Bedford Square de Anne Perry

893745012Un cadavre est retrouvé sur le perron de la demeure cossue du général Ballantyne. Thomas Pitt est appelé sur les lieux pour débuter une enquête qui va s’avérer semer d’embuches et de surprises. Heureusement Charlotte, Gracie et Tellman mettent leur grain de sel pour aider notre cher enquêteur. Anne Perry nous entraine une fois de plus dans une intrigue où les faux-semblants et les pressions sont de mise.

L’enquête est agréable à suivre même si elle n’est pas aussi remarquable que certaines imaginées par l’auteure. Malgré tout je me suis laissée avoir car j’ai cru tenir le dénouement final jusque dans les dernières pages. Thomas Pitt doit se méfier et se tenir sur ses gardes car il entre dans des cercles très fermés de l’aristocratie. J’aime beaucoup quand les membres de cette dernière se sentent menacer et perdent parfois contenance. C’est là que leurs apparences et leur croyance se brisent.

J’ai beaucoup apprécié revoir le général Ballantyne. Nous avions déjà rencontré ce personnage dans d’autres aventures du couple Pitt. Il est toujours aussi attachant et possède une sensibilité à fleur de peau. Nous retrouvons également Gracie et son caractère bien trempé. Tellman et elle se cherchent. Un nouveau couple pour bientôt ? Vespasia est également mise en avant. J’aime la suivre dans ses pérégrinations. Par contre Emily et Jack sont toujours aux abonnés absents. J’espère qu’ils reviendront vite tout comme Caroline.

Dans l’ensemble j’ai plutôt apprécié ce tome. Il est plus intéressant que le précédent (Brunswick Gardens) sans être le meilleur de la série. J’ai été ravie de retrouver les personnages. Vivement le suivant en espérant qu’il nous réserve davantage de surprise.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Brunswick Gardens de Anne Perry

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Résumé de l’éditeur : En cette année 1891, à Londres, chez le très respecté pasteur Parmenter, éminent théologien promis à de hautes fonctions, l’atmosphère est lourde et la situation « fâcheuse ». Un meurtre vient d’être commis et la victime n’est autre que la belle assistante du pasteur, Unity Bellwood, une femme libre, féministe et grande militante des théories de Darwin. Les suspects ne manquent pas, car les idées modernes de la jeune femme lui avaient valu de nombreuses inimitiés dans la maison. Chargé de cette épineuse affaire, le commissaire Thomas Pitt, aidé de sa femme, la clairvoyante Charlotte, devra plus que jamais faire preuve de tact et d’habileté. Les consignes sont claires : éviter un scandale.

Pour une fois, Anne Perry fait dans la facilité en reprenant le schéma de certains tomes précédents. De ce fait le dénouement se devine assez facilement. C’est franchement dommage après tous les efforts déployés pour nous offrir à chaque opus une enquête et des thèmes inédits. Le séisme Charles Darwin qui secoue les croyances est tout juste abordé et permet simplement de lancer l’intrigue. Comme vous l’aurez compris, à l’inverse de tous les livres précédents l’auteure ne développe pas un grand thème qui nous permet de devenir incollable à propos du Londres du XIXe siècle.

Nous retrouvons une vieille connaissance croisée lors d’évènements tragiques et dramatiques dans la toute première histoire. Il s’agit de Dominic Corde. Il a bien changé mais n’est pas épargné par les soupçons. Emily est seulement présente par le biais d’une lettre qu’elle envoie à Charlotte et Pitt depuis l’Italie. Il en va de même pour Gracie qui est bien transparente tout comme Vespasia Cumming-Gould. Ce sont souvent ces personnages qui apportent du piquant, des situations cocasses ou qui bousculent les codes. Leur absence se fait ressentir assez vite.

Malheureusement l’intrigue et les personnages secondaires ne resteront pas éternellement dans ma mémoire. J’attends dans la prochaine enquête un sursaut, un rebondissement ou du moins un certain renouvellement. Comme toujours c’est agréable à lire. Il n’y a aucune difficulté à avancer même si j’ai ressenti au début le changement de traducteur. En espérant que le prochain soit à la hauteur de mes espérances…

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Belette, Lara et Céline .

