La lumière des étoiles mortes de John Banville / Rentrée littéraire 2014

9782221133644Résumé de l’éditeur : Qu’est-ce qui sépare la mémoire de l’imagination ? Cette question hante Alex alors qu’il se remémore son premier – peut-être son unique – amour, Mme Gray, la mère de son meilleur ami d’adolescence. Pourquoi ces souvenirs resurgissent-ils maintenant, à cinquante ans de distance, se télescopant avec ceux de la mort de sa fille, Cass, dix ans plus tôt ? Un grand Banville, troublant et sensuel, sur la façon dont les jeux du temps malmènent le cœur humain.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur irlandais avant de découvrir son nouveau roman édité et traduit pour cette rentrée littéraire. J’ai donc pu à mon tour profiter de sa plume et d’une ambiance bien particulières. En effet, l’écriture de l’auteure est un délice à lire. Le vocabulaire est soutenu et varié. Le tout est surmonté d’une sensualité et d’une sensibilité qui donne à cette histoire un ton délicat et plein de sens. John Banville met en place un beau roman qui tourne autour de la fugue des souvenirs à propos d’évènements qui ont pu jalonnés notre vie. Alex, un acteur sur le retour, tente de coucher par écrit ses pensées. Mais la mémoire est bien facétieuse et certains détails lui échappent provoquant parfois chez lui une certaine frustration.

La construction du récit m’a plu. Nous partageons notre lecture entre le temps présent et flashbacks. Certains passages sont assez émouvants et ont su me toucher. Le titre est une parfaite métaphore et représente très bien ce que contient ce livre ainsi que les sentiments du personnage principal. On est forcé de se reconnaitre dans cette nostalgie et cette prise de conscience des aléas de la mémoire. On aimerait tout retenir, tout enfermé dans notre esprit à la manière de la pensine du monde d’Harry Potter. En ce qui concerne les personnages, Mme Gray, avec qui Alex a une aventure alors qu’il n’a que 15 ans, reste une figure floue dans le sens où on ne connait pas ce qu’elle ressent vis-à-vis d’Alex ni ses motivations de continuer leur liaison.

Ce roman habilement écrit et mené est pour ma part une réussite. Il est empli de sens, de vérité et de sensibilité. John Banville nous offre une histoire où la mémoire joue des tours au héros en oubliant ou au contraire en exacerbant certains souvenirs. Un auteur à découvrir et une plume à savourer.

Fanny

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Demain à Santa Cecilia de Maria Duenas

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Blanca Perea vit une période difficile de sa vie. En effet, son mari l’a quitté pour une nouvelle compagne et ses enfants sont maintenant indépendants. Elle décide de fuir L’Espagne et ses soucis en acceptant un poste dans l’université de Santa Cecilia en Californie où elle doit classer les archives d’un professeur disparu, Andrès Fontana. Une fois sur place elle rencontre des personnes qui vont vite devenir les nouveaux membres de son entourage. Des secrets, des faux semblants, une pointe de manipulation, des rencontres et une réflexion sur la vie et les choix à faire attendent l’héroïne.

L’auteure fait se croiser deux histoires distinctes. La première nous permet de suivre l’héroïne, Blanca. La seconde réside en un flashback où nous suivons Andrès Fontana ainsi que Daniel Carter. Ce schéma m’a plu car nous découvrons les principaux protagonistes en alternance. Cependant, l’intrigue manque franchement d’intérêt et de surprise. Le lecteur devine bien avant l’héroïne ce qui l’attend. De ce fait, l’effet des différents rebondissements retombent comme un soufflet. Il en va de même avec la chute du récit qui n’est pas surprenante. Je l’attendais avec grande impatience pensant que Maria Duenas nous assènerait peut-être un retournement final.

Pourtant l’ambiance et le contexte général m’ont plu tout comme les personnages. J’ai plutôt aimé l’héroïne même si son histoire est un peu classique  et déjà vu de multiples fois en littérature ou au cinéma. Elle a tout de même su m’être attachante par ses réflexions. Par contre, je n’ai pas su saisir Daniel Carter. Il possède deux faces et use de l’une ou de l’autre à sa guise. Nous sommes face à une espèce de chasse au trésor. Cette dernière m’a permis de découvrir les missions espagnoles et jésuites construites en Californie. Je connais peu l’histoire des États-Unis et encore moins l’histoire religieuse de ce pays.

Malgré des personnages et un contexte plaisants, ce roman souffre d’une intrigue un peu légère. Ce roman ne sera malheureusement pas inoubliable. Je reste donc sur une déception. Je retenterais peut-être cette auteure avec L’espionne de Tanger qui a reçu un bon accueil.

