Un mirage finlandais de Kjell Westö

12743494_1188440487851307_4057079463142632273_nRésumé de l’éditeur : « Le Club du mercredi avait commencé, des gloussements virils lui parvinrent dès qu’elle monta l’escalier en pierre. Matilda distingua la voix de Thune, celle de Grönroos, et d’autres aussi. Elle se figea. » Matilda est une sténodactylo hors pair. Elle travaille à Helsinki pour l’avocat Claes Thune. Ce soir de mars 1938, le Club du mercredi – un groupe de gentlemen qui se retrouvent chaque mois pour refaire le monde – est réuni dans le cabinet de son patron. Soudain, Matilda reconnaît la voix d’un homme qu’elle aurait préféré oublier… La vengeance n’est-elle pas un plat qui se mange froid ?

Je lis peu de littérature scandinave. Lorsque j’ai vu ce titre dans la liste des livres proposés lors d’une masse critique Babelio je n’ai pas hésité longtemps. Je ne connaissais pas du tout l’auteur. Il semble qu’il ait un certain succès dans son pays. Les 200 premières pages de ce roman sont assez longues et floues. L’auteur installe doucement son histoire à tel point qu’on se demande où il souhaite nous emmener. Une fois ce palier passé, l’intrigue s’ouvre complétement, devient intéressante et le tout s’enchaine à merveille. Kjell Westö sait instiller du suspens ici et là par de petites allusions. Les personnages principaux sont dans l’ensemble attachants. Leur psychologie m’a particulièrement intéressée.

« Elle attendrait le début du concert de variétés musicales à la radio, baisserait légèrement le volume, allumerait la lampe de chevet, s’installerait dans le fauteuil rouge aux accoudoirs clairs, s’envelopperait dans le plaid et lirait, ses toffees au chocolat ou un bol d’oreillons de pêche à portée de main. » (p. 14)

Ce roman est l’occasion d’en découvrir davantage concernant l’histoire trop méconnue et pourtant mouvementée de la Finlande. En effet, je me suis documentée car J’ai parfois eu quelques difficultés à bien tout comprendre de ce qu’expliquer l’auteur. Ce fut passionnant de découvrir la guerre civile finlandaise de 1918 qui opposa les Blancs et les Rouges (les communistes). Ces derniers ont d’ailleurs fait l’objet de détention dans des camps de concentration. C’est de cela dont il est principalement question dans ce roman mais aussi de la montée du nazisme  Vous l’aurez compris le cadre spatio-temporel m’a beaucoup plu et est la principale force de ce livre à mon sens.

Mon avis est finalement plutôt positif concernant ce roman. C’est vrai que les 200 premières pages m’ont déçue. Cependant, j’ai bien fait de persévérer car la suite est un régal à suivre notamment grâce à la psychologie des personnages et au cadre spatio-temporel (la Finlande entre 1918 et 1938).

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

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Fanny

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