3 romans, 3 avis, 1 billet [spécial mois anglais]

Je manque cruellement de temps en ce moment. C’est pourquoi je suis peu présente ici et sur les réseaux sociaux. Entre le travail, la préparation d’un oral de concours, un déménagement pour la rentrée, la vie quotidienne, les loisirs et la chaleur qui assomme, je suis bien occupée! Cependant, je souhaitais absolument vous parler de trois bonnes lectures réalisées entre mai et juin. C’est parti!

L’homme au complet marron de Agatha Christie

Je vous présente aujourd’hui mon avis sur le Agatha Christie lu en mai. Je me suis beaucoup amusée avec ce roman publié en 1924. La productivité de la Reine du crime n’aura de cesse de m’étonner! L’intrigue n’est surement pas des plus crédibles et semble parfois fantasque. J’avoue avoir appréciée cette fantaisie qui m’a bien divertie. Clairement inspiré de ses premiers voyages, ce récit nous emmène cette fois dans une traversée exotique et hautement dangereuse pour notre téméraire héroïne. Elle va devoir découvrir ce qui se cache derrière le masque des suspects mais aussi prendre garde à ses arrières. Nous découvrons donc une jeune fille courageuse et au sang froid impressionnant. Un roman fort distrayant entre aventures, romance et policier.

Frenchman’s creek de Daphne du Maurier

Comme vous le savez peut-être, je souhaite lire tous les livres de Daphne du Maurier. Le mois anglais est l’occasion rêvée d’en sortir un de sa pile à lire. Cette fois, j’ai souhaité lire cette autrice en version originale pour la première fois. Je n’ai pas regretté mon choix car ce fut un régal une fois le lexique de la navigation bien en main. Ce roman est très autobiographique. On y découvre la transcription de la vie maritale décevante de Daphne mais aussi ses fantasmes et ses envies d’aventures. Il s’agit d’une histoire entre romance et roman d’aventure historique. C’est aussi la remise en question de la vie trop convenue d’une jeune mère de famille qui cherche à s’évader. Les descriptions de la Cornouailles, de la navigation et de la demeure familiale sont encore une fois une réussite. Une belle lecture entre rebondissements et paysages à couper le souffle.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

La carrière du mal de Robert Galbraith

J’ai enfin retrouver mes deux enquêteurs contemporains préférés! Cette nouvelle intrigue policière est encore plus glauque et prenante que les deux précédentes puisqu’elle touche personnellement nos deux héros, Cormoran et Robin. De plus, l’auteur introduit des chapitres du point de vue d’un coupable retors et pervers. Ceci ne fait qu’accentuer la tension et l’impuissance du lecteur face à la menace imminente. On en apprend énormément sur le passé de Cormoran mais aussi de Robin. J’ai d’ailleurs souvent pesté contre les choix de cette dernière. Robert Galbraith développe un style très accrocheur et maintient son lecteur en haleine d’un bout à l’autre. Je suis impatiente de lire la suite à paraitre prochainement mais surtout de découvrir l’adaptation en série qui devrait débuter en août à la télévision britannique.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

Article rédigé dans le cadre du mois anglais de Cryssilda et Lou.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le ver à soie de Robert Galbraith
  • Les enquêtes d’Hercule Poirot de Agatha Christie
  • Les oiseaux et autres nouvelles de Daphne du Maurier

Fanny

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Mad de Daphné du Maurier

81kLVeTIlHLRésumé de l’éditeur : Mad, célèbre comédienne, s’est retirée avec sa petite-fille Emma et les six garçons qu’elle a adoptés dans sa propriété de Cornouailles. Cette famille originale, comme tous ceux qui l’entourent, va traverser un étrange drame. Tout commence un matin d’hiver. Plus de radio ni de téléphone. Un navire de guerre est amarré dans la baie. Des soldats américains, l’arme au poing, marchent vers la maison…C’est dans un scénario de politique-fiction que nous entraîne, avec ce roman paru en 1974, l’auteur de Rebecca. En cette année 2000 où elle a situé l’action, l’Angleterre, séparée de la communauté européenne, a formé une fédération avec les États-Unis. Pourtant, le peuple n’accepte pas cette tutelle. Le petit groupe anticonformiste réuni autour de Mad va se jeter dans la résistance. Le lecteur, lui, découvrira une Daphné Du Maurier pour le moins inattendue.

