Mariage en douce d’Ariane Chemin

Résumé de l’éditeur : À l’automne 1963, deux inconnus grimpent la petite route en lacets qui mène au village de Sarrola, en Corse. Romain Gary, le héros de la résistance et de la littérature, épouse Jean Seberg, la star de la Nouvelle Vague, loin des paparazzis. De cette cérémonie secrète, il ne reste que deux photographies en noir et blanc, encore auréolées d’un parfum de secret et de maquis.

Il est de ces histoires qui demandent que le temps s’écoule avant d’être racontée. C’est le cas du mariage secret entre Romain Gary, monstre de la littérature française, et Jean Seberg, actrice américaine. Cette union devient presque un mythe, une légende grâce à une poignée de témoins qui ont longtemps gardé le silence et peu de preuves si ce n’est un acte d’état civil d’une petite bourgade de Corse et deux photographies. Ariane Chemin nous raconte cette journée si particulière que même les deux futurs époux semblent absents. C’est aussi l’histoire d’un couple hors du commun que le divorce n’a pas réellement réussi à séparer mais que la mort finit par réunir.

Ariane Chemin fait régulièrement des apartés sur le parcours de ces deux personnalités mais aussi sur le contexte historique et artistique d’une certaine époque. Le seul reproche que je peux émettre à propos de ce livre est qu’il est trop court. Tout n’est qu’effleuré sans être approfondi. Mais c’est aussi un bienfait puisqu’il donne envie d’aller plus loin et de mieux connaitre Romain Gary et Jean Seberg. Il s’agit d’un court livre retraçant un événement fugace. Le tout est porté par une plume douce et bienveillante. Les fins de chapitre sont agrémentées soit d’une photographie d’archives soit d’un cliché d’Ariane Chemin.

Ce court récit lu d’une traite m’a introduite dans l’intimité d’un couple mythique. A partir de cette journée de noce secrète, Ariane Chemin déroule le parcours de deux personnalités si particulières et si attachantes. Cet ouvrage m’a laissée sur ma faim par sa brièveté mais pour mieux aller découvrir Romain Gary et Jean Seberg par d’autres biais.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Points.

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Fanny
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Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull de Claire Barré / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : « Je pars pour le Dakota du Sud. Direction Amsterdam, puis Minneapolis, ou un troisième avion m’emmènera à Rapid City, ville située aux pieds des Black Hills, en plein territoire indien. Là-bas, une voiture de location m’attend. Je vais conduire jusqu’à la petite ville de Deadwood, pour y rejoindre l’hôtel que j’ai réservé en ligne, il y a quelques mois. L’établissement s’appelle le Mineral Palace Hotel & Gaming et possède son propre casino. Alors que l’avion décolle, mon esprit continue à s’interroger, à revenir en boucle sur tous les curieux événements qui m’ont poussée à entreprendre ce voyage. » Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision… Sa quête la conduit d’abord chez une chamane russe, puis auprès d’Ernie LaPointe, l’arrière-petit- fils du célèbre chef indien.

Ce livre de la rentrée littéraire m’a très rapidement fait de l’œil. Son titre ainsi que son pitch m’ont tout de suite donné envie de plonger entre les pages de cet ouvrage. Mon intuition ne m’a pas fait défaut puisque ce fut un coup de cœur. Claire Barré nous fait part du jour où sa vie à basculer. En effet, la vision de Sitting Bull dans sa cuisine va l’amener à découvrir sa prédisposition pour le chamanisme. Nous la suivons dans son parcours spirituel. Elle apprivoise ce don et apprend à s’en servir. En parallèle nous assistons à son émouvante rencontre avec le descendant de Sitting Bull, Ernie Lapointe, lors d’un voyage aux États-Unis.

Claire Barré m’a tout simplement bouleversée. Je ne suis pas du tout portée spiritualité ou religion mais avec des mots simples elle a réussi à susciter mon intérêt quant à son cheminement. Sa rencontre avec Ernier Lapointe et sa femme Sonja est franchement touchante. C’est l’occasion pour elle de rappeler l’horreur qu’ont vécu les indiens d’Amérique mais aussi d’évoquer la façon dont la tradition ainsi que les croyances ont survécu à ce massacre. Claire Barré porte un discours qui remet en perspective nos modes de vie et nos schémas de pensée. Elle m’a ouvert les yeux et fait réfléchir sur bon nombre d’éléments.

