Brooklyn de Colm Tóibín

9782264056481Résumé de l’éditeur : Années 1950. New York, terre d’exil et terre promise, s’étend à l’horizon. Alors qu’elle quitte l’Irlande pour travailler à Brooklyn, la jeune Eilis se perd dans cette ville anonyme. Mais bientôt, un drame la rappelle à son pays natal. Déchirée entre deux mondes, entre l’enfance et l’avenir, quels choix fera-t-elle pour imposer sa voie ?

Brooklyn conte l’histoire d’une irlandaise qui s’exile à New-York. S’en suit toute une adaptation, des rencontres, des états d’âme et des rebondissements. La terre américaine est un rêve pour beaucoup de jeunes de l’époque où une nouvelle vie semble possible. Eilis, pour sa part, se retrouve propulsée assez brutalement sur ce continent inconnu. La reconstitution historique est intéressante. Colm Toibin nous plonge dans ces années d’après-guerre où l’envie d’une nouvelle vie et de bonheur refait surface. Cependant, il m’a manqué une petite étincelle pour en faire un roman inoubliable. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à pointer du doigt ce qui a pu me manquer. Peut-être davantage d’explication, de profondeur ou de détail.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Eilis. Elle a la tête sur les épaules, le sens des réalités et se remet sans cesse en question. Elle se retrouve confronter à un monde inconnu auquel elle doit s’intégrer : un travail, de nouvelles personnes, un nouveau toit et une nouvelle façon de vivre. C’est aussi un passage de sa vie qui va la mener de l’adolescence vers la vie de femme adulte. Elle va devoir faire des choix et se retrouvera régulièrement tirailler par ses sentiments. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et sont très bien croqués. L’auteur possède une belle écriture qui nous embarque avec facilité. On découvre le métier de vendeuse de l’époque, la mixité sociale de Brooklyn mais aussi une jeunesse pleine d’espoir.

Il s’agit d’un roman intéressant sur le parcours d’une jeune fille entre l’Irlande et l’Amérique, entre sa famille et sa nouvelle vie, entre sa culture et son adaptation à la vie new-yorkaise. Elle a su me toucher malgré un manque de détail général. Je suis impatiente de découvrir l’adaptation avec Saoirse Ronan dans le rôle principal car je suis convaincue que ce livre fera un très beau film. Rendez-vous en salles obscures le 9 mars 2016.

 Fanny

Mystère rue des Saints-Pères de Claude Izner

IMG_20150903_191611_resizedRésumé de l’éditeur : Paris, juin 1889 : le monde entier se presse à l’Exposition Universelle ou la Tour Eiffel, qui vient d’être achevée, accueille plus de mille visiteurs par jour. Les Français s’aperçoivent qu’ils ont un Empire colonial en découvrant les pavillons exotiques et les villages indigènes groupés au pied d’un des temples d’Angkor reconstitué. C’est dans cette ambiance de kermesse que survient une série de morts inexpliquées. Les victimes ne présentent aucune blessure apparente et, hormis le fait d’avoir été présentes à l’Exposition, rien ne les relie entre elles. Victor Legris, propriétaire d’une librairie rue des Saints-Pères, n’aurait nulle raison de se mêler de ces affaires s’il n’était intrigué par le comportement de son père adoptif et associé, Kenji Mori. Il décide d’enquêter, au risque de voir basculer toutes ses certitudes…

Après avoir lu toute la série des enquêtes victoriennes de Thomas et Charlotte Pitt avec Belette, Céline, Bianca et Claire, voilà que nous nous lançons un nouveau défi en lisant toutes les aventures de Victor Legris de Claude Izner. Avec ce premier tome, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre car je n’ai lu aucun résumé ni ne me suis renseignée à propos de l’histoire auparavant. C’est donc avec plaisir que j’ai fait une plongée dans le Paris de la fin du XIXe siècle et plus particulièrement pendant l’exposition universelle de 1889 qui a vu naitre la célèbre tour Eiffel. La reconstitution historique est excellente. Tenues, décors, intérieurs, convenances, contexte culturel (notamment le milieu littéraire et journalistique) : tout y est. On s’y croirait. Il y a du piquant, un peu de sensuel, et du suspens jusqu’au bout.

