Bilan de mes lectures : JUILLET 2016 ~ Lectures à venir : AOÛT 2016

Encore deux petites semaines et je serais en vacances. Vivement! En attendant, j’ai bien lu pendant le mois de juillet. J’ai découvert deux romans oubliés et réédités cette année. J’ai voyagé dans un univers glacial où les loups chantants vous ensorcellent. J’ai remonté le temps jusqu’au XIXe siècle pendant trois lectures entre les pommiers des États-Unis, l’incendie du Bazar de la Charité à Paris et une auberge bien glauque de Cornouailles. La lecture est un voyage sans fin et c’est ce qui est si bon!

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2163


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Retour à Peyton Place de Grace Metalious, éd. Presses de la cité, 416 p.

Ce second opus est assez différent du précédent. En effet, il ne se passe pas uniquement à Peyton Place et se focalise moins sur ce qui se déroule dans cette bourgade des États-Unis. Nous suivons Allison qui connait le succès grâce à la publication de son roman. Cet évènement va faire jaser. L’écriture de ce livre est clairement issu de l’expérience personnelle de l’auteur.

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Les loups chantants de Aurélie Wellenstein, éd. Scrinéo, 286 p.

L’univers, les personnages et l’ambiance générale de ce roman fantasy sont intéressants. Malheureusement, l’auteur n’a pas réussi à m’accrocher. C’est trop flou à mon goût et l’ensemble manque de détail. Ce roman m’a laissée sur ma faim. Quel dommage avec tout ce potentiel!

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Pique-nique à Hanging Rock de Joan Lindsay, éd. Le livre de poche, 320 p.

Découvert complétement par hasard, je suis tombée sous le charme de ce joli roman à l’ambiance et au suspens travaillés. Les différents points de vue sur les évènements sont une vraie valeur ajoutée. La chute est excellente. Durant toute ma lecture, j’ai vécu un vrai dépaysement grâce à la très belle plume de l’auteur. Bref, un coup de cœur!

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A l’orée du verger de Tracy Chevalier, éd. de La table ronde, 336 p.

Ce roman est assez différent des autres livres que j’ai pu lire de Tracy Chevalier. En effet, l’atmosphère y est plus sombre voire plus violente. On nous présente une vie difficile qui met le corps et l’esprit à rude épreuve. L’auteur excelle dans le mélange de la rigueur historique et du roman. On apprend plein de choses sur une époque, un pays, la culture des pommiers. Un régal!

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La part des flammes de Gaëlle Nohant, éd. Héloïse d’Ormesson, 492 p.

Je souhaitais lire ce roman depuis sa sortie il y a plus d’un an. Gaëlle Nohant tisse son récit autour d’un évènement historique (l’incendie du Bazar de la Charité en 1897) et de quelques personnages ayant réellement existé (comme la duchesse d’Alençon par exemple). Les descriptions sont superbement rédigées, la psychologie des personnages est travaillée et les différents thèmes abordés sont passionnants.

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L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier, éd. Le livre de poche, 313 p.

Je vous présente mon second roman préféré de Daphné du Maurier après Rebecca. J’ai suivi l’histoire de Mary avec beaucoup de passion. C’est une héroïne qui n’a pas froid aux yeux même si son inconscience lui joue parfois des tours. Finalement en assez peu de pages, l’auteur a su construire une histoire au rythme intense, au suspens haletant et à la noirceur fascinante.

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LECTURES PRÉVUES EN AOÛT

En bonus sur le blog

Interview de Sylvie Gibert pour son roman L’atelier des poisons

Je vous souhaite de très belle lecture pour le mois d’août!

Fanny

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Freddie Friday de Eva Rice

Freddie Friday-crg.inddRésumé de l’éditeur : Marnie, petit génie des mathéma-tiques du prestigieux établissement St Libby, a tout de l’élève modèle. Jusqu’au jour où, avec son amie Rachel, elle commet l’irréparable. Pour oublier, elle va noyer son angoisse dans l’alcool. Juste avant ces événements drama-tiques, elle a fait une rencontre singulière : sa seule raison de vivre, désormais, sera de revoir Freddie Friday, ce garçon qui travaille à l’usine de céréales Shredded Wheat. Ses rêves vont devenir les siens. Mais pour qu’ils se réalisent, elle aura besoin de son professeur de maths, la belle Julie Crewe, autrefois danseuse. Acceptera-t-elle de l’aider ? Aura-t-elle envie de remuer le passé, de se rappeler ce temps où elle était encore capable de danser, avec l’irrésistible et mystérieux Jo à Central Park ?