J’ai l’impression de ne pas avoir réussi à transmettre dans cet article ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre qui a remué pas mal de choses en moi. Par contre, je ne peux que vous inciter à découvrir pourquoi Claire Barré n’a pas écrit de film sur Sitting Bull car la raison est pleine de sens.

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Fanny

3 romans, 3 avis, 1 billet / Rentrée littéraire 2017

Je manque cruellement de temps pour tout chroniquer individuellement mais je souhaitais tout de même vous parler de ces trois découvertes littéraires réalisées il y a quelques semaines. Je vous laisse découvrir tout ça!

Une apparition de Sophie Fontanel

Et si arrêter la teinture et laisser pousser ses cheveux gris et blancs apportaient un vrai renouveau? C’est l’idée folle qu’a poursuivi Sophie Fontanelle. Pendant plusieurs mois, elle voit les cheveux blancs prendre le dessus sur sa teinture qu’elle entretenait obsessionnellement jusque là. Elle nous partage ses pensées lors de ce parcours, le regard d’autrui mais aussi l’envie qu’elle suscite chez d’autres femmes. Tout ceci sans pour autant porter de jugement mais plutôt comme un modèle à suivre pour se libérer d’un certain carcan. Le côté mondain (on croise Inès de la Fressange ou encore Arielle Dombasle) est surement ce qui m’a le moins plu. Ceci n’apporte rien à la réflexion intéressante et dans l’air du temps que Sophie Fontanelle développe dans son livre.

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Les maison des Turner d’Angela Flournoy

J’étais plutôt enthousiaste lorsque j’ai commencé ce livre. Dans son premier roman, Angela Flournoy nous plonge dans la vie d’une famille nombreuse afro-américaine. Le contexte me plaisait et le fait de faire intervenir le plus âgé et la plus jeune de la fratrie (qui compte treize frères et sœurs) m’a paru intéressant. J’avoue avoir assez vite décrochée avec  l’impression d’avoir survolée les 200 premières pages. L’ensemble m’a assez vite paru assez long et manquer d’un but. Depuis mon déménagement il y a un peu plus d’un mois, impossible de le reprendre. Le manque de temps et d’enthousiasme m’a clairement fait passer à autre chose. Je n’aime pas ce sentiment d’inachevé mais parfois il est impossible de passer au delà de ce blocage.

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Neverland de Timothée de Fombelle

Avec ce livre biographique pour adulte, Timothée de Fombelle s’essaie à un nouvel exercice. En un peu plus d’une centaine de pages, il part à la recherche de son enfance. Il nous partage ses souvenirs, ses sensations mais aussi ses sentiments. C’est l’occasion de faire remonter les nôtres souvent bien enfouis mais qui ne demandent qu’à refaire surface. Il nous présente l’enfance comme une bouée à laquelle se raccrocher dans nos vies d’adulte. Je dois dire que cette idée est assez réconfortante. Mon seul regret est qu’il s’agit d’un récit tellement intime que cela nous empêche parfois de totalement saisir son contenu. En effet, Timothée de Fombelle se livre complétement grâce à cette poésie qui lui est propre.

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Fanny

La serpe de Philippe Jaenada / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : Un matin d’octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n’est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l’unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l’arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d’un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l’enquête abandonnée. Alors que l’opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s’exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.

Ma découverte de Philippe Jaenada avec La petite femelle s’était soldée par un coup de cœur il y a deux ans. Depuis, je trépignais d’impatience de pouvoir me plonger dans un nouvel ouvrage façonné de sa patte. La serpe n’a pas déçu mes espérances. L’auteur nous propose de rouvrir le dossier d’un fait divers se déroulant dans un château de Dordogne. Il dépoussière complétement le genre en y apportant sa touche si reconnaissable et si personnelle. En effet et comme à son habitude, il agrémente son récit d’anecdotes drôles et personnelles, il fait des apartés concernant les deux autres personnages ayant fait l’objet d’un livre (Bruno Sulak et Pauline Dubuisson) et il se raconte sur les différents lieux clés de son enquête.

A chaque fois, Philippe Jaenada me bluffe par son flair, sa maîtrise de l’art délicat du recoupement et son sens de la psychologie. Les archives, qu’il manie avec un regard neuf, n’ont aucun secret pour lui. Il nous propose même une solution qu’il déduit grâce à son cheminement et à ses déductions. Il insuffle beaucoup d’humanité et de tendresse, qu’il nous transmet, dans ses personnages. J’ai d’ailleurs découvert un protagoniste central de cette affaire, Maurice Garçon, grand avocat et connu pour sa verve. Au moment où son récit s’essouffle un peu (vers le fin, je vous rassure), Philippe Jaenada a su rattraper mon attention avec un chapitre 20 de haute volée. Il m’a émue et m’a fait frissonner.

Une nouvelle fois, Philippe Jaenada m’a totalement convaincue. Il est clairement passé maître dans l’art de rouvrir des dossiers judiciaires et de manier les archives en y instillant sa grande humanité et son sens de la psychologie qui ne sont plus à prouver. Pour l’avoir rencontré par deux fois, je peux vous assurer que l’homme qui se cache derrière ces briques est d’une gentillesse et d’une simplicité touchantes. A découvrir sans tarder!

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Fanny

Bilan de mes lectures : SEPTEMBRE 2017 ~ Lectures à venir : OCTOBRE 2017

Je dois bien avouer qu’en septembre, je me suis éclatée littérairement parlant (je le précise puisque pas mal d’éléments sont venus assombrir le reste). J’ai lu deux ouvrages de littérature jeunesse. Un premier roman m’a emmenée dans le quartier londonien de Brick Lane aux côtés de quatre adolescentes cherchant leur voie. Le second roman m’a embarquée dans une folle aventure au sein de la capitale britannique. Mais j’ai surtout lu des livres m’ayant fait réfléchir notamment sur l’enfance, sur la spiritualité et sur les coulisses sombres de l’Histoire.

Nombre de livres lus : 5

Nombre de pages lues : 1730


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Neverland de Timothée de Fombelle, éd. Iconoclaste, 128 p.

A travers ce court récit, Timothée de Fombelle part à la recherche de son enfance. Il nous partage des souvenirs, des sensations mais aussi des sentiments. Il nous présente l’enfance comme une bouée à laquelle se raccrocher dans nos vies d’adulte. Un récit très intime qui nous empêche parfois de totalement saisir son contenu.

3,5/5

Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull de Claire Barré, éd. Robert Laffont, 252 p.

Ce livre est un témoignage. Claire Barré nous fait découvrir son parcours chamanique, pratique impressionnante. En parallèle, elle raconte son émouvante rencontre avec Ernie Lapointe, descendant de Sitting Bull. C’est l’occasion de rappeler le massacre qu’ont subi les tribus indiennes. Un livre plein de sens et de prise de conscience.

5/5

Les filles de Brick Lane, Tome 2 : Sky de Siobhan Curham, éd. Flammarion jeunesse, 358 p.

J’ai retrouvé avec bonheur Sky, Rose, Ambre et Maali. Ce deuxième tome est tout à fait dans la lignée du précédent. Cependant et à mon sens, Siobhan Curham va un peu plus loin dans les thématiques proposées : la maladie, le harcèlement scolaire, la sexualité et tant d’autres. Un roman adolescent ancré dans la réalité et sensible.

4/5

Section 13, Livre 1 : Jack et le bureau secret de James R. Hannibal, éd. Flammarion jeunesse, 400 p.

James R. Hannibal nous propos un roman jeunesse d’aventure. Nous suivons Jack dans sa quête pour retrouver son père. Avec un rythme soutenu dès les premières pages, une intrigue autour de Londres et de son grand incendie, des airs à la Harry Potter ainsi que des références comme Sherlock Holmes et le Dr Watson, j’ai bien apprécié ma lecture.
4/5

L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski de Romain Slocombe, éd. Robert Laffont, 592 p.

J’avais beaucoup aimé le premier opus de l’inspecteur Sadorski. Ce second tome est à la hauteur de mes espérances. Romain Slocombe nous plonge dans les coulisses de la répression au sein d’un Paris sous occupation allemande. Le cynisme, le réalisme et les nombreux détails qui alimentent ce roman font toujours autant froid dans le dos.
5/5

LECTURE EN COURS

LECTURES PRÉVUES EN OCTobre

          

         

Je vous souhaite un très bon mois d’octobre et un bel automne!