Mad est le dernier roman écrit par Daphné du Maurier. Il est surprenant et étonnant par bien des aspects. L’histoire se déroule en 2000 alors que la Grande-Bretagne s’est séparée de l’Europe et que les États-Unis viennent occuper le pays en commençant par la Cornouailles. En 1972, Daphné du Maurier imagine déjà la possibilité d’un Brexit. C’est assez déroutant pour le lecteur de 2016 que nous sommes. A aucun moment elle n’imagine les évolutions techniques de l’an 2000. Elle laisse tout ce pan dans le flou comme si sa région serait restée figée dans le temps. L’écrivain s’est apparemment inspirée de Gladys Cooper pour créer le personnage de Mad. Pour ma part, elle m’a plutôt fait penser à l’auteur elle-même. C’est aussi une histoire au multiples rebondissements qui nous fait nous poser bien des questions.

A la lecture de ce roman, nous sentons régulièrement poindre de la nostalgie. Daphné du Maurier a très bien connu J. M. Barrie, l’auteur de Peter Pan. Elle rend hommage à cette œuvre qu’elle adore et à son auteur car on retrouve ici plusieurs garçons adoptés par Mad. Ils font bien sûr penser au garçons perdus inspirés de plusieurs cousins de Daphné du Maurier. Ensuite, certains éléments rappellent la Seconde Guerre mondiale : les restrictions, la main-mise des américains sur le pays et la résistance artisanale. L’auteur a très bien connu cette période tout comme son mari qui a participé à de grandes opérations en tant que commandant de section aéroportée. On sait qu’à la fin de sa vie, elle a milité pour l’indépendance de la Cornouailles, donc finalement rien de vraiment étonnant dans les idées qui transparaissent dans ce roman.

Sous ses abords de petit roman original voire de comédie un peu farfelue à certains moments, Mad est un roman où transparait beaucoup d’éléments chers à Daphné du Maurier. C’est d’ailleurs tout son intérêt et c’est pour cela qu’il est assez particulier à mes yeux. L’inconvénient est qu’il peut être difficile à appréhender pour des personnes ne connaissant que très peu la vie de cette dame de lettres britannique.

Lu dans le cadre du challenge A year in England.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier
  • Mary Anne de Daphné du Maurier
  • Myself when young de Daphné du Maurier

Fanny

Ma pile à lire de vacances

Les tant attendues grandes vacances sont enfin arrivées! Les dernières journées de travail ont été intenses aussi bien mentalement que physiquement avec son lot d’échéances. Maintenant place au repos pendant trois semaines. Au programme pour se vider la tête : randonnées, weekend au Luxembourg à Vianden et séjour en Basse-Normandie. La lecture va bien sûr m’accompagner ces prochains jours. J’ai sélectionné cinq livres que j’espère avoir le temps de lire.

IMG_20160813_1244331. Les relfets d’argent de Susan Fletcher. Ce roman m’a été offert il y a deux mois avec en prime une dédicace de l’auteur. L’année dernière, j’avais adoré Un bûcher sous la neige. J’espère donc qu’il en sera de même avec ce titre. Je n’ai pas lu le résumé et n’ai rien lu à son propos. Ce sera donc une surprise totale!

2. Mad de Daphné du Maurier. La plupart d’entre vous le savent déjà, je souhaite lire toute l’œuvre de Daphné du Maurier. Ce roman est le dernier qu’elle a écrit. Il est dans ma pile à lire depuis plus d’un an. Je suis impatiente de découvrir cette histoire qui semble hors du commun.

3. Harry Potter, Tome 4 : Le coupe de feu de J. K. Rowling. J’avais commencé ma relecture de toute la saga l’année dernière en m’arrêtant au troisième tome. Depuis quelques jours, je ressens le besoin et l’envie de retrouver cette univers magique et ces personnages si attachants.

4. Le ver à soie de Robert Galbraith. La suite de L’appel du coucou me fait de l’œil depuis sa sortie. Je possède cette version poche depuis Noël dernier sans jamais trouver un moment pour me plonger dans cette belle brique. Encore une fois, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Vivement!

5. Vengeance haute couture de Rosalie Ham. C’est l’annonce d’une adaptation (The dressmaker) qui m’a fait découvrir ce roman. J’ai lu à son propos de très bons avis comme de moins bons. Le contexte spatio-temporel me laisse à penser qu’il pourrait me plaire. Affaire à suivre donc.

