Le coeur à bout de souffle de Saul Bellow

9782221133255Nous rencontrons Kenneth, un jeune homme se trouvant dans une situation amoureuse difficile et ayant une petite fille. Il entretient une relation particulière de confident avec son oncle, Benn Cradder. Ils ont tous les deux de grandes capacités intellectuelles. Le neveu est universitaire spécialiste de la littérature russe et l’oncle est botaniste. Cependant, ils ne sont pas du tout aptes aux relations sociales et amoureuses. Ceci provoque des situations à la fois cocasse et terribles.

Dès les premières pages nous sommes prévenus : la principale particularité du narrateur (Kenneth) est de divaguer sur divers sujets et de partir dans des digressions n’ayant rien à voir avec la conversation de départ. C’est ainsi qu’il nous parle de son oncle et ne peut s’empêcher de faire des parenthèses. Il est souvent dur à suivre sur le terrain de la littérature russe et de la psychanalyse qui sont parfois difficiles à appréhender. Ces égarements ne sont pas très accessibles car ils traitent de sujets bien ciblés. J’ai parfois eu l’impression de me perdre en chemin.

Ce roman de 600 pages est agréable à lire dans l’ensemble. Mais certains passages m’ont paru quelque peu longuet notamment à cause des égarements des deux personnages. Par contre, j’avoue avoir régulièrement souri devant leurs difficultés face aux relations amoureuses. Ils ne semblent pas vraiment doués pour cela. Les deux personnages principaux sont attachants par leur inaptitude à se conformer à la société.

Je suis très heureuse de découvrir un peu plus la littérature américaine que je lis finalement peu. Après Richard Yates, j’ai découvert avec Saul Bellow une autre façon de décrire les relations humaines. Par contre, les longueurs et les thèmes difficilement accessibles ont un peu gâché ma lecture. Heureusement, l’humour, la trame principale, les flashbacks et les personnages sont bien agréables.

Merci aux éditions Robert Laffont – Pavillons Poche, à Christelle pour l’envoi de ce livre.

Fanny

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15 commentaires sur « Le coeur à bout de souffle de Saul Bellow »

  1. Fanny !!! nous sommes aux portes du printemps ! Ta bannière est superbe mais garde-la pour la fin de l’année…
    Mais sinon, elle s’harmonise très bien à ton papier peint. J’aime ++

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