Après avoir lu les magnifiques L’amour comme par hasard et Londres par hasard, j’étais très heureuse et impatiente de pouvoir retrouver Eva Rice pour son nouveau roman. Malheureusement, même si cette lecture m’a été agréable, je n’ai pas ressenti le même engouement que pour ces précédents livres. En effet, je n’ai pas retrouvé la même flamboyance ni le même investissement de la part de l’auteur. Cependant, Je ne peux pas dire que je me sois ennuyée. Loin de là! Nous allons de rebondissement en rebondissement. Eva Rice nous emmène dans une chorégraphie imprévisible et chaotique.

On retrouve toujours l’art comme fil conducteur. Ici, c’est la danse qui est mise en avant. C’est une discipline dure, rigoureuse qui met le corps et le mental à rude épreuve. C’est une belle métaphore de la vie en général.  J’ai beaucoup aimé les scènes d’entrainement qui se déroulent en secret.  Trois personnages à l’histoire difficile s’unissent dans cette complicité particulière. Leur psychologie est développée et permet de s’attacher à eux. L’esprit mathématique de Marnie va être mis à mal et va modifier sa perception des choses. C’est clairement un roman d’apprentissage. Il est teinté de mélancolie, de choix importants et d’états d’âme.

Ce livre est différent des précédents ouvrages d’Eva Rice. Il m’a moins bouleversée bien que je reconnaisse ses qualité. La danse, les personnages et les nombreux rebondissements sont autant d’éléments qui en font un roman agréable. Il m’a manqué la petite touche qui m’a fait vibrer lors des lectures des deux premiers romans de l’auteur.

1017732_599092513509272_1441840643_nVous aimerez aussi découvrir :

  • Aristotle and Dante discover the secrets of the universe de Benjamin Alire Saenz
  • L’attrape-coeurs de J. D. Salinger
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Fanny

Pique-nique à Hanging Rock de Joan Lindsay

81fwR8D24fLRésumé de l’éditeur : 14 février 1900, Australie. L’été touche à sa fin. Les jeunes pensionnaires de Mrs Appleyard attendent depuis des mois ce pique-nique annuel, non loin de Hanging Rock. Revêtues de leurs mousselines légères, elles partent dans une voiture tirée par cinq chevaux bais magnifiques. Après le déjeuner, les demoiselles s’assoupissent à l’ombre des arbres. Mais quatre d’entre elles, plus âgées, obtiennent la permission de faire une promenade. Enivrées par cet avant-goût de liberté, elles franchissent un premier ruisseau… puis disparaissent dans les hauteurs. Quand, tard dans la nuit, la voiture regagne le pensionnat, trois jeunes filles manquent à l’appel.

La maison d’édition Le livre de poche a récemment réédité ce roman paru en 1967. J’aime beaucoup l’idée de mettre en avant des œuvres quelque peu oubliées. J’ai aimé tous les romans australiens que j’ai lu jusqu’ici et celui-ci ne fait pas exception. En effet, quelle belle surprise! C’est un roman d’ambiance au suspens travaillé. Joan Lindsay ne ménage pas son lecteur tout en insérant des informations ici et là mais sans trop en dire. Les quelques touches d’ironie relèvent encore un peu plus le tout. La chute est assez géniale. Elle nous laisse pantois et ne peut que nous faire réfléchir sur les évènements et leur sens. Le contexte spatio-temporel se prête magnifiquement à ce type de roman et lui apporte une aura toute particulière.

Les points de vue de différents personnages de toutes les classes sociales sont également très intéressants. Chacun réagit à sa manière d’un extrême à l’autre. L’évènement dramatique provoque une onde de choc ainsi que beaucoup de messes basses dans cet endroit reculé d’Australie. Il faut dire que ce rocher majestueux se trouvant dans une nature sauvage est propice à alimenter l’imaginaire collectif. Durant toute ma lecture, j’ai vécu un vrai dépaysement. L’auteur connait bien Hanging Rock et ses alentours  car elle nous les décrit avec beaucoup de détails et de précisions. Nous sommes transportés sur ces terres bien mystérieuses sans aucun problème. Les conditions de vie dans un pensionnat pour jeunes filles nous sont aussi présentées sans détour.

