Bilan de mes lectures : JUILLET 2017 ~ Lectures à venir : AOUT 2017

Je n’ai pas été très présente le mois dernier que ce soit sur le blog ou sur les réseaux sociaux. Mais le mois de juillet m’a apporté beaucoup plus de lectures que le mois de juin et pourtant il n’a pas été de tout repos! Deux séjours en Normandie et des déplacements en train m’ont permis d’avancer. J’ai d’abord suivi l’emprisonnement psychologique de deux jeunes sœurs australiennes, j’ai parcouru une réécriture moderne du célèbre Cyrano de Bergerac, j’ai suivi le parcours de deux jeunes gens qui ne font que se croiser sans jamais prendre conscience l’un de l’autre, j’ai participé à la résolution du meurtre de Roger Ackroyd grâce aux petites cellules grises de M. Poirot, j’ai assisté aux ravages que Summer a laissé après sa disparition, j’ai suivi l’incroyable et durable histoire d’amour entre Salvador et Gala Dali et, enfin, je suis partie pour un périple atour de la Grèce.

Nombre de livres lus : 7

Nombre de pages lues : 2511

 


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Deux sœurs de Elizabeth Harrower, éd. Rivages, 334 p.

Mon sentiment face à ce roman est en demi-teinte. Le contexte des années 40 en Australie, le glissement progressif vers un supplice psychologique pour deux sœurs se retrouvant sous le joug d’un homme sont des éléments intéressants. Malheureusement, on ne s’attache pas suffisamment aux deux jeunes femmes pour suffisamment se plonger dans l’histoire.

2,5/5

Tu seras ma beauté de Gwenaële Robert, éd. Robert Laffont, 228 p.

Il s’agit du premier roman adulte de Gwenaële Robert. Cette dernière nous propose une réécriture moderne du célèbre Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Et c’est plutôt réussi! C’est un bel hommage à un classique du théâtre mais aussi à la littérature et à l’écriture en général. A mon sens, il ne manque plus que davantage de subtilités dans les descriptions de certains personnages.

4/5

Miss you de Kate Eberlen, éd. NiL, 528 p.

Quel joli roman! Les deux héros ne font que se croiser sans jamais prendre conscience l’un de l’autre. Nous suivons, à tour de rôle, Tess et Gus dans leur vie chacun de leur côté. Ils m’ont franchement émues. Grâce à leurs choix, leurs joies ou encore leurs peines, il est très facile de s’identifier à eux.  Kate Eberlen déroule un roman plein de détails et de subtilité.
4,5/5

Le meurtre de Roger Ackroyd de Agatha Christie, éd. Le livre de poche, 317 p.

Et voilà, un nouveau Poirot à mon compteur! J’ai plutôt aimé cette enquête. De l’humour, du suspens et le charme tout britannique sont toujours au rendez-vous. Nous changeons de narrateur. Ce dernier est plein de surprise et intéressant à suivre. La chute est réussie même si elle est assez longue à arriver.
4/5

Summer de Monica Sabolo, éd. J.-C. Lattès, 320 p.

J’ai lu ce roman d’une traite. Avec le recul, je pense que c’était l’idéal. J’ai l’impression d’avoir plongé dans les rouages psychologiques de Benjamin. Ce dernier est détruit par la disparition incompréhensible de sa sœur, Summer, plusieurs décennies plus tôt. Entre présent et flashback, Monica Sabolo nous permet de comprendre la situation petit à petit jusqu’à nous dévoiler la vérité.
4/5

Gala et Dali, de l’autre côté du miroir de Dominique de Gasquet et Paquita Llorens Vergés, éd. Robert Laffont, 272 p.

Je connaissais très peu d’éléments de la vie personnelle de Salvador Dalí et encore moins de Gala. Ce livre regroupe les témoignages et les souvenirs de personnes les ayant côtoyés de près. Nous découvrons une histoire d’amour atypique mais d’une belle longévité. Les descriptions très réussies nous font sentir l’air et le soleil de Cadaqués.
4/5

Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop, éd. Les Escales, 512 p.

Il s’agit du premier roman de Victoria Hislop pour moi. Ce fut une belle surprise. Il permet de découvrir une Grèce entre modernité et tradition. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses bien loin des cartes postales justement grâce aux nouvelles que nous racontent « A ». L’objet-livre contient de superbes cartes postales en couleur. Un bon roman d’été et de vacances!
5/5

LECTURES EN COURS

LECTURES PRÉVUES EN AOUT

         

        

Je vous souhaite un TRÈS BEAU MOIS D’aout ET un bel ÉtÉ!

