Monet, nomade de la lumière d’Efa et Rubio

Résumé de l’éditeur : Du Salon des Refusés au mouvement des Impressionnistes, de jeune peintre désargenté à grand bourgeois tutoyant les huiles, du mari à l’amant… la vie de Claude Monet fut pour le moins plurielle. Chef de file, à son coeur défendant, d’un mouvement qui bouleversa la vision de la peinture au XIXe siècle, l’homme n’est finalement resté fidèle qu’à une seule quête : celle de la lumière absolue, qui viendrait éclairer toute son oeuvre de sa perfection. Salva Rubio et Ricard Efa nous racontent aujourd’hui les aléas de cette recherche, dont Monet paya le prix autant qu’il l’encaissa, à travers un somptueux roman graphique.

En grande admiratrice du mouvement impressionniste et plus particulièrement de Claude Monet, j’avais acheté cette bande-dessinée à sa sortie il y a presque un an. La proposition de lecture commune de Bénédicte a été l’occasion de découvrir ce petit bijou. Nous faisons d’abord la connaissance d’un Claude Monet âgé victime de cataracte sur chacun de ses yeux et toujours accompagné de son grand ami Georges Clemenceau. Les flashbacks prennent ensuite le relais pour raconter sa jeunesse puis sa vie d’artiste agitée par ses nombreux déboires financiers et maritaux. C’est aussi l’occasion de mettre en avant les comparses de Claude Monet. Le pauvre Bazille décédé trop jeune lors de la guerre de 1870 a particulièrement retenu mon attention.

J’ai beaucoup aimé le coup de crayon d’Efa qui donne un style unique à cet ouvrage. La couleur, les formes et la nature tiennent une grande place à la manière de la peinture impressionniste. C’est déjà, à mon sens, un très bel hommage à ce mouvement pictural. Efa insère ici et là des reproductions de tableaux de Monet tout en les marquant de sa patte. Il est bien évident qu’il n’égale pas le maître, mais c’est tout de même un joli clin d’oeil. Le dossier final met face à face les dessins d’Efa et les œuvres de Monet. J’ai adoré parcourir ces pages et redécouvrir les toiles originales. Par contre, les textes explicatifs sont un peu redondants et très peu poussés. C’est la petite déception de ce livre. Malgré tout, elle n’entache pas ce qui a précédé et que je retiendrais.

Cette bande dessinée est réussie à mon sens. Elle rend un superbe hommage à un grand peintre et à un tournant dans l’art de la peinture. J’ai également beaucoup aimé les dessins d’Efa et ces couleurs qui jaillissent à chaque page. Le dossier final est malheureusement assez vide, dommage!

Lu en lecture commune avec Bénédicte :

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Fanny

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Les trois fantômes de Tesla, Tome 1 : Le mystère Chtokavien de Guilhem et Marazano

Résumé de l’éditeur : Et nous sommes toujours sans nouvelles de Nikola Tesla, probablement le seul savant dont l’originalité et les inventions géniales sont susceptibles de nous fournir une aide décisive dans cette guerre destructrice.

Ce premier tome ne suffit pas pour se faire une véritable idée concernant cette histoire. En effet, il s’agit d’une introduction qui présente principalement le contexte spatio-temporel et les personnages. Certains éléments sont tout juste suggérés. Malgré tout, cette mise en place est doublée d’un peu de suspens et de rebondissements. De quoi tout juste donner envie de connaitre la suite. Cette intrigue possède une bonne dose de surnaturelle. Il se passe des choses bien étranges sur les bords de l’East River. Ceci est mélangé aux vérités historiques. Il est notamment fait référence à un inventeur ayant réellement vécu du nom de Nikola Tesla.

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Le petit garçon et sa mère sont plutôt attachants. J’ai pris plaisir à les suivre et à assister à leur adaptation dans cette grande ville qui peut tout apporter comme tout reprendre. Les dessins sont très réussis. Ils donnent une vraie ambiance rétro à l’ensemble. Les vignettes et les planches s’enchainent à un bon rythme. Je n’ai rien à redire sur le graphisme qui est irréprochable. Par conte, je ne suis pas certaine qu’un format en trois volumes soit l’idéal. Un one shot aurait été tellement adapté et tellement plus intéressant car là, je dois avouer que je reste sur ma faim. J’ai également bien peur que mon enthousiasme retombe et que cette série de bande dessinée soit bien vite oubliée…

Ce premier opus possède un intérêt indéniable. L’ensemble m’a plu et les auteurs ont su me donner tout juste de quoi vouloir lire la suite. Par contre, je trouve ce premier tome trop mince et cette sensation de rester sur ma faim me gêne quelque peu. Affaire à suivre donc!

Lu dans le cadre de la BD fait son festival 2017 de PriceMinister.

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Fanny