Les Crèvecoeur, Tome 1 : Édith de Antonia Medeiros

imagesRésumé de l’éditeur : Germain Crèvecoeur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets… Tout commence en 1915, avec Édith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.

Les copinautes Une tasse de culture et Une valise remplie d’histoire m’ont donné très envie de découvrir cette saga familiale après leurs très jolies chroniques respectives. Lorsque nous commençons à lire cette histoire, c’est pour réaliser un vrai voyage dans le temps et dans une famille au destin pour le moins particulier. Le secret de famille est un thème récurrent en littérature. Cependant, Antonia Medeiros a su insérer de l’originalité à l’ensemble notamment par le contexte de la création de chaussures, les décors (la maison tapissée de chaussures est superbement décrite). Elle nous propose un vrai univers et ne tombe jamais dans le pathos même lors des passages parfois difficiles où les personnages sont malmenés.

A la lecture, on sent parfois l’hésitation ou la maladresse du premier roman mais rien de bien méchant puisque dans l’ensemble ce premier opus se lit facilement. Il est assez court (moins de 200 pages). L’auteur possède un talent de synthèse et de précision qui lui permet de dérouler son histoire assez brièvement sans entraver la compréhension. Aucun manque de détail ne se fait d’ailleurs ressentir. On aime se prendre d’affection pour certains protagonistes ou encore pester contre d’autres. A la fin l’histoire est complétement laissée en suspens pour mieux nous donner envie de connaitre la suite. La famille Crèvecoeur n’a pas encore fini de nous révéler tous ses secrets.

C’est une belle surprise que le premier opus de cette saga des Crèvecoeur. J’ai découvert un vrai univers et un auteur avec du talent. J’espère qu’Antonia Medeiros affirmera davantage son style et son écriture dans le second tome qui attend déjà dans ma pile à lire.

Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale de Claire.

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Cavalier Vert, Tome 1 de Kristen Britain

1508-cavalier1-p_orgRésumé de l’éditeur : Karigan G’ladheon, jeune fille éprise d’aventure, s’enfuit après avoir été exclue de son école pour avoir défié en duel le fils d’un gouverneur de province. Elle croise alors un Cavalier Vert, l’un des légendaires messagers du roi qui lui demande dans un dernier souffle de porter un message à son souverain. Sans même prendre connaissance de la missive, elle fait le serment de la remettre en mains propres, scellant ainsi son destin, car elle est soudain magiquement investie de la mission qu’elle vient d’accepter : devenir un Cavalier Vert. Dès lors, traquée par des assassins au service d’un mystérieux sorcier, Karigan ne peut compter que sur sa fidèle monture et les mystérieux pouvoirs qu’elle va se découvrir…

Cavalier vert est une série que je souhaitais découvrir depuis longtemps. J’ai donc profité de la réédition de ce premier tome en format poche pour m’y atteler. Cet opus n’est pas seulement introductif. En effet, l’auteur ne met pas longtemps à nous plonger dans le vif du sujet et à nous embarquer dans une aventure pour le moins épique faite de dangers et de rencontres. Au rendez-vous, vous trouverez des complots politiques, des batailles, de l’action, des révélations mais aussi du suspens pour le tome suivant. Le tout est inséré dans un contexte fantasy bien travaillé et sympathique. Il y a beaucoup de descriptions et de détails d’où le nombre de pages assez important. Mais ils permettent une vraie immersion.

Ce roman est aussi le parcours initiatique d’une jeune fille qui ne trouve pas son compte dans les études et la vie paisible de sa bourgade. Elle cherche sa voie et la trouvera grâce à toutes les épreuves qu’elle va traverser. J’ai trouvé dommage que l’auteur ne détaille pas plus les états d’âme et les pensées de son héroïne. Finalement on reste assez extérieur à sa vie intérieure alors qu’on aimerait en apprendre plus sur sa personnalité. Les personnages secondaires sont très intéressants et possèdent des caractères propres. L’écriture est agréable. Malgré sa taille, ce premier tome se lit très bien et nous fait passer de belles heures de lecture.

