Les aventures d’Aliette Renoir, Tome 1 : La secte d’Abaddon de Cécilia Correia

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Aliette Renoir est une jeune fille du Paris occupé par les allemands. Son père n’est autre que le plus célèbre des chasseurs de vampire. Il tente tant bien que mal d’apprendre le métier à sa fille. Mais manque de pot, voilà qu’Aliette se fait mordre par un membre de ses redoutables ennemis. Elle se retrouve donc introduite dans une des communautés de vampires : la secte d’Abaddon. Elle va découvrir ses codes, ses membres, ses dirigeants, leur façon de vivre mais aussi les complots qui s’y trament.

Entre quiproquos, trahisons et révélations, l’auteure ne nous laisse aucun répit. Le récit est traité à la manière d’une enquête policière. C’est intelligent et original pour ce genre littéraire. Pour moi, les gros plus de ce premier tome sont les personnages, le monde crée par l’auteure, l’humour à toutes les pages et l’écriture fluide de Cécilia Correia. Elle sait nous mener sur de fausses pistes et nous faire soupçonner à tort certains personnages. Ce roman est très agréable et facile à lire. On passe sans problème un bon moment. Les personnages sont intéressants et assez attachants. Même si parfois Aliette est un peu naïve (même pour l’époque) et accepte un peu trop facilement sa nouvelle condition. En effet, elle est censée avoir été élevée dans une famille où la haine des vampires est quotidienne.

Cependant, quelques points négatifs ont gêné ma lecture. Le contexte de l’occupation de Paris par les nazis n’est, à mon avis, pas assez exploitée. Pour l’instant c’est plus une toile de fond qui a très peu d’influence sur l’histoire. Les SS sont mentionnés ainsi que des femmes et enfants en partance pour Auschwitz. Mais ceci n’a aucune incidence et semble souvent malvenu. Parfois le sexe ou les allusions coquines sont un peu trop présents et n’apportent pas forcément plus de croustillant que ça.

Un avis en demi-teinte pour ce premier tome des Aventures d’Aliette Renoir. Je tiens à préciser qu’il s’agit d’un bon divertissement mais sans grande nouveauté. Je lirais la suite car je me suis attachée aux personnages principaux, j’ai apprécié le traitement du récit sous forme d’enquête policière et qu’apparemment l’auteure met davantage en avant le contexte de la seconde guerre mondiale dans le second opus Dans l’ombre du roi.

Merci aux éditions Rebelle pour l’acquisition de ce livre. Je vous recommande vivement leur publication.

Fanny

Du nouveau dans ma PAL #4

Bonjour à tous! En ce chaud et ensoleillé dimanche je vous retrouve pour un billet d’acquisition. La plupart concerne la rentrée littéraire des éditions Robert Laffont et NiL. En effet, j’en profite pour vous annoncer que j’ai l’honneur de faire partie des chanceuses qui peuvent lire quelques uns de leurs livres en avant-première. Pour connaitre mes avis, je vous donne rendez-vous à la sortie de ces petites merveilles à partir du 26 août 2013!

Réceptions rentrée littéraire Robert Laffont et NiL

J’ai déjà dévoré Le Jardin blanc de Stéphanie Barron. Parce que tu me plais de Fabien Prade m’attend gentiment. Le format est franchement sympa.

J’aime beaucoup Django Reinhardt, le fameux musicien de jazz manouche, mais je connais très peu sa vie qui parait bien mouvementer. Je sens la belle découverte arriver! C’est la bande annonce qui m’a donné envie de découvrir Le plus beau de tous les pays de Grace McCleen.

Achat d’occasion

Il s’agit du 6e tome des enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt acheté pour la lecture commune mensuelle de tous les tomes de la série avec Claire, Bianca, Céline. Je l’ai déjà bien entamé.

J’ai été plutôt sage ce mois-ci. Je me ferais peut-être un peu plus plaisir en août pour mes vacances. Et vous, quelles sont vos nouvelles acquisitions?

