3 romans, 3 avis, 1 billet [spécial mois anglais]

Je manque cruellement de temps en ce moment. C’est pourquoi je suis peu présente ici et sur les réseaux sociaux. Entre le travail, la préparation d’un oral de concours, un déménagement pour la rentrée, la vie quotidienne, les loisirs et la chaleur qui assomme, je suis bien occupée! Cependant, je souhaitais absolument vous parler de trois bonnes lectures réalisées entre mai et juin. C’est parti!

L’homme au complet marron de Agatha Christie

Je vous présente aujourd’hui mon avis sur le Agatha Christie lu en mai. Je me suis beaucoup amusée avec ce roman publié en 1924. La productivité de la Reine du crime n’aura de cesse de m’étonner! L’intrigue n’est surement pas des plus crédibles et semble parfois fantasque. J’avoue avoir appréciée cette fantaisie qui m’a bien divertie. Clairement inspiré de ses premiers voyages, ce récit nous emmène cette fois dans une traversée exotique et hautement dangereuse pour notre téméraire héroïne. Elle va devoir découvrir ce qui se cache derrière le masque des suspects mais aussi prendre garde à ses arrières. Nous découvrons donc une jeune fille courageuse et au sang froid impressionnant. Un roman fort distrayant entre aventures, romance et policier.

Frenchman’s creek de Daphne du Maurier

Comme vous le savez peut-être, je souhaite lire tous les livres de Daphne du Maurier. Le mois anglais est l’occasion rêvée d’en sortir un de sa pile à lire. Cette fois, j’ai souhaité lire cette autrice en version originale pour la première fois. Je n’ai pas regretté mon choix car ce fut un régal une fois le lexique de la navigation bien en main. Ce roman est très autobiographique. On y découvre la transcription de la vie maritale décevante de Daphne mais aussi ses fantasmes et ses envies d’aventures. Il s’agit d’une histoire entre romance et roman d’aventure historique. C’est aussi la remise en question de la vie trop convenue d’une jeune mère de famille qui cherche à s’évader. Les descriptions de la Cornouailles, de la navigation et de la demeure familiale sont encore une fois une réussite. Une belle lecture entre rebondissements et paysages à couper le souffle.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

La carrière du mal de Robert Galbraith

J’ai enfin retrouver mes deux enquêteurs contemporains préférés! Cette nouvelle intrigue policière est encore plus glauque et prenante que les deux précédentes puisqu’elle touche personnellement nos deux héros, Cormoran et Robin. De plus, l’auteur introduit des chapitres du point de vue d’un coupable retors et pervers. Ceci ne fait qu’accentuer la tension et l’impuissance du lecteur face à la menace imminente. On en apprend énormément sur le passé de Cormoran mais aussi de Robin. J’ai d’ailleurs souvent pesté contre les choix de cette dernière. Robert Galbraith développe un style très accrocheur et maintient son lecteur en haleine d’un bout à l’autre. Je suis impatiente de lire la suite à paraitre prochainement mais surtout de découvrir l’adaptation en série qui devrait débuter en août à la télévision britannique.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

Article rédigé dans le cadre du mois anglais de Cryssilda et Lou.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le ver à soie de Robert Galbraith
  • Les enquêtes d’Hercule Poirot de Agatha Christie
  • Les oiseaux et autres nouvelles de Daphne du Maurier

Fanny

Bilan de mes lectures : MAI 2017 ~ Lectures à venir : JUIN 2017

Mon mois de mai a largement rattrapé les quelques déceptions d’avril. Aucune mauvaise lecture n’est à déplorer. Le mois dernier, j’ai encore bien voyager et bien appris. J’ai passé un moment dans une ferme en difficulté en Cornouailles, j’ai infiltré un asile de femmes aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, j’ai découvert les désillusion de toute une génération, j’ai redécouvert les absurdités de notre société, j’ai voyagé à travers les rues d’un Paris merveilleux, j’ai pris le bateau en compagnie de la très téméraire Anne Beddingfeld et j’ai suivi avec passion la remise en question existentielle de Dona.

Nombre de livres lus : 7

Nombre de pages lues : 2033


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan, éd. Préludes, 448 p.

Sans être d’une grande originalité, ce roman au secret de famille dévoilé m’a dans l’ensemble plu. Il m’a manqué un petit quelque chose pour ressentir réellement les choses. Cependant, le destin des différents personnages est intéressant, l’écriture est agréable et les descriptions de la Cornouailles sont très réussies.

3,5/5

10 jours dans un asile de Nellie Bly, éd. Points, 157 p.

Malgré sa brièveté, ce livre est intéressant. On y découvre les coulisses et les conditions de l’internement de femmes en asile au XIXe siècle. A seulement 23 ans, Nellie Bly force le respect et l’admiration en bravant toutes les barrières et en dénonçant les conditions de détention de ces établissements dont on ne sortait que rarement.

4/5

Si j’avais su que tu deviendrais si belle, je ne t’aurais jamais laissée partir de Judy Chicurel, éd. NiL, 414 p.

Ce roman nous dépeint un arrêt sur image de l’année 1972 dans petite bourgade des États-Unis. Nous suivons Katie qui termine ses études secondaires et se trouvent à la croisée des chemins. La guerre du Vietnam est toujours en toile fond. Elle laisse derrière elle toute une génération désenchantée et brisée. Un récit sans concession et un brin mélancolique.
4/5

Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro, éd. Six pieds sous terre, 80 p.

Cette bande dessinée m’a été prêtée par une collègue. Je n’en avais jamais entendu parler et pourtant, il semble qu’elle ait eu un certain succès à sa parution. Le récit est absurde et plus profond qu’il n’y parait. L’auteur montre comme notre société peut être stupide parfois. Cette BD édifiante est doublée d’une bonne dose d’humour noir.

4/5

Le Paris des merveilles, Tome 1 : Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel, éd. Folio SF, 432 p.

Ce premier tome est un vrai coup de cœur. J’ai beaucoup aimé les différentes intrigues tout comme les personnages aux multiples facettes. Pierre Pevel décrit un monde magique et plein de surprises. Il déploie également un style très agréable à lire et parfois facétieux. Je suis impatiente de découvrir la suite pour retrouver cet univers enchanteur.

5/5

L’homme au complet marron de Agatha Christie, éd. Le Masque, 230 p.

Je me suis beaucoup amusée avec ce nouveau Agatha Christie à mon compteur. L’intrigue n’est surement pas des plus crédibles mais cette fantaisie m’a bien divertie. La Reine du crime nous emmène cette fois dans un voyage hautement dangereux pour notre téméraire héroïne.

4,5/5

Frenchman’s creek de Daphne du Maurier, éd. Virago, 272 p.

Ce roman est très autobiographique. J’avoue que je ne m’y attendais pas du tout. Il s’agit d’une histoire entre romance et roman d’aventure. C’est aussi la remise en question de la vie trop convenue d’une jeune mère de famille. Les descriptions de la Cornouailles, de la navigation et de la demeure familiale sont encore une fois une réussite.

5/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN JUIN

         

Je vous souhaite un TRÈS BEAU MOIS DE JUIN! le mien sera so british grâce le mois anglais!

Fanny

Manoir de Ban : dernière demeure de Charlie Chaplin (Corsier-sur-Vevey, Suisse)

Chers lecteurs, je reviens vers vous aujourd’hui pour le premier billet de mon mois anglais. Cet article est un peu particulier puisque nous allons parler tourisme. En effet, il y a quelques semaines, mon conjoint et moi nous sommes rendus en Suisse d’abord dans les Préalpes au cœur du district de la Gruyère dans le canton de Fribourg. Ensuite nous nous sommes rapprochés du lac Léman pour nous arrêter dans un superbe lieu à Corsier-sur-Vevey dans le canton de Vaud. Niché sur les hauteurs dans un bel écrin de verdure se cache le manoir de Ban, dernière demeure qu’a occupé Charlie Chaplin de 1952 jusqu’à sa mort en 1977. Il a trouvé refuge dans ce pays après avoir subi un exil forcé de la part des États-Unis. Découvert la veille de notre départ et totalement par hasard lors de pérégrinations sur la toile, nous avons bien failli rater ce qui allait devenir un coup de cœur.

Ce musée se divise en trois parties différentes aux ambiances bien particulières : le manoir pour l’intime, le studio pour le cinéma et le parc pour le bucolique et la détente.

Le rez-de-chaussée et le premier étage du manoir sont accessibles aux visiteurs. Nous déambulons de pièce en pièce dans le décor original du quotidien de Chaplin. J’ai d’ailleurs bien observé les rangées de livres de sa bibliothèque. Certaines pièces sont restées telles quelles, d’autres ont été remaniées selon une thématique. Des statues de cire réalisées par la société Grévin agrémentent également le parcours. La scénographie est excellente et pédagogique. La superbe collection de photographies de famille est à noter.