Dans l’ensemble ce début de saga m’a plu. Je regrette seulement le manque de détails quant aux états d’âme de l’héroïne. J’aurais aimé rentrer davantage dans sa tête. J’espère découvrir le tome suivant assez rapidement car j’ai très envie de découvrir la suite du destin de Karigan en espérant que l’auteur améliore le petit défaut que j’ai cité.

Fanny

Le Puits des mémoires, Tome 1 : La traque de Gabriel Katz

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Résumé de l’éditeur : Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot pénitentiaire accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, ni de la raison pour laquelle il se retrouve là, en haillons, sur une terre inconnue et glacée. Sur leurs traces, une horde de guerriers venus de l’autre bout du monde met le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués, ils vont devoir apprendre à travailler ensemble afin de découvrir la vérité, et survivre dans un monde où règnent violence, complots et magie noire.

Je lis peu de fantasy et pourtant c’est un genre que j’apprécie en général. L’approche du festival des Imaginales, qui s’est déroulé du 28 au 31 mai 2015, est souvent l’occasion de renouer avec ce type de roman. Le côté fantastique reste classique mais intéressant. Au rendez-vous : de la magie et des créatures. Rien d’extraordinaire donc mais l’auteur a le mérite d’avoir su mettre en place dès ce premier tome une fantasy accessible. Les plus jeunes comme les moins jeunes trouveront forcément leur compte dans cette histoire. Il y a quelques traits d’humour grâce à certaines situations ou encore des répliques ironiques. Ils apportent un peu de légèreté à ce récit où la traque, la fuite, la conspiration, la violence, et les coups bas sont monnaie courante.

Nous suivons principalement trois personnages dont la mémoire s’est complètement altérée. Ils possèdent des caractères forts et sont de ce fait très marquant. Olen est l’éternel amoureux, Karib possède des pouvoirs hors du commun et Nils est silencieux mais habile au lancée de couteaux. Malgré des mésaventures, des rencontres malheureuses et des maladresses, nous comprenons assez vite que ces protagonistes sont les acteurs d’un événement lourd de conséquences  et sont voués à un grand destin. Nous sommes également face à des figures complètement machiavéliques qui sont prêtent à tout pour obtenir vengeance et pouvoir.

Une bonne entrée en matière que ce premier tome. L’auteur a su attirer mon attention et me donner envie de continuer sa série. Même si les éléments de fantasy sont assez classiques, j’ai très envie de retrouver prochainement nos trois héros et de connaitre les tenants et les aboutissants de leur histoire car je suis certaines que des révélations m’attendent.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Pocket

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Fanny

Rose Morte, Tome 1 : La Floraison de Céline Landressie

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Résumé de l’éditeur : Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C’est en essayant de se soustraire à ce destin qu’elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle…

Ce premier tome m’a été plusieurs fois conseillé. J’ai donc profité de sa sortie en poche pour le découvrir enfin. J’ai vraiment accroché à l’ensemble qui m’a procurée de belles heures de lecture. Malgré quelques longueurs qui auraient pu être facilement raccourcies, je me suis assez vite plongée dans l’histoire. Céline Landressie nous introduit dans la toute fin du XVIe siècle où la France vit de grandes dissensions religieuses. Derrière chaque description de tenues, d’intérieurs, de faits historiques transparaît le long travail de recherche de l’auteure. Le dépaysement est donc réussi !

L’histoire est explosive. Au rendez-vous : complot, trahison, secret de famille, action et du fantastique. Rose est un personnage que j’ai plutôt apprécié même si son entêtement peut parfois agacer. Elle est loin d’être niaise. Artus est mystérieux à souhait et semble terriblement attirant sans forcément savoir à quoi cela est dû. La romance est présente tout en se faisant discrète. Elle est traitée avec sensualité. Entre Artus et Rose, les choses ne sont que suggérées pendant un petit moment. Ce point est une réussite à mon sens. Comme quoi il n’est pas nécessaire d’en faire des tonnes.