Fanny

To all the boys I’ve loved before de Jenny Han

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Résumé de l’éditeur (traduction personnelle) : Lara Jean Song garde des lettres d’amour dans une boite à chapeau que sa mère lui a offert. Ce ne sont pas des lettres que d’autres ont écrit pour elle mais c’est elle même qui les a rédigé. Il y en a une pour chaque garçon qu’elle a aimé donc cinq en tout. Quand elle écrit, elle déverse toutes les choses qu’elle n’a jamais dit dans la vraie vie car les lettres ne sont que pour elle et ceci jusqu’au jour où elles sont envoyées. C’est à ce moment que sa vie amoureuse va se trouver hors de contrôle.

J’ai lu ce roman au milieu du mois de juillet car j’avais besoin d’une pause dans mes lectures « sérieuses ». Je voulais une histoire légère, simple et rafraichissante. Je me suis donc penchée sur ce roman adolescent arrivé dans ma PAL depuis mi-juin. Autant vous dire, que je n’ai pas été déçue car il s’agit en effet d’un roman fluide, facile à lire et plein de fraicheur. Mais il contient également des thèmes plus difficiles et sérieux comme la loyauté, l’amitié, la découverte de l’amour, le passage de l’adolescence, la découverte du monde qui n’est pas toujours rose et l’absence d’un des deux parents. Lara-Jean est une adolescente américaine d’origine coréenne et fait toutes ces expériences. Cette filiation asiatique est d’ailleurs une des grandes thématiques du roman. En effet, Jenny Han éparpille tout au long de son récit des allusions à cette culture et notamment culinaire.

Cependant, quelques éléments m’ont chagriné. Les lettres que cachent Lara Jean ne sont finalement qu’un prétexte pour lancer l’histoire et l’intrigue. Nous oublions assez vite ce point de départ même s’il en est question vers la fin de l’histoire. De même, il m’a paru bizarre que l’adolescente ne cherche pas à savoir qui a pu envoyer ces enveloppes. Certes elle s’étonne mais elle ne va pas à la recherche du traitre. Ceci dénote un manque de développement, de vraisemblance et un potentiel sous-exploité . Par contre, l’écriture est agréable et Le triangle amoureux est assez léger. Une note d’espoir se fait ressentir lors de la fermeture de ce roman.

Une lecture dans l’ensemble agréable que je conseille aux adolescents ou aux personnes recherchant un moment de légèreté comme moi. Je pense que je l’ai lu au bon moment entre deux lectures plus rigoureuses. En ce qui concerne le niveau d’anglais, je dirais qu’il est moyen. Certains passages ont été plus difficile à comprendre mais ne m’ont pas empêché de suivre le fil des évènements.

Fanny

Bilan de mes lectures : JUILLET 2014 ~ Lectures à venir : AOUT 2014

En ce moment les semaines sont longues, longues, longues… Les vacances se font sérieusement désirer. Aller encore deux semaines et à moi la liberté et les voyages à Varsovie et en Normandie!! Pour ne rien arranger, ce mois de juillet n’a pas été à la hauteur de mes espérances niveau lectures. Plusieurs histoires n’ont pas trouvé grâce à mes yeux avec un sentiment mitigé en tournant la dernière page. Heureusement trois belles lectures sont venus contrebalancer ces quelques déceptions. Je vous laisse découvrir tout ça et pourquoi pas me donner vos impressions.

Nombre de livres lus : 8

Nombre de pages lues : 2922

(Pour lire les chroniques disponibles, il faut cliquer sur les images)

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Un beau jour peut-être de Lauren Graham, éd. Milady, 448 p.

Dans ce roman d’apprentissage nous suivons Franny en quête de castings et d’un agent dans le monde du cinéma. Nous suivons ses tribulations et ses difficultés à percer dans le milieu. La plume de l’auteure est franchement agréable. Mais dommage que l’intrigue soit plate et manque de rebondissent.

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Sans forme de Gail Carriger et REM, éd. PiKa, 248 p.

Cette adaptation en manga du second tome de la saga du Protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger est encore une grande réussite. Humour, aventure et suspens sont au rendez-vous. Vivement le prochain!

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Demain à Santa Cecilia de María Dueñas, éd. Robert Laffont, 427 p.

Ce roman met en scène Blanca Perea. Il s’agit d’une espagnole qui quitte son pays pour les États-Unis afin de fuir sa vie conjugale qui part vau-l’eau. Elle s’engage dans un travail universitaire où elle doit classer les documents Andrès Fontana, professeur s’intéressant aux missions jésuites. Les personnages et le contexte globale m’ont plu. Cependant l’intrigue est trop légère et transparente.

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Harry Potter, Tome 2 : Et la chambre des secrets de J.K. Rowling, éd. Folio jeunesse, 364 p.