Je comprends complétement que ce roman ait marqué le lectorat des années 60. Encore aujourd’hui, son effet est intact. Cette histoire est fascinante. Il est difficile de lâcher ce livre car les demoiselles disparues nous poursuivent sans cesse en arrière-pensée. Un vrai et beau coup de cœur! J’espère voir l’adaptation de 1975 qui, parait-il, est très réussie.

LogoLeLivredePoche.svgVous aimerez aussi découvrir :

  • Peyton Place de Grace Metalious
  • Rebecca de Daphné du Maurier
  • Régiment de femmes de Clemence Dane

Fanny

Interview d’auteur #2 – Sylvie Gibert nous parle de L’atelier des poisons

Pour le second numéro de ce rendez-vous mensuel, c’est Sylvie Gibert qui m’a fait le plaisir de bien vouloir répondre à quelques questions à propos de son roman L’atelier des poisons (mon avis : ) sorti le 17 mars 2016 aux éditions Plon. Je vous laisse donc en compagnie de l’auteur qui vous dévoile quelques petites choses à propos de son livre.

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1. Avec L’atelier des poisons, vous publiez votre quatrième roman cette fois-ci dans une maison d’édition très connue. Quel a été votre sentiment à la vue de votre manuscrit accepté?

L’éditrice de Plon, Lisa Liautaud, m’a téléphoné. Elle a commencé par me faire divers compliments et je n’arrivais ni à parler ni à la remercier car j’attendais le moment où elle me dirait que, malgré « ses qualités », elle ne pouvait éditer mon manuscrit… Après, ce fut le bonheur, bien-sûr ! 

2. Il me semble que l’écriture de cet ouvrage est partie de la découverte d’un tableau. Dites-nous tout à propos de la genèse de ce livre.

J’ai pour habitude de parcourir les musées au pas de course, ou presque… J’attends d’une œuvre qu’elle m’interpelle. Là, seulement, je m’arrête et je peux passer un très long moment à l’observer. Dans le bleu est un pastel qui m’a littéralement subjuguée. Il ne s’agit que d’une femme qui fume, accoudée devant une tasse de café, mais son expression, son attitude, sa tenue négligée, tous ces détails font que le visiteur surprend un véritable moment d’intimité dans la vie de cette femme. Alors, forcément, j’ai eu envie d’en apprendre davantage. Le seul indice que j’avais était le nom du peintre : Amélie Beaury-Saurel.

Beaury-Saurel_Dans_le_bleu_(RO_494)Dans le bleu de Amélie Beaury-Saurel (1894, musée des Augustins de Toulouse)

3. Vous avez construit votre récit en partie sur une fresque historique et sociale et en partie sur une enquête policière. Avez-vous eu des difficultés à ficeler l’ensemble et à trouver un juste équilibre entre les deux genres?

J’étais partie pour écrire un roman sur la vie difficile de ces femmes peintres, dans une période où la condition des femmes était certainement la plus inégalitaire de l’histoire de France. Mais il me fallait toujours replacer le contexte social ou légal pour expliquer les difficultés qu’elles rencontraient, ce qui donnait une certaine lourdeur narrative. Étant moi-même amateur du genre policier, il m’a alors semblé que le moyen le plus approprié pour dresser un tableau fidèle et vivant de cette époque était de tramer des intrigues policières à partir de faits divers réels.

4. Dans votre roman, vous nous présentez le monde de la peinture et des académies du XIXe siècle. Est-ce un monde qui vous fascine, vous questionne?

Ce monde me fascine et me questionne à un point … Je ne trouve pas d’adjectif assez fort ! J’ai moi-même fait de la sculpture et j’ai toujours dessiné. Je pense que peindre, composer, écrire, tout cela relève d’un seul besoin : la créativité. Et la créativité – ce besoin qui est en chacun de nous à des degrés divers – est l’essence même de ce qui différencie l’être humain de l’animal… Votre question pourrait m’entrainer trop loin, j’arrête là. 

5. Vous mettez en avant des femmes provenant de toutes les conditions sociales. Était-ce important pour vous de les réhabiliter et de leur redonner vie?

