Belle Époque de Elizabeth Ross

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Maude Pichon a quitté sa Bretagne natale pour Paris. Elle espérait vivre la grande vie comme dans ses rêves. Sauf qu’il faut bien se nourrir et se loger. Pour se faire elle se voit dans l’obligation de travailler. C’est en tombant sur une étrange annonce qu’elle va postuler dans une agence. Mais les apparences sont souvent trompeuses. C’est ainsi qu’elle va se retrouver dans le rôle de repoussoir par son physique disgracieux afin d’embellir les femmes de la haute société qui vont la choisir.

Ce roman a connu un certain succès durant le mois de décembre. C’est tout naturellement que j’ai voulu le découvrir pour me faire mon propre avis. J’avoue être mitigé car il y a du bon et du moins bon. Je me suis plutôt attachée aux personnages surtout Isabelle que l’héroïne va accompagner pendant un bon moment. Le caractère de Maude ne m’a pas forcément plus emballé que cela. Elle manque de relief et n’est pas forcément très sympathique de prime abord. Cependant, c’est un personnage qui évolue en reconnaissant ses erreurs. C’est intéressant et apporte une morale (ainsi que celle que la beauté ne réside pas que dans le physique) aux jeunes lecteurs malgré une impression de déjà-vu.

Ce roman se lit vite grâce notamment à l’écriture fluide de l’auteure. Je regrette tout de même le manque de style et l’absence du charme désuet de cette époque. Les descriptions de Paris de cette fin de XIXe siècle ne m’ont pas embarqué. Elizabeth Ross est un peu tombée dans la facilité en résumant la capitale française de l’époque à la construction de la Tour Eiffel, au quartier artistique plein de vie et à la haute société. Nous sommes d’accord il s’agit d’un roman pour adolescent mais tout de même il manque quelque chose. Par contre, le point fort est sans aucun doute l’exposé de la condition des femmes qu’elles soient de basses ou de hautes extractions comme Claire du blog The French book lover l’a fait remarqué dans sa chronique.

Pour finir, voici un roman que j’ai pris plaisir à lire sans toutefois ressentir l’engouement général. En effet, malgré qu’il s’agisse d’un roman pour adolescent  Elizabeth Ross a choisi la facilité alors qu’elle aurait pu rendre son roman plus intéressant en allant un plus loin dans son écriture, dans le vocabulaire, dans les descriptions de l’époque et de ses personnages. Rien de nouveau sous le soleil malheureusement. Cependant je salue sa description de la condition féminine durant la fin du XIXe siècle.

Lu en lecture commune avec Élodie du blog Les confidences de miss Elody

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.