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Ashworth Hall de Anne Perry

ashworth-hall-51800Le gouvernement anglais peine à gérer les discordes politiques et religieuses qui ulcèrent l’Irlande. Il est temps de se réunir pour faire le point et tenter d’apaiser les tensions. C’est à Ashworth Hall, demeure de campagne d’Emily et Jack Radley, que va avoir lieu cette rencontre entre catholiques, protestants et médiateurs. Pitt est chargé de veiller à ce qu’aucun dérapage ne vienne troubler les négociations. La partie est loin d’être gagné…

Ce 17e tome (et oui déjà !) m’a dans l’ensemble beaucoup plu. Encore une fois, Anne Perry offre une identité propre à chacun de ses opus. Celui-ci ne déroge pas à la règle puisqu’il est très différent des autres. J’en profite pour vous exprimer mon étonnement face à la façon qu’à l’auteure de se renouveler à chaque fois. L’ennui ne s’installe jamais. Un vrai plaisir !

Anne Perry nous sert une intrigue qui m’a rappelé celles d’Agatha Christie (sans atteindre son talent). En effet, elle met en place un huis clos où tous les protagonistes semblent suspects ou ont des raisons de l’être. Anne Perry présente à son lectorat un autre et nouveau pan de l’histoire du Royaume-Uni avec les dissensions entre les catholiques et les protestants irlandais et anglais. Elle a su retranscrire la haine et les tensions qui animent chacun des camps. Comme l’a précisé Bianca dans son billet, l’auteure nous présente une panoplie de nouveaux personnages. Il est malheureusement difficile de distinguer les uns des autres ainsi que les convictions de chacun.

Nous retrouvons les personnages principaux avec grand plaisir. Cependant, nous découvrons de nouvelles facettes de certains d’entre eux. C’est le cas pour Emily. La plupart du temps, elle sait rester maitresse d’elle-même et sauver les apparences en toute circonstance. Mais ici, elle perd son sang-froid et en devient injuste envers Pitt. Charlotte, quant à elle, reste un soutien indéfectible pour son mari mais aussi pour sa sœur et son beau-frère qui traverse une période de danger dans ce tome. Gracie va tenter d’aider ses employeurs au maximum malheureusement à ses dépens puisqu’elle va subir quelques peines.

Même si j’ai aimé cette nouvelle histoire, j’ai ressenti moins d’enthousiasme que d’habitude à la fermeture de ce roman. Par contre, j’ai aimé l’ambiance générale, les personnages récurrents qui se dévoilent sous de nouveaux jours et le contexte de la lutte entre protestants et catholiques irlandais.

Lu en lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette, Lara et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Pentecost Alley de Anne Perry

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Dès les premières pages du roman Pitt est appelé sur une nouvelle scène de crime dans Whitechapel. Il se rend donc dans la chambre d’une maison de passe où il découvre le corps sans vie d’une femme attachée au lit un bas autour du cou et aspergée d’eau. D’autres indices sont présents dans la pièce. Ces derniers vont le mener sur la piste d’un suspect de haute condition et membre d’un certain Hellfire Club. Pitt se rend vite compte qu’il n’est pas au bout de ses peines avec cette nouvelle enquête.

Comme chaque fin de mois, j’ai retrouvé avec grand plaisir mon enquêteur favori en compagnie de mes collègues de lecture commune. Pentecost Alley est très différent du précédent opus car il n’est aucunement question de complot politique. Encore une fois Anne Perry sait se renouveler et nous proposer une enquête inédite.  Ce tome m’a fortement rappelé les toutes premières enquêtes de Pitt. Nous revenons en quelque sorte aux sources de cette série puisque ce sont des secrets et des non-dits qui se nouent et s’entremêlent.

Un personnage, et pas des moindres, revient sur le devant de la scène. Il s’agit d’Emily ! Nous l’avions un peu perdu de vue dans les tomes précédents. Elle réapparait en grande forme et prend activement part à l’enquête même si de façon bien maladroite. La chute m’a beaucoup plu. Elle est spectaculaire ainsi que dramatique et clos l’enquête d’une belle façon. Par contre, il m’a semblé que l’auteure évoquait moins la société anglaise en général mis à part la vie des prostitués dans le Londres de la fin du XIXe siècle.

Comme vous l’aurez compris, ce seizième tome m’a beaucoup plu. Anne Perry retourne à ses premières amours en nous proposant une enquête qui s’apparente aux premiers tomes de la série. Le retour d’Emily m’a aussi agréablement surprise. Vivement la fin du mois car nous lirons Ashworth Hall.