J’ai beaucoup aimé découvrir le nouveau libraire/enquêteur (malgré lui) que nous allons suivre pendant plusieurs mois. Victor Legris est un personnage qui se laisse facilement séduire par les charmes féminins (au risque d’en perdre toute clairvoyance). C’est aussi quelqu’un de très intelligent et de réfléchi. Kenji Mori, qu’il considère comme un père, est plus mystérieux mais tout aussi intéressant. Nous souhaitons le découvrir car il semble cacher un passé bien mouvementé. Joseph, l’apprenti de la librairie, apporte la touche de fraicheur et d’humour. Il s’agit clairement d’un tome introductif qui nous présente le contexte et les personnages. L’intrigue policière s’en trouve donc reléguée au second plan. Par contre, j’ai apprécié la mise en avant de l’importance et de l’influence de la presse écrite à l’époque.

Malgré une intrigue policière parfois absente du récit, j’ai apprécié ma lecture. J’ai rencontré de beaux personnages et une plume agréable à lire. Le contexte du Paris de 1889 est très bien traité. En espérant que dans le prochain tome, Claude Izner (ce nom cache en fait deux auteurs) entre dans le vif du sujet avec une enquête de premier plan.

Lu en lecture commune avec Claire, Bianca, Céline, Le livre d’après, Camille et Laure.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Fanny

L’inconnue de Blackheath de Anne Perry

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Résumé de l’éditeur : La Grande-Bretagne est dorénavant lancée dans une course à l’armement avec les autres puissances européennes. Quand le corps mutilé d’une jeune servante, Kitty Ryder, est découvert, William Pitt est appelé sur place car l’employeur de Kitty n’est autre que le riche et puissant ministre Dudley Kynaston, détenteur de nombreux secrets quant à la stratégie navale de l’Angleterre. N’essaierait-on pas de le faire chanter ? Tandis que d’autres meurtres surviennent, face auxquels Pitt est sans réponse, sa femme Charlotte et sa sœur Emily commencent leur propre enquête. Le mari d’Emily a eu une promotion au sein du gouvernement et il travaille désormais avec Kynaston. Ensemble, ils peuvent atteindre certains cercles de la haute société et glaner des informations que même Pitt ne pourrait obtenir.

Et voilà, s’en est fini de cette lecture commune qui aura duré plus de deux ans. Nous finissons sur une belle note car ce 29e tome m’a dans l’ensemble plutôt plu. Malgré quelques longueurs dans la première partie, assez habituel chez Anne Perry, je me suis vite passionnée pour cette nouvelle intrigue. Les scènes de crime, les indices et les témoignages donnent à Pitt du fil à retordre. Le tout nous mène vers des rebondissements et des révélations pour le moins surprenantes. Je regrette un peu que ce tome soit construit comme le précèdent. Il manque un peu d’originalité. Anne Perry nous  a habitués à autre chose.

Stocker, le second de Pitt, est mis en avant dans cet opus. Nous apprenons à le connaitre ainsi que sa famille. Emily est également présente. J’avoue que c’est un personnage que je n’aime pas beaucoup. Elle est assez superficielle et ne se focalise pas suffisamment sur ce qui est réellement important. Gracie est absente depuis plusieurs tome. Je suis triste de ne pas l’avoir recroisé avant la fin car il s’agit d’un de mes personnages préférés. Vespasia, Charlotte et Narraway sont toujours là pour épauler Thomas. C’est avec bonheur que j’ai vu évoluer tout ce petit monde pendant 29 histoires.

Malgré un scénario quelque peu classique et quelques longueurs, j’ai lu ce tome avec beaucoup d’intérêt. J’ai pris plaisir à suivre nos héros dans leur pérégrination une dernière fois. Anne Perry continue d’écrire autour de cette série. Je suis donc certaine que je recroiserai la route de toute cette panoplie de personnages. Je peux déjà vous annoncer que nous allons entamer une nouvelle série ! C’est encore une surprise!