Ce premier tome est très réussi. L’auteure ne se contente pas d’introduire son univers mais plonge son lectorat dans le vif du sujet. Le XVIe siècle est bien traité, la relation Rose/Artus m’a plu et l’histoire en elle-même recèle nombre de rebondissements. Les dernières pages nous suggèrent un second tome détonant !

Fanny

Chi : une vie de chat, Tome 1 de Konami Kanata

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Résumé de l’éditeur : Il faisait beau, on se promenait tous ensemble. Et puis, d’un coup, ma maman n’était plus là. Heureusement, des humains m’ont trouvé et emmené chez eux. C’est super, il y a plein de bêtises à faire dans leur appartement… Miaaa !

Ce manga devenu culte a fait l’objet d’une réédition toute récente dans un format un peu plus grand que l’originel. Il s’agit d’une histoire tout mignonne d’adoption d’un chat. Ce livre plaira aux amoureux et heureux propriétaires de chats qui se retrouveront forcément dans certaines anecdotes. Mais il plaira aussi au plus jeune. En effet, il peut être une bonne base pour expliquer qu’un animal n’est pas simplement un objet ni un jouet mais que c’est un être qui a besoin que l’on s’occupe de lui et donc demande une certaine responsabilité.

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Sa couverture souple est bien agréable en main. Les couleurs vives et les dessins très expressifs nous tiennent forcément attentifs. Il y a de l’action, on ne s’ennuie pas ! C’est vrai, il n’y a que très peu de texte. Le temps de lecture est extrêmement court même en s’attardant un peu sur les planches. Je suis donc un peu restée sur ma faim. Mais comment ne pas s’attacher à ce petit chat aussi farceur que câlin. J’avoue que je me suis laissé attendrir. Le tout est traité avec beaucoup d’humour malgré quelques pincements au cœur par moment.

J’ai passé un bon petit moment de lecture avec ce premier tome des aventures de Chi. J’essaierais de lire la suite car ma curiosité est attisée. Et puis c’est toujours drôle de retrouver certaines expériences vécues avec son animal. Des souvenirs sont en sont ravivés.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Glénat

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 Fanny

Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant de Malika Ferdjoukh

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Résumé l’éditeur : Jocelyn Brouillard, 16 ans et demi, boursier, français, débarque un soir d’automne de 1948 à la pension Giboulée. C’est une erreur, un parfait malentendu. Il est à New-York et on l’a pris pour une demoiselle à cause de son prénom. Car la Pension Giboulée est une de ces boarding houses exclusivement réservées aux jeunes filles qui veulent demeurer à l’abri des loups de Wall street et de la 42ème Rue. La gente masculine y est résolument interdite. Heureusement, Jocelyn joue très bien du piano… Venues de tous les coins d’Amérique, ces jeunes filles rêvent de conquérir la grande ville, de voir leurs noms en haut des théâtres de Broadway. 

Voilà un roman pour le moins enchanteur. J’avais beaucoup entendu parler de Malika Ferdjoukh et de sa série jeunesse Quatre sœurs. Mon immersion dans l’univers de l’auteure a été une vraie révélation. J’ai tout aimé sans exception. L’écriture est détaillée et imagée. Elle est agréable à lire et nous plonge complétement au côté des divers personnages. Nous nous retrouvons en plein New-York d’après-guerre où une envie de profiter de la vie, de provoquer le destin et de créer apparaît comme un pied de nez aux années difficiles. L’histoire se base sur un parcours initiatique pour le personnage principal. Des thèmes comme la découverte de l’amour, l’amitié, le poids du passé sont présents. Ce roman recèle de superbes scènes notamment vers la fin dans un paysage enneigé qui m’a émerveillée. Il est aussi bourré de références cinématographiques et musicales.