Que pensez-vous de cette pile à lire? Avez-vous lu certains de ces titres?

J’en profite pour vous souhaite une belle fin d’été!

Fanny

L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier

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Résumé de l’éditeur : Orpheline et pauvre, Mary Yellan n’a pas d’autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l’Atlantique. Dès son arrivée à l’Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu’elle a connue jeune et gaie n’est plus qu’une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l’auberge. Auberge dans laquelle, d’ailleurs, aucun vrai voyageur ne s’est arrêté depuis longtemps… De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu’elle ne trouve le salut en même temps que l’amour.

Je continue tranquillement ma découverte de la totalité de l’oeuvre de Daphné du Maurier. L’auberge de la Jamaïque est un incontournable qui plait généralement beaucoup. Le moins que l’on puisse dire est que ce roman m’a totalement passionnée. L’auteur a su m’embarquer dans une aventure au cœur de la lande désolée de la Cornouailles du XIXe siècle. En seulement 300 pages, Daphné du Maurier nous offre un roman complet et abouti. Il y a du rythme, des rebondissements, de la noirceur, des sentiments et du suspens. Bref, les ingrédients idéals pour passer un très bon moment de lecture.

Mary Yellan est une héroïne très agréable à suivre. On s’intéresse facilement à son destin. Elle a du caractère, du cran et du courage. Son inconscience est sa plus grande faiblesse et va lui jouer bien des tours. Ce personnage m’a souvent fait penser à l’auteur elle-même surement à cause de sa liberté d’esprit et de son côté impétueux. On retrouve des éléments chers à Daphné du Maurier comme la mer (ici il est question de naufrageurs), la folie humaine et la nature sauvage de sa région de cœur. La fin a été à la hauteur de mes espérances : bien glauque et énigmatique.

Ce livre rejoint directement le palmarès de mes romans préférés de Daphné du Maurier. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et me suis attachée à son héroïne. De plus, j’ai adoré les descriptions des paysages tout comme le contexte historique. Je suis donc impatiente de pouvoir découvrir l’adaptation de 2014. Je peux déjà vous annoncer que je lirais Mad en août. Il s’agit du dernier roman écrit par l’écrivain.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et A year in England.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • Manderley forever de Tatiana de Rosnay
  • Rebecca de Daphné du Maurier
  • Tess d’Urberville de Thomas Hardy

Fanny

Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier

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Résumé de l’éditeur : Le secret des sœurs Brontë ? – leur frère Branwell (absent – effacé – sur le fameux tableau peint par lui et qui les représente tous les quatre). La clé de leur précocité inouïe, de leur imaginaire étrangement porté vers toutes les fièvres : Branwell encore. Leur secret : l’amour que toutes ne cesseront de vouer à ce frère maudit qui leur avait insufflé son génie et qui, parvenu à l’âge adulte et ayant depuis belle lurette brûlé toutes ses cartouches, n’eut plus que la force de se détruire (Heathcliff, l’inoubliable Heathcliff des Hauts de Hurlevent, c’est lui).

Petit à petit, je découvre l’œuvre de Daphné du Maurier. J’ai déjà lu quelques uns de ses romans et une autobiographie. Maintenant, je découvre sa plume dans un nouveau genre : l’essai. En effet, ce livre n’est pas seulement une biographie. L’auteur va beaucoup plus loin. Il faut savoir que Patrick Branwell Brontë, frère des trois sœurs Brontë, est un personnage méconnu et parfois raillé. Il a finalement laissé peu de traces derrière lui ou alors très incomplètes et difficilement interprétables. Daphné du Maurier donne donc sa version toute personnelle et assez subjective de ce qu’a été sa vie. Elle s’appuie sur les écrits du jeune homme, des témoignages, de multiples correspondances et des études déjà réalisées. C’est un véritable travail de fourmi qui a été réalisé.

Très vite, j’ai compris pourquoi Branwell Brontë a pu fasciner Daphné du Maurier. C’est une figure incomprise, sombre, tourmentée dont la vie n’est qu’une succession de déception. Nous suivons sa chute dans des abimes d’alcool et de laudanum. C’est le destin terrible d’un homme tout de même attachant par sa  nature profonde. Les passages concernant le monde d’Angria, récit rédigé toute sa vie durant, sont ceux qui m’ont le plus déplues. C’est assez difficile à appréhender même si cela reste intéressant à découvrir car Branwell a mis beaucoup de sa personne et de ses expériences dans ces textes. Bien sûr, on découvre la vie difficile à Haworth. Charlotte, Emily et Anne sont très présentes comme le reste de la famille et de leur entourage.

