteur favori depuis l’adolescence. Chacun de ses ouvrages a laissé en moi une empreinte indélébile. Il y a des auteurs comme ça qui vous saisissent à chaque fois. Veuillez donc m’excuser si les propos qui suivent ne sont pas très clair! J’ai mis un peu de temps à entrer dans cette histoire et à bien cerner la situation. Une fois le récit bien mis en place, quel régal! Comme souvent, Paul Auster nous entraine ici dans un univers particulier fait de situations où le hasard et les coïncidences tiennent une grande place. Il nous présente également des personnages forts et hauts en couleur avec une humanité hors norme qu’il instille en eux et qu’il nous transmet.

Grâce à sa plume inimitable aussi efficace que profonde, Paul Auster déroule un récit réaliste à l’américaine. Le contexte historique est en toile de fond sauf à la toute fin où une vraie cassure dans l’histoire américaine contemporaine se produit. L’auteur développe la jolie idée de « l’hôtel existence » comme un lieu intérieur pour trouver refuge et apaisement. D’ailleurs, je crois que j’y penserais dès que j’aurais besoin de me ressourcer quelques secondes.  Son amour pour son quartier fétiche où il vit transparait à travers ces pages. C’est une véritable petite ville dans la grande où la mixité sociale est présente et où tout le monde peut trouver sa place.

Je suis tellement heureuse d’avoir retrouvé mon auteur favori. Après quelques pages, je suis totalement entrée dans l’histoire. Les personnages, leurs parcours avant et pendant l’intrigue m’ont beaucoup émue. A travers ces lignes, on ressent toute l’humanité de Paul Auster mais aussi son amour pour son quartier, Brooklyn.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Chronique d’hiver de Paul Auster
  • L’immeuble Christodora de Tim Murphy
  • Yaak Valley, Montana de Smith Henderson

Fanny

La poursuite de l’amour de Nancy Mitford

Résumé de l’éditeur : Désireuses de conquérir leur destin, deux jeunes aristocrates anglaises aspirent à l’amour comme elles s’éprendraient d’un rêve. Tandis que l’une se précipite vers le mariage avec fougue, la seconde guette patiemment l’élu qui viendra bouleverser sa vie. Dans le trouble de l’avant-guerre débute alors un long apprentissage sinueux et passionné, à jamais universel.

Suite à mon excellente lecture de Ces extravagantes sœurs Mitford d’Annick Le Floc’hmoan, j’ai toute de suite voulu lire ce roman phare de Nancy Mitford. J’ai découvert un récit riche et plus profond qu’il n’y parait. Le contexte de la Guerre d’Espagne et de la Seconde Guerre mondiale (il est question de Dunkerque, de la capitulation de la France et de bombardements) est en toile de fond. Nous faisons la connaissance de Fanny (la narratrice) et Linda, deux jeunes filles de l’aristocratie britannique. Une naïveté forgée par leur éducation se dégage d’abord d’elles. Elles rêvent d’amour parfait et ne sont pas préparées à affronter la réalité. Elles vont apprendre à leur dépens qu’elle est souvent beaucoup plus compliquée. Éclairée de ce qui a précédé, la chute de cette histoire est d’une mélancolie saisissante.

Je suis très heureuse d’avoir lu la biographie très détaillée d’Annick Le Floc’hmoan avant de m’attaquer à l’œuvre de Nancy Mitford. Elle m’a permis de relever tous les détails autobiographiques. Ils sont très nombreux dans certains personnages, certaines situations et dans les convenances de la vie aristocratique et mondaine britanniques. Nancy est pleine de surprise car sans que l’on s’y attende un certain cynisme et une ironie font leur apparition. Son ton est parfois mordant. On se rend vite compte qu’elle pose un regard assez dur sur sa classe sociale et sur sa propre éducation.  Au fil des pages, les multiples facettes de ce roman lui font gagner en profondeur. La poursuite de l’amour contient des scènes très drôles (celle du labrador dans un bateau est excellente).

J’ai beaucoup aimé ce roman. Derrière l’humour et la plume acérée de Nancy Mitford, se cache la réalité bien moins reluisante de grandir au sein de l’aristocratie britannique. Fanny et Linda font leur entrée dans le monde sans grande connaissance de ce qu’est d’être adulte dans leur sphère sociale. C’est un roman finalement profond et empreint d’une certaine mélancolie sur la fin.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Avec vue sur l’Arno de E. M. Forster
  • Ces extravagantes sœurs Mitford d’Annick Le Floc’hmoan
  • Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd

Fanny

Avec vue sur l’Arno de E. M. Forster

Résumé de l’éditeur : Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l’Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand… Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s’oppose l’évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.