Vous avez mis le doigt sur un élément important : s’il est difficile pour toutes les femmes, dans cette fin du XIXe siècle, de se faire connaître en tant que peintre, apprendre la peinture est beaucoup plus facile pour les jeunes-filles riches. En effet, celles-ci ont des parents qui peuvent payer, fort cher, des peintres connus pour qu’ils les accueillent dans leur atelier. Ce fut le cas pour les sœurs Morisot. Or, l’académie Julian reçoit – à l’exception de Marie Bashkirtseff – des jeunes filles de la petite bourgeoisie. Ce sont elles qui ont à surmonter le plus d’obstacles. Elles subissent à la fois les « interdits » de la condition des femmes de la bourgeoisie – qui ne peuvent pas même se promener seules – et des moyens financiers si limités que certaines vivent quasiment dans la misère.

6. L’atelier des poisons est un roman historique. A sa lecture on ressent tout à fait l’important travail de recherches qui vous a permis de donner à vos lecteurs des détails et de lui faire remonter le temps jusqu’en 1880. Comment ce sont déroulés ces travaux de recherches? Un élément, un document ou un fait vous a-t-il marqué plus qu’un autre?

En tout premier lieu, le journal de Marie Bashkirtseff, dont j’ai eu du mal à me procurer l’édition intégrale (une quinzaine de tomes), puis la biographie de sa « meilleure ennemie », Louise Breslau, que j’ai pu lire grâce à un « échange » entre bibliothèques. J’ai aussi consulté les journaux de l’époque dont j’ai épluché des centaines de faits divers. Et puis, bien sûr, les précieux romans et nouvelles de Guy de Maupassant, pour ne citer que lui. Quant aux « décors », j’ai utilisé des tableaux, des photographies, des plans et cartes de l’époque. La recherche a duré beaucoup plus longtemps que l’écriture du roman.

7. Quelle a été votre plus grande difficulté à l’écriture de cette histoire?

Trouver une fin. Cela peut sembler curieux mais, en écrivant, on n’a aucun recul sur le texte. Chaque fois que j’avais l’impression d’avoir terminé, il fallait que l’éditrice me fasse comprendre avec tact que ce n’était pas le cas. 

8. Avez-vous un nouveau projet en tête? Pouvez-vous nous en dire un peu plus.

La suite… Ce qui ne pouvait manquer d’arriver à ces jeunes peintres qui prennent peu à peu conscience de l’injustice qui leur est faite : elles vont rencontrer Hubertine Auclert et participer au premier mouvement suffragiste. Là, je n’invente rien ! 

9. Racontez-nous vos habitudes d’écriture.

L’après-midi, dans le calme le plus complet. Quelquefois un fond musical en accord avec ce que j’écris : pour ce roman ce fut Lili Boulanger, une femme compositeur du début du XXe siècle. 

10. Et enfin, la question inévitable pour tout bibliophile : quels sont vos romans favoris?

Ils sont si nombreux que si j’en citais quelques-uns se serait injuste pour les autres. En ce moment, je lis un auteur oublié : Paul Vialar. J’ai trouvé un premier roman, Le bal des sauvages, dans une brocante et je me suis procuré les suivants chez des bouquinistes : Le clos des trois maisons, Le petit jour. L’histoire, assez autobiographique, est passionnante et l’écriture, à la fois riche et subtile, est un pur régal.

Merci à Sylvie Gibert pour ces réponses pleines de passion!

Fanny

L’heure bleue de Elsa Vasseur

9782221192627Résumé de l’éditeur : Zoé, dix-sept ans, accepte l’invitation de Lise, une camarade de terminale qui lui propose de passer l’été en Grèce pour s’occuper de son jeune neveu. Elle se retrouve sur l’île privée de Dolos, plongée dans l’intimité de la flamboyante famille Stein ou règnent les non-dits et les faux-semblants. Dans la somptueuse villa qui domine la mer, Zoé peine à saisir les clés de l’univers lisse et clinquant de ce monde qui n’est pas le sien. Que s’est-il passé avec la précédente baby-sitter pour qu’elle refuse de garder l’enfant pendant les vacances ? Et de quoi souffre Rose, la splendide soeur de Lise qui crée un malaise à chacune de ses apparitions ? Adam, son mari, semble l’ignorer totalement et ne pas être non plus à sa place au sein de sa belle-famille. Prise dans le chassé-croisé des tensions et des manipulations qui s’exacerbent dans la chaleur estivale, Zoé va vivre une épopée intime qui ressuscitera les fantômes de son passé et la fera entrer sans ménagements dans l’âge adulte.

