Les piqûres d’Abeille de Claire Castillon

Résumé de l’éditeur : Je l’ai repérée tout de suite, avec sa couronne dans les cheveux. J’ai compris que je pourrais lui faire confiance. A quoi bon avoir une meilleure amie et une amoureuse ? Abeille allait remplir les deux fonctions. Lou, mon ancienne amoureuse de CP, était bien trop gamine. En ce qui me concerne, je suis très mûr, assez marrant et plutôt intelligent, il me faut donc une fiancée qui dépote. D’emblée, j’ai senti qu’Abeille avait du tempérament. Avec Abeille, tout est possible.

Ce court roman jeunesse m’a agréablement surprise. En commençant ma lecture, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Claire Castillon tisse son histoire autour de thématiques fortes mâtinées de légèreté comme le premier coup de foudre, l’obésité chez les plus jeunes et le poids de l’avis parental. Ce sont celles qui m’ont marquée. Le mélange d’épistolaire et de narration à la première personne permettent un bon rythme et de suivre Jean, le héros, au plus près. En seulement 150 pages, l’autrice construit un roman qui, à la fois, tient la route et étonne. L’ensemble est servi par une écriture simple adaptée au public visé mais bien tournée et très agréable à lire.

Jean est un personnage attachant. Nous suivons son premier émoi, son premier coup de foudre qu’il rencontre à un mariage. Il va entamer avec Abeille une correspondance mais le moins que l’on puisse dire est que cette inclination est loin d’être réciproque. Malgré la méchanceté de sa correspondante, Jeannot reste aveugle et est prêt à tout accepter. Heureusement sa grande sœur, Zoé, va jouer son rôle et lui ouvrir les yeux petit à petit. Cette dernière porte un surpoids. Elle subit d’ailleurs les réflexions franchement maladroites de ses propres parents. Il est clair que cette fratrie n’est pas franchement aidée par leurs proches…

Les piqûres d’Abeille est un roman jeunesse plutôt réussie. Mon intérêt a très vite été éveillé pour le jeune héros. Cette histoire est un mélange de légèreté et de dureté, de narration et d’épistolaire. Je serais curieuse de découvrir une autre œuvre de Claire Castillon car sans être à couper le souffle j’ai apprécié cette première expérience.

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Fanny

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Chaque soir à 11 heures de Malika Ferdjoukh

71q3l-csz9lRésumé de l’éditeur : Willa Ayre s’est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée. Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l’impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix…

Après avoir adoré Broadway Limited, je suis heureuse d’avoir pu découvrir une nouvelle histoire de Malika Ferdjoukh. Cette dernière joue ici avec un mélange de contemporain et de gothique. En effet, beaucoup de mystère et d’ombres planent au dessus de ce livre. La demeure de Fausse-Malice n’est pas en reste et nous attire irrémédiablement. Ce roman recèle son lot de fantaisie comme sait si bien le faire l’auteure que ce soit dans les noms des personnages (et des animaux de compagnie), les descriptions ou encore le langage utilisé. Cet ouvrage est un vrai vent d’air frais! Ce style si particulier à Malika Ferdjoukh est un régal et change de mes lectures habituelles. Pour couronner le tout, elle nous propose une intrigue faite de suspens et de secrets. Même si j’ai deviné quelques petites choses, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Willa dans ses interrogations. Le récit est rythmé du début à la fin. Je n’ai pas ressenti une seule seconde d’ennui.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne que Malika Ferdjoukh nous propose de suivre. Willa a son caractère. Elle est scolarisée dans un lycée privé fréquenté par des jeunes gens financièrement aisés. Elle n’essaye pas d’être comme eux à tout prix et n’oublie pas son extraction modeste. Elle préfère utiliser son intelligence, sa vivacité d’esprit et son humour pour s’intégrer. L’auteur nous fait également rencontrer une ribambelle de personnages secondaires charismatiques qui ne peuvent laisser le lecteur de marbre. Toutefois, les copains de lycée de Willa ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attache le plus. J’ai ressenti une nette préférence pour la famille Fils-Alberne, bien plus intéressante et énigmatique. L’auteure insère de multiples références culturelles à Jane Austen ou encore Jane Eyre (l’héroïne s’appelle Willa Ayre). La musique est un élément phare des romans de l’écrivain. Ce roman comporte donc une véritable playlist jazzy. Nous sommes bercés par des notes de musique qui apportent une ambiance singulière.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman adolescent car ce n’est pas forcément mon genre de prédilection. Malika Ferdjoukh a su, une nouvelle fois, me prendre par la main et m’emmener dans son univers si particulier et si vivifiant. La magie opère et chaque page est un régal. Quatre sœurs est dans ma pile à lire. Je pense qu’il ne va pas faire long feu.

Merci à Malika de m’avoir fait parvenir son livre.

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Fanny