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Bianca, Belette et Céline,

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Lu dans le cadre du challenge A year in England de Titine

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Fanny

Bryanston Mews de Anne Perry

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Résumé de l’éditeur : Dans la touffeur de l’été 1896, les agents de la Special Branch, Thomas Pitt en tête, sont au comble de l’effroi. Mrs. Quixwood, épouse d’un riche banquier, vient de succomber à un viol, et la mise en scène trop bien orchestrée du suicide laisse peu de place au doute. Secondé par sa femme, Pitt ouvre immédiatement l’enquête. Mais c’est sans compter sur les secrets que la victime a emportés avec elle et qui s’acharnent à brouiller les pistes… En pleine guerre des Boers, l’horreur s’invite au sein d’une bourgeoisie ruinée par les conflits d’Afrique du Sud. 

Et une enquête de plus des Pitt à mon compteur ! Le chiffre s’élève désormais à 28 tomes lus. Dans ce nouvel opus, Anne Perry revient à ses premières amours. En effet l’enquête tourne autour de divers viols et d’un meurtre. Même si la Special Branch ne semble pas concernée de prime abord, Thomas Pitt se doit d’intervenir. C’est un travail de fourmis qui s’enclenche avec une recherche de preuves, des interrogatoires ainsi que des intimidations afin de faire plier les suspects et ainsi les faire avouer. Il s’agit donc d’une intrigue lente. Quelques raccourcissements auraient pu être opérés afin d’alléger l’ensemble.

Narraway est toujours présent. Il met entre parenthèse sa fonction de parlementaire pour se consacrer à enquêter. Gracie n’est pas présente une seule seconde. Je dois dire qu’elle me manque beaucoup. J’aimerais que les Pitt gardent contact avec elle et la fasse intervenir volontairement ou non dans leurs enquêtes. Vespasia a une place importante. Elle aide Narraway dans sa tâche. Ce dernier ne reste pas insensible à son charme. Affaire à suivre ! La tenue d’un procès est un point intéressant. De même que les discussion avec les enfants à propos de sujets difficiles.

L’intrigue de ce tome m’a beaucoup plu. Malheureusement quelques longueurs viennent alourdirent l’ensemble. Narraway et Vespasia sont mis en avant. Anne Perry nous expose des thèmes intéressants.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Bianca, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Dorchester Terrace de Anne Perry

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Résumé de l’éditeur : Tout à prouver et aucun droit à l’erreur : devenu directeur de la Special Branch, Thomas Pitt est seul aux commandes. Lorsqu’il reçoit des informations à propos d’un projet d’attentat visant un Habsbourg sur le sol britannique, Pitt doit redoubler de vigilance. Sa carrière et la paix de l’empire ne tiennent plus qu’à un fil et aux souvenirs d’une aventurière italienne…

Déjà le 27e tome! Et pas des moindres puisque j’ai franchement aimé cette intrigue qui tend vers la politique anglaise voire européenne. Pour commencer Anne Perry bouscule ses habitudes en nous proposant un schéma différent des opus précédents. En effet, ici pas de mort dès les premières pages. Pitt se voit confier de hautes responsabilités. Il doit traiter finalement deux enquêtes qui semblent n’avoir rien à voir. Il va faire des découvertes qui vont mettre à mal ses ses certitudes. L’aide de l’expérimenté Narraway lui est indispensable. La menace s’accentue au fil des pages et nous tient en alerte jusqu’au fin mot.

Thomas Pitt prend une nouvelle ampleur avec des responsabilités inédites et des décisions difficiles à prendre. Nous découvrons un nouveau pan de sa personnalité. Son sang froid et ses compétences acquises depuis ses débuts sont soumis à rude épreuve. Emily et Jack sont enfin de retour. Je n’y croyais plus! La première confirme ce que je pensais d’elle. Elle ne sera définitivement pas un de mes personnages favoris. L’absence de Gracie et de Tellman se fait cruellement ressentir aussi bien pour les Pitt que pour nous lecteurs. J’aimais beaucoup la fraîcheur de cette petite domestique. Enfin un nouvel habitant fait son arrivé à Keppel Street.

