La mémoire du thé de Lisa See

Résumé de l’éditeur : Sud-ouest de la Chine, années 1990. À la Source de Printemps, sur le mont Nannuo, la culture du thé rythme la vie des habitants depuis toujours. Loin de connaître les progrès sans précédent qui se propagent au reste du pays, les Akha perpétuent des méthodes de récolte archaïques et des principes religieux très strictes. Li-yan, première personne de sa famille à savoir lire et écrire, rejette les traditions qui ont jusqu’alors façonné son existence. Sur le point de débuter la formation qui fera d’elle la prochaine sage-femme de la vallée, elle décide de poursuivre ses études malgré les réticences de la communauté.

Lisa See m’a souvent été conseillée et notamment pour son roman le plus connu Fleur de neige. Grâce à la réception de son dernier ouvrage traduit en France, j’ai enfin pu découvrir tout le talent de cet écrivain. Lisa See retrace ici la vie d’une jeune fille membre de l’une des nombreuses minorités ethniques de Chine, les Akhas. Nous sommes donc introduits dans les années 90 au sein d’une communauté encore rurale et protégée de l’occidentalisation. Les rites ancestraux, les croyances et les us et coutumes sont toujours d’actualité mais emprisonnent la jeune Li-Yan loin de son rêve d’avenir. Le prix de l’émancipation sera lourd.

Lisa See possède une plume aussi claire, précise que profonde. Elle ne tombe jamais dans le pathos ou la dramatisation. Des thématiques lourdes mais aussi d’actualité sont abordées avec notamment l’intrusion assez brutale des occidentaux sur les terres Akhas, riches en ressources et en arbres à thé, tout comme des commerçants de tout poil prêts à tout. La place de la femme en Chine est au cœur de cet ouvrage. La société chinoise des dernières décennies et sa politique de l’enfant unique sont également décrites. Ce roman est aussi un manifeste du thé et de ses nombreux bienfaits médicinaux. La chute m’a plu et forme une belle boucle.

Ce roman d’une grande force ouvre les yeux sur la condition féminine en Chine mais aussi en général. Le contexte est dépaysant et certaines thématiques sont universelles, d’autres sont plus locales. Je suis heureuse d’avoir enfin découvert Lisa See. Le moins que l’on puisse dire est que je ne suis pas déçue. Je continuerais surement ma découverte de l’œuvre de l’auteur plus tard.

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Fanny

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Bilan de mes lectures : JUIN 2018 ~ Lectures à venir : JUILLET 2018

Le mois anglais est déjà terminé… Le temps passe si vite! Une fois encore, j’ai beaucoup aimé participé même si j’aurais voulu publier un peu plus. Les journées sont trop courtes et le temps libre pas aussi présent qu’on le souhaiterait. En juin, j’ai suivi un duo d’enquêteurs haut en couleur dans leurs péripéties, j’ai ri et frissonné avec Jane Austen, j’ai à nouveau constaté le talent pour l’absurde d’Evelyn Waugh, j’ai découvert les secrets dissimulés derrière les portes d’un manoir, j’ai suivi le parcours fabuleux de Miss Charity et j’ai parcouru une version moderne de Tristan et Iseult.

Nombre de livres lus : 6

Nombre de pages lues : 2261


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Les détectives du Yorkshire, Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman, éd. Robert Laffont, 408 p.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome d’un nouveau cozy mystery qui remplit très bien son objectif. Je ne retiendrais pas forcémment l’enquête mais plutôt les personnages pour lesquels je ressens déjà beaucoup d’attachement. L’humour est très présent. Une lecture agréable pour un bon moment de détente.

4/5

Northanger Abbey de Jane Austen, éd. 10/18, 285 p.

Les romans de Jane Austen sont souvent une belle surprise. Northanger Abbey ne fait pas défaut. Une héroïne attachante, une histoire moderne et une plume mordante, de quoi passer un très bon moment. J’ai également apprécié mon introduction dans les rooms de Bath du XIXe siècle et les quelques éléments gothiques.

5/5

Miss Charity de Marie-Aude Murail, éd. L’École des loisirs, 480 p.