J’avais hâte de pouvoir découvrir ce grand classique de la littérature britannique contemporaine. Je ne regrette pas une seconde d’avoir ouvert ce roman tant il m’a plu par bien des aspects. L’histoire s’ouvre à Florence où nous faisons la connaissance de la jeune et vive d’esprit Lucy Honeychurch accompagnée de son chaperon, Charlotte Bartlett. Dans une première partie, E. M. Forster laisse le lecteur se faire sa propre idée à propos de l’héroïne. Il insinue beaucoup et pousse le lecteur à lire entre les lignes. Il donne ensuite les tenants et les aboutissants de la pensée de Lucy. Cette dernière est pleine de réflexion et d’observation sur sa condition de femme de l’époque édouardienne encore très empreinte de toutes les convenances et de la rigidité de l’ère victorienne.

E. M. Forster n’hésite pas à utiliser l’ironie pour décrire son temps, ses convenances parfois désuètes et le face à face entre l’ancienne et la nouvelle génération. C’est avec humour qu’il nous décrit diverses situations et fait intervenir des personnages truculents mais aussi détestables pour certains. J’ai beaucoup aimé suivre le glissement de la psychologie de Lucy imposée par son éducation vers une émancipation. Elle découvre son libre-arbitre et sa capacité à réfléchir par elle-même malgré toutes les barrières que son entourage tente de dresser autour d’elle. C’est une héroïne à la fois moderne mais aussi très humaine de par ses peurs. Je tenais également à noter les très belles descriptions de l’Italie qui m’ont complétement immergée dans ce beau pays.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman qui nous dépeint une héroïne et une époque finement analysées par l’auteur entre l’Italie et le Royaume-Uni. Suivre Lucy permet de se rendre compte de la difficulté d’être une jeune fille puis une femme au début du XXe siècle. Avec vue sur l’Arno a beaucoup de charme et mérite vraiment d’être lu.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le jardin blanc de Stéphanie Barron
  • Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier
  • Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

Fanny

Des period dramas en pagaille! #7

Howards end (4 épisodes, 2017, BBC)

Il s’agit d’une adaptation d’un roman d’E. M. Forster. N’ayant pas lu l’œuvre en question, je ne pourrais pas dire si elle est fidèle mais toujours est-il que j’ai passé un très bon moment. Cette mini-série est élégante et franchement réussie. Le suspens autour de la demeure d’Howards end est bien entretenu. On ne la découvre pas tout de suite, ce qui la rend d’autant plus attrayante. L’ambiguïté du personnage de Henry Wilcox est toujours présente. Il est parfois un peu difficile à cerner. Cependant, j’ai été très heureuse de retrouver une nouvelle fois Matthew Macfadyen sur le petit écran. Les deux actrices choisies (Hayley Atwell et Philippa Coulthard) pour jouer les deux sœurs Schlegel sont parfaites. Leur complicité est flagrante et touchante. Comme souvent avec les period dramas britanniques, il faut noter les costumes et les décors très réussis.

The last post (Saison 1, 6 épisodes, 2017, BBC)

J’ai découvert cette nouvelle série de la BBC sur le forum Whoopsy Daisy que je fréquente assidument. Bien que ce ne soit pas un coup de cœur, il s’agit tout de même d’un très bon visionnage. Nous sommes introduits dans une base militaire britannique du Yémen en 1965. Nous découvrons la vie civile (maritale et familiale) mais aussi militaire qu’y mène toute une équipe de la Royal Military Police. La tension s’intensifie d’épisode en épisode. Les négociations et autres discussions avec les terroristes nous sont dévoilées. C’est aussi la difficulté du cadre militaire et sa rigidité qui nous sont montrées. Le cadre spatio-temporel m’a beaucoup plu car je ne le connaissais pas du tout. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jessie Buckley (Honor) qui se rend compte qu’être épouse d’un militaire est loin d’être une partie de plaisir et encore moins en mission dans une zone de conflit.

The marvelous Mrs Maisel (Saison 1, 8 épisodes, 2017, Amazon)

Quelle agréable surprise que cette nouvelle série signée par les créateurs de Gilmore Girls! The marvelous Mrs Maisel se déroule dans le New-York des années 50 au sein d’un couple juif. Du pilote jusqu’au dernier épisode, tous les détails sont soignés : les dialogues, la mise en scène, les décors intérieurs (mention spéciale pour la reconstitution d’un grand magasin) et extérieurs, les costumes. Des clins d’œil aux comédies musicales, au théâtre mais aussi au stand up sont à noter. Les réalisateurs ont su apporter un style et une identité bien particuliers à l’ensemble. Cette série contient son lot de scènes très drôles avec une répartie assez incroyable. Des références à Gilmore Girls sont aussi très facilement détectables. Nous suivons l’émancipation de Miriam avec beaucoup d’intérêt et ce n’est pas une mince affaire! Son père est également un personnage très attachant.