Fanny

Section 13, Livre 1 : Jack et le bureau secret de James R. Hannibal

Résumé de l’éditeur : «Le scarabée mécanique envoyait de grosses décharges électriques. Jack se concentra. Tout sembla ralentir. Soudain, il put prédire les mouvements de l’insecte avant même qu’il ne bouge. Il le frappa de plein fouet ; le scarabée bleu-vert tomba par terre. Un violent éclair en jaillit. Gwen attrapa Jack. — Vite, cours!» À Londres, le père de Jack a disparu. Le garçon se lance à sa recherche. Il découvre alors une société secrète et comprend que sa famille en fait partie. Un ennemi puissant se dresse soudain sur sa route. Aura-t-il la force de le vaincre?

J’aime de temps à autre me plonger dans un roman jeunesse. J’avoue avoir réalisée une bonne pioche avec ce roman. Il m’a agréablement surprise par bien des éléments. Le rythme est soutenu. Dès les premières pages, les héros et par extension le lecteur sont embarqués dans une aventure aux multiples rebondissements où l’ennui n’a pas sa place. L’intrigue s’enroule autour du grand incendie de Londres de 1666. C’est l’occasion d’en savoir davantage sur ce fait et cette période historique. Pendant toute la durée du roman, l’auteur nous fait parcourir la ville et découvrir certains monuments.

James R. Hannibal fait appel à de multiples références comme Sherlock Holmes et le docteur Watson ou encore Harry Potter (certains scènes m’ont fait penser à cette saga). Jack et Gwen forment un duo agréable à suivre même si leur relation aurait mérité d’être un peu plus étoffée. J’ai beaucoup aimé découvrir les différents rouages de la société parallèle qui s’active en cachette. Les détails que l’auteur apporte émerveillent sans difficulté et font fonctionner l’imagination. La couverture de la version originale a été conservée. Elle est tout simplement superbe.

Ce roman jeunesse m’a convaincue dans sa globalité. J’ai apprécié le rythme, l’intrigue et les diverses références. Le second tome va sortir prochainement dans les pays anglophones. J’espère que la version française ne tardera pas car je suis curieuse de connaitre la suite des aventures de Jack et Gwen.

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Fanny

Bilan de mes lectures : AOÛT 2017 ~ Lectures à venir : SEPTEMBRE 2017

Je tarde à publier mon bilan du mois. Et pour cause! J’ai passé plusieurs semaines à préparer mon déménagement puis à m’installer. J’ai maintenant un vrai bureau où me poser pour écrire mais aussi et surtout pour lire. Quel bonheur! Malgré le temps consacré à remplir des cartons puis à les déballer, j’ai pu lire convenablement. J’ai passé plusieurs années auprès de Charlotte Brontë et de son univers, j’ai suivi les coulisses des assassinats de deux frères, j’ai découvert toute la lumière que peut apporter une chevelure grise, j’ai suivi l’enquête d’un triple meurtre sordide à la serpe, j’ai participé à la résolution d’un mystère en compagnie des petites cellules grises d’Hercule Poirot et j’ai suivi l’histoire d’une famille nombreuse afro-américaine.

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2528


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Lettres choisies de la famille Brontë (1821-1855), éd. Quai Voltaire, 624 p.

Quel livre magnifique! Je me suis passionnée pour cette correspondance de la famille Brontë. La force de caractère de Charlotte est particulièrement impressionnante. J’ai adoré suivre le quotidien d’un foyer en plein milieu XIXe siècle et d’autant plus lorsqu’on connait le destin exceptionnel mais aussi bien triste de cette famille.

5/5

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain, éd. Gallimard, 400 p.

Marc Dugain nous propose un ouvrage hybride entre enquête (sur les meurtres de John Fitzgerald Kennedy puis de son frère Robert) et fiction (la quête d’un homme à propos de la mort mystérieuse de ses parents) par alternance de chapitres. J’ai ressenti une nette préférence pour l’enquête qui m’a davantage passionnée.

3,5/5

Une apparition de Sophie Fontanel, éd. Robert Laffont, 252 p.

Sophie Fontanel est un sacré personnage et ce livre le prouve à nouveau. Fini les teintures, nous l’accompagnons lors de la repousse de ses cheveux gris. J’ai apprécié suivre cette démarche personnelle mais aussi féministe sans préjugé ni jugement. Le côté mondain est ce qui m’a le moins plu. Sophie Fontanel offre une impulsion à suivre!
3,5/5

La serpe de Philippe Jaenada, éd. Robert Laffont, 648 p.