Il s’agit de mon premier Marie-Aude Murail. Quelle belle découverte! Le début est un peu lent mais une fois le cadre bien installé, j’ai ressenti un attachement particulier et fort pour Miss Charity. Les thématiques abordées (notamment la place de la femme dans la société) ne sont pas anodines. De l’émotion, de l’humour et une jolie plume.
5/5

Scoop d’Evelyn Waugh, éd. Robert Laffont, 352 p.

Ce troisième roman lu d’Evelyn Waugh m’a beaucoup plu. Le ton incisif de l’auteur, l’humour par l’absurde et la satire du système de la presse écrite des années 30 sont à découvrir. Le déclin de l’aristocratie britannique est décrite sur un ton incisif. La chute adoucit les choses et n’est pas aussi cruelle qu’on aurait pu s’y attendre.

4/5

Un manoir en Cornouailles d’Eve Chase, éd. NiL, 456 p.

Un manoir en Cornouailles d’Eve Chase est le roman d’une fresque familiale entachée de secrets de famille. Nous partageons le quotidien de beaux personnages notamment la fratrie Alton. Dommage que la Cornouailles et le contexte si riche de la fin des années 60 ne soient pas davantage décrits. Une lecture agréable tout de même.

2,5/5

Castle Dor de Daphne du Maurier, éd. Virago Press, 280 p.

Première grosse déception avec Daphne du Maurier pour ce roman inachevé d’Arthur Quiller-Couch. La première partie est longue sans vraiment de perceptive pour la suite. Le contexte de la Cornouailles du XIXe siècle rattrape un peu l’ensemble tout comme la troisième et dernière partie plus rythmée. Un roman inégal.
2,5/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN JUILLET

         

    

Très bel été et à bientôt!

Fanny

Scoop d’Evelyn Waugh

Résumé de l’éditeur : William Boot, chroniqueur pour la rubrique « Faune et flore » d’un journal britannique, est un jeune homme avide de culture mais menant une vie modeste, loin du tumulte londonien. Le jour où le rédacteur en chef du Daily Beast l’envoie à l’étranger en tant qu’envoyé spécial, tout bascule pour lui… William est dépêché en Ismaël, un État fictif d’Afrique orientale où une guerre civile serait sur le point d’éclater. Mais à Jacksonburg, la capitale, nulle trace de révolte, ni même d’opposition : seulement une nuée de journalistes étrangers venus guetter les soubresauts inexistants de l’actualité ismaëlienne.

Après mon excellente lecture de Retour à Brideshead et celle plus mitigée d’Une poignée de cendres, j’ai souhaité continuer ma découverte de l’œuvre d’Evelyn Waugh. Scoop est un roman satirique inspiré de l’expérience de l’auteur comme reporter au Daily Mail dans les années 30. L’action se déroule entre l’Angleterre et Ismaël, un pays imaginaire. Il tourne ici en dérision et égratigne la profession de journaliste. Le système de la presse écrite, ses magouilles et ses fausses informations pour faire vendre sont moqués. Le nom du groupe de presse Megalopolis donne d’ailleurs le ton. L’absurdité des guerres et de mille petits détails est très présente également.

Comme souvent chez Evleyn Waugh, les personnages ne sont pas épargnés. William Boot est un anti-héros. Il se retrouve embarquer bien malgré lui par le biais d’un quiproquo dans une aventure improbable très loin d’être faite pour lui. La majorité du temps, il se fait manipuler et mener en bateau sans opposer de force de caractère. Il ne rêve que d’une chose : retrouver sa vie tranquille dans sa grande demeure à la campagne. C’est l’occasion pour l’auteur d’ironiser sur l’aristocratie britannique en mentionnant son déclin, grande thématique présente dans beaucoup de ses œuvres. La fin adoucit les choses et n’est pas aussi cruelle qu’on aurait pu s’y attendre.

Ce troisième roman lu d’Evelyn Waugh m’a beaucoup plu. Le ton incisif de l’auteur, l’humour par l’absurde et la satire du système de la presse écrite des années 30 sont à découvrir. Me reste dans ma pile à lire Le cher disparu et Hommes en armes que j’espère découvrir prochainement.

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Fanny

Les détectives du Yorkshire, Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman

Résumé de l’éditeur : Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne ! Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah !

Le mois anglais continue, je vous présente donc un nouveau roman lu pour cet évènement. Ce premier tome d’une nouvelle série de cozy mysteries m’a beaucoup plu. Il remplit tout à fait son objectif en nous proposant une lecture plaisante et agréable. Comme toute bonne histoire de ce genre, nous retrouvons ici à par égale la vie d’une petite ville de campagne, le parcours de personnages hauts en couleur et une intrigue policière. Julia Chapman nous emmène dans le Yorkshire afin d’élucider une série de meurtres sans lien à première vue. A noter, l’humour qui jalonne le récit. Quelques scènes sont d’anthologie et m’ont beaucoup fait rire, notamment au sein de la maison de retraite de Bruncliffe.

Samson et Delilah sont deux héros auxquels je me suis très facilement attachée. Nous rencontrons deux personnages dont le passé nous est dévoilé petit à petit. Delilah possède un franc parler décapant. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Ils sont très présents et vivants. Je ne peux oublier de parler de Calimero, le chien de Delilah tellement mignon. Comme dans toutes petites bourgades qui se respectent les rivalités, les rumeurs et les curiosités sont au rendez-vous. L’intrigue policière ne brille pas forcémment par son originalité mais je dois avouer que j’ai éprouvé une certaine affection pour ce roman dans son intégralité.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce premier tome. Je ne retiendrais pas forcémment l’enquête mais plutôt les personnages pour lesquels je ressens déjà beaucoup d’attachement. Je lirais surement la suite dans quelques temps. Je suis heureuse à l’idée de retrouver Samson et Delilah et d’en découvrir davantage à leur propos.

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Fanny

Northanger Abbey de Jane Austen

Résumé de l’éditeur : Par sa gaucherie, ses rêveries naïves et son engouement pour les vieux châteaux, Catherine Morland semble loin des modèles de vertu. Mais si cette jeune Bovary délicatement british n’a rien d’une héroïne, c’est que Jane Austen s’amuse ! Et nous emporte, d’une plume malicieuse, d’un bout à l’autre du plus moderne des romans austeniens.

Plusieurs années sans lire un seul Jane Austen, quelle erreur! Northanger Abbey dormait paisiblement dans ma pile à lire depuis trois ans. En l’en sortant, j’étais certaine qu’il me plairait beaucoup connaissant déjà l’histoire par l’adaptation de 2007. Je ne me suis pas trompée, ma lecture fut un régal. J’avais presque oublié à quel point le style de Jane Austen pouvait être incisif et mordant mais non dénué d’humour. Elle ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à émettre son avis et à tourner en dérision bien des éléments de son époque. Jane Austen rend aussi un hommage à la littérature et plus particulièrement au roman ainsi qu’à l’imagination. Il s’agit d’une histoire presque en avance sur son temps mettant en scène une héroïne terriblement moderne.

Les personnages sont bien décrits et vivants. Certains sont plus caricaturés que d’autres. John Thorpe est tout simplement assommant à ne discuter que de chevaux sans arrêt. Il ne fait clairement pas le poids face à Henry Tilney, au caractère tempérer et réfléchi. Isabelle Thorpe est, quant à elle, assez pressante avec Catherine. Cette dernière va d’ailleurs apprendre à ses dépends que derrière les faux-semblants peut se dissimuler une vraie nature toute autre. Jane Austen nous introduit ici à Bath, haut lieu de villégiature pour toute la bonne société anglaise. Nous sommes introduits dans les rooms où les jeunes gens se rencontrent. Ce sont des lieux de distraction mais aussi de parade et de recherche de bons partis pour ses enfants.

Une héroïne attachante, une histoire moderne et une plume mordante, de quoi passer un très bon moment. J’ai également apprécié mon introduction dans les rooms de Bath du XIXe siècle. Je suis ravie d’avoir retrouvé Jane Austen et j’espère ne pas m’arrêter là car il me reste encore à lire Raison et sentiments concernant les romans majeurs de l’auteur.

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Fanny

On Chesil Beach de Ian McEwan

Résumé de l’éditeur : It is July 1962. Edward and Florence, young innocents married that morning, arrive at a hotel on the Dorset coast. At dinner in their rooms they struggle to suppress their private fears of the wedding night to come… / [traduction personnelle] C’est l’été 1962. Edward et Florence, jeunes mariés innocents du matin même, arrivent à leur hôtel sur la côte du Dorset. Lors du dîner dans leur chambre, ils s’efforcent de réprimer leurs craintes secrètes de la nuit de noce à venir.

