Lady Susan de Jane Austen

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Lady Susan est un roman épistolaire publié pour la toute première fois en 1871 alors qu’il a été écrit au début des années 1790 par notre chère Jane Austen.

Lady Susan est une jeune veuve pour qui le deuil n’est pas primordial. Elle se laisse facilement courtiser par des hommes et certains beaucoup plus jeunes qu’elle. Dans ces échanges de lettres, nous assistons à toutes les médisances, conspirations, manipulations, les mauvaises foi et parfois la cruauté (notamment celle de Susan Vernon envers sa fille). Il faut néanmoins un certain temps d’adaptation pour comprendre les liens qui unissent les différents expéditeurs et destinataires des lettres.

Ce roman fait preuve d’une grande modernité pour l’époque. Le personnage principale, Lady Susan a une force de caractère et une indépendance inébranlable. Elle ne fait que ce qu’elle veut et quand elle le souhaite. Mais à la fin, elle subit des revers qui ne semblent pas la perturber outre mesure.

J’ai souvent souri à la lecture de ce court roman. Jane Austen connu pour son ironie et sa plume acérée ne nous déçoit pas. Il ne s’agit pas d’un coup de coeur mais d’un bon petit moment de lecture idéal sous la couette ou en compagnie d’une bonne tasse de thé.

Lu en lecture commune avec Céline, Bianca et Claire.

Fanny

La femme qui décida de passer une année au lit de Sue Townsend

Voici un article sur le second livre lu dans le cadre des lectrices Charleston 2013. Je l’ai lu il y a un mois déjà et je dois avouer que mon avis sera mitigé. Mais je tiens tout de même à remercier les éditions Charleston pour cette découverte.

Les jumeaux d’Eva quitte le nid familiale afin de commencer leur vie à l’université. La coupe est pleine pour cette mère de famille et épouse bien sous tous rapports. Elle décide sur un coup de tête qu’elle passera une année dans son lit. Comme je le disais mon avis va malheureusement être un peu mitigé. J’ai trouvé ce livre au final assez pessimiste. On a l’impression que pas mal de malheurs sont réunis : la femme trompée, un mari incompréhensif, des enfants hackers, asociaux et insociables, une ado dérangées après une enfance difficile… C’est dommage car l’humour que ce roman contient en est terni. Je n’ai pas vraiment apprécié les caractères très stéréotypés des personnages : ils en perdent leur humanité et leur singularité.

Bien sûr tout n’est pas noir, je me suis surprise à sourire en m’imaginant certaines situations. Le personnage le plus attachant est Eva. Je la plains franchement quand je vois les gens qu’elle doit supporter au quotidien. Ils sont tous plus « empotés » les uns que les autres. En ce qui concerne les autres protagonistes, ils sont à la limites du détestable et du supportable exception faite d’Alexander. Ce personnage est vraiment la touche de fraicheur et d’humanité de ce roman. J’ai vraiment aimé la fin. Je pense que c’est ce que j’ai préféré dans ma lecture et ce qui m’a le plus touché. Par contre,  j’ai l’impression que le fait de rester au lit pendant un an n’a pas vraiment fait avancer le situation d’Eva. Je ne vois pas bien la finalité en réalité. Pareil en ce qui concerne le déclic d’Eva pour quitter son lit qui reste assez flou.

Voilà mon humble avis sur le second roman des éditions Charleston. Libre à vous de vous faire votre propre opinion. Je me permets tout de même de mettre le lien vers l’avis plutôt élogieux de Claire d’Onirik : La Femme qui décida de passer une année au lit – Avis +

SORTIE LE 15 février 2013

Fanny

Insaisissable, Tome 1 : Ne me touche pas de Tahereh Mafi

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Dehors, c’est le chaos. Le Rétablissement cherche à créer une société parfaite mais ne semble pas y parvenir. Les faibles sont exécutés ou enfermés. Tandis que les plus forts sont enrôlés dans l’armée. Juliette a dix sept ans et est emprisonnée dans un asile depuis trois ans car elle est différente. Elle a un don mais pense qu’elle est un monstre.  Le gouvernement décide d’enfermer avec elle quelqu’un qu’elle connait depuis l’enfance : Adam Kent. Pourquoi est-il ici? Qu’est-ce qu’elle va devenir? Pourquoi vient-on les chercher un beau jour? C’est ce que ce premier tome nous dévoile.

Durant les premières pages, je n’ai pas su quoi penser de ce roman dystopique. Le style ne me plaisait pas trop, je le trouvais plutôt lourd avec une impression d’en faire trop. Au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture je me suis plutôt bien habitué allant même jusqu’à avoir du mal à lâcher ce livre. On suit les nombreux rebondissements, les abominations, le développement des sentiments. Les deux protagonistes principaux, Juliette et Adam, sont plutôt attachants même si parfois Juliette m’a semblé un peu tergiversé dans des situations d’urgence. Les personnages secondaires que ce soit le fils du chef du Rétablissement Warner ou même les parents de Juliette sont parfaitement détestables.

Pour ce qui est de la forme, la couverture m’avait tout simplement tapé dans l’œil. Elle est magnifique. Les chapitres courts permettent un rythme soutenu de l’histoire.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un coup de cœur et notamment à cause du style du début du roman. Mais l’ensemble tient largement debout. La fin est époustouflante et m’a fait rêvé. Je lirais donc le second tome Ne m’échappe pas qui sortira le 4 avril 2013.

Fanny