Il m’était impossible de passer à côté du nouveau livre de Philippe Jaenada. Ce dernier rouvre le dossier d’un triple meurtre sordide à la serpe en parcourant toutes les archives de cette affaire et en se rendant sur le lieu des crimes. Quel régal et quel sens de la déduction et du recoupement! Chaque digression est délicieuse. Les derniers chapitres (et notamment le 20e) m’ont donné des frissons et m’ont beaucoup émue.
5/5

Les quatre de Agatha Christie, éd. Le Masque, 252 p.

Dans ce nouvel opus des aventures d’Hercule Poirot, Agatha Christie lance son héros sur les traces d’un gang formé par quatre personnes et voulant prendre le pouvoir sur le monde. C’est parfois tiré par les cheveux mais tellement divertissant! Hercule Poirot est toujours au meilleur de sa forme et fait délicieusement enrager son entourage.
4/5

La maison des Turner de Angela Flournoy, éd. Les Escales, 352 p.

Je ne note pas encore ce livre car je ne l’ai pas terminé. Je vous explique. Je l’ai commencé pendant mon déménagement. Une fois arrivée dans mon nouveau logement, impossible de le reprendre. Il n’est pas particulièrement passionnant ni vraiment prenant à mon sens. Du coup, j’ai préféré passer à autre chose. J’espère tout de même le reprendre pour le finir même si je ne promets rien…
-/5

LECTURE EN COURS

LECTURES PRÉVUES EN SEPTEMBRE

         

j’espère que votre rentrée s’est bien déroulée. A bientôt!

Fanny

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée. Après La malédiction d’Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.

Je suis toujours curieuse de découvrir un peu plus les États-Unis par le biais de la littérature. Les assassinats successifs de John Fitzgerald Kennedy en 1963 puis de son frère Robert en 1968 représentent un véritable tournant dans l’histoire contemporaine de ce pays. Marc Dugain nous propose un ouvrage hybride entre enquête et fiction par alternance de chapitres. Une partie de ce livre est donc consacrée à l’exposé et les conclusions des investigations de l’auteur concernant les deux meurtres. Marc Dugain nous donne à voir la réalité des faits tout en nous apportant son intime conviction. La seconde partie est une fiction où le lecteur suit un personnage en quête de vérité sur la mort mystérieuse de ses parents.

L’auteur apporte un éclairage intéressant sur Bobby Kennedy, troisième garçon de la famille et souvent dans l’ombre. C’est un personnage névrosé mais aussi très humain dont l’assassinat n’est en aucun cas une surprise. L’histoire des Kennedy en général est franchement passionnante. Nous naviguons entre complots, combats politiques, assassinats, luttes de pouvoir et héritage familial. J’avoue avoir préféré l’enquête à la fiction. Cette dernière, sans être totalement dénuée d’intérêt, m’a paru plus poussive. Le personnage porte le nom de Marc O’Dugain. Ce choix m’a beaucoup questionnée. Par contre, les explications autour de l’utilisation de l’hypnose à des fins plus que troubles m’ont passionnée.

Marc Dugain signe un livre hybride où l’enquête historique fait face à la fiction. J’ai ressenti une préférence pour l’histoire des Kennedy ainsi qu’un attachement pour Bobby. Le récit de Marc O’Dugain m’a davantage laissée de marbre même si sa quête est intéressante et ses découvertes parfois glaçantes.

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Fanny

Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop

Résumé de l’éditeur : Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d’une simple initiale : A. Ces cartes ne lui sont pourtant pas destinées. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l’expéditeur ? Mystère. Portant l’éclat du ciel grec et l’eau cristalline de la mer, ces missives sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, elles cessent cependant d’arriver. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d’oxygène qui la faisait rêver et voyager. Elle prend alors une décision : découvrir ce pays par elle-même. Le matin de son départ, Ellie reçoit un carnet par la poste. L’odyssée d’un homme, le fameux A, y est racontée. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, leurs coutumes, et ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses savoureuses anecdotes se dessine le portrait d’un homme blessé. Pourrait-il encore croire en l’amour ?

J’ai souvent entendu parler des romans de Victoria Hislop sans avoir l’occasion de tester. Voilà qui est chose faite avec son nouveau-né paru en mai. Commençons par parler de l’objet-livre. Il est superbe et d’autant plus que je ne m’y attendais pas. L’ouvrage est agrémenté de cartes postales en couleur toutes plus représentatives de la Grèce les unes que les autres. En comparaison, il est facile de se rendre compte que les descriptions de l’autrice sont précises et proches de la réalité. C’est un régal pour les yeux mais aussi pour l’imagination. J’ai plusieurs fois eu l’impression d’être directement téléportée en Grèce alors que je ne connais que très peu ce pays. Ce genre de romans vous donne clairement des envies de voyage!

