Adam Clarks de Régis Hautière et Antonio Lapone

1579_couvRésumé de l’éditeur : Dans un XXIe siècle fantasmé où la guerre froide sévit toujours et où la conquête de Mars est en marche, c’est lors d’une soirée mondaine où les « grands » de ce monde ont l’habitude de se retrouver que l’énigmatique Adam Clarks montre son vrai visage. On pourrait le croire trop occupé à faire des courbettes aux puissants et à séduire des beautés fatales. Mais il ne perd pas de vue son véritable objectif : un rubis de 100 carats d’une valeur inestimable, exposé à la vue de tous : le Long Star. La nuit, Adam fait montre de ses talents de monte-en-l’air pour subtiliser le bijou. Personne n’a rien vu, rien entendu. Personne ? Pas si sûr… Devenu à la fois la cible du KGB et de la CIA, Adam va devoir jouer sur les deux tableaux s’il veut s’en sortir.

En 2015, j’ai lu très peu de bande dessinée. J’aimerais changer cela en 2016. Je commence donc bien l’année puisque je vous présente le premier ouvrage de ce genre que j’ai lu. Nous sommes ici face à une œuvre originale et hors du commun. Le cadre spatio-temporel y est pour beaucoup. En effet, le XXIe siècle que nous connaissons est ici complétement chamboulé. La guerre froide a toujours lieu, les voitures ne roulent plus mais volent et les tourne-disques sont quant à eux toujours d’actualité. Nous sommes donc face à un mélange de modernité et de rétro qui peut paraitre troublant au début mais qui nous plonge très vite dans une vraie atmosphère. Les références sont nombreuses et notamment à des styles tels que l’espionnage, le polar ou encore la science-fiction.

Sans titre

Avec leur héros, les deux auteurs revisitent le mythe du gentleman cambrioleur. Adam Clarks est toujours en costume, bien coiffé, présent dans les soirées mondaines dont il déteste les membres. Son histoire nous est racontée par un narrateur qui fait son apparition de temps en temps sans prendre part à l’intrigue. C’est un personnage agréable à suivre. Le graphisme général est sympa. Les dessins sont toujours dans cette inspiration rétro dont j’ai parlé plus haut. Des détails accentuent cela comme la publicité pour des cigarettes qui vient interrompre le récit à la manière d’un entracte. Malgré toutes ces qualités je suis un peu restée sur ma faim une fois ce livre refermé. Le récit s’essouffle vite à mon goût et ne m’a donc pas permis de goûter ma lecture autant que je l’aurais souhaité.

Pour conclure, le cadre spatio-temporel m’a plu ainsi que le mélange maitrisé de modernité et de rétro. Cependant, l’intrigue s’essouffle trop vite à mon goût. C’est donc une découverte sympathique dans l’ensemble.

Lu dans le cadre de la masse critique de Babelio.

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Fanny

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5 commentaires sur « Adam Clarks de Régis Hautière et Antonio Lapone »

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