Fanny

Publicités

Tu seras ma beauté de Gwenaële Robert / Rentrée littéraire 2017

Résumé de l’éditeur : Lisa, une professeure de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours. C’est une femme directe. Mais lorsqu’elle rencontre, lors d’un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressent que sa seule beauté ne suffira pas. Elle demande à Irène, une collègue de français à l’apparence ordinaire, éprise de littérature, d’écrire à sa place quelques lettres destinées à le charmer. Irène accepte, se prend au jeu, et voilà que ses jours monotones, un peu tristes – un mari notaire, un enfant qu’elle n’arrive pas à avoir –, s’en trouvent profondément bouleversés. La correspondance s’intensifie, devient intime, se prolonge. Jusqu’à ce que Lisa, perdant patience, décide de retrouver l’écrivain pour une nuit… Irène sombre dans le désarroi. Peut-elle continuer à vivre comme avant ?

Pour son premier roman adulte, Gwenaële Robert ne s’attaque pas à l’exercice le plus simple. En effet, avec Tu seras ma beauté, elle nous propose une réécriture moderne du célèbre Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. N’ayant jamais eu l’occasion de lire le roman original, j’ai parcouru un résumé détaillé avant de commencer ma lecture afin de me remémorer l’histoire. L’autrice nous propose ici un véritable hommage à la littérature ainsi qu’à l’écriture. Au fil des pages, on ressent une certaine nostalgie envers les relations amoureuses épistolaires. Gwenaële Robert signe une romance contemporaine joliment menée.

L’autrice reprend les éléments principaux de la pièce d’Edmond Rostand. Cependant et à première vue, cette réécriture me semble plus gentillette et surement moins tragique que la pièce d’origine. Malgré tout, je lui ai trouvé un charme certain et notamment grâce au personnage d’Irène et de ses pensées. On retrouve bien entendu des références à quelques dialogues de Cyrano de Bergerac. Le titre du roman fait d’ailleurs parti d’une strophe pleine de sens et qui regroupe tout l’enjeu de l’histoire originale mais aussi de ce roman-ci. Le seul bémol à mon sens réside dans la description du personnage de Lisa qui est beaucoup trop stéréotypé à mon gout.

Le premier roman adulte de Gwenaële Robert est plutôt réussi. C’est un bel hommage à Cyrano de Bergerac mais aussi à la littérature et à l’écriture en général. A mon sens, il ne manque plus que davantage de subtilités dans les descriptions de certains personnages pour optimiser tout le potentiel de l’autrice. Je continuerais de suivre les parutions de cette dernière, c’est certain!

Merci Gwenaële de m’avoir fait parvenir votre dernier roman.

Sortie le 24 août 2017.

logo-robert-laffont

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Aide-moi si tu peux de Jérôme Attal
  • Ce qui nous lie de Samantha Bailly
  • Les attentifs de Marc Mauguin
Fanny

Deux sœurs de Elizabeth Harrower

Résumé de l’éditeur : Après Un certain monde, très remarqué par la presse et les libraires, Rivages poursuit la découverte de ce génie méconnu des lettres australiennes avec un nouvel inédit, Deux soeurs, roman psychologique qui plaira aux fans de Daphné du Maurier. Clare et Laura décident de fuir leur terrible famille grâce à Felix, un homme charmant qui se présente en bienfaiteur. Mais l’homme se révèle d’une grande cruauté au fil du temps, manipulateur et tyran. Best-seller en Australie, ce livre s’impose comme un classique instantané.

Petit à petit, je découvre de nouveaux titres et de nouveaux auteurs de la littérature australienne. Deux sœurs est un roman paru en 1966 mais traduit et édité seulement maintenant en France. Même s’il ne s’agit pas du cœur du roman, le contexte se devine par quelques détails distillés ici et là. Elizabeth Harrower nous entraine dans les années 40 où la guerre fait doucement son apparition loin des terrains d’actions armées. Après le départ de leur mère qui ne leur prête guère d’attention, Laura se marie par défaut à Felix. Elle entraine avec elle sa sœur, Clare. Elles se retrouvent donc vite embourbées dans une situation bien délicate.

En effet, les voilà soumises à un homme odieux et franchement pitoyable. Il se laisse berner en affaire et transfère ses frustrations sur les deux sœurs. Les visions de ces dernières s’affrontent. Laura se soumet, ne voit aucun avenir ailleurs et trouve des excuses à autrui ainsi qu’à elle-même. Tandis que Clare fait preuve d’une soif farouche de liberté et de changer sa vie. Malheureusement, ces personnages manquent de relief pour réellement s’attacher à eux et ressentir de l’empathie pour leur sort. Leur psychologie n’est pas assez poussée selon moi. Finalement on ressort de cette lecture en ayant l’impression de n’avoir fait que la survoler.

Ce fut une lecture en demi-teinte en ce qui me concerne. Pourtant elle partait bien avec un contexte intéressant, un glissement progressif vers un supplice psychologique et une tension palpable. Cependant, je ne me suis pas suffisamment attachée aux personnages pour totalement apprécier ce roman.

front-payot-rivages-logo

Vous aimerez aussi découvrir :

  • La maison des hautes falaises de Karen Viggers
  • Le théorème du homard de Graeme Simsion
  • Pique-nique à Hanging Rock de Joan Lindsay
Fanny

Si j’avais su que tu deviendrais si belle, je ne t’aurais jamais laissée partir de Judy Chicurel

Résumé de l’éditeur : Depuis sa rue de Comanche Street, à Long Island, Katie Hanson fait partie de cette jeunesse qui regarde de loin le rêve américain. Alors qu’en 1972 commence son dix-huitième été, que les soirées rallongent, que les rues et la plage s’animent, elle a le sentiment que sa vie reste en suspens. Ses pensées sont ailleurs, tournées vers sa mère qui l’a abandonnée, et vers Luke qu’elle aime secrètement et qui revient, transformé, de deux ans au Vietnam. Entre les confidences de ses meilleures amies et les soirées au bar de l’hôtel Starlight ou le jukebox entonne les classiques de l’époque, il y a pourtant de quoi la divertir. Mitch, vétéran à la jambe de bois qui noie son traumatisme dans l’alcool, y a élu domicile. Tous deux se lient d’amitié. Sous la chaleur écrasante et moite, le temps semble suspendu et propice à la réflexion sur la route à prendre, sur ceux qui nous entourent et que l’on va quitter. Avec toute sa fragilité et sa fantaisie, Katie porte à bout de bras ce roman poétique et émouvant qui évoque ces vieux Polaroïd aux couleurs défraîchies que l’on regarde avec nostalgie et tendresse.

J’aime les romans américains et plus particulièrement ceux empreints de mélancolie et d’un réalisme fort. Celui-ci en fait partie. Sous couvert d’une plume franche et dynamique, Judy Chicurel nous propose un instantané d’un certaine époque dans une petite bourgade de bord de mer de la côte Est des États-Unis. Nous sommes en 1972 et nous assistons aux dernières semaines de lycée de Katie mais aussi à l’été qui suit. Cette période est censée être synonyme de changement mais pour notre héroïne, les choses sont plus compliquées. Elle se cherche et voit les autres évoluer dans le bon sens comme dans le mauvais. Son abandon par sa mère est une vraie blessure qu’elle va devoir gérer.

Ne vous laissez pas duper par le paysage de carte postale de la couverture, le ton de ce roman est sans équivoque. C’est une jeunesse perdue et en proie à tous les extrêmes qui nous est donnée à voir. La guerre du Vietnam est toujours présente en filigrane. On comprend qu’elle est une grande cause de désillusion pour toute une génération. Une certaine jeunesse a été utilisée pour finalement être laissée pour compte une fois rentrée au pays. Certains choix politiques ne sont pas anodins et font de villes autrefois prisées, des ruines désertées où la misère s’accroit. C’est donc une Amérique en déclin qui nous est dépeinte loin du mythe du rêve américain où tout est possible.

Avec son premier roman Judy Chicurel prend le parti de faire un arrêt sur image d’une certaine époque des États-Unis. J’ai totalement adhéré à ce choix qui m’a semblé plein de sens. Elle décrit très bien une jeunesse entre désillusion et envie d’ailleurs. J’ai aimé ce roman notamment pour son réalisme. Une autrice à suivre, c’est certain!0_EvOVrnVous aimerez aussi découvrir :

  • L’attrape-coeurs de J. D. Salinger
  • L’étoile d’argent de Jeannette Walls
  • Le plus beau de tous les pays de Grace McCleen
Fanny

Bilan de mes lectures : JUIN 2017 ~ Lectures à venir : JUILLET 2017

Le mois de juin est passé à une vitesse affolante! J’ai été bien occupée : passage d’un oral de concours de la fonction publique territoriale (que j’ai eu!), réflexion autour de notre futur déménagement, organisation pour quelques jours de repos en juillet, de bons moments en famille, de chouettes loisirs et beaucoup de choses à gérer au travail. Malgré ma participation au mois anglais, le bilan lecture reste assez mince avec seulement trois livres lus mais quels livres!

Nombre de livres lus : 3

Nombre de pages lues : 1615


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

La carrière du mal de Robert Galbraith, éd. Le livre de poche, 736 p.

Quel 3e tome pour Cormoran et Robin! Robert Galbraith (aka J. K. Rowling) a réussi un tour de force en surprenant son lecteur à plusieurs reprises lors de cet opus et notamment en intégrant des chapitres du point de vue d’un coupable particulièrement retors. L’intrigue touche personnellement nos deux héros que nous apprenons davantage à connaitre. Le lecteur est embarqué dans un bien sombre tourbillon.

5/5

Retour à Brideshead de Evelyn Waugh, éd. Robert Laffont, 624 p.

Je suis ravie d’avoir enfin découvert ce roman devenu un classique de la littérature britannique. Il s’agit d’une lecture douce-amère, moderne et audacieuse pour l’époque. Evelyn Waugh déploie plusieurs ambiances qui se succèdent et décrit une aristocratie anglaise en déclin. La galerie de personnages est excellente tout comme les grandes thématiques développées (l’homosexualité, la critique de la religion catholique).

5/5

Le secret de Chimneys de Agatha Christie, éd. Le Masque, 255 p.

Déjà le sixième Agatha Christie de l’année! Au programme de cette nouvelle enquête de la Reine du crime : un jeune héros épris d’aventure, des énigmes politiques, des disparitions louches et des faux-semblants. Des preuves devront être recoupées et examinées pour clore cette affaire. Le superintendant Battle qui est introduit discrètement dans ce roman n’est pas sans faire penser à un certain Hercule Poirot.
4/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN juillet

         

        

Je vous souhaite un TRÈS BEAU MOIS DE JUILLET ET DE TRÈS BELLES VACANCES!

Fanny

Retour à Brideshead de Evelyn Waugh

Résumé de l’éditeur : Invité à Brideshead, la magnifique demeure familiale de son ami Sebastian, le jeune Charles Ryder, étudiant à Oxford, y découvre les mœurs et l’art de vivre de l’aristocratie anglaise. Au travers de cette grande fresque, se déroulant durant les Années folles et enluminée de personnages tous plus excentriques les uns que les autres, le grand Evelyn Waugh a voulu « suivre les cheminements de la volonté divine au sein d’un monde païen ». Humour, cynisme et gravité mêlés font de ce roman, le plus célèbre de l’auteur du Cher disparu et d’Une poignée de cendres, un des plus purs chefs-d’œuvre de la littérature anglaise du XXe siècle.

Evelyn Waugh fut blessé lors d’un exercice militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. De sa convalescence, est né ce roman de 600 pages publié pour la première fois en 1945. Cet ouvrage déploie plusieurs ambiances qui se succèdent : la vie d’étudiant à Oxford, les errances de jeunes adultes, la vie de famille ainsi que le travail et enfin la Seconde Guerre mondiale. Cette évolution semble convenue mais Evelyn Waugh brise les codes pour en montrer l’envers du décor, les désillusions et les insatisfactions. L’auteur met à l’honneur l’aristocratie anglaise en plein déclin après la Première Guerre mondiale. Elle se trouve dans l’incapacité de faire fructifier une fortune qui s’amenuise inéluctablement.

La galerie de personnages est excellente. Leur psychologie est profonde et bien travaillée. Il faut parfois savoir lire entre les lignes notamment en ce qui concerne l’énigmatique et insaisissable Sebastian. Brideshead, la demeure familiale des Flyte est également un protagoniste à part entière. C’est là que les grands moments se déroulent. Des thématiques fortes sont développées comme l’homosexualité évoquée dans le personnage de Sebastian ou encore la religion catholique. Cette dernière possède une place importante dans ce roman. Le héros s’interroge sur les contradictions de celle-ci et sur la dévotion. La fin laisse le lecteur un peu désarmé à l’image de l’avenir qui s’annonce pour les différents personnages.

Je suis très heureuse d’avoir enfin découvert ce roman grâce à sa réédition. J’aime beaucoup ce genre de lecture douce-amère comme les britanniques savent si bien les écrire. Ce livre est résolument moderne et audacieux pour l’époque. Maintenant, je me pose beaucoup de question sur Evelyn Waugh lui-même. Il semble qu’il ait mis beaucoup de sa personne dans ce roman. Je suis curieuse d’en apprendre un peu plus à son propos.

logo-robert-laffont

Article rédigé dans le cadre du mois anglais de Cryssilda et Lou.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • L’amour dans l’âme de Daphné du Maurier
  • La lumière des étoiles mortes de John Banville
  • Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro
Fanny

3 romans, 3 avis, 1 billet [spécial mois anglais]

Je manque cruellement de temps en ce moment. C’est pourquoi je suis peu présente ici et sur les réseaux sociaux. Entre le travail, la préparation d’un oral de concours, un déménagement pour la rentrée, la vie quotidienne, les loisirs et la chaleur qui assomme, je suis bien occupée! Cependant, je souhaitais absolument vous parler de trois bonnes lectures réalisées entre mai et juin. C’est parti!

L’homme au complet marron de Agatha Christie

Je vous présente aujourd’hui mon avis sur le Agatha Christie lu en mai. Je me suis beaucoup amusée avec ce roman publié en 1924. La productivité de la Reine du crime n’aura de cesse de m’étonner! L’intrigue n’est surement pas des plus crédibles et semble parfois fantasque. J’avoue avoir appréciée cette fantaisie qui m’a bien divertie. Clairement inspiré de ses premiers voyages, ce récit nous emmène cette fois dans une traversée exotique et hautement dangereuse pour notre téméraire héroïne. Elle va devoir découvrir ce qui se cache derrière le masque des suspects mais aussi prendre garde à ses arrières. Nous découvrons donc une jeune fille courageuse et au sang froid impressionnant. Un roman fort distrayant entre aventures, romance et policier.

Frenchman’s creek de Daphne du Maurier

Comme vous le savez peut-être, je souhaite lire tous les livres de Daphne du Maurier. Le mois anglais est l’occasion rêvée d’en sortir un de sa pile à lire. Cette fois, j’ai souhaité lire cette autrice en version originale pour la première fois. Je n’ai pas regretté mon choix car ce fut un régal une fois le lexique de la navigation bien en main. Ce roman est très autobiographique. On y découvre la transcription de la vie maritale décevante de Daphne mais aussi ses fantasmes et ses envies d’aventures. Il s’agit d’une histoire entre romance et roman d’aventure historique. C’est aussi la remise en question de la vie trop convenue d’une jeune mère de famille qui cherche à s’évader. Les descriptions de la Cornouailles, de la navigation et de la demeure familiale sont encore une fois une réussite. Une belle lecture entre rebondissements et paysages à couper le souffle.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

La carrière du mal de Robert Galbraith

J’ai enfin retrouver mes deux enquêteurs contemporains préférés! Cette nouvelle intrigue policière est encore plus glauque et prenante que les deux précédentes puisqu’elle touche personnellement nos deux héros, Cormoran et Robin. De plus, l’auteur introduit des chapitres du point de vue d’un coupable retors et pervers. Ceci ne fait qu’accentuer la tension et l’impuissance du lecteur face à la menace imminente. On en apprend énormément sur le passé de Cormoran mais aussi de Robin. J’ai d’ailleurs souvent pesté contre les choix de cette dernière. Robert Galbraith développe un style très accrocheur et maintient son lecteur en haleine d’un bout à l’autre. Je suis impatiente de lire la suite à paraitre prochainement mais surtout de découvrir l’adaptation en série qui devrait débuter en août à la télévision britannique.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

Article rédigé dans le cadre du mois anglais de Cryssilda et Lou.

Vous aimerez aussi découvrir :

  • Le ver à soie de Robert Galbraith
  • Les enquêtes d’Hercule Poirot de Agatha Christie
  • Les oiseaux et autres nouvelles de Daphne du Maurier

Fanny

Bilan de mes lectures : MAI 2017 ~ Lectures à venir : JUIN 2017

Mon mois de mai a largement rattrapé les quelques déceptions d’avril. Aucune mauvaise lecture n’est à déplorer. Le mois dernier, j’ai encore bien voyager et bien appris. J’ai passé un moment dans une ferme en difficulté en Cornouailles, j’ai infiltré un asile de femmes aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, j’ai découvert les désillusion de toute une génération, j’ai redécouvert les absurdités de notre société, j’ai voyagé à travers les rues d’un Paris merveilleux, j’ai pris le bateau en compagnie de la très téméraire Anne Beddingfeld et j’ai suivi avec passion la remise en question existentielle de Dona.

Nombre de livres lus : 7

Nombre de pages lues : 2033


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan, éd. Préludes, 448 p.

Sans être d’une grande originalité, ce roman au secret de famille dévoilé m’a dans l’ensemble plu. Il m’a manqué un petit quelque chose pour ressentir réellement les choses. Cependant, le destin des différents personnages est intéressant, l’écriture est agréable et les descriptions de la Cornouailles sont très réussies.

3,5/5

10 jours dans un asile de Nellie Bly, éd. Points, 157 p.

Malgré sa brièveté, ce livre est intéressant. On y découvre les coulisses et les conditions de l’internement de femmes en asile au XIXe siècle. A seulement 23 ans, Nellie Bly force le respect et l’admiration en bravant toutes les barrières et en dénonçant les conditions de détention de ces établissements dont on ne sortait que rarement.

4/5

Si j’avais su que tu deviendrais si belle, je ne t’aurais jamais laissée partir de Judy Chicurel, éd. NiL, 414 p.

Ce roman nous dépeint un arrêt sur image de l’année 1972 dans petite bourgade des États-Unis. Nous suivons Katie qui termine ses études secondaires et se trouvent à la croisée des chemins. La guerre du Vietnam est toujours en toile fond. Elle laisse derrière elle toute une génération désenchantée et brisée. Un récit sans concession et un brin mélancolique.
4/5

Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro, éd. Six pieds sous terre, 80 p.

Cette bande dessinée m’a été prêtée par une collègue. Je n’en avais jamais entendu parler et pourtant, il semble qu’elle ait eu un certain succès à sa parution. Le récit est absurde et plus profond qu’il n’y parait. L’auteur montre comme notre société peut être stupide parfois. Cette BD édifiante est doublée d’une bonne dose d’humour noir.

4/5

Le Paris des merveilles, Tome 1 : Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel, éd. Folio SF, 432 p.

Ce premier tome est un vrai coup de cœur. J’ai beaucoup aimé les différentes intrigues tout comme les personnages aux multiples facettes. Pierre Pevel décrit un monde magique et plein de surprises. Il déploie également un style très agréable à lire et parfois facétieux. Je suis impatiente de découvrir la suite pour retrouver cet univers enchanteur.

5/5

L’homme au complet marron de Agatha Christie, éd. Le Masque, 230 p.

Je me suis beaucoup amusée avec ce nouveau Agatha Christie à mon compteur. L’intrigue n’est surement pas des plus crédibles mais cette fantaisie m’a bien divertie. La Reine du crime nous emmène cette fois dans un voyage hautement dangereux pour notre téméraire héroïne.

4,5/5

Frenchman’s creek de Daphne du Maurier, éd. Virago, 272 p.

Ce roman est très autobiographique. J’avoue que je ne m’y attendais pas du tout. Il s’agit d’une histoire entre romance et roman d’aventure. C’est aussi la remise en question de la vie trop convenue d’une jeune mère de famille. Les descriptions de la Cornouailles, de la navigation et de la demeure familiale sont encore une fois une réussite.

5/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN JUIN

         

Je vous souhaite un TRÈS BEAU MOIS DE JUIN! le mien sera so british grâce le mois anglais!

Fanny

Manoir de Ban : dernière demeure de Charlie Chaplin (Corsier-sur-Vevey, Suisse)

Chers lecteurs, je reviens vers vous aujourd’hui pour le premier billet de mon mois anglais. Cet article est un peu particulier puisque nous allons parler tourisme. En effet, il y a quelques semaines, mon conjoint et moi nous sommes rendus en Suisse d’abord dans les Préalpes au cœur du district de la Gruyère dans le canton de Fribourg. Ensuite nous nous sommes rapprochés du lac Léman pour nous arrêter dans un superbe lieu à Corsier-sur-Vevey dans le canton de Vaud. Niché sur les hauteurs dans un bel écrin de verdure se cache le manoir de Ban, dernière demeure qu’a occupé Charlie Chaplin de 1952 jusqu’à sa mort en 1977. Il a trouvé refuge dans ce pays après avoir subi un exil forcé de la part des États-Unis. Découvert la veille de notre départ et totalement par hasard lors de pérégrinations sur la toile, nous avons bien failli rater ce qui allait devenir un coup de cœur.

