Les oiseaux et autres nouvelles de Daphné du Maurier

10547305_1444358372493073_1617651244_nComme je le souhaite depuis que j’ai découvert Rebecca, je continue mon exploration de l’œuvre de Daphné du Maurier. Coquelicote m’a gentiment offert Les oiseaux donc c’était l’occasion. Il s’agit d’un recueil de sept nouvelles. Je les ai toutes aimés sans exception. L’auteure nous propose encore une fois des textes prenants et immersifs. Je suis définitivement conquise !

Daphné du Maurier comme à son habitude installe toute une ambiance avec des thèmes différents pour chacune des histoires. Elle nous donne très peu de détail sur les personnages (leur nom, leur âge, leur milieu) ni sur le cadre spatio-temporel et fait ainsi appel à notre imagination. L’auteure fait monter la tension en douceur en tentant de nous emmener sur de fausses pistes. Ainsi, les chutes de chaque histoire tombent comme un couperet. Elles sont impitoyables et brutales. Daphné du Maurier met en place son récit avec beaucoup de finesse et de sérénité pour finalement nous surprendre dans les dernières pages. On se prend au jeu de détester et aimer ou avoir de l’empathie pour les personnages.

Voilà une auteure que j’admire de plus en plus pour sa plume, les histoires qu’elle met en place et la maitrise de son intrigue. J’ai été plus sensible à certaines nouvelles comme par exemple Encore un baiser, Le petit photographe, Mobile inconnu et Les oiseaux. Les fins m’ont franchement laissée bouche-bée. Les oiseaux est surement le texte le plus connu de ce recueil. Il est mystérieux, rythmé et bien décrit. C’est simple j’ai eu l’impression d’être dans chaque scène avec les personnages. La fin ouverte permet de finir l’histoire par soi-même mais je ne vous en dis pas plus.

Encore une fois, Daphné du Maurier a su me tenir en haleine dans chacune de ses nouvelles. Son écriture est brillante ainsi que la façon qu’elle a de mettre en place ses intrigues et ses chutes. Maintenant, il serait bien que je visionne le film Les oiseaux d’Alfred Hitchcock.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

Fanny

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Short ! ~ Eté 2013 / numéro 5

Je vous retrouve avec une chronique un peu particulière dans laquelle je vais vous présenter une belle initiative qu’est shortEdition et leur magazine Short !. Cette maison d’édition a été créé il y a quelques années dans le but de promouvoir la short littérature c’est à dire les nouvelles, les courtes BD, les poèmes, les chansons et autre courts textes. Les meilleurs œuvres ayant récoltées le plus de votes sur le site internet des éditions se voient l’honneur d’être publié dans le magazine qui parait à chaque saison.

J’ai donc pu découvrir ce magazine et plus particulièrement l’édition été 2013. 31 auteurs ont été désignés pour le composer. Ce recueil forme un tout très éclectique et permet la découverte d’auteurs inconnus bourrés de talent. Au rendez vous : émotion, humour (voire humour noir), texte engagé, petites choses de la vie éclairées d’une nouvelle manière et des chutes comme je les aime avec des retournements de situation soudain. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

Pour aller plus en détail, voici les textes et strip qui m’ont le plus touché :

Promenade de santé des démons enneigés de Clément Cheuret. Il s’agit d’un texte engagé et poignant traitant des prisonniers du Goulag.

Le monstre de foire de Yannick Pagnoux est un poème sur Joseph Merrick alias Elephant Man. Une vraie leçon d’humanité et du goût de la différence.

Leçon de géographie de Lagantoise. Ce texte entremêle poésie et jeux de mots autour de noms de grandes villes françaises.

Le cuistot de Marc Goncalves alias Sarell. Un strip vraiment rigolo et bien pensé. (voir ci-dessous)

Parlons un peu de la forme. Le format est très agréable. Le lecteur a vraiment l’impression de tenir un petit cahier entre ses mains. La couverture souple permet une bonne prise en main et une aisance de lecture. Petit plus non négligeable : les illustrations y sont en couleurs.

Alors n’hésitez plus à feuilleter et lire le site internet, à voter pour les futurs publiés et à acheter ensuite le magazine. Plein de talents se cachent dans ces pages. Pour ma part ce sont davantage les textes vraiment courts (1 ou 2 pages) et les strips qui m’ont le plus plu.

Je remercie shortEdition et Élodie de m’avoir permis de recevoir ce magazine pour lequel j’ai une affection naissante grâce aux perles qu’il renferme.

Le site internet shortEdition

Pour s’abonner ou commander un numéro

Fanny