C’est le résumé de ce premier roman qui m’a donné envie de découvrir la plume d’Elsa Vasseur. Les premières pages sont assez intrigantes. L’auteur nous en dit peu. Elle sait ménager son suspens et donc accrocher son lecteur. On sent qu’à un certain moment le vent va tourner et que la situation va dégénérer mais sans savoir quand. C’est à mon sens la vraie force de ce livre. Il y a beaucoup de personnages et donc différents points de vue et ressentis sur les évènements. Les passages de huis-clos sont intéressants car ils apportent ce qu’il faut de tension, d’inquiétude et de noirceur. Les rebondissements réguliers viennent redonner du rythme et relancer le récit.

Je n’ai pas réellement réussi à m’attacher aux différents personnages. Je concède que leur psychologie est développée pour servir l’intrigue. Mais ils m’ont tout de même semblé assez superficiels et éloignés. Zoé a vécu et vit des choses difficiles. Toutes ces épreuves vont lui permettre de s’émanciper du poids de son passé et de vivre enfin sa vie. Malheureusement, cet apprentissage ne m’a pas forcément touché ou ému. Niveau style d’écriture, on sent qu’il s’agit d’un premier roman. C’est parfois un peu maladroit. Certains mots semblent trop recherchés et donc peu naturels. C’est un défaut qu’Elsa Vasseur pourra facilement corriger par la suite.

Mon avis est donc mitigé concernant ce premier roman. Certains éléments sont intéressants et d’autres m’ont complétement laissée de marbre. Je ne dis pas non à un autre roman d’Elsa Vasseur car elle a tout de même un vrai potentiel. Affaire à suivre donc.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • L’attrape-coeurs de J. D. Salinger
  • L’étoile d’argent de Jeannette Walls
  • Le monde de Charlie de Stephen Chbosky

Fanny

La maison des hautes falaises de Karen Viggers

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Résumé de l’éditeur : Hanté par un passé douloureux, Lex Henderson part s’installer dans un petit village isolé, sur la côte australienne. Très vite, il tombe sous le charme de cet endroit sauvage, où les journées sont rythmées par le sac et le ressac de l’océan. Au loin, il aperçoit parfois des baleines. Majestueuses, elles le fascinent. Peu de temps après son arrivée, sa route croise celle de Callista, artiste passionnée, elle aussi blessée par la vie. Attirés l’un par l’autre, ils ont pourtant du mal à se comprendre et à laisser libre cours à leurs sentiments. Parviendront-ils à oublier leurs passés respectifs pour guérir et faire de nouveau confiance à la vie ?

Voici une nouvelle lecture au compteur de 2016 avec ce roman contemporain tout droit venu d’Australie. Nous sommes très vite introduits dans un milieu sauvage à la météo capricieuse et parfois violente. Les descriptions des paysages sont superbes. C’est une vie différente qui nous est montrée plus proche de la nature et propice à se trouver soi-même. Par ce roman, Karen Viggers sensibilise clairement son lectorat à la protection des baleines et de leur écosystème. L’auteur est vétérinaire et connait donc très bien son sujet. Elle nous décrit parfaitement ces mammifères marins et nous explique beaucoup de choses à leur propos. On se rend vite compte que ces animaux sont aussi gigantesques que majestueux tout en étant fascinants. Elle dénonce également les méfaits réalisés à leur encontre et notamment leur chasse.

Lex et Callista sont deux personnages marqués au fer rouge qui trouvent dans cet endroit reculé un peu de sérénité. Les épreuves qu’ils ont traversé chacun de leur côté sont d’abord une faiblesse qui doit se transformer en force petit à petit. Mais ce chemin est long et semé d’embûche. Ce sont donc des personnages intéressants à suivre. Cependant, ces deux protagonistes se cherchent trop tout au long du roman. Ceci apporte parfois quelques longueurs déplaisantes que l’on aime pas trouver dans un roman avec autant de potentiel. Toutefois, c’est bien le seul bémol que je trouve à ce récit. Les personnages secondaires (les habitants d’un petit village reculé) apporte une certaine fraîcheur et un peu d’humour qui permettent de contrebalancer les éléments dramatiques. Le final est excellent et maintient en haleine le lecteur tout en le faisant réfléchir.