Quel bonheur de retrouver Harry Potter chaque mois! Ce second tome permet le tournant de la série avec un ton et une ambiance plus sombre et menaçante. J’ai aimé détester certains personnages. Nous découvrons un peu plus l’univers de J.K. Rowling. Vivement que je commence le troisième opus.

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Les oiseaux et autres nouvelles de Daphné du Maurier, éd. Le livre de poche, 445 p.

Je souhaite découvrir tous les ouvrages de Daphné du Maurier. Ce mois-ci j’ai donc continué avec ce recueil de nouvelles donc la plus connue est Les oiseaux. Les chutes sont un délice mais aussi souvent cruelles et dures. Elles tombent comme un couperet. L’auteure sait nous tenir en haleine grâce à une très belle maitrise de l’écriture.

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To all the boys I’ve loved before de Jenny Han, éd. Simon & Schuster, 355 p.

J’ai choisi ce roman en VO car à ce moment du mois il me fallait une lecture légère, facile et fraiche. De ce côté je n’ai pas été déçu par cette histoire. Cependant quelques points m’ont chiffonné. L’héroïne cachent des lettres qu’elle ne souhaite pas voir divulguer mais ceci n’est au final qu’un prétexte pour lancer l’histoire. Le potentiel n’a pour moi pas été assez exploité. De même elle ne cherche pas qui a pu les envoyer aux personnes concernées. Mais dans l’ensemble ce roman est facile à lire et permet de se détendre.

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Black Butler, Tome 4 de Yana Toboso, éd. Pika, 194 p.

Je poursuis cette série de mangas qui, je dois le dire, me passionne. Nous découvrons un peu plus le monde de Sebastian et de Ciel. La mangaka nous tient en haleine en nous offrant au compte-goutte des informations et des détails sur son univers.

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Brunswick Gardens de Anne Perry, éd. 10/18, 441 p.

Une déception pour ce 18e tome malheureusement. Anne Perry tombe dans la facilité pour la première fois avec cet opus. Les personnages qui apportent habituellement du piquant et des situations cocasses sont absents. L’intrigue n’est pas très développée et le dénouement est facile à deviner. Heureusement le tout reste agréable à lire mais ne restera pas inoubliable…

LECTURE EN COURS

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LECTURES PRÉVUES EN AOUT

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J’espère me régaler davantage en août. A vrai dire je n’en doute pas vu les lectures qui m’attendent.

Fanny

Brunswick Gardens de Anne Perry

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Résumé de l’éditeur : En cette année 1891, à Londres, chez le très respecté pasteur Parmenter, éminent théologien promis à de hautes fonctions, l’atmosphère est lourde et la situation « fâcheuse ». Un meurtre vient d’être commis et la victime n’est autre que la belle assistante du pasteur, Unity Bellwood, une femme libre, féministe et grande militante des théories de Darwin. Les suspects ne manquent pas, car les idées modernes de la jeune femme lui avaient valu de nombreuses inimitiés dans la maison. Chargé de cette épineuse affaire, le commissaire Thomas Pitt, aidé de sa femme, la clairvoyante Charlotte, devra plus que jamais faire preuve de tact et d’habileté. Les consignes sont claires : éviter un scandale.

Pour une fois, Anne Perry fait dans la facilité en reprenant le schéma de certains tomes précédents. De ce fait le dénouement se devine assez facilement. C’est franchement dommage après tous les efforts déployés pour nous offrir à chaque opus une enquête et des thèmes inédits. Le séisme Charles Darwin qui secoue les croyances est tout juste abordé et permet simplement de lancer l’intrigue. Comme vous l’aurez compris, à l’inverse de tous les livres précédents l’auteure ne développe pas un grand thème qui nous permet de devenir incollable à propos du Londres du XIXe siècle.

Nous retrouvons une vieille connaissance croisée lors d’évènements tragiques et dramatiques dans la toute première histoire. Il s’agit de Dominic Corde. Il a bien changé mais n’est pas épargné par les soupçons. Emily est seulement présente par le biais d’une lettre qu’elle envoie à Charlotte et Pitt depuis l’Italie. Il en va de même pour Gracie qui est bien transparente tout comme Vespasia Cumming-Gould. Ce sont souvent ces personnages qui apportent du piquant, des situations cocasses ou qui bousculent les codes. Leur absence se fait ressentir assez vite.

Malheureusement l’intrigue et les personnages secondaires ne resteront pas éternellement dans ma mémoire. J’attends dans la prochaine enquête un sursaut, un rebondissement ou du moins un certain renouvellement. Comme toujours c’est agréable à lire. Il n’y a aucune difficulté à avancer même si j’ai ressenti au début le changement de traducteur. En espérant que le prochain soit à la hauteur de mes espérances…

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Belette, Lara et Céline .

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny