La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe

IMG_20150815_111348_resizedRésumé de l’éditeur : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences?

Jonathan Coe fut une des têtes d’affiche du salon de la rentrée littéraire Le Livre sur la place à Nancy. Il a participé à une discussion dans les grands salons de l’hôtel de ville à laquelle je me suis rendue. Ce fut donc l’occasion de découvrir cet auteur maintes fois salué par la critique avant de le rencontrer. Je peux d’ors et déjà vous dire que je ne le regrette pas. J’ai choisi ce titre car c’est celui qui m’attirait le plus de par son sujet. Nous suivons l’histoire de plusieurs générations de femmes entre l’Angleterre, l’Auvergne et le Canada. L’intrigue tourne autour d’un secret de famille, de non-dits et de rendez-vous manqués. C’est la vie qui nous est raconté ici avec tout ce qu’elle a d’horrible mais de tellement beau aussi. Jonathan Coe possède une superbe plume. Le tout est rédigé avec beaucoup de sensibilité, de pudeur et de force.

La construction de ce roman est très bien pensée. Nous écoutons par le biais des personnages un enregistrement audio réalisé par Rosamond juste avant sa mort. Cette dernière a choisi de détailler 20 photos qui permettent de retracer le fil de l’histoire de toute une famille. Elle va ainsi provoquer une onde de choc et bouleverser le quotidien des vivants. Des thèmes surgissent donc comme le souvenir, la mémoire qui nous joue parfois des tours, la photographie dans tous ce qu’elle a de mystérieux, les coïncidences qui peuvent nous rassurer. Les dernières pages sont chargées d’émotion comme l’apothéose de tout ce qui a précédé. C’est triste et mélancolique. Les moments de bonheur viennent éclaircir le récit comme un rayon de soleil entre deux nuages.

Voilà un roman que je n’oublierais pas de sitôt. Ces destins qui s’entremêlent m’ont fascinée tout comme la construction du récit. La chute m’a bouleversée et marquée. J’ai découvert un auteur que je n’hésiterais pas à relire. Si vous avez un titre en particulier à me conseiller je suis preneuse.

Fanny

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10 commentaires sur « La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe »

  1. J’ai beaucoup aimé ce titre aussi. Le roman qui avait fait parler de lui, c’était « Testament à l’anglaise », excellent. Mais mon préféré reste « La Maison du Sommeil », gros coup de coeur 🙂

  2. Je l’ai commencé et laissé de côté car il m’ennuyait un peu mais connaissant l’auteur de réputation, je compte bien le reprendre quand je serais plus disposée ! 😉 Tu m’as redonné envie de ne pas l’abandonner totalement !!!

  3. J’aime énormément cet auteur, cela fait longtemps que je n’ai pas lu d’autres livres de lui.
    Je te conseille la duologie des enfants de Longbridge, ce sont deux romans séparés qui viennent d’être republiés ensemble. J’avais vraiment adoré, surtout le premier.

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