C’est donc un livre très intéressant sur Branwell Brontë mais aussi sur toute sa famille et toute une époque. Daphné du Maurier a réalisé un travail énorme pour écrire ce livre et cela transparait nettement dans ces pages. J’ai découvert un personnage torturé, méconnu et éclipsé par ses célèbres sœurs.

Lu dans le cadre d’une lecture commune du mois anglais sur le thème « Victoriens anglais ».

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Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

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Lu dans le cadre du challenge Brontë 2016 sur Whoopsy Daisy.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • La dame du manoir de Wildfell Hall de Anne Brontë
  • Mary Anne de Daphné du Maurier
  • Myself when young de Daphné du Maurier

Fanny

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Daphné du Maurier forever – Nouvelle page facebook

20160423_145557Ceux qui me suivent depuis longtemps (les autres vont le découvrir) savent que je suis une grande admiratrice de Daphné du Maurier. Cette dame de lettres anglaise me fascine tout comme l’ensemble de son œuvres (dont certaines me sont encore à découvrir). Son roman le plus célèbre, Rebecca, fut une vraie révélation pour moi. Depuis, je n’ai de cesse de vouloir aller plus loin dans son univers riche et tellement varié.

Pour assouvir pleinement cette passion et cette adoration j’ai décidé d’ouvrir une page facebook dédiée à l’auteur (comme ont pu le faire Alice avec Jane Austen is My Wonderland ou encore Claire avec Jane Austen lost in France). Si comme moi, vous êtes une mordue des ouvrages de Daphné du Maurier ou que vous souhaitez la découvrir, n’hésitez pas à me suivre dans cette nouvelle aventure par ici : Daphné du Maurier forever. La page est toute récente et davantage de contenu ne devrait pas tarder à arriver.

N’hésitez pas à vous abonner! J’espère vous retrouver nombreux dans ce nouvel espace!

Quelques uns des romans de Daphné du Maurier déjà chroniqué sur le blog :

L’amour dans l’âme

La maison sur le rivage 

Les oiseaux et autres nouvelles

Mary Anne

Myself when young 

Rebecca

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La maison sur le rivage de Daphné du Maurier

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Résumé de l’éditeur : En Cornouailles, dans une très ancienne demeure, un homme cède à la tentation de vérifier les effets d’une nouvelle drogue mise au point par un savant réputé. C’est le début d’un long voyage, au cours duquel il va se retrouver plongé dans un passé vieux de plus de six siècles. Mais les troublantes scènes dont il va être le témoin invisible sont-elles pure illusion ? Les personnages qu’il croise ne sont-ils que des fantômes nés de son imagination ? Maniant avec une habileté diabolique la tension psychologique et le suspense, Daphné Du Maurier trame une incroyable histoire hantée où hallucination et réalité, passé et présent finissent par se recouper étrangement. Dans ce roman, un des classiques de Daphné Du Maurier, le lecteur retrouvera avec bonheur le mystère de Rébecca, le climat angoissant de Ma cousine Rachel, l’aventure de L’Auberge de la Jamaïque.

Avec mon amie Coquelicote du blog Sans grand intérêt (n’hésitez pas à aller visiter son nouveau blog), nous continuons doucement mais surement notre incursion dans le monde et les livres de Daphné du Maurier. D’un commun accord nous avons décidé de lire ce roman sans vraiment savoir où nous mettions les pieds. En effet, Daphné du Maurier a le chic pour expérimenter de nouveaux horizons, imaginer des histoires originales et ne se donner aucune limite. Ses romans sont tous différents les uns des autres et c’est ce qui fait tout l’intérêt de son œuvre.  Cette histoire tout à fait inédite est teintée de suspens, de sciences et de voyages dans le temps. L’auteure a su insérer des rebondissements qui redonnent du rythme et accroche le lecteur.

Les personnages sont une réussite. Comme souvent avec Daphné du Maurier, elle nous les présente et nous les décrit au compte-goutte histoire de nous faire mariner un peu. J’ai beaucoup aimé la thématique scientifique d’une drogue qu’il suffirait d’ingurgiter pour réaliser un voyage dans le temps et donc dans l’Histoire. Une petite frustration reste finalement car les événements font que les protagonistes ne peuvent connaitre ni tester toutes les capacités de cette substance. De même que les noms et les liens qui unissent les protagonistes du Moyen-Âge sont difficiles à cerner durant les premiers chapitres.  La fin m’a beaucoup plu. Elle est ouverte même si l’écrivain nous donne quelques pistes de réflexion.