Lu en lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, du challenge British Mysteries et du mois anglais.

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Fanny

Traitors Gate de Anne Perry

10155902_808929879135705_5038435866424286468_nArthur Desmond, père de substitution de Thomas Pitt, est retrouvé mort dans son club à Londres. Son fils Matthew ne croit pas à une mort soudaine et naturelle. Il fait donc appel à Pitt pour mener une enquête à ce sujet. Très vite, notre commissaire préféré va découvrir des rivalités dues à des divergences d’opinion à propos de la colonisation de territoires africains. Il ne se doute surement pas de ce qu’il va remuer ni des conséquences que cela va entrainer.

Dans ce tome, le passé de Pitt refait surface. Nous en apprenons un peu plus sur son enfance et sur les personnes qu’il a pu côtoyer dans son village natal. Nous découvrons un Thomas sensible qui se bat pour ce qui lui semble juste. Dans cette enquête, il est en pleine possession de ses moyens. Il est clairement sur le devant de la scène même si Charlotte, son épouse, participe une fois de plus au dénouement. J’espère que Gracie, la petite bonne de la famille Pitt, mettra son grain de sel dans les prochaines intrigues car j’aime sa façon directe de prendre les choses en main.

L’intrigue m’a plutôt intéressé. Elle est différente des précédentes car la politique prend une grande place. Anne Perry sait faire en sorte que le lecteur se pose des questions. J’ai aimé sa façon de gratter le vernis pour nous présenter les hommes politiques sous un jour bien trompeur. La fin ne m’a pas totalement satisfaite, j’aurais aimé avoir l’explication du fin mot de l’histoire. Dans chaque opus, l’auteure nous décrit un fait de société de l’époque victorienne. Ici, sont mises en avant les intentions anglaises sur l’Afrique et ses rivalités colonialistes avec d’autres nations et principalement l’Allemagne.

Ce quinzième opus tient toutes ses promesses même si l’intrigue sur fond de politique m’a moins passionné que les autres fois. En compagnie de mes chères camarades de lecture commune, j’ai hâte de retrouver tout ce petit monde dans Pentecost Alley.

Lu en lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Le Bourreau de Hyde Park de Anne Perry

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Un commandant de marine est retrouvé décapité dans une barque en plein milieu du lac à d’Hyde Park. Thomas Pitt, nouvellement commissaire, va devoir être à la hauteur de la responsabilité de sa fonction. Mais il va surtout devoir apprendre à gérer la pression ainsi que ses agents. Mais heureusement pour lui, Charlotte est d’un soutien indéfectible.

Ce quatorzième opus m’a plutôt plu même si j’émets quelques réserves sur l’intrigue policière. J’avoue ne pas l’avoir trouvé aussi passionnante que les précédentes. Elle traine un peu trop en longueur à mon goût. En effet, Pitt doit s’adapter à son nouveau poste et perd un peu de sa superbe en était beaucoup moins sur le terrain. Le dénouement n’a pas été pour moi extraordinaire ni étonnant. Heureusement, l’intervention de Gracie, Charlotte et Emily permet un peu de pétillant.

Une fois de plus, Anne Perry nous dépeint un pan de la société anglaise et plus précisément londonienne. Nous assistons donc au déroulement de la campagne puis de l’élection pour la députation à laquelle se présente Jack Radley, le compagnon d’Emily. Dans ce tome, ce sont surtout l’évolution personnelle de chacun des personnages qui est mise en avant. On sent que ce tome scelle un tournant de la série.

Un bon moment de lecture malgré une enquête que n’est pas forcément inoubliable. J’ai apprécié, comme chaque mois, retrouver ces personnages si attachants. Nous suivons leurs aventures personnelles avec beaucoup d’intérêt. Vivement la suite que nous puissions découvrir comment Pitt va s’en sortir.

Lu en lecture commune avec Claire, Bianca, Sybille, Soie, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Belgrave Square de Anne Perry

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Avec mes collègues nous sommes déjà au douzième tome des enquêtes victoriennes de Charlotte et Thomas Pitt. Je vous préviens on ne peut plus nous arrêter ! Ce rendez-vous me permet chaque mois de renouer avec un univers et une période que j’affectionne.