    

    

Le studio est une partie impressionnante et surement la plus ludique. Le parcours commence par un film de 10 minutes. L’écran blanc se lève pour laisser place à un vrai décor de cinéma. Ici, c’est la vie professionnelle de Charlie Chaplin qui nous est montrée. Des références à ses films et de véritables plateaux de tournage nous sont offerts. Le visiteur peut entrer dans les décors et enfiler des accessoires. Tout est accessible. C’est franchement fun. On ne s’est d’ailleurs pas privé pour jouer les acteurs d’un jour!

    

    

Le prix est assez élevé mais dès le début de la visite on comprend très bien pourquoi. L’ensemble est soigné et le niveau de détail est impressionnant. Charlie Chaplin est partout présent. On découvre le parcours d’un acteur majeur mais aussi d’une personne attachante ainsi que de son entourage. C’est donc avec émotion que nous avons parcouru les pièces et le parc qui lui ont été si chers. Mon conjoint et moi avons passé un moment inoubliable qui nous a donné envie de voir la filmographie de Charlot. Ma visite m’a tellement plu et fasciné que j’ai même commencé à lire son autobiographie. Mon porte-monnaie en a également pris un coup dans la boutique de souvenirs. Je ne pouvais pas repartir sans un crayon de papier, un carnet et des marques-pages. Je suis certaine que vous me comprenez!

Article rédigé dans le cadre du mois anglais de Cryssilda et Lou.

Fanny

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Résumé de l’éditeur : Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

Il m’est impossible de passer à côté d’un roman se déroulant en Cornouailles. Celui-ci en fait parti. Et pour ne rien gâcher, dès le début de l’ouvrage, il est fait référence à Daphné du Maurier et Thomas Hardy. Ma lecture commençait donc sous les meilleurs auspices. Sarah Vaughan nous propose un voyage entre temps présent et flashbacks vers la Seconde Guerre mondiale. Nous suivons le chemin d’un secret de famille longtemps gardé. Des destins se croisent pour se perdre de vue. Mais la vie réserve bien des surprises parfois bonnes et parfois mauvaises. L’écriture de Sarah Vaughan est agréable et fluide. J’ai pris plaisir à parcourir ce roman pendant quelques heures.

Même si cette histoire est émouvante et belle, il m’a manqué un petit quelque chose pour totalement ressentir les choses. Par contre, des thématiques difficiles et assez rares en littérature sont abordées comme la difficulté de maintenir à flot une exploitation agricole dans nos sociétés actuelles où le capitalisme peut être cruel. C’est aussi le retour aux racines qui est traité ainsi qu’à la famille pour faire des choix cruciaux et récupérer des forces pour les affronter. La Cornouailles est une région où les conditions météorologiques ne sont pas forcémment clémentes et mettent les âmes à rude épreuve. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme. Les descriptions des paysages le montrent bien.

Sans être d’une grande originalité, ce roman au secret de famille dévoilé m’a dans l’ensemble plu. Il m’a manqué un petit quelque chose pour ressentir réellement les choses. Cependant, le destin des différents personnages est intéressant, l’écriture est agréable et les descriptions de la Cornouailles sont très réussies.

Prelude-300x109

Vous aimerez aussi découvrir :

  • L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier
  • L’enfant du lac de Kate Morton
  • Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

Fanny

Le mois anglais : je rempile! [Saison 6]

Comme chaque année, je vais passer mon mois de juin en terre Anglaise grâce au challenge organisé par Cryssilda et Lou. Je vais principalement participer avec des billets de lecture. Pour le 1er juin, j’ai prévu de vous publier un article sur ma visite du Chaplin’s World (Suisse). Si je trouve du temps, je vous concocterais peut-être un article sur plusieurs period-dramas ou séries anglaises vu récemment.

Au programme de mon mois anglais

     frenchman-s-creek            

Pour vous inscrire, c’est ici : et ici :

Le groupe facebook de l’évènement :

Serez-vous au rendez-vous?