Vous l’aurez compris, ce tome m’a beaucoup plu. Je me suis prise au jeu des deux enquêtes et des nouvelles responsabilités de Pitt. Anne Perry nous propose un schéma différent et fait réapparaître quelques personnages. Vivement la suite avec Bryanston Mews.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Lisson Grove de Anne Perry

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Résumé de l’éditeur : En cette fin du XIXe siècle, la Couronne tremble sous le vent révolutionnaire de groupes anarchistes. Lorsqu’un informateur est assassiné, l’intrépide Thomas Pitt n’hésite pas à suivre son meurtrier jusqu’à Saint-Malo pour découvrir ses commanditaires. Sans se douter que le danger rôde toujours sur Londres et menace plus que jamais son épouse Charlotte…

Je vous retrouve ce soir avec mon avis concernant le 26e tome des enquêtes de Thomas et Charlotte Pitt. Cette histoire se déroule entre Londres, Saint-Malo et l’Irlande. J’aime beaucoup voyager avec les personnages de Anne Perry. Il y a du rythme, des rebondissements et une flopée de fausses pistes. Comme souvent Anne Perry nous introduit dans son roman avec énergie en pleine course-poursuite. Nous sommes dans le bain dès les premières lignes ! La suite n’est pas en reste. La chute est spectaculaire. J’avoue que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Emily et Jack ne sont pas présents. Il en va de même pour Gracie qui ne fait qu’une courte apparition car elle a quelque peu changé de vie depuis le dernier tome. Mais pas mal de personnages récurrents sont au rendez-vous. J’ai découvert un Pitt avec un extrême sang froid. Cependant, cet opus fait la part belle à Narraway. En effet, nous en découvrons beaucoup plus à propos de ce personnage bien mystérieux. Il se révèle attachant et plein de secrets. Il est aussi protecteur et s’ouvre davantage. Un grand personnage de l’histoire du Royaume-Uni fait aussi une apparition. Décidemment, Pitt rencontre du beau monde !

Chaque tome apporte un petit quelque chose à la série. Ici nous découvrons les pensées de Narraway. Il s’agit d’une bonne enquête où je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Vivement la fin du mois afin de connaitre la suite des évènements avec Dorchester Terrace.

Pour fêter la publication du 30e tome La disparue d’Angel Court, les éditions 10/18 ont  rédigé un article sur leur site avec une carte numérique interactive :

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, BiancaBelette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Buckingham Palace Gardens de Anne Perry

896439197Résumé de l’éditeur : Thomas Pitt, agent des services très secrets de la reine Victoria, la Special Branch, et son supérieur, le glacial Narraway, sont convoqués de toute urgence au palais de Buckingham. L’impensable vient de se produire : un crime barbare a été commis sur la personne d’une prostituée, retrouvée au petit matin dans un placard. La jeune femme était « invitée » à une fête très privée donnée par le prince de Galles… Le coupable doit être désigné et l’affaire étouffée au plus vite, avant que le scandale ne s’ébruite hors du palais, au risque de mettre la Couronne en péril…

Comme chaque mois, nous nous retrouvons pour la chronique d’une enquête de Thomas Pitt. Ce 25e tome est une réussite encore une fois. Cet opus est différent des autres. En effet, Anne Perry n’a de cesse de renouveler sa série et de nous proposer de nouveaux lieux d’action, de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. L’enquête est franchement intéressante. Le lecteur se pose sans arrêt des questions et met tous les protagonistes en position de suspect les uns après les autres. Ce roman m’a rappelé les histoires qu’a pu écrire Agatha Christie car il s’agit d’un huis clos où chacun est susceptible d’être coupable.

Cette enquête fait la part belle à Pitt, Gracie et Narraway. Charlotte et le reste des personnages secondaires récurrents sont absents. Les ambitions exacerbées de certains sont bien mises en avant quitte à manipuler les plus hauts gouvernants du Royaume-Uni. Dans cette nouvelle histoire, nous sommes introduits dans le palais de la reine Victoria. Les descriptions des différentes pièces m’ont beaucoup plu. Il en va de même avec les détails concernant la vie au palais ainsi que toutes les convenances à respecter à la lettre. Les domestiques, leur quotidien et leurs tâches ardues sont également très présents.

Encore un tome qui m’a bien plu. Sans forcément être d’une originalité extrême, ce tome m’a tenue en haleine. Le huis clos et l’intrigue se déroulant à Buckingham en fond un opus inédit dans la série des enquêtes victoriennes de Thomas Pitt. On se retrouve le mois prochain avec le 26e tome : Lisson Grove!