L’agent Pitt est appelé par son supérieur Micah Drummond afin de prendre en main une enquête délicate. En effet ce dernier est choisi par Lord Byam qui se sent menacer par la mort d’un usurier. Mais Pitt ne se doute pas encore qu’il va déterrer secrets et histoires anciennes.

J’ai adoré cette intrigue et de loin par rapport aux deux précédentes (L’incendiaire de Highgate et L’égorgeur de Westminster Bridge). Pour commencer, l’histoire débute d’une façon bien différente du schéma habituelle. Pitt n’est pas appelé sur une scène de crime où le corps est encore présent. Il est demandé alors qu’un autre commissariat s’est chargé du début de l’enquête pour en être ensuite dessaisie. Celle-ci piétine. Notre héros a du mal à remonter jusqu’à l’assassin et ce jusqu’aux toutes dernières pages du roman. Anne Perry a su garder le mystère pour nous offrir un retournement de situation mémorable et bien glauque.

Dans ce tome Charlotte semble moins prendre part à l’enquête. Mais il ne faut pas s’y fier. En effet, elle est régulièrement invitée à des diners ou des soirées dans la haute société grâce à sa sœur. Ainsi elle peut à son aise épier les conversations ou les réactions de chaque personne présente. Elle est un soutien indéfectible pour son mari dans toutes les situations. J’avoue m’être beaucoup attaché à ces deux personnages. Ils ne sont pas parfaits mais ils restent unis et se comprennent sans qu’un seul mot ne soit échangé.

Voilà un opus qui m’a beaucoup plu pour tout un tas de raisons : l’enquête, les descriptions des soirées mondaines, les personnages, l’ambiance, la fin et l’écriture agréable de Anne Perry. J’attends donc avec impatience la lecture du treizième opus avec Le Crucifié de Farrier’s Lane.

Lu en lecture commune avec Bianca, Claire, Sybille, Soie et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

 Fanny

L’incendiaire de Highgate de Anne Perry

Avec mes petites camarades de lecture commune autour des enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt nous continuons notre petit bonhomme de chemin. C’est ainsi que je vous retrouve avec la chronique du onzième opus.

Un incendie est déclaré dans Highgate, un quartier cossu de Londres. Une femme, Mrs Shaw, périt dans les flammes. L’enquêteur Thomas Pitt ne tarde pas à être appelé sur les lieux afin de réunir les premiers témoignages. Très vite, le constat est sans appel : il s’agit d’un incendie criminel.

Comme dans l’enquête précédente, celle-ci piétine et le dénouement se déroule en seulement quelques pages. Pour moi, ce roman manque d’action et de croustillant. Mais c’est encore la facilité de lecture, la sympathie pour les personnages et le contexte qui font que les livres d’Anne Perry restent agréables à lire. Malheureusement, le fantôme de l’excellent Silence à Hanover Close pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur est toujours présent et voile un peu les tomes suivants.

Un fond très intéressant est mis en place avec plusieurs mobiles de meurtre en lien avec la société anglaise de cette époque et les indigents. Ce crime ne va pas manquer de déterrer bien des secrets qui vont déranger certaines grandes personnalités. Dans chacun de ses livres, l’auteure prend plaisir à nous faire découvrir la société londonienne de la fin de XIXe siècle. Ici, elle nous présente les aristocrates qui acquièrent des immeubles dans des quartiers malfamés afin de profiter des faiblesses des pauvres pour leur demander des loyers astronomiques pour occuper des taudis où s’entassent plusieurs familles sans sanitaires ni aucune hygiène.

Dans ce tome Anne Perry nous laisse entrevoir de futurs enquêteurs en herbe dont Jemima, la fille de Charlotte et Thomas, mais aussi Gracie, la bonne. La première commence à poser des questions sur le travail de son père et la seconde est carrément embarquer par sa maitresse, Charlotte, pour enquêter. J’aime la façon qu’à cette dernière de persuader (sans trop de mal à vrai dire) son entourage de prendre part aux investigations.

Un opus qui m’a plutôt plu malgré une petite faiblesse du côté de l’enquête qui piétine. Je prends toujours autant de plaisir à lire ces enquêtes. Maintenant vivement le douzième avec Belgrave Square.

