Myself when young de Daphne du Maurier

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Résumé de l’éditeur (traduction de l’anglais par mes soins) : Les romans et les ouvrages de non-fonction de Daphne du Maurier révèlent un accablant désir d’explorer l’histoire de sa famille. Dans Myself when young, basé sur les journaux intimes qu’elle rédige entre 1920 et 1932, la plus connue des Du Maurier sonde son propre passé en commençant par ses plus anciens souvenirs et allant jusqu’à la publication de son premier roman suivie de son mariage. Ici, l’auteur s’ouvre et parfois avec une honnêteté douloureuse parle de sa relation difficile avec son père, de son éducation à Paris, de ses premiers émois, de son antipathie pour la vie londonienne et le théâtre, de son amour intense pour la Cornouailles et de son ambition désespérée de devenir écrivain. Un personnage captivant et complexe résulte de ce portrait.

A l’approche de ses 70 ans, Daphne du Maurier décide de passer au crible les premières années de sa vie (de ses 3 ans à ses 25 ans). Ces dernières sont décisives pour son avenir d’écrivain. Nous rencontrons donc une jeune fille espiègle, créative, un brin garçon-manqué mais surtout et déjà passionnée de littérature. Elle écrit dès son plus jeune âge et tient à jour journaux intimes et carnets de lecture. Elle nous partage les romans qui l’ont éveillée mais aussi ses auteurs favoris comme Katherine Mansfield. Elle met en scène ses histoires préférées avec sa jeune sœur Jeanne. Nous la suivons dans son apprentissage et sa découverte de la vie entre l’Angleterre, Paris et les vacances à la campagne.

La magie opère dès le début. Daphne s’aide de ses journaux intimes pour retracer son parcours. Elle porte un regard bienveillant sur son histoire et sur son entourage. Pour ne rien gâcher, le récit est régulièrement accompagné de photographies. Elles permettent de mettre des visages sur des noms ou une image sur une résidence. L’ensemble est écrit avec simplicité, modestie et clairvoyance. La deuxième partie est clairement consacrée à son travail d’écriture, aux personnages qui fourmillent dans sa tête. Elle travaille dans la résidence familiale en Cornouailles où elle se passionne pour la navigation et la mer en général. D’où son premier roman L’amour dans l’âme où ces thèmes tiennent une grande place.

Ce livre est tout simplement passionnant. J’ai beaucoup aimé découvrir sa famille, son début de vie ainsi que la façon dont elle écrit ses romans. Elle a su me faire partager son caractère, ses états d’âme, ses aspirations et ses hobbies. Cette autobiographie ne fait que confirmer un peu plus sa place dans le palmarès de mes auteurs favoris. J’espère lire la suite assez vite : The Rebecca Notebook and Other Memories.

Lu en lecture commune avec Coquelicote.

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Fanny

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18 commentaires sur « Myself when young de Daphne du Maurier »

  1. Rah oui, je n’ai pas parlé des photos (mais j’en ai mis dans mon article pour compenser), c’était vraiment chouette. Je suis contente d’avoir lu L’amour dans l’âme avant, ça permettait de bien faire les liens. Vivement la prochaine LC !

  2. Comme tu le sais, je viens de finir Manderley for ever de Tatiana de Rosnay dans lequel elle cite cet ouvrage. Et ton billet me donne très envie de le découvrir. Je vais juste laisser passer un peu de temps et je me plongerai dans ses écrits autobiographiques.

  3. Je viens de terminer « Rebecca », que j’ai adoré et je compte bien lire d’autres livre de cette écrivaine! Pourquoi pas cette autobiographie ? Ca m’a l’air très intéressant!

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