Section 13, Livre 1 : Jack et le bureau secret de James R. Hannibal

Résumé de l’éditeur : «Le scarabée mécanique envoyait de grosses décharges électriques. Jack se concentra. Tout sembla ralentir. Soudain, il put prédire les mouvements de l’insecte avant même qu’il ne bouge. Il le frappa de plein fouet ; le scarabée bleu-vert tomba par terre. Un violent éclair en jaillit. Gwen attrapa Jack. — Vite, cours!» À Londres, le père de Jack a disparu. Le garçon se lance à sa recherche. Il découvre alors une société secrète et comprend que sa famille en fait partie. Un ennemi puissant se dresse soudain sur sa route. Aura-t-il la force de le vaincre?

J’aime de temps à autre me plonger dans un roman jeunesse. J’avoue avoir réalisée une bonne pioche avec ce roman. Il m’a agréablement surprise par bien des éléments. Le rythme est soutenu. Dès les premières pages, les héros et par extension le lecteur sont embarqués dans une aventure aux multiples rebondissements où l’ennui n’a pas sa place. L’intrigue s’enroule autour du grand incendie de Londres de 1666. C’est l’occasion d’en savoir davantage sur ce fait et cette période historique. Pendant toute la durée du roman, l’auteur nous fait parcourir la ville et découvrir certains monuments.

James R. Hannibal fait appel à de multiples références comme Sherlock Holmes et le docteur Watson ou encore Harry Potter (certains scènes m’ont fait penser à cette saga). Jack et Gwen forment un duo agréable à suivre même si leur relation aurait mérité d’être un peu plus étoffée. J’ai beaucoup aimé découvrir les différents rouages de la société parallèle qui s’active en cachette. Les détails que l’auteur apporte émerveillent sans difficulté et font fonctionner l’imagination. La couverture de la version originale a été conservée. Elle est tout simplement superbe.

Ce roman jeunesse m’a convaincue dans sa globalité. J’ai apprécié le rythme, l’intrigue et les diverses références. Le second tome va sortir prochainement dans les pays anglophones. J’espère que la version française ne tardera pas car je suis curieuse de connaitre la suite des aventures de Jack et Gwen.

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Fanny
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Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione

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Résumé de l’éditeur : Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c’est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C’est le début d’un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Cette bande dessinée me tentait énormément depuis sa sortie. Entre les premiers visuels dévoilés et les avis élogieux, je ne pouvais passer à côté. Je me suis tout de suite prise au jeu de cet ouvrage muet. En effet aucun texte n’est présent : ni narration, ni dialogue. J’avoue m’être beaucoup amusée à imaginer les paroles avec les intonations qui vont bien et autres onomatopées dans ma tête. L’histoire est une vraie aventure qui bouscule la vie et les habitudes d’un vieux couple de bretons. Il y a du rythme et des rebondissements. Le tout est drôle, attendrissant mais aussi dramatique parfois. Le scénario est écrit d’une main de maître.

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Les planches sont superbes. Nous allons de petites vignettes en dessins en pleine page. Il n’y a ainsi aucune monotonie. Le rythme est sans cesse relancé. Chaque page nous donne l’occasion de découvrir tout plein de détails que les auteurs ont inséré ici et là. Les dessins sont superbes à la fois simple et travaillé. Le grain de l’ensemble est agréable à regarder. Les couleurs sont bien choisies avec ces camaïeux de bleu, de vert, de jaune. Le fait qu’il n’y ait aucun texte nécessite forcément de trouver une contrepartie afin que le lecteur comprenne ce qu’il se passe. Les expressions des personnages pallie en grande partie à ce manque.

Le parti pris est original et complétement assumé. Le challenge est une réussite. Cette bande dessinée muette est un petit bijou. Qu’il s’agisse du scénario, de l’ambiance, du dessin ou des couleurs, tout est soigné et pensé. A déguster !

Lu dans le cadre de « La BD fait son festival » par PriceMinister-Rakuten.

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Fanny

Au bonheur des dames : petit imagier des vêtements de Anne-Sophie Tilly et Amélie Videlo

97074Résumé de l’éditeur : Mon premier Zola! Parapluie, costumes, chapeaux… Un imagier des vêtements inspiré du célèbre roman d’Émile Zola. Entrez au Bonheur des dames et découvrez les trésors des rayons des grands magasins. Où trouver des boutons, un manteau et des chaussures ? Au bonheur des dames bien sûr ! Entrez donc et laissez-vous guider dans les rayons du grand magasin. « Litté Merveilles » : une collection d’imagiers pour les tout-petits en hommage aux classiques de la littérature !