Fanny

La Vengeance d’une maîtresse de Tamar Cohen

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Sally, la quarantaine, se retrouve dans une situation intenable. En effet, après de belles promesses son amant, Clive, la quitte pour s’occuper de sa famille. Elle était pourtant prête à quitter son propre mari et sa famille pour partager sa vie avec lui. A partir de là commence la chute d’une femme blessée et meurtrie.

Nous avons donc un sujet qui peut paraitre un peu stéréotypé mais au final le thème abordé est  mine de rien assez lourd avec tout ce qui tourne autour de la dépression, du déni total, d’un égoïsme face à sa propre famille et de la prise d’antidépresseurs et de somnifères. La psychanalyse est d’ailleurs souvent tournée en dérision.

En réalité, il s’agit d’un journal adressé à Clive. En effet, tout le long du roman Sally s’adresse à lui à la première personne. Ce roman ne comporte aucun chapitre. A première vue c’est assez déroutant. Cependant, nous avons tout de même des sauts de ligne pour nous avertir qu’elle écrit à des moments différents. Mais si on se met à la place du personnage principal, qui est dans un état lamentable, il est compréhensible qu’elle ne prenne pas le temps de noter les dates de rédaction. Ceci pose parfois problème au lecteur pour se situer dans le temps.

Sally n’est pas un personnage attirant. Elle se laisse aller, ne s’occupe plus de ses enfants, ment à son mari à tout va. Par contre, on a forcément à un moment ou à un autre de l’empathie pour cette femme mais aussi de la pitié face à ce qui lui arrive. En effet, nous avons sous les yeux une femme en pleine souffrance qui tombe petit à petit dans la folie.

L’écriture est fluide. Ce roman se lit très vite et est très bien écrit. On se prend tout de même au jeu de savoir jusqu’où ira Sally. Un fort suspens à la fin est mis en place. Mais seulement à la toute fin. C’est franchement dommage. Le début est plutôt intéressant et prometteur mais le schéma mis en place par l’auteure devient vite répétitif. La situation n’avance pas. Tamar Cohen aurait dû aller plus loin dans son sujet. Ce roman aurait mérité d’être plus fouillé surtout vu le sujet.

Je n’ai vraiment pas compris le rapport entre le titre du roman et son contenu. En aucun cas, je n’ai ressenti de la part de l’héroïne une quelconque agressivité. La plupart du temps elle est complétement abattue, paumée et ne sait pas ce qu’elle fait. Certes elle continue de s’immiscer dans la vie des proches de son ex-amant mais c’est davantage pour garder un lien avec lui que pour lui faire du mal.

Une lecture en demi-teinte pour moi donc. Un bon sujet de roman qui aurait pu être palpitant d’autant plus que l’auteure a une écriture très agréable. Les sentiments me paraissent plutôt bien retranscrits et la mise en forme du récit est intéressante et intelligente. Dommage que le titre induise le futur lecteur en erreur, que Sally ne soit pas plus attachante et que le véritable suspens n’arrive qu’à la fin.

Merci à Livraddict et aux éditions Jean-Claude Lattès pour la lecture et la découverte de ce roman original.

    

Fanny

Emma, Intégrale 1 de Kaoru Mori

Je vous retrouve avec un article un peu spécial. En effet, je vais vous parler manga. Je m’y remets un petit peu. Et quoi de mieux que d’en choisir un qui se passe au XIXe siècle ! Ce manga se place directement dans la catégorie coup de cœur malgré quelques petites choses gênantes. Vous êtes prévenus ! Je vais tenter d’expliquer pourquoi.

Londres, 1896. Emma est la femme de chambre de Kelly, gouvernante à la retraite. Son quotidien est rythmé par les tâches ménagères et l’aide qu’elle apporte à la vieille dame. Mais ces habitudes vont vite être perturbées par la visite de William Jones, jeune homme de bonne famille qui est l’ancien élève de Kelly. Entre ces deux-là, une timide inclination semble naitre mais c’est sans compter sur les difficultés qu’ils vont devoir dépasser.