Malgré des longueurs dans quelques rares passages, j’aime aimé ce roman au dépaysement garanti. On apprend beaucoup tout en se divertissant. Grâce à la maison d’édition Les Escales et en compagnie de d’autres blogueuses, j’ai pu poser quatre questions à Karen Viggers. Je peux vous dire que c’est une femme passionnante et passionnée. J’espère pouvoir vous partager ses réponses bientôt.

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Vous aimerez aussi découvrir :

  • Cinq jours de Douglas Kennedy 
  • L’enfant du lac de Kate Morton 
  • Le pays sous le ciel de Mathilde Asensi

Fanny

Bilan de mes lectures : JUIN 2016 ~ Lectures à venir : JUILLET 2016

Les amis, je vous retrouve pour l’habituel bilan du mois. C’est un rendez-vous que j’aime beaucoup rédigé car il me permet de me remémorer mes lectures et ce qu’elles m’ont apporté. En juin, j’ai donc plusieurs fois remonté le temps, j’ai voyagé en Angleterre, j’ai nagé près de baleines en Australie, j’ai rencontré Branwell Brontë et j’ai dansé avec Freddie Friday. Un mois bien rempli, n’est-ce pas?

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2058


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The secret life of Violet Grant de Beatriz Williams, éd. G. P. Putnam’s Sons, 432 p.

Avec ce roman, Beatriz Williams nous offre un roman à deux voix avec Violet en 1914 et Vivian en 1964. J’ai beaucoup aimé cette histoire qui nous présente l’évolution de la condition des femmes entre ces deux époques. Le contexte historique, les personnages, l’humour mêlé au dramatique et l’écriture vive en font une très bonne lecture.

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Lettres à Stella de Iona Grey, éd. Les Escales, 490 p.

Dans ce premier roman, l’auteur joue habilement entre deux temps (le présent et les années de guerre) mais aussi entre deux genres (le roman et l’épistolaire). Iona Grey explique comment ce conflit a permis aux femmes de trouver l’indépendance. Je ne vous dévoile rien mais ce livre est bien plus qu’une banale et énième histoire d’amour.
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La maison des hautes falaises de Karen Viggers, éd. Les Escales, 304 p.

J’ai découvert Karen Viggers avec ce livre. Des éléments m’ont plu : les descriptions de paysages et d’une petite ville du sud-ouest australien ou encore l’engagement de l’auteur pour la sensibilisation à la protection des baleines. Le seul bémol : les deux personnages principaux se cherchent trop et apportent un peu de longueur.

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Un pedigree de Patrick Modiano, éd. Folio, 144 p.

Le lauréat du prix Nobel de littérature 2014 propose ici une courte et très particulière autobiographie (jusqu’à ses 20 ans). Il nous explique son enfance chaotique et comment il est devenu écrivain. C’est court mais très intéressant car c’est un véritable exercice de style. C’est spontané, franc et rempli de souvenirs fugaces.

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Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier, éd. Phébus, 320 p.

C’est un livre intéressant sur Branwell Brontë mais aussi sur sa famille et toute une époque. Daphné du Maurier a réalisé un travail énorme pour écrire cette biographie. J’ai découvert un personnage torturé, méconnu et éclipsé par ses célèbres sœurs. Par contre, je me suis perdue dans la lecture des extraits de ses écrits de jeunesse.

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Freddie Friday de Eva Rice, éd. Baker Street, 368 p.

On retrouve ici les mêmes ingrédients que dans la duologie précédente de Eva Rice mais sans la même flamboyance. Il manque quelque chose pour vraiment s’attacher aux personnages. Toutefois, j’ai apprécié suivre à tour de rôle Marnie et Julie Crewe. La danse est très présente et agréable à lire. Un petit roman sans prétention.

LECTURES EN COURS

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LECTURES PRÉVUES EN JUILLET

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En bonus sur le blog

Interview de Iona Grey pour son roman Lettres à Stella 

Avez-vous lu certains de ces titres? Bon mois de juillet à tous!

Fanny