Cet album pour bébé met à l’honneur un grand classique de la littérature française du XIXe siècle : Au bonheur des dames d’Emile Zola. La présentation des deux héros du roman, Denise Baudu et Octave Mouret, mais aussi des employés du grand magasin et des clients n’est que visuel. Cet album nécessite donc les explications d’un adulte pour remettre le contenu dans le contexte du roman originel. Cette absence de texte à proprement parler permet une certaine liberté mais aussi une imagination de la part du conteur. Il peut ainsi se détourner de l’œuvre de Zola s’il le souhaite.

20141116_105936Les couleurs vives tiendront à coup sur vos bambins en éveil. Ils seront ainsi attentifs aux détails qui composent chaque illustrations. Les dessins sont mignons comme tout. La couverture et les pages en carton très épais en font un objet solide prêt à subir toutes les manipulations pas toujours très douces des plus petits. C’est une bonne façon de faire des découvertes à propos d’une autre manière de s’habiller mais aussi des éléments qui composent une tenue.

Ce joli petit livre permet de découvrir l’univers du roman d’Emile Zola et la mode tout en douceur et d’une manière originale. C’est aussi l’occasion d’un partage entre les parents et l’enfant à qui sera racontée l’histoire de Denise et d’Octave ou une tout autre.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Marmaille et compagnie.

N’hésitez pas à aller visiter le site d’Anne-Sophie Tilly :

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Fanny

Les Quatre de Baker Street, Tome 1 : L’affaire du rideau bleu de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien

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Tous les 19 de chaque mois, Lou nous propose dans le cadre de son challenge British Mysteries un thème commun. Ce mois-ci, ce sont les bandes dessinées qui sont à l’honneur. Pour ma part, j’ai choisi le premier tome d’une série qui a son petit succès. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de trois jeunes garçons livrés à eux-mêmes dans un Londres victorien occupé par de nombreux malfaiteurs.

Billy, Black Tom et Charlie vont vite devoir regrouper leur courage afin de retrouver Betty, victime d’un rapt. C’est ainsi que commence une enquête vraiment bien menée et intéressante. Il y a du rythme et de l’action. Les personnages ont chacun un caractère bien marqué. D’ailleurs, en ce qui concerne Tom, son impulsivité et son côté sanguin lui joueront des tours. J’ai beaucoup aimé la rencontre de ces trois garnements avec Sherlock Holmes en personne. En effet, les garçons l’aident dans certaines de ses enquêtes.

L’ambiance générale est une réussite. Il en va de même pour les dessins. En effet, les traits sont fins. Ils permettent de nous proposer des planches pleines de détails. Le contexte historique du Londres de la fin du XIXe siècle est bien retranscrit. J’ai apprécié le parti pris des auteurs de nous proposer une bande dessinée colorée qui va à l’encontre des codes habituellement utilisés pour représenter cette période : de la brume, des couleurs sombres, un univers peu rassurant finalement.

Voici donc une BD avec laquelle j’ai passé un bon petit moment. On a envie d’en savoir plus et vite. J’espère pouvoir me procurer le second opus.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge British Mysteries.

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Fanny

Interview de Catriona Seth, auteure de La fabrique de l’intime

Catriona Seth, écrivain de La Fabrique de l’intime, mémoires et journaux de femmes du XVIIIe siècle est très active sur la toile. C’est tout naturellement qu’elle a répondu  à ces quelques questions avec beaucoup de précisions.

Laissons lui la parole. Je tiens à préciser qu’aucune modification n’a été apportée. Il s’agit de ses réponses telles qu’elle me les a transmise.

Photo de profil du twitter de Catriona Seth

1) Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de ce blog : votre parcours, vos thèmes de recherche, ce qui vous passionne dans l’Histoire.

En tant qu’individu, je me sens profondément européenne. J’ai été élevée entre deux langues – l’anglais et le français. J’ai été à l’école au Royaume-Uni, en Suisse, au Venezuela, en Belgique, et à l’université à Oxford et à la Sorbonne.

Je suis spécialiste du XVIIIe siècle, actuellement professeur à l’université de Lorraine, après avoir occupé plusieurs postes dans le secteur privé, puis soutenu une thèse et passé l’agrégation.

Il me semble que l’histoire est une matière vivante. J’aime à découvrir dans mes domaines d’étude des questionnements analogues aux nôtres, tout en mesurant les différences qui nous séparent des hommes et des femmes d’autrefois. Quand j’ai travaillé sur l’inoculation (l’ancêtre de la vaccination[1]), j’ai retrouvé des interrogations semblables à celles que suscitent certaines pratiques médicales actuelles. Lorsque j’ai rassemblé des textes sur Marie-Antoinette[2] je me suis demandé pourquoi elle polarisait encore les passions entre admirateurs et détracteurs, plus de deux siècles après sa mort. En éditant récemment Les Liaisons dangereuses[3], j’ai eu l’occasion de réfléchir sur la réception du livre à l’époque de sa publication – les contemporains de Laclos y lisaient-ils les mêmes choses que nous ? – mais aussi sur les raisons de son succès considérable de nos jours.