La version que j’ai choisi est en fait un premier intégrale. En effet, nous avons ici deux tomes en un. Ceci évite les coupures parfois brusques avec un suspens pas toujours agréable. Pour un manga, c’est un vrai pavé de presque 400 pages. L’immersion dans le monde da la mangaka est donc totale. Nous nous retrouvons plonger dans l’Angleterre du XIXe siècle avec tout ce que cela comporte. La dessinatrice explique qu’elle a fait de nombreuses recherches pour être fidèle à cette époque. Ce travail en amont se ressent à la lecture. Les costumes, les décors, les extérieurs, les objets sont magnifiquement dessinés et mis en avant. L’ambiance british est aussi au rendez-vous. Le trait est relativement simple mais donne un charme particulier à ce livre. Je me suis régalée !

Ce manga est plein de bons sentiments et de situations rigolotes et cocasses. On prend plaisir à suivre les aventures des personnages. On oscille entre joie, attente et moments tragiques. Nous avons toute une panoplie de personnages : Emma, la femme de chambre réservée ; William, l’amoureux  épris ; Eléanore, promise à William ; Hakim, jeune indien qui vient bouleverser la vie de William et apporte beaucoup d’humour au récit.

Par contre quelques petites choses m’ont chiffonné. Elles n’ont pas entaché ma lecture mais je tiens à les souligner. Emma est censée être l’héroïne mais elle m’a semblé bien transparente… Elle est la plupart du temps passive et en retrait. J’aurais préféré qu’elle intervienne un peu plus ne serait-ce que dans les dialogues. De même, parfois j’ai eu du mal à faire la distinction entre les personnages masculins qui ont des traits fortement similaires.

Malgré les petits bémols évoqués je suis tellement sous le charme que l’intégrale 2 est déjà en cours de lecture!

Lu avec Chloé du blog Livres-and-Cie.

Fanny

Calvin et Hobbes, Tome 20 : Il y a des trésors partout de Bill Watterson

Cette bande dessinée culte est une grande découverte pour moi. En effet, je crois avoir déjà feuilleté quelques exemplaires étant plus jeune dans des bibliothèques scolaires mais sans plus de souvenirs. Je vais donc vous présenter le tome 20 des aventures de Calvin et de sa peluche « vivante ». Les lire dans l’ordre n’est pas une obligation, c’est donc avec plaisir que j’ai accepté la proposition d’envoi des éditions Hors Collection.

J’ai passé un bon petit moment avec cette bande dessinée. Le petit Calvin est plein de vie voire hyperactif. Les dialogues sont savoureux et vraiment intelligents. L’auteur use de traits d’esprit bien trouvés. Bill Watterson a dessiné ses planches dans les années 1980 et 1990. Malgré ceci, elles semblent toujours d’actualité et intemporelles. On se reconnait souvent dans quelques traits, situations ou réparties.

Les planches sont composées de petites vignettes qui composent de courtes histoires. Le dessin est simple et les décors sans fioritures. L’auteur va directement à l’essentiel. Les messages passés sont très efficaces. Le format semi-poche et la couverture souple sont vraiment agréables en main. La majorité des planches sont à la verticale. Mais certaines sont à l’horizontale et nécessitent de tourner le livre à 90 degré. Cette originalité de mise en page est très appréciable.

Une bande dessinée rigolote, simple, efficace et sans superflue avec laquelle on passe un très bon moment pour les petits comme pour les grands.

Merci aux éditions Hors Collection et à Lætitia pour l’envoi de ce livre.

Fanny

Anges d’Apocalypse, Tome 1 : Le Tourment des Aurores de Stéphane Soutoul

Syldia n’est pas pas une jeune femme tout à fait comme les autres. En effet, elle partage avec ses sœurs une nature bien étrange. Elles sont les quatre cavaliers de l’Apocalypse. Mais comme si ce fardeau ne lui suffisait pas la voilà, depuis une cinquantaine d’années, obligé de partager son âme entre deux corps suite à une malédiction. Le jour, elle est une adolescente mortelle et la nuit elle réintègre son corps de Famine, l’un des cavaliers de l’Apocalypse tout en travaillant comme garde du corps. Syldia devra accepter une mission qui l’impliquera malgré elle dans un imbroglio politique qui concerne les surnaturels de Toronto.