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Long Spoon Lane de Anne Perry

Long Spoon Lane

Résumé de l’éditeur (éditions 10-18) : Réveillé en pleine nuit par Victor Narraway, chef de la Special Branch, Thomas Pitt est sommé de se rendre d’urgence dans Myrdle Street ou des anarchistes menacent de faire sauter une bombe. Après une course-poursuite effrénée, il parvient à arrêter deux d’entre eux, mais découvre dans leur Q.G. de Long Spoon Lane le cadavre de leur chef, fils d’un lord très influent, abattu d’une balle dans la nuque. Intrigué par ce meurtre et les accusations plutôt troublantes des deux anarchistes qui dénoncent une corruption policière étendue, Pitt décide d’enquêter avec l’aide de son ancien acolyte du commissariat de Bow Street, l’inspecteur Tellman. Il découvre alors une conspiration policière et politique terrifiante, orchestrée par le Cercle intérieur, qui ne lui laissera pas d’autre choix que de s’allier avec son pire ennemi, Lord Charles Voisey.

Comme à notre habitude, avec mes copines de lecture commune, nous vous retrouvons pour l’avis sur le 24e tome des enquêtes victoriennes de Thomas Pitt. Cette fois, j’ai décidé de le lire en anglais. Malgré quelques passages avec beaucoup d’action que j’ai dû relire pour bien tout saisir, je n’ai pas eu trop de soucis. Il s’agit d’une bonne histoire teintée d’anarchisme, de terrorisme et de manipulation. Anne Perry a su insérer des rebondissements déterminants qui ne nous laissent aucun répit. Certains personnages jusque-là ennemis deviennent des alliés. Jusqu’à quel point peut-on leur faire confiance ? Notre cher enquêteur, Thomas, va se retrouver devant bien des dilemmes mais il peut toujours compter sur Charlotte, Tellman, Gracie et même Narraway pour le soutenir.

Dans ce tome, les faux-semblants sont à l’honneur. Il est également beaucoup question de la votation d’une loi visant à armer les policiers et à leur permettre des perquisitions plus facile en dépit des dérives que cela engendrera forcément. A chaque tome, nous découvrons un peu la société londonienne de la fin du XIXe siècle. Vespasia est bien sûr de tous ces combats. Charlotte et Gracie sont un peu en retrait dans ce tome. Mais cette dernière n’en a pas pour autant sa langue dans sa poche. Emily est toujours très absente. C’est un personnage que j’ai finalement assez de mal à cerner. J’espère apprendre à mieux l’apprécier plus tard. Narraway m’a plutôt surprise dans le bon sens du terme. Il semble s’attacher de plus en plus à Pitt.

Comme vous l’aurez compris, voici un tome que j’ai plutôt apprécié. Nous découvrons de nouvelles facettes de certains personnages et de la société anglaise de l’époque. L’histoire est rythmée. Avec la fin de cet opus, Anne Perry tourne une vraie page. J’ai hâte de connaitre le devenir professionnel de Pitt dans Buckingam Palace Gardens. Avec un titre pareil, ce 25e opus promet de belles surprises.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca, Belette et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro

10359487_938129329549092_1575378840032022339_nRésumé de l’éditeur : Le vieux majordome Stevens a passé sa vie à servir les autres, métier dont il s’acquitte avec plaisir et fierté. C’est un homme qui se croit heureux, jusqu’à ce voyage qu’il entreprend vers Miss Kenton, l’ancienne gouvernante du château, la femme qu’il aurait pu aimer s’il avait su ouvrir ses yeux et son cœur… Une histoire belle et triste, au pouvoir de séduction rare, à la dignité des mots et des personnages, bouleversante, adaptée à l’écran par James Ivory, avec le succès que l’on sait et les inoubliables Anthony Hopkins et Emma Thompson.

Stevens, le personnage principal de ce livre, porte en lui et représente toute l’histoire et la grandeur d’une corporation bien particulière et à part qu’est le métier de majordome. Ce roman se déroule en 1956 mais il est saupoudré de beaucoup de charme et de nostalgie d’un autre temps. Et en effet, on sent qu’un tournant se déroule pour cette profession à ce moment-là. La plume de Kazuo Ishiguro est très belle. L’auteur a su à merveille se mettre dans la peau de son personnage et analyser sa façon de penser en toute pudeur. Stevens passe son temps à cacher ce qu’il ressent derrière son professionnalisme. Ce dernier le rend aveugle à tous messages sociaux ainsi qu’à tout fait qui pourrait le détourner de sa tâche.