Ce roman est le tout premier que je lis de Ian Mc Ewan. Quelle belle surprise! En un peu plus de 150 pages, l’auteur déroule une histoire qui peut paraître banale de prime abord mais qui finit par receler bien des complexités. Le tête à tête de la nuit de noce de nos deux héros devient le moment où la réalité refait brutalement surface pour balayer les idéaux et les attentes. Ces derniers ne sont pas toujours au rendez-vous tout comme la personne avec qui nous sommes censés passer le reste de nos jours. Le contexte des années 60 fait régulièrement son apparition et explique en partie le blocage de ce tout récent mariage. Nous sommes avant la libération sexuelle dans une Angleterre qui a bien du mal à se détacher de ses convenances dépassées et obsolètes.

Ian McEwan fait tout autant preuve de sensibilité que de réalisme dans ses descriptions. Je suis passée par tout un panel d’émotions. Il est virtuose dans l’art de dépeindre la fébrilité, les incompréhensions, les maladresses, les peurs face à la sexualité mais aussi les attentes de Florence et d’Edward. Ces deux personnages sont très beaux et décrits d’une bien belle manière. Les différents points de vue nous permettent de cerner la situation au mieux sans jamais prendre partie pour l’un ou l’autre. Chacun a fini par attirer mon attention et ma sympathie. Edward m’a d’ailleurs particulièrement touchée dans les poignantes et saisissantes dernières pages.

Je suis ressortie bouleversée de cette lecture intense. Il s’agit surement d’une de mes plus belles lectures de 2018. Rien que ça! Après ce coup de cœur, je n’ai qu’une envie : dénicher un autre roman de Ian McEwan. J’attends également avec impatience de pouvoir voir l’adaptation avec Saoirse Ronan, une actrice que j’admire particulièrement.

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Fanny

101 things you need to know about suffragettes de Maggie Andrews et Janis Lomas

    

Résumé de l’éditeur : Suffragettes learned jiu-jitsu, repelled policemen with their hatpins, burnt down football stadiums and planted bombs. They rented a house near to Holloway Prison and sang rebel anthems to the Suffragettes inside. They barricaded themselves into their homes to repulse tax collectors. They arranged mass runs on Parliament. They had themselves posted to the Prime Minister, getting as far as the door of No. 10. Indomitable older members applied for gun licences to scare the government into thinking they were planning a revolution. Rebels. Warriors. Princesses. Prisoners. Pioneers. Here are 101 of the most extraordinary facts about Suffragettes that you need to know. / [traduction personnelle] Les suffragettes ont appris le ju-jitsu, ont repoussé des policiers avec leurs épingles à chapeau, ont mis le feu à des stades de football et ont posé des bombes. Elles ont loué une maison à côté de la prison d’Holloway et ont chanté des hymnes rebelles pour les suffragettes qui y sont enfermées. Elles se sont barricadées dans leur maison pour repousser les collecteurs de taxe. Elles ont organisé des intrusions de masse au sein du Parlement. Elles se sont postées devant le premier ministre, au plus proche de la porte du n° 10. Les plus vieux et indomptables membres ont demandé le permis de port d’arme pour effrayer le gouvernement dans l’idée qu’elles planifiaient une révolution. Rebelles. Guerrières. Princesses. Prisonnières. Pionnières. Ici, se trouve 101 des plus extraordinaires faits à propos des suffragettes que vous devez connaitre.

Ne sachant pas vraiment pas quel ouvrage commencer avec le mouvement des suffragettes, ce livre découvert sur Whoopsy Daisy (quel lieu de perdition…) est arrivé à point. Il s’agit d’un condensé sur le sujet, le développant de manière assez concise. Les 101 textes mélangent les évènements les plus anecdotiques à ceux les plus décisifs pour l’accord du droit de vote aux femmes britanniques. Une fois terminé, ce livre dresse le portrait d’une organisation bien huilée à la communication redoutable. Toutes les classes sociales sont représentées : aristocrates, classes laborieuses ou encore artistes. Les revers sont aussi expliqués et notamment les séquelles suite à de multiples arrestations, emprisonnements, nourrissages de force et autres tortures.

