Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

Voici ma première découverte de cet auteur classique. Je connaissais certains des titres de nom mais sans jamais m’arrêter pour en lire un. Cette erreur est désormais réparée. Je ne connaissais pas sa vie personnelle non plus. Cette édition du Livre de Poche est augmentée avec une biographie de S. Zweig. Je suis très heureuse de ma découverte.

Dans une pension du sud de la France, un scandale fait jazzer chez les résidents. Mme Henriette, la femme d’un client, s’est enfui avec un jeune homme. Le narrateur, qu’on pourrait associer à S. Zweig par son idéologie plutôt féministe pour l’époque, tente de faire comprendre ce geste à ses colocataires. L’une d’entre eux, une vieille dame, va se confier à lui sur son passé comprenant qu’elle ne sera pas jugé par cet homme. La plus grande partie de cette nouvelle est donc un monologue où cette personne conte vingt-quatre-heures de sa vie qui l’a bouleversé.

La plume de Stefan Zweig est exceptionnelle à la fois puissante, haletante mais aussi d’une grande précision dans les descriptions des sentiments, des scènes et des personnages. Il sait faire passer toute sorte d’émotions en choisissant ses mots à la perfection. Nous passons en même temps que l’héroïne par toutes sortes de sentiments : l’amour, le doute, la tromperie, la colère, etc. Elle se sent coupable à cause notamment des codes de l’époque.

Encore une très belle découverte. Jamestine m’a conseillé de lire La confusion des sentiments qu’elle affectionne particulièrement dans l’œuvre de S. Zweig. J’espère pouvoir le lire dans les mois à venir.

Fanny

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