Stéphane Soutoul est un auteur que je découvre tout juste. Il a une très belle écriture à la fois fluide, recherchée et franche. Comme souvent dans la bit-lit, l’auteur n’y va pas par quatre chemins pour s’exprimer. J’aime vraiment ce côté « cash ». Mais il sait aussi prendre son temps en nous insérant des explications et des descriptions sur le monde qu’il a créé. J’ai aimé découvrir cet univers parallèle de la ville de Toronto.

Syldia est une héroïne à laquelle je me suis beaucoup attachée. Elle est à la fois forte et fragile. La plupart du temps elle est plutôt sûre d’elle. Mais parfois l’auteur nous laisse entrevoir quelques failles et blessures. Elle ne pouvait que me plaire puisque moi aussi je suis souvent (pour ne pas dire tout le temps…) en moto. Les personnages secondaires ont tous une personnalité bien distincte. Chacun bénéficie d’une belle description au fil des pages. Qu’ils soient agréables ou détestables on les imagine parfaitement.

Ici, le roman reprend un thème biblique. C’est assez osé car il faut connaitre son sujet et essayer de rendre le tout plausible. Il s’agit d’un pari réussi puisque l’auteur nous explique l’origine des quatre cavaliers de l’Apocalypse et donc des quatre sœurs (Famine, Peste, Guerre et Mort). Il arrive parfaitement à les intégrer dans notre monde contemporain tout en rendant compte des difficultés que cela comporte.

Rire, romance, situations cocasses et contexte recherché sont au rendez-vous. Il s’agit d’un premier tome de grande qualité avec tout ce qu’il faut pour mettre en place une histoire intéressante, haletante et pour laquelle on se passionne. Je lirais le tome 2 avec grand plaisir en septembre rien que pour retrouver Syldia/Samantha pour qui j’ai beaucoup d’affection.

Merci aux éditions Rebelle pour l’acquisition de ce livre. Je vous recommande vivement leur publication.

Fanny

Les Impressionnistes par GEO Art

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J’avais sélectionné ce beau-livre durant la dernière masse critique de Babelio. Et quelle surprise quand j’ai reçu le mail me prévenant que j’allais bel et bien le recevoir. Certains d’entre vous savent que je suis une admiratrice de ce mouvement artistique. Le contexte historique, la période, les peintres font que je porte, depuis toute petite, un regard particulier sur cette peinture.

L’impressionnisme est un mouvement artistique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’oppose et s’émancipe de la peinture classique qui met en avant le dessin. Les impressionnistes, eux, favorisent la lumière et les touches de couleurs dans leurs toiles. C’est aussi le début de la réalisation de tableau en plein air avec l’invention des chevalets portatifs et du tube de peinture. Ces avancées ont permis à toute une catégorie de jeunes peintres de prouver leur talent malgré les quolibets du début.

Ce superbe livre se divise en plusieurs grandes parties qui brassent vraiment tout ce qui fait l’impressionnisme : la genèse, les grands principes, la technique, le territoire, le chef de file, la « famille », les dissidents, les voyages, le marché de l’art, la postérité et les musées. Il est donc construit selon un plan simple et clair avec tout ce qu’il faut savoir sur ce mouvement.

Un très beau dossier est consacré à l’instigateur de ce mouvement : Claude Monet. Il y a des photographies inédites en couleurs que je n’avais jamais vu. J’aime beaucoup ce personnage plein d’ambiguïté et à la vie personnelle mouvementée.

Les explications sont assez synthétiques et pédagogiques. Ce livre est donc loin d’être barbant avec des termes techniques à dormir dehors. Ici, la simplicité et l’accessibilité à tous est de mise. De plus, il est magnifiquement illustré. Les reproductions sont de grandes qualités. Le format est suffisant pour le confort de lecture et d’observation des toiles. Il est aussi très pratique en main avec une couverture souple mais solide.

A mon avis, il s’agit d’une bonne entrée en matière pour ceux qui ne connaissent pas forcément les grands principes de ce mouvement ou encore les peintres qui le composent. Je le conseille vraiment à tous les curieux d’art. Il s’agit d’une véritable plongée dans un mouvement aux facettes multiples, dans une époque faite de révolution et dans un tourbillon de couleurs et de lumière.

Merci à Babelio et au éditions Prisma pour ce livre que je recommande.

Fanny