Encore une réussite pour moi. Daphné est une valeur sûre. Elle sait me prendre par la main et m’emmener dans son monde même lorsque je nourris quelques réserves et préjugés sur le roman que je vais commencer. Je ne pense pas que ce soit le meilleur de l’auteure. Toutefois, j’ai été étonnée et surprise. Et puis, un retour en Cornouailles ne fait jamais de mal !

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

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Lu dans le cadre du challenge A year in England de Titine

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Fanny

Myself when young de Daphne du Maurier

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Résumé de l’éditeur (traduction de l’anglais par mes soins) : Les romans et les ouvrages de non-fonction de Daphne du Maurier révèlent un accablant désir d’explorer l’histoire de sa famille. Dans Myself when young, basé sur les journaux intimes qu’elle rédige entre 1920 et 1932, la plus connue des Du Maurier sonde son propre passé en commençant par ses plus anciens souvenirs et allant jusqu’à la publication de son premier roman suivie de son mariage. Ici, l’auteur s’ouvre et parfois avec une honnêteté douloureuse parle de sa relation difficile avec son père, de son éducation à Paris, de ses premiers émois, de son antipathie pour la vie londonienne et le théâtre, de son amour intense pour la Cornouailles et de son ambition désespérée de devenir écrivain. Un personnage captivant et complexe résulte de ce portrait.

A l’approche de ses 70 ans, Daphne du Maurier décide de passer au crible les premières années de sa vie (de ses 3 ans à ses 25 ans). Ces dernières sont décisives pour son avenir d’écrivain. Nous rencontrons donc une jeune fille espiègle, créative, un brin garçon-manqué mais surtout et déjà passionnée de littérature. Elle écrit dès son plus jeune âge et tient à jour journaux intimes et carnets de lecture. Elle nous partage les romans qui l’ont éveillée mais aussi ses auteurs favoris comme Katherine Mansfield. Elle met en scène ses histoires préférées avec sa jeune sœur Jeanne. Nous la suivons dans son apprentissage et sa découverte de la vie entre l’Angleterre, Paris et les vacances à la campagne.

La magie opère dès le début. Daphne s’aide de ses journaux intimes pour retracer son parcours. Elle porte un regard bienveillant sur son histoire et sur son entourage. Pour ne rien gâcher, le récit est régulièrement accompagné de photographies. Elles permettent de mettre des visages sur des noms ou une image sur une résidence. L’ensemble est écrit avec simplicité, modestie et clairvoyance. La deuxième partie est clairement consacrée à son travail d’écriture, aux personnages qui fourmillent dans sa tête. Elle travaille dans la résidence familiale en Cornouailles où elle se passionne pour la navigation et la mer en général. D’où son premier roman L’amour dans l’âme où ces thèmes tiennent une grande place.

Ce livre est tout simplement passionnant. J’ai beaucoup aimé découvrir sa famille, son début de vie ainsi que la façon dont elle écrit ses romans. Elle a su me faire partager son caractère, ses états d’âme, ses aspirations et ses hobbies. Cette autobiographie ne fait que confirmer un peu plus sa place dans le palmarès de mes auteurs favoris. J’espère lire la suite assez vite : The Rebecca Notebook and Other Memories.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

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Fanny

Mary Anne de Daphné du Maurier

51SWZ9YVTVLRésumé de l’éditeur : Nous sommes à Londres, dans les dernières années du XVIIIe siècle, et nous assistons à l’ascension d’une gamine partie quasi du ruisseau mais que son intelligence et sa volonté vont porter au premier rang : jusqu’entre les bras du duc d’York, fils du roi et chef des armées britanniques en lutte contre Napoléon. Trahie, elle défraiera la chronique à la faveur d’un procès mettant en cause son amant, sera traînée dans la boue par les bien-pensants, se battra la rage au coeur pour faire reconnaître ses droits. Daphné Du Maurier n’est jamais mieux inspirée que lorsqu’elle traite de sujets qui la touchent de près. De Mary Anne Clarke, qui fut sa trisaïeule, les dictionnaires nous apprennent qu’elle fut l’une des grandes courtisanes de son temps – et qu’elle incarne aujourd’hui encore, aux yeux des lecteurs du monde entier, l’une des formes les plus pathétiques de la révolte féminine.