Tout cela pour vous dire que l’histoire m’intéresse dans la mesure où elle nous parle de ceux qui nous ont précédés, mais qu’elle nous apprend des choses sur nous-mêmes et sur le monde contemporain.

2) Comment vous est venu l’idée d’écrire cette anthologie ?

La réponse immédiate est qu’un livre peut en cacher en autre. En effet, j’avais préparé, à la suggestion de Stéphane Barsacq et de Daniel Rondeau, un volume sur Marie-Antoinette pour la collection Bouquins. Ils en avaient été contents et m’avaient demandé ce que je voulais faire d’autre pour eux. J’ai réfléchi à la fois à la collection, qui occupe un créneau à part dans le paysage éditorial français – un millier de pages, c’est un formidable espace de liberté –, et à mes propres centres d’intérêt. J’ai proposé une anthologie de textes autobiographiques de femmes du XVIIIe siècle parce qu’il n’existait rien de ce genre et parce qu’il me semblait qu’un tel recueil avait du sens : il permet de montrer que les femmes de l’époque, souvent confinées, pour leurs activités, à la sphère privée, trouvent dans l’écriture un espace de liberté et nous offrent ainsi en quelque sorte l’envers de l’histoire : ce que nous n’avons pas vu ou entendu justement parce que leurs textes sont de l’ordre de l’intime. On peut donc y trouver ce qui ne se dit pas forcément publiquement mais qui n’en reste pas moins bouleversant pour l’individu comme pour la société.

3) Ce livre a sans aucun doute nécessité un long travail de recherche. Pouvez-vous nous préciser les lieux où vous vous êtes rendue afin de réunir ces témoignages du XVIIIe siècle?

L’un des grands plaisirs, pour le chercheur, est de se rendre dans des bibliothèques diverses. J’aime beaucoup celles de Rouen, de Versailles ou de Nancy, qui ont toutes à leur manière des fonds exceptionnels. Je me rends aussi bien entendu la Bibliothèque Nationale, mais aussi à l’Arsenal – à laquelle je suis particulièrement attachée car c’est la première des grandes bibliothèques parisiennes que j’ai fréquentée – ou à la Mazarine entre autres. Je me plongée dans des fonds conservés à l’étranger. Je connais bien certaines bibliothèques anglaises : la British Library à Londres, la Bodleian et la Taylorian à Oxford, qui me rappellent mes années d’étudiante. J’ai aussi eu l’occasion de consulter les papiers d’une archiduchesse d’Autriche dans les archives impériales à Vienne ou encore, pour l’un des textes inédits que je reproduis, d’aller chez les descendants de la diariste, dans un charmant petit château suisse.

4) Sur quel(s) critère(s) avez-vous sélectionné les différents textes qui apparaissent dans votre livre ?

Dès que j’ai eu l’idée du projet, je savais que j’inclurais certains textes : ceux de Marie-Jeanne de Staal-Delaunay, qui a un rôle d’inauguratrice, infléchissant profondément le genre des mémoires, de Charlotte-Nicole Coquebert de Montbret, dont les papiers de famille sont conservés à Rouen, de Marie-Aimée Steck-Guichelin, une de ses amies, dont les écrits sont très émouvants… J’ai aussi cherché une certaine représentativité. Comme j’essaie de l’expliquer dans l’introduction, il est impossible d’entendre la voix des analphabètes, sauf de manière indirecte (s’ils font l’objet d’un interrogatoire de police, par exemple). J’ai essayé de mettre en évidence, malgré cela, car j’étais limitée aux écrits, une grande variété de parcours, d’horizons, de niveaux d’éducation, de milieux sociaux. Je suis allée à la chasse d’une autobiographie spirituelle et j’ai lu différentes choses avant de tomber sur le récit remarquable de Françoise-Radegonde Le Noir. Je me suis mise en quête de propos tracés par des femmes du peuple. Victoire Monnard, la plus jeune des treize femmes incluses dans le volume, est presque illettrée au moment où elle vit en direct les événements révolutionnaires : elle est alors apprentie lingère à Paris. Elle apprendra vraiment à lire et à écrire plus tard comme elle l’explique dans ses souvenirs.

Je n’ai pas voulu introduire d’échelle des valeurs entre les femmes qui travaillent et de grandes dames comme Isabelle de Bourbon-Parme. J’ai souhaité mettre en évidence la diversité de leurs écrits et la liberté qu’elles pouvaient avoir grâce à eux : ces différentes femmes ont en commun des interrogations sur elles-mêmes et sur les autres ; leurs écrits deviennent à l’occasion, selon la belle formule de Suzanne Necker, un « spectateur intérieur ».

