Ashworth Hall de Anne Perry

ashworth-hall-51800Le gouvernement anglais peine à gérer les discordes politiques et religieuses qui ulcèrent l’Irlande. Il est temps de se réunir pour faire le point et tenter d’apaiser les tensions. C’est à Ashworth Hall, demeure de campagne d’Emily et Jack Radley, que va avoir lieu cette rencontre entre catholiques, protestants et médiateurs. Pitt est chargé de veiller à ce qu’aucun dérapage ne vienne troubler les négociations. La partie est loin d’être gagné…

Ce 17e tome (et oui déjà !) m’a dans l’ensemble beaucoup plu. Encore une fois, Anne Perry offre une identité propre à chacun de ses opus. Celui-ci ne déroge pas à la règle puisqu’il est très différent des autres. J’en profite pour vous exprimer mon étonnement face à la façon qu’à l’auteure de se renouveler à chaque fois. L’ennui ne s’installe jamais. Un vrai plaisir !

Anne Perry nous sert une intrigue qui m’a rappelé celles d’Agatha Christie (sans atteindre son talent). En effet, elle met en place un huis clos où tous les protagonistes semblent suspects ou ont des raisons de l’être. Anne Perry présente à son lectorat un autre et nouveau pan de l’histoire du Royaume-Uni avec les dissensions entre les catholiques et les protestants irlandais et anglais. Elle a su retranscrire la haine et les tensions qui animent chacun des camps. Comme l’a précisé Bianca dans son billet, l’auteure nous présente une panoplie de nouveaux personnages. Il est malheureusement difficile de distinguer les uns des autres ainsi que les convictions de chacun.

Nous retrouvons les personnages principaux avec grand plaisir. Cependant, nous découvrons de nouvelles facettes de certains d’entre eux. C’est le cas pour Emily. La plupart du temps, elle sait rester maitresse d’elle-même et sauver les apparences en toute circonstance. Mais ici, elle perd son sang-froid et en devient injuste envers Pitt. Charlotte, quant à elle, reste un soutien indéfectible pour son mari mais aussi pour sa sœur et son beau-frère qui traverse une période de danger dans ce tome. Gracie va tenter d’aider ses employeurs au maximum malheureusement à ses dépens puisqu’elle va subir quelques peines.

Même si j’ai aimé cette nouvelle histoire, j’ai ressenti moins d’enthousiasme que d’habitude à la fermeture de ce roman. Par contre, j’ai aimé l’ambiance générale, les personnages récurrents qui se dévoilent sous de nouveaux jours et le contexte de la lutte entre protestants et catholiques irlandais.

Lu en lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette, Lara et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny