L’atelier des poisons de Sylvie Gibert

9782259230599Résumé de l’éditeur : Paris, 1880. A l’académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n’est pas facile. L’apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d’un véritable talent et, surtout, d’une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n’en manque pas. De la force de caractère non plus. N’a-t-elle pas déjà prouvé qu’elle était prête à tout pour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d’Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d’autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n’est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc « ses yeux ».

Comment pouvais-je résister à un roman possédant une telle couverture et un résumé promettant un voyage dans le Paris de 1880?  A la lecture des premières pages, je sentais déjà la magie opérer. Sylvie Gibert possède une très belle écriture dans laquelle on ressent tout le travail réalisé. Elle est fine, précise et imagée. A mon sens, c’est un élément vraiment remarquable de ce livre. L’enquête policière n’est pas forcément l’élément central. Elle permet au lecteur de sillonner les ruelles de Paris et d’investiguer dans sa banlieue encore rurale. Dissimulations, meurtres, disparitions et fausses pistes  sont tout de même au rendez-vous.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Zélie. Elle est indépendante, franche, ne s’arrête pas au convenance et souhaite vivre de sa passion pour le troisième art. Sylvie Gibert nous introduit dans le monde cruel et difficile de la peinture professionnelle de la fin du XIXe siècle. Nous découvrons ainsi l’univers des académies de peinture,ici celle de Julian, où les hommes et les femmes sont séparés. C’est aussi l’occasion d’être témoin de la guerre entre artistes lors de grands salons. L’auteur nous expose toutes les strates sociales en partant d’Alexandre d’Arbourg, riche bourgeois, jusqu’au triste destin des souvent oubliées nourrices.

Ce roman historique est une très bonne lecture divertissante mais aussi enrichissante. L’enquête n’est pas au cœur du récit mais il y a tout de même un quelque chose qui fait qu’on passe un bon moment. Je crois que cela tient à l’écriture subtile de Sylvie Gibert que j’ai beaucoup aimé lire.

Retrouvez l’interview que l’auteur a bien voulu m’accorder par ici :

plonLu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

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Fanny

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10 commentaires sur « L’atelier des poisons de Sylvie Gibert »

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