Les personnages sont tout simplement extras. Ils sont assez nombreux. Cependant chacun possède une singularité qui fait que le lecteur les situe parfaitement. Nous découvrons des personnalités très fortes voire extravagantes pour certaines mais tellement attachantes. Nous croisons également quelques icônes du cinéma  comme le tout jeune Woody Allen ou encore Grace Kelly. J’ai adoré la façon dont l’auteure dévoile les faces cachées de ces compagnons de route. Elle le fait d’une façon bienveillante, tout en pudeur et en simplicité. Elle nous apporte des révélations au compte-goutte qui permettent de relancer le récit et de garder un bon rythme. Je suis passée par beaucoup d’émotions différentes en allant du rire aux larmes. J’avoue avoir eu une préférence pour Dido et Hadley. Elles sont bien différentes mais touchantes.

Je vous conseille vivement ce roman rien que pour le plaisir de rencontrer toute cette brochette de personnages tous plus attachants les uns que les autres. L’écriture et le récit sont maîtrisés. La fin est un crève-cœur car on ne voudrait jamais quitter Jocelyn et ses nouveaux amis. Un coup de cœur qui peut facilement devenir un roman doudou. Vivement le second tome !

Une playlist concoctée par mes soins avec quelques morceaux présents dans le roman :

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Fanny

Les Lames du Cardinal, Tome 1 de Pierre Pevel

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Résumé de l’éditeur : 1633, sous le règne de Louis XIII. Le cardinal de Richelieu veille à la bonne marche du royaume de France, de plus en plus menacé par l’Espagne et ses nouveaux alliés : les dragons. Or, à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels : le Cardinal se voit contraint de faire appel à une compagnie d’élite qu’il avait lui-même dissoute. Sous le commandement du capitaine La Fargue, les bretteurs les plus vaillants et les plus intrépides que possède le royaume sont ainsi réunis pour former à nouveau les redoutables Lames du Cardinal.

Je souhaitais découvrir cette série de romans depuis longtemps. Souvent encensée sur les blogs, lauréat de plusieurs prix littéraires et contenant mélange d’historique et de fantastique, je ne pouvais pas passer à côté. Pour commencer, je dois avouer que j’ai été quelque peu perturbée par la première moitié de ce roman. En effet, l’auteur met en place un foisonnement de personnages et d’intrigues parallèles. Je me suis perdue à de nombreuses reprises me demandant qui était qui. J’ai pris peur jusqu’à me demander si je n’allais pas me rédiger un pense-bête. Mais je me suis accrochée et j’ai sincèrement bien fait car une fois les 150/200 premières pages passées, les histoires se regroupent pour n’en former qu’une à la fin. Je me suis passionnée pour les 200 dernières pages qui ne laissent aucun répit au lecteur.

J’ai apprécié de voir ce groupe d’hommes et de femme se reformer sous la bannière des Lames du Cardinal. Chaque membre a un caractère propre. Ils se complètent les uns les autres. Complots, duels, coups bas et trahisons sont au rendez-vous et nous donnent un roman sacrément relevé. Il y a beaucoup d’action et de rythme. Pierre Pevel a un vrai don pour tenir son lecteur en haleine et lui détailler les nombreuses scènes de combat. La fin se déroule sur les chapeaux de roue et laisse place à une bonne dose de mystère qui augure une suite et un second tome passionnant. J’ai lu Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas en juin 2014. J’ai donc pu apprécier les références faites à ce classique. Les éléments fantastiques sont insérés avec brio. L’ensemble est bien écrit.

Malgré des débuts chaotiques, j’ai finalement réussi à accrocher à ce premier tome. Il introduit un univers foisonnant. Pierre Pevel a su attirer mon attention et me faire apprécier les membres des Lames du Cardinal. J’espère que la suite ne reproduira pas le même schéma que l’entrée en matière de ce premier opus et qu’ainsi je pourrais encore mieux savourer ces aventures.

Lu en lecture commune avec Scarlett.