A venir dans de prochains numéros

         

Fanny

Quelques souhaits littéraires (et bloguesques) pour 2018

    

    

Je vous retrouve aujourd’hui avec un article afin de vous faire part de quelques orientations que j’aimerais suivre pour l’année 2018. Ce ne sont pas des résolutions car je ne les tiens jamais. Il s’agit plutôt d’un chemin que j’aimerais suivre. C’est parti!

  1. Lire davantage en anglais. Grâce à mes nombreux visionnages de films et séries en version anglaise sous-titrée en anglais, j’ai fait beaucoup de progrès dans la lecture de cette langue. Je lis déjà quelques romans par-ci par-là mais j’aimerais aller plus loin. Vous devriez donc voir passer davantage de livres dans la langue de Shakespeare au cours des mois à venir.
  2. Reprendre mon challenge personnel d’un Agatha Christie par mois dans l’ordre chronologique. J’ai laissé tomber en septembre 2017 par manque de temps. Je compte reprendre ce mois-ci avec le 9e roman de la Reine du crime : Le train bleu.
  3. Réussir les challenges auxquels je me suis inscrite sur le forum Whoopsy Daisy. J’aime beaucoup participer à ce genre de défi là-bas. Le forum permet d’échanger directement et de s’encourager. Pour l’année 2018, je me suis inscrite à un challenge autour des Miford, un second autour de Virginia Woolf et ses amis et un troisième autour de la maison d’édition Persephone Books (niveau Miss Pettigrew avec 3 livres).
  4. Reprendre la rédaction d’articles autour des period dramas. J’ai fait l’amer constat qu’aucun n’était paru en 2017. Au vu des likes et des commentaires, ce sont des posts qui vous ont beaucoup plu en 2016. Je vais donc reprendre du service. Le numéro 7 de « Des period dramas en pagaille! » est d’ailleurs déjà prêt.

J’espère que vous serez encore nombreux à suivre mes aventures littéraires cette année!

Fanny

[Les photos sont de moi. Les filtres Instagram sont magiques!]

Tops / flops – Bilan de l’année 2017

La tempête rugit dehors. Les vacances donnent du temps pour soi. Je vous propose de faire le point sur l’année 2017. Cette dernière a apporté son lot de petits bonheurs et de grands malheurs. La vie est souvent faite comme ça. Malgré tout, il faut aller de l’avant et voir le positif. Il y en a eu pas mal, et heureusement! Un superbe séjour en Suisse, des ballades au bord du canal, des sorties en tout genre, des retrouvailles en famille, l’obtention d’un concours de la fonction publique, un déménagement et bien d’autres choses encore. Je ne suis jamais vraiment prête à affronter une nouvelle année mais advienne que pourra!

Maintenant, place au tant attendu tops et flops de l’année 2017! J’espère vous faire découvrir quelques ouvrages.

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Contrairement à l’année dernière où mon classement contenait une majorité d’auteurs francophones, les auteurs anglo-saxons ont eu la part belle en 2017. Cette année, des ouvrages m’ont bousculée et fait réfléchir comme L’immeuble Christodora de Tim Murphy, Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull de Claire Barré ou encore Brooklyn follies de Paul Auster. D’autres m’ont embarquée dans de belles aventures avec notamment le premier tome du Paris des merveilles de Pierre Pevel ou encore Frenchman’s creek de Daphne du Maurier. J’ai également suivi le destin de beaucoup de jeunes filles dans Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh, Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, Si j’avais su que tu deviendrais si belle, je ne t’aurais jamais laissée partir de Judy Chicurel, Lettres choisies de la famille Brontë et Avec vue sur l’Arno d’E. M. Forster. Cette année, j’ai surtout découvert la fratrie Mitford avec Ces extravagantes soeurs Mitford de Annick Le Floc’hmoan, La poursuite de l’amour de Nancy Mitford et Rebbelles Honorables de Jessica Mitford. Le cru 2017 me laisse un goût agréable d’accomplissement.

flops littérature

                        

Avec 80 lectures au compteur pour l’année 2017, il est impossible de passer à côté de quelques déceptions. La porte du ciel de Dominique Fortier m’a laissée totalement indifférente. L’appel de Portobello road de Jérôme Attal m’a ennuyée. Pourtant quel coup de cœur j’avais eu avec l’un de ces romans (Les jonquilles de Green Park) en 2016! Miniaturiste de Jessie Burton et Deux sœurs d’Elizabeth Harrower m’ont laissé un goût d’inachevé. Fait très rare chez moi, je n’ai pas réussir à terminer deux romans. Il s’agit de La maison des Turner d’Angela Flournoy et Captive de Margaret Atwood.

