Villette de Charlotte Brontë

9782352874850-G-210x337Résumé de l’éditeur : Lucy Snowe, 14 ans, a développé une profonde affection pour le jeune Graham Bretton, fils de sa marraine. Leur attachement est mutuel, mais le père de Graham vient bientôt récupérer son fils… Peu de temps après leurs adieux, Lucy doit quitter la maison. Après quelques hésitations, elle est engagée comme aide par Miss Marchmont, une dame handicapée. À la mort de celle-ci, pleine d’attentes et d’espoirs, Lucy prend un navire pour le royaume de Labassecour et sa capitale, Villette, où elle est employée comme institutrice à l’internat pour jeunes filles de Mme Beck. Dans cette école, un certain Dr John rend souvent visite à la coquette Ginevra, dont il est amoureux.

Vous connaissez surement ma passion pour la période du XIXe siècle anglais. C’est tout naturellement que j’ai souhaité continuer ma découverte de la littérature foisonnante de cette époque. C’est donc avec Villette que je vous retrouve. En compagnie de ce roman je n’ai eu de cesse d’osciller entre attention et ennui. En effet, certains passages m’ont beaucoup plu et notamment lorsque Lucy est présente chez les Bretton. Il y a là une certaine chaleur, de la bonne humeur et des discussions sympathiques comme dans un foyer familial. De même j’ai apprécié les passages où Lucy lâche prise ne serait-ce qu’un tout petit peu. D’autres fragments sont au contraire franchement soporifiques.

L’héroïne est avant tout une observatrice et une spectatrice. Elle agit très peu et est d’une nature contradictoire. Il s’agit d’un personnage souvent insondable qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Elle ne provoque jamais le destin et se morfond la plupart du temps sauf dans les dernières pages où il est possible d’entrevoir un bonheur sincère. C’est certain que de devoir gagner sa vie lorsqu’on est une femme au XIXe siècle n’est pas chose aisée. Le chemin est souvent semé d’embuche et les opportunités sont assez restreintes. Cette situation est d’ailleurs très bien exposée. La religion et notamment le protestantisme et le christianisme sont très présents également.

Pour conclure, il s’agit d’un roman qui m’a donné du fil à retordre afin de me forger un avis clair. Certains passages m’ont clairement ennuyée. J’ai eu du mal à m’attacher à l’héroïne. Par contre, j’ai apprécié le fait que Charlotte Brontë mette en avant la difficulté de gagner sa vie pour une femme au cœur du XIXe siècle. Elle m’a aidée à davantage comprendre Lucy et son hermétisme.

Lu en lecture commune avec Coquelicote et Cassie.

Lu dans le cadre du Challenge XIXe siècle.

Fanny

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24 commentaires sur « Villette de Charlotte Brontë »

  1. Je ne connaissais pas ce titre mais je t’avoue que certains passages de Jane Eyre m’avaient vraiment ennuyée, notamment les passages liés à la religion, du coup je ne pense pas lire celui-ci !

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