Fanny

Maggy Garrisson, Tome 1 : Fais un sourire Maggy de Lewis Trondheim et Stéphane Oiry

BD-Maggy-Garrison-T1Résumé de l’éditeur : Même dans l’agence miteuse d’un détective alcoolique, un boulot, ça reste un boulot. Et depuis le temps qu’elle en cherche un, Maggy Garrisson veut bien faire quelques concessions. D’autant qu’il y a toujours moyen de se faire quelques billets, quand on est prêt à aider son prochain et qu’on sait faire preuve d’un minimum de présence d’esprit. Ce qui semble d’ailleurs sacrément manquer à Anthony Wight, son patron, qui s’est fait passer à tabac cinq jours après qu’elle eut commencé à travailler pour lui et qui ne reprend connaissance que pour lui demander de lui apporter son vieux portefeuille à l’hôpital. Menue monnaie, facturette, reçu de parking, coupons pour une salle d’arcade… Pas de quoi faire le déplacement, et pourtant, quand Maggy constate qu’elle est suivie dans la rue, elle flaire le coup fourré. Car sous leur aspect anodin, les coupons semblent susciter une vraie convoitise.

Dès sa sortie, j’ai souhaitais découvrir cette bande-dessinée. Le résumé et le style de la couverture m’ont tout de suite attirée. Cette histoire est ancrée dans le réel de nos sociétés, entre chômage et personnages parfois blasés. L’héroïne a un physique différent des canons dont on nous abreuve les yeux dans les médias. Par ce biais il est facile de s’identifier à Maggy car finalement elle peut être n’importe laquelle d’entre nous. Mais elle est également unique en son genre par ce petit quelque chose qui dénote. En effet, elle est franche, culottée, vive et ne semble avoir peur de rien. Elle semble parfois complétement inconsciente des conséquences de ces actes et est une opportuniste née. C’est donc un personnage original qu’on prend plaisir à suivre.

Maggy-Garrisson-T1-Fais-un-sourire-Maggy-3L’ambiance générale est assez sombre. Les couleurs choisies sont souvent foncées même si du rouge-orangé vient quelque fois contrebalancer le tout. J’avoue avoir beaucoup aimé le dessin sobre, sans fioriture mais expressif de Stéphane Oiry. Les dialogues sont bien sentis. Certaines phrases vont rester cultes. Même si le rythme est présent notamment grâce à un récit à suspens et à pas mal de mystères, il manque à mon avis d’un peu de peps ou d’un petit quelque chose pour faire totalement décoller le lecteur et l’histoire. C’est donc pour cette raison que j’ai une certaine hâte de lire le tome 2. Je souhaite ainsi en découvrir un peu plus Maggy et voir ce que les auteurs vont nous concocter.

Malgré un petit manque de peps pour me faire totalement adhérer à ce premier tome, c’est dans l’ensemble une réussite. Maggy Garrisson est un personnage atypique, les dessins sont réussis et l’ambiance bien marquée. Je suis curieuse de découvrir la suite.

Fanny

Harry Potter, Tome 1 : A l’école des sorciers de J.K. Rowling

product_9782070643028_244x0Résumé de l’éditeur :Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom. Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

Je me souviens avoir découvert ce premier opus grâce à ma mère qui m’avait offert le coffret des trois premiers tomes lors d’un passage en course dans un supermarché. Je l’avais lu d’une traite et avec beaucoup de passion sans pouvoir le lâcher. J’avais alors 10 ou 11 ans. Depuis je ne l’avais jamais relu. Mais il y a peu de temps, comme une envie soudaine m’a prise de me replonger dans cette histoire qui m’avait tant plu. Plus de 10 ans après j’ai fait mon grand retour à Poudlard en compagnie de nos chers héros : Harry, Ron et Hermione.

Comme dans mon souvenir, les personnages sont irrésistiblement attachants. Au départ, Hermione parait prétentieuse. Mais au fil de ce premier tome, nous apprenons à la connaitre et à l’aimer. Elle finit par s’adapter, par trouver sa place et s’affranchir de sa carapace d’intellectuelle. Ron a des répliques savoureuses qui me font bien rire. Neville apporte une touche d’humour avec ses multiples dérapages et sa légendaire maladresse. Ce premier tome permet de nous familiariser avec les éléments fantastiques et le contexte général (la vie dans le château, les us et coutumes des sorciers).