Nous suivons le destin de deux personnages en quête d’un changement suite à diverses déceptions. L’histoire d’Ellie prend peu de place au sein du récit. Je n’ai d’ailleurs pas forcémment eu le temps de m’attacher à elle. A contrario, l’aventure d’Anthony occupe la majorité de l’espace. Nous lisons en réalité son carnet envoyé à l’adresse d’Ellie. J’ai suivi cet homme les yeux fermés dans son périple à travers la Grèce. Ses descriptions et les anecdotes qu’ils content sous forme de nouvelles nous plongent complétement dans l’atmosphère hellénique. Nous découvrons une nation entre tradition et modernité, entre crise économique et richesse culturelle, entre repli sur soi (dans certaine région) et ouverture sur le monde. C’est donc un pays tout en contraste qui nous est donné à voir.

Ce roman a beaucoup de charme, c’est certain. Les descriptions sont bien écrites et font voyager le lecteur à travers la Grèce. L’autrice nous donne à voir un pays tout en contraste parfois éloigné de l’image que l’on s’en fait. J’ai beaucoup appris à propos des coutumes, de la société et de la culture grecques.

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Fanny

 

Miss you de Kate Eberlen

Résumé de l’éditeur : Et si votre âme soeur était un visage caché dans la foule ? «Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie. » Cette phrase, Tess l’a vue des centaines de fois sur une assiette chez elle, dans le sud de l’Angleterre. En cet été 1997, la jeune fille ne peut s’empêcher d’y songer tandis qu’elle savoure la fin de ses vacances idylliques à Florence avec sa meilleure amie. Car sa vie est bel et bien sur le point de changer : elle s’apprête à entrer à l’université. À son retour pourtant, une terrible nouvelle va bouleverser son existence à jamais. Gus est aussi en vacances à Florence, avec ses parents. La vie de sa famille a déjà changé de manière soudaine et tragique depuis que son frère a disparu, et Gus ne pense qu’à une chose : voler de ses propres ailes. À la rentrée, lui doit entamer des études de médecine. Ce jour-là, ces deux inconnus admirent côte à côte la basilique San Miniato al Monte… Au cours des seize prochaines années, leurs chemins vont se croiser et se recroiser, quelques secondes à peine, sans que l’un ou l’autre ne s’en aperçoive. Séparés par la distance et leurs destins respectifs, auront-ils un jour l’occasion de se découvrir ?

Quoi de mieux qu’une romance comme lecture d’été pour lâcher prise? Kate Eberlen ne s’enferme pas dans ce genre littéraire et nous propose bien plus qu’une simple histoire d’amour. Cette dernière ne se développe d’ailleurs que tard dans le récit. Nous suivons donc deux personnages qui ne font que se croiser sans jamais (ou presque) prendre conscience l’un de l’autre. L’autrice déroule la vie de chacun d’entre eux dans une alternance de chapitres. L’un est consacré à Tess, le suivant à Gus et ainsi de suite. C’est bien écrit et c’est subtile. Je me suis très facilement laissée prendre par la main. J’ai ri, j’ai pesté, j’ai été déçue parfois.

A mon sens, la grande réussite de Kate Eberlen est d’avoir réussi à croquer des personnages hautement attachants. Dès les premières pages, une subtile intimité s’installe entre le lecteurs et les protagonistes. L’autrice nous les fait découvrir dans leurs moindres détails. Nous suivons leurs parcours, leurs joies, leurs peines et leurs choix de jeune adulte puis d’adulte. Tous les évènements mis bout à bout les forgent et font ce qu’ils sont lorsqu’ils se rencontrent enfin. Les thématiques fortes abordées peuvent toutes nous concerner : le syndrome d’Asperger, le cancer et sa potentiel hérédité, des obstacles à franchir et des décisions difficiles à prendre.

Ce premier roman est franchement réussi. A peine le livre posé, je n’avais de cesse de vouloir le retrouver. C’est un signe qui ne trompe pas!  Kate Eberlen nous fait rencontrer deux protagonistes très attachants auxquels le lecteur s’identifie et se reconnait facilement. Le tout est raconté avec subtilité, ce qui ne gâche rien.

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