Lu en lecture commune avec Bianca, Claire, Sybille, Soie et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

Fanny

L’égorgeur de Westminster Bridge de Anne Perry

Un député est retrouvé accroché à un réverbère apparemment égorgé sur le pont de Westminster en pleine nuit à Londres. L’inspecteur Pitt est appelé sur les lieux afin de recueillir les premiers témoignages. Cependant, ce crime n’est que le premier d’une longue série. Complot politique, vengeance, fureur des anarchistes? Aucune piste n’est écartée.

Après le coup de cœur pour le tome précédent (Silence à Hanover Close), j’ai eu un peu peur de la déception lorsque j’ai commencé celui-ci. Et oui, il est difficile pour un auteur de garder le même niveau pour toute une série de romans. Je dois avouer que cette règle n’épargne pas les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt. En effet, cette enquête ci était pleine de promesse au départ mais très vite elle m’a paru comporter pas mal de longueurs puisque durant une bonne partie du roman l’enquête piétine. Il n’y a pas réellement de rebondissements pour venir redonner du rythme à l’histoire. Par contre, l’imbroglio de fin fait remonter le tout.

J’ai aimé les lettres d’Emily (partie en voyage de noces sur le continent) qui nous sortent un peu de l’Angleterre pour nous faire voyager vers la France et l’Italie. Nous retrouvons encore une fois tante Vespasia. Je la sens décliner alors j’ai peur d’un évènement tragique dans un prochain tome… J’espère tout de même découvrir bientôt de nouveaux personnages qui vont devenir récurrents. J’ai trouvé Charlotte Pitt un peu en retrait. Sa hargne habituelle était quelque peu effacée. J’ai hâte de la retrouver plus en avant dans un prochain opus.

Un tome en dessous du précédent sans aucun doute avec une enquête qui piétine un peu trop à mon goût. Par contre, j’ai adoré l’originalité du dénouement et la constance de Anne Perry dans son style. Vivement la lecture du prochain L’incendiaire de Highgate fin décembre car j’aime cette série aux personnages attachants et à l’ambiance prenante.

Lu en lecture commune avec Bianca, Claire, Sybille, Céline et Soie.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

Fanny

Silence à Hanover Close de Anne Perry

Me voici de retour pour vous donner mon avis sur ce neuvième tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. Nous ne chômons pas avec mes chères collègues de lecture commune. Ce titre est à mon sens particulier car je l’ai trouvé génial du début à la fin.

Trois ans après la mystérieuse mort d’un jeune aristocrate dans un cambriolage louche, Thomas Pitt est appelé par le ministère des affaires étrangères afin de rouvrir ce dossier. Rien ne lui sera épargné : fausses pistes, mensonges et coups bas. Heureusement les fidèles Charlotte, Emily et Jack sont sur le coup pour le sortir de la panade.

Pour commencer, Anne Perry a mis au point une intrigue vraiment originale qui ne nous laisse pas respirer une seule seconde. Le lecteur est souvent porté sur la mauvaise voix qui permet de nombreux revirements de situation. Je n’ai pas vu venir la fin. Jusqu’au bout je me suis posée des questions et j’ai tenté en vain de débusquer le fin mot de l’histoire.

Les romans de Anne Perry se lisent très facilement. Ce sont de véritables page-turner. Nous évoluons dans différentes sphères du Londres victorien : entre quartiers chics et bas-fonds. Certains personnages sont vraiment des têtes-à-claque… On rabattrait bien leur caquet ! L’auteure n’épargne rien à ses héros car si dans le tome précédant c’est Emily qui s’est trouvée dans la tourmente ici c’est Thomas Pitt.

Anne Perry introduit souvent différents aspects de la vie à l’époque victorienne dans ces romans. Ici, grâce à Emily, nous découvrons les coulisses d’une grande maison en s’introduisant dans ce qu’on appelle downstairs où travaillent les domestiques régi par des codes stricts. C’est une facette encore une fois très intéressante surtout que dans les autres tomes ces personnes sont présentes mais restent transparentes.

Pour ma part, il s’agit d’un opus vraiment bien ficelé, haletant, original et intéressant.  Comme à son habitude l’auteure a su m’étonner et me surprendre. Rendez-vous le mois prochain pour le dixième volet de ces enquêtes victoriennes : L’Égorgeur de Westminster Bridge.

Lu en lecture commune avec BiancaClaire, Sybille et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

Fanny