J.K. Rowling nous propose un début assez enfantin dans un premier temps. Ceci lui permet de faire évoluer ces personnages vers l’adolescence puis le début de l’âge adulte dans les tomes suivants. C’est donc une joie de savoir que nous allons les suivre durant chaque année et ainsi les voir grandir. Cependant, l’auteure a su insérer quelques passages assez sombres qui augurent déjà de futures aventures bien difficiles à affronter pour nos jeunes héros. Elle nous propose également une vision manichéenne où le bien et le mal s’affrontent.

Il s’agit d’une belle entrée en matière qui donne l’eau à la bouche et l’envie d’en savoir davantage. J.K. Rowling met en place son univers tout en douceur et d’une belle manière. Ce roman se lit tout seul. J’ai pris un grand plaisir à retrouver toute cette panoplie de personnages. Il est également possible de détecter des éléments présageant de la suite des évènements. Une relecture qui est loin de m’avoir déçue.

Lu dans le cadre du challenge éphémère : Relisons Harry Potter de George.

challenge-relisons-harry-potter2Lu en lecture commune dans le cadre du mois anglais avec .

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Fanny

Le Pensionnat de Mlle Géraldine, Tome 1 : Etiquette & espionnage de Gail Carriger

002848159Nous sommes au XIXe siècle en Angleterre. Sophronia a 14 ans et fait vivre à sa mère un véritable calvaire car elle est loin de posséder toutes les bonnes manières que la société attend d’elle. Afin que celle-ci devienne une parfaite demoiselle Mme Temminnick, sa mère, décide la placer dans un pensionnat. Cependant, dès le trajet qui la mène vers son nouveau lieu de vie, Sophronia comprend qu’elle ne se rend pas dans une simple école. Certes l’étiquette y est enseignée mais l’espionnage également.

Ici pas de comparaison possible avec la précédente trilogie de Gail Carriger, n effet l’intrigue se déroule 25 ans avant et l’héroïne n’a que 14 ans. En effet, l’atmosphère générale n’est pas du tout la même. Vous pouvez donc oublier l’humour grivois et autres scènes croustillantes ! Nous sommes plutôt face à un comique de situation et à une ambiance bon-enfant. Dès le début du roman l’auteure met en place beaucoup d’action. Comme vous l’aurais compris le récit est vif, rythmé et bien mené. Par contre la fin est très rapide. En seulement 25 pages le tout est plié. Elle m’a laissé comme un petit goût de trop peu. Il en va de même pour le fonctionnement de l’école. J’aurais adoré que l’auteure nous détaille davantage les cours et la vie du pensionnat.

Gail Carriger possède une belle plume pour le roman jeunesse. Son pari est donc réussi à mon avis. Une fois n’est pas coutume la traduction m’a quelque fois paru étrange sur certaines expressions. Loin de gâcher mon plaisir de lecture ces dernières ont tout de même manqué d’un peu de fluidité. Une romance se dessine entre Sophronia et un jeune homme. L’auteure nous a épargné le triangle amoureux. Au moins pour l’instant… J’ai beaucoup aimé l’hommage qu’a rendu Gail Carriger à sa première série, Le protectorat de l’ombrelle,en faisant apparaitre quelques personnages. [Non non je ne vous dirais pas lesquels !] Nous les découvrons donc plus jeune. Mais ils possèdent déjà quelques singularités de caractère qui font leur charme dans Le protectorat de l’ombrelle.

Grâce à ce premier tome, la nouvelle série de Gail Carriger est prometteuse. Nous ne sommes pas seulement face à une introduction où l’univers crée se met doucement en place mais bel et bien en pleine action. Cette lecture a été divertissante malgré quelques passages maladroits, une fin brusque et la vie du pensionnat et des cours pas suffisamment mis en avant à mon goût.

Lu en lecture commune avec Bianca.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Orbit.

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Fanny