Emmeline Pankhurst et sa famille sont forcémment beaucoup représentées ici mais la place est également laissée à des personnes que je ne connaissais pas mais qui ont pourtant apporter leur pierre à l’édifice ainsi que mis leur vie en jeu pour une cause majeure. C’est assez incroyable de découvrir jusqu’où elles étaient prêtes à aller pour faire changer les choses et permettre aux femmes une certaine émancipation. Quelques hommes ont également participé, il serait dommage de les oublier. Chaque fait est détaillé sur une à deux pages. Il est à noter que l’ouvrage est richement illustré grâce à de belles images d’archives qui m’ont paru vraiment bien choisies et que je n’avais jamais vu pour la plupart.

Pour un spécialiste du sujet, ce livre ne représentera pas une grande nouveauté. Par contre, pour débuter, il s’agit d’une mine d’information. J’ai beaucoup aimé ma lecture aussi enrichissante qu’agréable à lire. Les illustrations ajoutent encore à l’intérêt que je porte au sujet. Une très bonne lecture.

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Fanny

Bilan de mes lectures : MAI 2018 ~ Lectures à venir : JUIN 2018

Un joli mois de mai nous a été offert dans l’Est de la France. Beaucoup de soleil et donc d’heures de lecture au jardin. Je savoure les joies d’avoir un petit coin de verdure où m’installer à mes heures perdues. Mes aventures littéraires se poursuivent et je ressens une certaine joie rien qu’en pensant aux lecture qui m’attendent. Ce mois-ci, j’ai voyagé dans le Paris de Louis XV, j’ai retrouvé les si attachantes sœurs Verdelaine, j’ai assisté à l’initiation d’Arte dans le Florence du XVIe siècle, j’ai été témoin de la descente aux enfers de jeunes actrices américaines des années 40 et 50, j’ai découvert plein d’anecdotes à propos des suffragettes, j’ai vu tout ce qu’il est possible de faire par amour, j’ai fait la connaissance de Miss Marple, j’ai été introduite chez les Akhas (minorités de Chine) et j’ai suivi les sœurs Carmine dans leurs folles aventures.

Nombre de livres lus : 9

Nombre de pages lues : 3132


(Pour lire les chroniques disponibles, cliquez sur les couvertures)

Le cercle de pierre, Tome 2 : Le Talisman de Diana Gabaldon, éd. Presses de la cité, 800 p.

J’ai lu ce second tome au tout début du mois. Je l’ai préféré au premier. Le Paris sous Louis XV est bien décrit et m’a beaucoup plu grâce à la plume immersive de Diana Gabaldon. Claire est toujours aussi agréable à suivre. Moins de scène de sexe et un Jamie qui s’améliore nettement. Je suis ravie d’avoir poursuivi!

4/5

Quatre soeurs, Tome 2 : Hortense de Cati Baur et Malika Ferdjoukh, éd. Rue de Sèvres, 160 p.

Quel bonheur de retrouver les sœurs Verlaine avec ce second tome de l’adaptation en bande dessinée du roman jeunesse de Malika Ferdjoukh. Des personnages attachants, de la profondeur, une bonne dose de fantaisie, de jolis dessins, il ne m’en faut pas plus pour continuer à être sous le charme de cette œuvre.

5/5

Arte, Tome 2 de Kei Ohkubo, éd. Komikku, 208 p.

Ce tome est dans la lignée du précédent. Nous retrouvons Arte avec plaisir dans son initiation à la peinture dans un univers masculin. Elle sait saisir sa chance et poursuivre son rêve. J’aime les dessins et cette héroïne pour le moins entêtée. Je vais continuer ce manga très sympathique.
4/5

La vallée des poupées de Jacqueline Susann, éd. 10/18, 480 p.

Ce roman commence gentiment pour se transformer petit à petit en critique du show-biz des années d’après guerre aux États-Unis. Jacqueline Susann n’épargne rien à ses héroïnes et décrit chaque situation avec réalisme. C’est aussi la place de la femme dans ce milieu qui est mise en avant : rester belle et jeune à tout prix.

4,5/5

101 things you need to know about suffragettes de Maggie Andrews et Janis Lomas, éd. History Press, 160 p.

Il s’agit d’un ouvrage idéal pour commencer avec le sujet. Il permet d’avoir une belle vue d’ensemble à propos du mouvement des suffragettes. Les 101 textes sont richement illustrés et faciles à lire. J’ai beaucoup appris. Une fois terminé, ce livre dresse le portrait d’une organisation bien huilée à la communication redoutable.