Avec Coquelicote du blog Sans grand intérêt, nous organisons régulièrement une lecture commune autour d’un des romans de Daphné du Maurier. Nous avons toutes les deux une admiration particulière pour cette auteure. Ce point commun est donc l’occasion de découvrir toute l’œuvre de cette femme de lettres anglaise. Cette fois, nous avons découvert Mary Anne. Ce roman écrit en 1955 tient en fait de la biographie romancée. Daphné du Maurier nous dépeint l’incroyable destin d’une de ces aïeules. J’ai particulièrement apprécié la précision et le soin qu’apporte l’auteure à son écriture et à la mise en place de son roman. C’est toujours très bien pensé et maitrisé. Daphné du Maurier est douée pour prendre son lecteur par la main et l’emporter dans l’univers qu’elle a voulu créé.

Cependant, ce roman ne sera surement pas mon favori de l’auteure à cause de son héroïne qui m’a paru assez froide et calculatrice. Elle n’a pas suffisamment d’état d’âme pour moi. En réalité, ce que j’aime dans les romans de Daphné du Maurier, ce sont ses personnages torturés, sensibles ou au contraire très durs et aux multiples questionnements. Je n’ai malheureusement pas retrouvé ces caractéristiques dans cet œuvre-ci. De plus certains passages m’ont paru long et fastidieux à lire, notamment les nombreuses parties consacrées aux tractations pour obtenir des charges militaires ainsi que toute la partie d’un procès qui n’en finit jamais. Par contre j’ai apprécié l’ouverture du roman qui annonce la suite des évènements. Il en va de même pour la fin.

Ce roman ambitieux me laissera une bonne impression malgré quelques défauts. En effet, j’ai tout aimé sauf quelques longueurs et les personnages trop insensibles auxquels Daphné du Maurier ne nous a pas habitués. J’ai Ma cousine Rachel dans ma PAL, j’espère avoir l’occasion de le lire prochainement.

Lu dans le cadre de la lecture commune avec Coquelicote.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

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Fanny

Les oiseaux et autres nouvelles de Daphné du Maurier

10547305_1444358372493073_1617651244_nComme je le souhaite depuis que j’ai découvert Rebecca, je continue mon exploration de l’œuvre de Daphné du Maurier. Coquelicote m’a gentiment offert Les oiseaux donc c’était l’occasion. Il s’agit d’un recueil de sept nouvelles. Je les ai toutes aimés sans exception. L’auteure nous propose encore une fois des textes prenants et immersifs. Je suis définitivement conquise !

Daphné du Maurier comme à son habitude installe toute une ambiance avec des thèmes différents pour chacune des histoires. Elle nous donne très peu de détail sur les personnages (leur nom, leur âge, leur milieu) ni sur le cadre spatio-temporel et fait ainsi appel à notre imagination. L’auteure fait monter la tension en douceur en tentant de nous emmener sur de fausses pistes. Ainsi, les chutes de chaque histoire tombent comme un couperet. Elles sont impitoyables et brutales. Daphné du Maurier met en place son récit avec beaucoup de finesse et de sérénité pour finalement nous surprendre dans les dernières pages. On se prend au jeu de détester et aimer ou avoir de l’empathie pour les personnages.

Voilà une auteure que j’admire de plus en plus pour sa plume, les histoires qu’elle met en place et la maitrise de son intrigue. J’ai été plus sensible à certaines nouvelles comme par exemple Encore un baiser, Le petit photographe, Mobile inconnu et Les oiseaux. Les fins m’ont franchement laissée bouche-bée. Les oiseaux est surement le texte le plus connu de ce recueil. Il est mystérieux, rythmé et bien décrit. C’est simple j’ai eu l’impression d’être dans chaque scène avec les personnages. La fin ouverte permet de finir l’histoire par soi-même mais je ne vous en dis pas plus.

Encore une fois, Daphné du Maurier a su me tenir en haleine dans chacune de ses nouvelles. Son écriture est brillante ainsi que la façon qu’elle a de mettre en place ses intrigues et ses chutes. Maintenant, il serait bien que je visionne le film Les oiseaux d’Alfred Hitchcock.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

Fanny