Il me semble aussi que tous les textes recueillis témoignent d’une aisance d’écriture, d’une ouverture au monde, d’une sensibilité qui les rend encore passionnants pour nous. Avec eux, nous avons l’impression de découvrir des individus sans intermédiaire, de les entendre « en direct » en quelque sorte. C’est un privilège extraordinaire que d’avoir accès ainsi sans écran aux propos de ces femmes.

5) Est-ce, pour vous, une preuve de modernité voire un début d’émancipation dans le fait qu’une femme de cette époque prenne l’initiative d’écrire ? Vous évoquez également son entrée en politique.

Il me semble qu’écrire son journal intime est implicitement une revendication : celle d’avoir un espace à soi où s’exprimer comme on le souhaite. En plus, les textes du for intérieur ressortissent à un genre sans règles véritables donc dans lequel on fixe soi-même les limites du contenu, le niveau de langue et ainsi de suite. Beaucoup de femmes utilisent le journal pour se mettre à l’épreuve, se questionner sur leurs propres pratiques et sentiments. J’ai souhaité recueillir ces textes intimes, bien moins connus que les écrits politiques des dernières années du XVIIIe siècle.

L’entrée en politique de la femme est bref et sanglant, au moment de la Révolution. On songe au cas d’Olympe de Gouges bien entendu. La Révolution entraîne le triomphe d’une société virile qui réduit la femme au rôle de mère des enfants de la république et de compagne des héros. Le code civil entérine l’inégalité entre les sexes. On ne peut pas dire, malgré des réformes sur le plan légal, que cet héritage ait disparu complètement. Je n’ai pas cherché cet aspect-là des choses, même si plusieurs des femmes dont je reprends les textes ont joué des rôles directs ou indirects dans une France bouleversée – je pense à Manon Roland, à Félicité de Genlis ou à Germaine de Staël. Le cas de Mme Roland est particulièrement clair : j’ai reproduit ses Mémoires particuliers, pas ses textes proprement politiques. L’enjeu, dans les écrits intimes, est autre, plus durable et, à sa manière plus profond.

6) Germaine de Staël et Suzanne Necker, que vous citez, furent toutes les deux de célèbres salonnières. Pouvez-vous nous en apprendre plus sur ces réunions culturelles mais aussi politiques ? Avaient-elles une véritable influence ?

Suzanne Necker a utilisé son salon pour promouvoir la carrière de son mari. Elle a réussi admirablement. Germaine de Staël a tenu un salon à Paris et, plus important encore, en exil, au début du XIXe siècle, elle réunit autour d’elle les têtes pensantes de l’Europe entière en Suisse dans son château de Coppet. La mère et la fille avaient la chance de disposer de carnets d’adresses fournis et de moyens considérables. Elles pouvaient ainsi recevoir à la fois des écrivains et artistes – c’est chez Mme Necker qu’on décide de commander à Pigalle la célèbre statue de Voltaire nu ou encore que Bernardin de Saint-Pierre lit en avant-première Paul et Virginie – et des hommes politiques, des diplomates ou des militaires. Je pense que ces réunions privées avaient une véritable influence à la fois dans le domaine de la diffusion des idées ou des modes, dans la mise sur pied de groupes de pression – des lobbies avant l’heure – et dans la formation d’une élite intellectuelle et politique susceptible d’influencer l’opinion. Grâce aux salons, les femmes ont sans aucun doute joué un rôle, mais un rôle discret souvent, restant dans l’ombre de figures publiques essentiellement masculines, influençant les élections académiques ou les nominations à des postes, mais sans prendre la parole ouvertement sur la scène publique. Suzanne Necker, qui ne publiait pas ses textes, et Germaine de Staël, auteur célèbre de grands romans et essais, sont toutes deux des écrivains de premier rang et qui cherchaient, chacune à sa façon, des modes d’expression dans un univers égalitaire.

Madame Germaine de Staël (1766-1817) par François Gérard   

Madame Germaine de Staël (1766-1817) par François Gérard et Suzanne Necker (1737-1794) par Jean-Sifred Duplessis

Merci encore à Catriona Seth pour sa gentillesse et pour avoir donné un peu de son temps afin de nous concocter ces réponses. J’éspère que vous en aurez appris autant que moi sur le siècle des Lumières du point de vue des femmes.

Fanny


[1] Pour Les rois aussi en mouraient. Les Lumières en lutte contre la petite vérole (Desjonquères, 2008).

[2] Marie-Antoinette. Anthologie et dictionnaire (Laffont, Bouquins, 2006).

[3] Pour les éditions Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade, 2011).

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