BD

              

Le constat est encore une fois sans appel pour l’année 2017 : je lis toujours peu de bande dessinée et autre roman graphique. Je suis pourtant certaine que je passe à côté de jolies pépites. Quatre ouvrages ont tout de même su retenir mon attention, ce qui n’est pas si mal. Les deux tomes de Culottées sont excellents et inspirants. J’ai beaucoup apprécié les dessins et l’humour du roman graphique sur Agatha Christie. J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le voyage dans la station spatiale internationale de Thomas Pesquet en 2016 et 2017. Je ne pouvais donc pas passer à côté de Dans la combi de Thomas Pesquet signé Marion Montaigne. Quel régal! J’ai appris autant que j’ai ri.

period drama

              

    

Le visionnage de period-dramas à, encore une fois, jalonner mon année 2017. Je souhaitais vous présenter les six qui se démarquent vraiment. To walk invisible m’a permis de mettre des images sur le quotidien des sœurs Brontë et de leur entourage. J’ai retrouvé avec grand plaisir mon enquêteur britannique préféré, Endeavour Morse, pour une quatrième saison de haute volée. Decline and fall est à mourir de rire. Quel bon moment et quelle pépite! Cette adaptation m’a donné envie de découvrir le roman d’origine d’Evelyn Waugh. Anne with and E m’a beaucoup plu. Cette petite fille est si attachante et si vive. Je ne présente plus Dunkerque, film à grand succès et qui a fait beaucoup parler de lui. Il a d’ailleurs fait mouche me concernant. Coup de cœur parmi les coups de cœur, The marvelous Mrs Maisel (par les réalisateurs de Gilmore Girls) a été une vraie surprise et un délice de bout en bout. Je ne peux que vous la conseiller!

Je vous souhaite une merveilleuse année 2018. Quelle soit pleine de découvertes en tout genre et d’épanouissement. Quant à moi, je vous dis à très vite pour toujours plus d’échange!

Fanny

Bilan de mes lectures : DECEMBRE 2017 ~ Lectures à venir : JANVIER 2018

Pour bien finir l’année 2017, je n’ai lu que de très bons livres. Je ne me vois pas faire autrement que de donner des coups de cœur à tout le monde tellement chaque titre m’a touchée d’une certaine manière. En décembre, j’ai suivi l’éveil de la conscience de Lucy entre l’Italie et le Royaume-Uni, j’ai découvert la plume décapante de Nancy Mitford, j’ai suivi les aventures humaines de Nathan et Tom, j’ai lu Jessica Mitford me raconter sa vie et ses convictions et j’ai plongé dans l’univers toujours plus sombre d’Harry Potter.

Nombre de livres lus : 5

Nombre de pages lues : 2339


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Avec vue sur l’Arno d’E. M. Forster, éd. Robert Laffont, 368 p.

Ce roman nous dépeint l’éveil du libre arbitre de Lucy mais aussi de sa conscience à l’encontre de son éducation et de son extraction sociale. C’est aussi le face à face entre deux générations qui se joue. L’auteur insinue beaucoup et pousse le lecteur à lire entre les lignes. Un roman au charme certain entre l’Italie et le Royaume-Uni.

5/5

La poursuite de l’amour de Nancy Mitford, éd. 10/18, 256 p.

Ce roman nous propose de découvrir le passage brutal de l’enfance à l’âge adulte de deux jeunes filles de bonne famille britannique. L’humour de l’ainée de la fratrie des Mitford est décapant. Certaines scènes sont franchement drôles. Il y a beaucoup de Nancy et de sa famille dans ce livre, ce qui le rend d’autant plus touchant.

5/5

Brooklyn follies de Paul Auster, éd. Babel, 363 p.

Je suis tellement heureuse d’avoir retrouvée mon auteur favori. J’ai mis un peu de temps à entrer dans cette histoire. Une fois les personnages et le contexte bien mis en place, je me suis tout simplement régalée. A travers ces pages, on ressent toute l’humanité de Paul Auster mais aussi son amour pour son quartier, Brooklyn.

5/5

Rebelles honorables de Jessica Mitford, éd. Les belles lettres, 312 p.

Quelle vie, mais quelle vie! Jessica est surement la personne que j’admire le plus au sein de la fratrie des Mitford. C’est une femme aux convictions fortes et au parcours extra-ordinaire. Elle nous raconte son histoire avec humour et recul. Les dernières pages sont déchirantes. Une femme inspirante et un modèle à suivre!
5/5

Harry Potter et l’Ordre du Phénix de J. K. Rowling, éd. Folio junior, 1040 p.

Quel régal de retrouver cette bulle et cet univers si familier! L’oppression mais aussi la lutte contre celle-ci se mettent doucement en place. La tension toujours latente de ce tome le rend encore plus sombre que les précédents. Plein d’élément se noue et se joue ici. Vivement la suite!
5/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN JANVIER

         

    

Je vous souhaite un très bon mois de janvier et une belle année 2018!

Fanny