5/5

Les jours de ton absence de Rosie Walsh, éd. Les Escales, 400 p.

J’étais assez curieuse de lire ce roman. Les premières pages ne m’ont pas forcémment subjuguée. Les chapitres passant, j’avoue bien volontiers m’être prise au jeu et avoir apprécié ma lecture. Les révélations m’ont paru intéressantes même si le récit est parfois cousu de fils blancs. Les personnages secondaires ont une vraie place.

3,5/5

L’affaire Protheroe d’Agatha Christie, éd. Le livre de poche, 220 p.

Agatha Christie signe ici un cosy mystery sympathique. Un petit village anglais est secoué par la mort brutale d’un de ses habitants. Commérages et suspicion sont au rendez-vous.  Pour sa première apparition dans l’œuvre de la Reine du crime, je suis déçue de ne pas avoir vu davantage Miss Marple en action.

3,5/5

La mémoire du thé de Lisa See, éd. Pygmalion, 400 p.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Nous sommes introduits au sein d’une minorité ethnique de Chine encore rurale et protégée de l’occidentalisation, les Akhas, dans les années 90 et 2000. Nous sommes initiés aux rites, aux croyances et aux us et coutumes de ce peuple. Un roman d’une grande force qui ouvre les yeux sur la condition féminine.

4,5/5

Les soeurs Carmines, Tome 1 : Le complot des corbeaux d’Ariel Holzl, éd. Mnémos, 304 p.

Lemon June a lu et adoré cette saga jeunesse qu’elle m’a donc donné  envie de découvrir. Très vite le ton est donné. Au rendez-vous : humour noir, univers décalé et récit rythmé. Le tout est servi pour une écriture travaillée et efficace. Un bon roman jeunesse dont j’espère lire la suite prochainement. Ariel Holzl est assurément un talent à suivre!

5/5

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN juin

         

    

Je vous souhaite un très bon mois de juin!

Fanny

Le mois anglais [Saison 7]

Comme tous les ans, je participe avec grand plaisir au mois anglais. Le but est de s’immerger dans la culture anglaise pendant le mois de juin. Tentant, n’est-ce pas? Lorsque je choisis mes lectures pour cette occasion, j’ai souvent l’impression d’avoir les yeux plus gros que le ventre. 2018 ne déroge pas à la règle mais j’espère faire de belles découvertes et c’est bien le principal! N’hésitez pas si des lectures communes vous tentent.

Au programme cette année

Pour vous inscrire, c’est ici : et ici :

Le groupe facebook de l’évènement :

Serez-vous au rendez-vous?

Fanny

84, Charing Cross Road de Helene Hanff

Résumé de l’éditeur : Par un beau jour d’octobre 1949, Helene Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l’intime, presque à l’amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

Ce livre dormait dans ma pile à lire depuis beaucoup d’années, trop d’années. Quelle erreur de l’avoir laissé si longtemps de côté! Ce très court ouvrage regroupe les lettres échangées pendant vingt ans entre Helene Hanff, new-yorkaise, et un bouquiniste londonien, Marks & Co. Le glissement progressif d’une relation d’affaire vers une émouvante amitié est palpable. En effet, petit à petit des liens se nouent et deviennent de plus en plus personnels et forts. C’est aussi l’occasion de découvrir les différences de niveau de vie entre les États-Unis et le Royaume-Uni et notamment lors des années d’après-guerre.

Derrière son écriture, il est très facile de déceler le sacré caractère d’Helene Hanff aussi impertinent que décapant. Son style apporte beaucoup de fraicheur et d’humour à l’ensemble. C’est aussi une déclaration d’amour à la littérature, aux livres et à l’écriture. J’avoue ne pas connaitre la plupart des titres et des auteurs cités dans les lettres. Heureusement, cela n’a pas gêné ma lecture. J’espère lire le second opus bientôt car celui-ci m’a laissée sur ma faim malgré l’émotion contenue dans les dernières pages. Le vie est cruelle parfois.

Ce court recueil de lettres est charmant. L’humour d’Helene Hanff est caustique mais cache difficilement sa bienveillance et son attachement pour ses correspondants. L’évolution des États-Unis et du Royaume-Uni se devine dans certains échanges. J’espère avoir l’occasion de découvrir bientôt La duchesse de Bloomsbury Street.

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Fanny