Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Résumé de l’éditeur : Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d’un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l’occupant allemand : le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey…

J’ai lu ce roman pour la première fois juste après sa sortie en 2009 sans savoir qu’il s’agissait d’un bestseller. Je me suis replongée dans cette histoire il y a quelques semaines. Le rendez-vous a une nouvelle fois fonctionné. Ce recueil de lettres fictives est une petite merveille d’hommage à la littérature, d’amitiés et de sensibilité. J’ai apprécié de redécouvrir toutes ces histoires individuelles qui finissent par ne faire qu’une et faire l’Histoire de cette période trouble que fut la Seconde Guerre mondiale. Les détails de la vie quotidienne pendant l’occupation allemande sont édifiants et parlants. Les deux écrivains sont américaines. Cependant, elles ont bien retranscrit l’ambiance toute britannique mais aussi les spécificités qui régnent sur l’île Anglo-Normande de Guernesey.

Petit à petit, nous faisons la connaissance de tous les protagonistes avec lesquels Juliet entretient une correspondance. Ce genre littéraire permet de s’approcher au plus près d’eux et de leur réalité. Certains sont attachants, d’autres carrément détestables (je pense notamment à Bella Taunton ou encore Adelaide Addison…). Le personnage absent d’Elizabeth plane sur tout le récit comme une réminiscence incessante des exactions nazies. La petite Kit est également un personnage autour duquel beaucoup de destins sont reliés. J’ai mieux saisi le contexte historique qu’à l’époque de ma première lecture, ce qui n’a fait qu’apporter un peu plus de force à l’ensemble. Les touches d’humour apportent un contre-poids efficace mais aussi du charme.

Une nouvelle fois, j’ai regretté de tourner la dernière page de ce roman. Guernesey et ses habitants sont si attachants qu’il est difficile de les lâcher. Suivre les pas de Juliet vers ses nouveaux amis est toujours une expérience émouvante et de réflexion. J’avoue nourrir une crainte de voir l’adaptation à venir…

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Fanny

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Une vie de lectrice #3 : relecture et mangas

Relire

En ce moment, je suis en pleine relecture du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Ce roman revêt un caractère particulier pour moi puisqu’il fait partie des livres m’ayant remis le pied à l’étrier de la lecture. Pendant mon adolescence, je lisais intensément pendant une courte durée puis plus rien pendant plusieurs mois. Je me souviens avoir dévorée la série Millenium de Stieg Larson et plusieurs Paul Auster pendant cette période. C’est pendant mes études supérieures que j’ai repris la lecture à un rythme vraiment plus soutenu. Les manuels scolaires furent mes livres de chevet pendant mes années d’étudiante en Histoire mais les romans furent également présents principalement pendant les longues vacances d’été. Je suis tombée par hasard sur ce titre dans un supermarché (je crois que je n’y ai plus jamais acheté de livres ensuite) sans savoir qu’il venait de sortir et qu’il s’agissait déjà d’un bestseller. Et là, le coup de cœurs surprise! Ce roman épistolaire, hommage à la lecture et à l’écriture, m’a fait découvrir qu’un horizon sans borne s’ouvrait devant moi et n’attendait que moi. C’est là aussi qu’à commencer mon amour pour la culture britannique que je n’ai eu de cesse de nourrir ensuite.

Les mangas

Depuis quelques semaines, je me remets à lire quelques mangas et même à commencer de nouvelle séries. J’ai toujours apprécié ce genre graphique mais l’ai souvent délaissé par peur des longues séries, par méconnaissance des genres et des mangakas. J’ai commencé à en lire vers l’âge de 12/13 ans. Des amies me prêtaient leur exemplaire de Fruits Basket et de Naruto. J’en ai lu quelques autres depuis mais sans vraiment accrocher. Puis, j’ai découvert il y a quelques années les œuvres de Jirô Taniguchi (Quartier lointain et les années douces) et de Kaoru Mori (Emma et Bride stories). Ces derniers m’ont permis de cerner mes goûts. Je sais donc maintenant vers quoi me tourner, vers les mangas historiques ou ayant un contexte particulier en toile de fond. J’ai donc lu tout récemment le premier tome d’Isabella Bird de Taiga Sassa, du nom d’une exploratrice britannique ayant traversé le Japon encore très fermé du XIXe siècle. Le second et le troisième tomes m’attendent déjà dans ma pile à lire. Je lis également Arte de Kei Ohkubo. Changement de décors puisque l’histoire se déroule dans le Florence artistique du XVIe siècle. Nous suivons une jeune fille qui souhaite devenir peintre dans un univers exclusivement masculin. Un manga hautement féministe! Je vais également découvrir Le maître des livres de Umiharu Shinohara, un manga contemporain se déroulant dans l’univers du livre. Je ne pouvais pas passer à côté!

Très bonne fin de semaine et a bientôt!

Fanny