Fanny

10 jours dans un asile de Nellie Bly

Résumé de l’éditeur : Engagée en 1887 au New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly a pour mission de se faire passer pour folle et d’intégrer un asile d’aliénés, le Blackwell’s Island Hospital à New York. Elle y reste dix jours et en tire un brûlot. Dans ce reportage « undercover », elle met en lumière les conditions épouvantables d’internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel.

Cela fait plusieurs mois que je souhaitais lire cet ouvrage. L’occasion d’une lecture commune avec Bénédicte était trop belle pour passer à côté. Il s’agit d’un recueil de plusieurs articles rédigés par Nellie Bly pour le journal New York Wold dans lequel elle relate son entrée et sa vie dans un asile pour investigation. Son récit commence de façon assez détendue. Nous la suivons dans ses tentatives de se faire interner et découvrons ses talents de comédienne. Ces passages sont d’ailleurs plutôt cocasses. Mais très vite, le lecteur sent cette atmosphère s’étioler pour laisser place au cœur du sujet. Et en effet, une fois internée, le constat est édifiant et glaçant.

Nellie Bly apporte une vision de première main de cette vie en asile. En effet, c’est le quotidien de femmes internées qui nous est donné à voir. Les enfermements pour des raisons floues, les diagnostics douteux, les mauvais traitements ainsi que la misogynie sont légions. Le seul bémol à émettre est que c’est finalement trop court, on aimerait savoir ce que sont devenues ces laissées pour compte même si je ne me fais aucune illusion sur leur devenir… Nellie Bly a su garder son sang froid mais aussi aller au delà de son travail de journaliste puisqu’elle s’est finalement engagée personnellement à dénoncer et faire évoluer les conditions de vie dans ces établissements.

Malgré sa brièveté, ce livre est très intéressant. On y découvre les coulisses et les conditions de l’internement de femmes en asile au XIXe siècle. A seulement 23 ans, Nellie Bly force le respect et l’admiration en bravant toutes les barrières et en dénonçant les conditions de détention de ces établissements dont on ne sortait que rarement. À noter également, la présence en fin d’ouvrage de deux articles bonus traitant de la recherche d’une place de domestique et de la vie d’ouvrière dans une usine.

Lu en lecture commune avec Bénédicte.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Harriet d’Elizabeth Jenkins
  • La cuisinière de Mary Beth Keane
  • La petite femelle de Philippe Jaenada

Fanny

Miniaturiste de Jessie Burton

Résumé de l’éditeur : Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, riche marchand, il vit dans une opulente demeure entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. Johannes offre à son épouse une maison de poupée représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de mettre peu à peu au jour de dangereux secrets… 

Je vous retrouve aujourd’hui pour écrire à propos d’un roman faisant beaucoup parler de lui en ce moment. Me concernant, il s’agit d’une déception. Les premières pages m’ont beaucoup plu et notamment le prologue. Il met d’emblée dans l’ambiance : un premier mystère et un premier élément à découvrir. L’atmosphère générale assez pesante et énigmatique m’a enthousiasmée tout comme le contexte spatio-temporel de l’Amsterdam du XVIIe siècle. Le style de Jessie Burton est agréable à lire. Les diverses descriptions sont réussies. Certains personnages m’ont convaincue comme Marin ou encore la domestique, Cornella.

Malheureusement, les points positifs évoqués ci-dessus n’ont pas suffi à faire pencher la balance en faveur de cette lecture. L’autrice tire son intrigue en longueur pour, au final, la sous-exploiter. Le dénouement en devient franchement décevant. De plus, Jessie Burton ne mène pas son récit de façon très subtile. En effet, les rebondissements sont amorcés de façon trop visible. Parlons maintenant de l’héroïne, Nella, censée être une toute jeune fille du XVIIe siècle. Elle n’agit pas du tout comme tel et manque cruellement de crédibilité. Certains passages la concernant (ils sont rares heureusement) sont franchement ratés.

Ce roman me laisse une sensation étrange. Il y a du très bon (le cadre spatio-temporel, certains personnages, l’idée d’une intrigue autour d’un miniaturiste) et du beaucoup moins bon (l’héroïne, le dénouement, le manque de subtilité dans la construction du récit). Malgré tout, on sent chez Jessie Burton un vrai potentiel. A mon avis, il s’agit d’une autrice à suivre. J’essaierais de lire son dernier roman, Les filles au lion, afin de me faire une idée plus précise.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • La cuisinière Mary Beth Keane
  • Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd
  • Nora Webster de Colm Tóibín

Fanny