Une collection de trésors minuscules de Caroline Vermalle

9782714456656

Résumé de l’éditeur : La trentaine séduisante, Frédéric Solis est un brillant avocat qui collectionne les succès et les tableaux impressionnistes. Son assistante, Pétronille, n’a d’yeux que pour lui mais il ne la voit pas, tout à son ambition et à son appétit de collectionneur… jusqu’au jour où un notaire lui annonce qu’il a fait un mystérieux héritage. Persuadé d’avoir touché le jackpot, Frédéric tombe de haut lorsqu’il découvre que son legs consiste en quelques tickets de métro et en une étrange carte aux trésors. Et puis la chance tourne. Quelques mauvaises affaires, et le voilà acculé : ses clients disparaissent et ses biens sont saisis. Il ne lui reste plus qu’à suivre la trace de l’étrange héritage, tandis que dans l’ombre Pétronille fait tout pour l’aider.

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a un peu plus d’un an j’avais été enthousiasmée par ma lecture de L’île des beaux lendemains, le premier roman de Caroline Vermalle aux éditions Belfond. Je suis ravie d’avoir pu lire ce nouveau roman car j’y ai retrouvé le ton qui m’avait tant plu dans le précédent. Celui-ci est tantôt nostalgique tantôt revigoré d’espoir. La plume de l’auteure sert parfaitement son roman et lui offre un style particulier. La fin est peut-être un peu attendue mais elle reste, à mon avis, pleine de sens.

Cette histoire est plus profonde qu’elle n’y parait de prime abord. Elle fait en sorte que le lecteur se pose des questions sur ce qui compose l’existence. Caroline Vermalle ne tombe pas dans la facilité et développe des thèmes comme la recherche de ses racines, les revers de situation, la fin de vie ou encore ce qu’est le bonheur. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler que ce dernier peut tenir à peu de chose.

Vous le savez peut-être mais je suis subjuguée (je n’exagère rien !) par le mouvement picturale impressionniste. La « chasse aux trésors » nous emmène en même temps que les personnages dans les hauts lieux de cet art : la maison et le jardin de Claude Monet à Giverny (quelle joie de revivre les sensations ressenties lorsque j’y ai mis les pieds il y a quelques années!), le musée d’Orsay, etc. Des tableaux sont d’ailleurs décrits d’une bien jolie façon.

Un roman feel good idéal pour se poser afin de passer un délicieux moment de lecture. J’avoue m’attacher aux personnages de Caroline Vermalle ainsi qu’à sa façon d’écrire sans prétention. Pour ceux l’ayant déjà lu, une scène m’a d’ailleurs particulièrement émue lorsque Frédéric se trouve près d’une des horloges du musée d’Orsay.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Belfond.

    

Fanny

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L’île des beaux lendemains de Caroline Vermalle

9782714454256

J’ai reçu ce livre grâce à George du blog Les livres de George dont j’aime beaucoup les chroniques. Elle m’a gentiment proposé de me le faire parvenir dans le cadre d’un livre-voyageur. Je l’avais repéré en librairie notamment grâce à sa jolie couverture. J’ai donc été ravie de cette proposition. Et quelle beau livre… J’ai adhéré dès les premières pages et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Jacqueline a 73 ans et est mariée depuis une bonne cinquantaine d’années avec Marcel. Le jour de son anniversaire, une lassitude latente s’empare d’elle. Elle décide de s’enfuir de chez elle pour se réfugier chez sa cousine Nane sur l’île d’Yeu. Mais le passé refait surface et les regrets avec. Des questions existentielles se posent. Marcel va tout faire pour la rejoindre. Oui mais pas n’importe comment : à la nage en remontant la Loire.

Nous entrons dans ce roman par le biais d’un papillon. Nous le suivons durant l’ensemble du roman. C’est à travers lui et ses amis (insectes et vents) que nous suivons l’histoire. Cet insecte à la vie plus qu’éphémère n’est pas sans rappeler celle des personnages. Les années passent à une vitesse sans que l’on s’en rende compte. Et au final, qu’en reste-t-il? Qu’avons nous fait de toutes ces années? Ce roman sous ces airs drôles, tendres, cocasses, décalés et parfois loufoques pose des questions existentielles et profondes sur la vieillesse.

On sent que l’auteure est pleine de tendresse envers ses personnages. Ils sont hauts en couleur et possèdent une détermination à toute épreuve pour se trouver eux-mêmes. Dès le livre refermé, on ressent l’envie de les retrouver. C’est pourquoi ce roman n’a pas fait long feu. Il y a aussi beaucoup de suspens et de rebondissements qui cèdent ensuite la place à des révélations souvent tragiques.

Un véritable coup de cœur pour ce roman qui, du haut de mes petits 22 ans, m’a fait prendre conscience de l’importance de réaliser ses rêves et ses ambitions sans se préoccuper des « qu’en-dira-t-on » avant qu’il ne soit trop tard. Je conseille donc ce livre à tout le monde. Il est à la fois drôle, tendre, profond et plein d’espoir. Sincèrement si vous avez l’occasion, lisez le. Je continuerais à découvrir cette auteure avec plaisir.

Je remercie donc George grâce à qui j’ai pu lire ce livre. Je te remercie également pour ta jolie carte de visite qui va me servir de marque-pages. Je ne manquerai pas d’écrire un petit mot sur la carte que tu as joint. Maintenant, ce roman va rejoindre les mains d’une nouvelle lectrice. J’espère qu’elle appréciera sa lecture autant que moi et George.

L’avis de George :

 Fanny