En réalité, la quête de notre héros vers Miss Kenton a bien plus de sens qu’elle n’y parait. Elle va l’amener à se connaitre lui-même mais surtout à faire le point sur sa vie, sur ses actions passées et donc sur ses souvenirs. Mais parfois sa mémoire lui joue des tours. Toute cette réflexion va le mener à une conclusion à méditer et à réfléchir. Il s’agit également d’un personnage suranné, comme surgit d’un temps lointain. Malgré une certaine froideur (seulement de façade), il suffit de lire entre les lignes pour se rendre compte qu’il est aussi plein de sentiments. Le prouve d’ailleurs les moments rares et extrêmes où il ne peut retenir ses larmes. Certes cette retenue est franchement touchante mais on aimerait qu’il s’épanche enfin et réellement et surtout plus facilement.

Un beau roman sur la condition de majordome, sur le professionnalisme sans borne, sur un personnage touchant et sur l’histoire d’un amour manqué. J’ai apprécié la pudeur et la profondeur du personnage de Stevens sans que l’auteur ait besoin de tout nous dire directement mais plutôt en nous incitant à lire entre les lignes.

Lu en lecture commune avec Céline.

 Fanny

Seven Dials de Anne Perry

anne-perry-seven-dials-L-1Résumé de l’éditeur : Thomas Pitt, membre bien malgré lui de la Special Branch, un organe aussi puissant que mystérieux des services secrets britanniques, se voit confier une périlleuse affaire. On a surpris, dans le jardin d’une luxueuse demeure londonienne, la belle Égyptienne Ayesha Zakhari, maîtresse d’un ministre du gouvernement de Sa Majesté Victoria, transportant le corps d’un jeune diplomate, fraîchement assassiné. Détail embarrassant : le ministre se trouvait sur les lieux du crime. L’Empire, déjà aux prises avec des mouvements de grève et des émeutes dans le pays, se passerait bien des conséquences d’un tel scandale. Crime passionnel ou sordide piège politique ? Tout accuse la jeune étrangère mais Thomas Pitt se fie rarement aux apparences. Des champs de coton de la lointaine Égypte aux infâmes taudis londoniens, il va remuer terre et ciel pour découvrir la vérité, malgré un climat politique explosif…

Je vous présente la chronique du fameux tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt du mois. Je n’en reviens pas de notre fidélité et de notre ponctualité à lire cette série avec les copines. Notre assiduité sans borne nous a donc amené à lire ce 23e opus. Rien que ça ! Pour ne rien gâcher, il s’agit d’une très très bonne histoire. Anne Perry casse un peu les codes de ses précédents romans en nous offrant une enquête inédite entre Londres et Alexandrie en Égypte. Elle en profite d’ailleurs pour faire un peu disparaitre le cercle intérieur. C’est plutôt une bonne chose car j’avoue que je commençais à me lasser de son omniprésence. Ce tome est rythmé et rondement mené. On ne s’ennuie jamais en suivant les deux enquêtes distinctes qu’il comporte.

J’ai beaucoup aimé les descriptions physiques de Vespasia. Elle me parait être une dame avec beaucoup d’élégance grâce à ses tenues et à ses cheveux argentés. J’aimerais beaucoup lui ressembler en vieillissant (pas tout de suite tout de même…). Dans cet opus nous découvrons un nouveau trait de caractère de notre cher Thomas. En effet, nous avons à faire à un véritable aventurier qui a hâte d’enquêter à Alexandrie. Je suis impatiente de connaitre le suite de l’histoire de Gracie et de son soupirant. J’espère que nous assisterons vite à une union heureuse. Par contre, Emily est encore une fois aux abonnés absentes. J’aimerais beaucoup la retrouver dans une future enquête.

Comme vous l’aurez compris avec cet article, voici une enquête qui m’a beaucoup plu. J’espère qu’Anne Perry continuera sur cette lancée pour la suite de cette série. Rendez-vous dans quelques semaines après ma lecture de Long Spoon Lane.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Bianca et Céline

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle, du challenge Quelques heures avec Anne Perry, et du challenge British Mysteries.

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Fanny