Ce musée se divise en trois parties différentes aux ambiances bien particulières : le manoir pour l’intime, le studio pour le cinéma et le parc pour le bucolique et la détente.

Le rez-de-chaussée et le premier étage du manoir sont accessibles aux visiteurs. Nous déambulons de pièce en pièce dans le décor original du quotidien de Chaplin. J’ai d’ailleurs bien observé les rangées de livres de sa bibliothèque. Certaines pièces sont restées telles quelles, d’autres ont été remaniées selon une thématique. Des statues de cire réalisées par la société Grévin agrémentent également le parcours. La scénographie est excellente et pédagogique. La superbe collection de photographies de famille est à noter.

    

    

Le studio est une partie impressionnante et surement la plus ludique. Le parcours commence par un film de 10 minutes. L’écran blanc se lève pour laisser place à un vrai décor de cinéma. Ici, c’est la vie professionnelle de Charlie Chaplin qui nous est montrée. Des références à ses films et de véritables plateaux de tournage nous sont offerts. Le visiteur peut entrer dans les décors et enfiler des accessoires. Tout est accessible. C’est franchement fun. On ne s’est d’ailleurs pas privé pour jouer les acteurs d’un jour!

    

    

Le prix est assez élevé mais dès le début de la visite on comprend très bien pourquoi. L’ensemble est soigné et le niveau de détail est impressionnant. Charlie Chaplin est partout présent. On découvre le parcours d’un acteur majeur mais aussi d’une personne attachante ainsi que de son entourage. C’est donc avec émotion que nous avons parcouru les pièces et le parc qui lui ont été si chers. Mon conjoint et moi avons passé un moment inoubliable qui nous a donné envie de voir la filmographie de Charlot. Ma visite m’a tellement plu et fasciné que j’ai même commencé à lire son autobiographie. Mon porte-monnaie en a également pris un coup dans la boutique de souvenirs. Je ne pouvais pas repartir sans un crayon de papier, un carnet et des marques-pages. Je suis certaine que vous me comprenez!

Article rédigé dans le cadre du mois anglais de Cryssilda et Lou.

Fanny

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Résumé de l’éditeur : Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

Il m’est impossible de passer à côté d’un roman se déroulant en Cornouailles. Celui-ci en fait parti. Et pour ne rien gâcher, dès le début de l’ouvrage, il est fait référence à Daphné du Maurier et Thomas Hardy. Ma lecture commençait donc sous les meilleurs auspices. Sarah Vaughan nous propose un voyage entre temps présent et flashbacks vers la Seconde Guerre mondiale. Nous suivons le chemin d’un secret de famille longtemps gardé. Des destins se croisent pour se perdre de vue. Mais la vie réserve bien des surprises parfois bonnes et parfois mauvaises. L’écriture de Sarah Vaughan est agréable et fluide. J’ai pris plaisir à parcourir ce roman pendant quelques heures.

Même si cette histoire est émouvante et belle, il m’a manqué un petit quelque chose pour totalement ressentir les choses. Par contre, des thématiques difficiles et assez rares en littérature sont abordées comme la difficulté de maintenir à flot une exploitation agricole dans nos sociétés actuelles où le capitalisme peut être cruel. C’est aussi le retour aux racines qui est traité ainsi qu’à la famille pour faire des choix cruciaux et récupérer des forces pour les affronter. La Cornouailles est une région où les conditions météorologiques ne sont pas forcémment clémentes et mettent les âmes à rude épreuve. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme. Les descriptions des paysages le montrent bien.

Sans être d’une grande originalité, ce roman au secret de famille dévoilé m’a dans l’ensemble plu. Il m’a manqué un petit quelque chose pour ressentir réellement les choses. Cependant, le destin des différents personnages est intéressant, l’écriture est agréable et les descriptions de la Cornouailles sont très réussies.

Prelude-300x109

Vous aimerez aussi découvrir :

  • L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier
  • L’enfant du lac de Kate Morton
  • Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

Fanny